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Actualités

Jean-Claude Barathay nous a quitté.

publié le 29 oct. 2018 à 06:24 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 29 oct. 2018 à 06:24 ]

https://photos.app.goo.gl/3mriNqrXTqbiBho99
La nouvelle de la disparition de Jean-Claude Barathay, en ce mois d'octobre 2018, nous attriste profondément et sincèrement. C’est une personnalité attachante du monde de l’aviron, unanimement respectée qui nous quitte et qui va nous manquer.

Avant d’être l’éducateur passionné et l’entraîneur expérimenté que l’on a tous en notre mémoire récente, Jean-Claude fut un compétiteur valeureux qui remporta à deux reprises en 1976 et 1977, le titre en huit senior avec le Cercle de l'Aviron d'Evian, son club de toujours.

Michel Mazzuchetti, Hervé Mathonnet, Patrick Raymond, Serge Fornara, Jean Marc Vesin, Christian Charles, Céline Jalk, Daphné Socha, Maxime Ducret et bien sûr « Samy », son fils qui lui aura offert tant de satisfactions; quelle pléiade de champions ayant porté brillamment les couleurs des équipes de France et qu’il aura formé avec patience et compétence.

Citer quelques uns de ses rameurs est certainement le plus bel hommage à lui rendre.
Charles IMBERT

L'aviron est un beau sport. Merci de l’avoir recommandé.

publié le 9 oct. 2018 à 01:21 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 9 oct. 2018 à 01:21 ]

Retrouvailles entre Bertrand Vecten et Bernard Saillant.(voir article "L'aviron est un beau sport. Merci de l’avoir recommandé." sur notre site.
Vendredi dernier (5/10/18), j’ai eu le bonheur de rencontrer avec un grand monsieur du sport français. Il n’a pas eu une carrière de champion, ni d’entraîneur ni même de dirigeant, il n’en demeure pas moins une célébrité du sport tricolore. En effet, ce médecin du sport a soigné de nombreux sportifs français et étrangers au cours de ces 30 dernières années. Mais Laissez-moi vous raconter mon histoire.

J’avais 10-11 ans et je me plaignais de mon genou. Le médecin de famille qui me dirige vers un spécialiste à Paris. Une fois le rendez-vous pris, nous nous préparons pour aller voir ce docteur parisien, sans vraiment savoir de qui il s'agissait vraiment. 

Arrivé dans son cabinet, Il m’ausculte, réfléchit, hésite un peu et finit par dire à maman : "Si c’était mon fils je ne l’opérerai pas. Il est en pleine croissance et cela pourrait s’arranger avec le temps. Par contre, voici une dispense de sport pour l’année scolaire. Revenez me voir l’an prochain." Un an plus tard, Même discours et nouvelle dispense de sport. "Revenez me voir l’an prochain." Enfin en juin 1985, après deux années sans faire de sport au collège, il lève la dispense et me recommande fortement de pratiquer un sport. "Tu choisis entre le vélo, la natation ou l’aviron." Mystérieusement il ajoute ceci : "Il y a un club d’aviron à Compiègne. C’est un beau sport."

Le lendemain, je prenais ma première licence d’aviron au SN Compiègne et 11 ans plus tard je décrochais une médaille d’argent aux Jeux Olympiques d'Atlanta en quatre sans barreur avec mes trois équipiers au terme d’une course assez extraordinaire sur le lac Lanier. Entre temps, j'ai réalisé que ce médecin du sport spécialiste du genou n'était autre que le Professeur Saillant en personne. Même si on peut aisément supposer qu'il ait suivi les Français aux JO, il est peu probable qu’il ait fait le lien entre le petit garçon qu’il avait ausculté entre 1983 et 1985 et cette médaille olympique en 1996. Aujourd’hui j’ai pu le remercier en affirmant qu’un bout de cette médaille lui revenait. 

Vous aviez raison Professeur, l'aviron est un beau sport. Merci de l’avoir recommandé.

Bertrand Vecten
Vice champion Olympique et du monde 96-97 en quatre sans barreur

Championnat du monde 2018

publié le 5 oct. 2018 à 06:14 par AIA Rameurs-Tricolores

À un an des qualifications olympiques, la course vers Tokyo est lancée.
(Par Gilles Bosquet, Mission d’Aide à la Performance de la FFA, octobre 2018)

Après avoir accueilli les juniors en 2012 puis les moins de 23 ans en 2015 et 2017, le Rowing Canal de Plovdiv accueillait du 9 au 16 septembre dernier le Championnat du Monde Senior. C’est donc au cœur de la plaine de Thrace, dans la deuxième ville de Bulgarie - l’une des plus anciennes cités encore peuplées connu à ce jour - que l’élite de l’aviron mondial s’est donné rendez-vous en cette fin d’été 2018.

https://photos.app.goo.gl/SyaRPUtXnCjoGpKu8
Le Rowing Canal de Plovdiv
©Detlev Seyb/MyRowingPhoto.com

Au total, les disciplines olympiques, non- olympiques et para-rowing ont rassemblé 947 athlètes, représentant 63 pays. Si le nombre de participants est en baisse par rapport à Sarasota (2017), il faut souligner l’augmentation sensible du nombre de rameuses TC (273 en 2018 pour 221 en 2017) avec notamment le W4-, qui fera son retour au programme des Jeux Olympiques en 2020. La suppression du LM4- a considérablement réduit les engagements en LM2- (3 partants) et l’introduction du LW2- est loin d’avoir suscitée l’engouement (2 engagés).

Avec 20 équipages engagés dans les disciplines olympiques et non-olympiques, les USA sont la seule nation à présenter une équipe complète. La France se situe au-dessus de la moyenne (ndlr : 7ième) avec 11 équipages, plus 4 équipages para- rowing.

Au classement des médailles dans les disciplines olympiques, les USA terminent à la première place (2 or, 1 argent, 1 bronze) devant l’Irlande et ses 2 médailles d’or (LM2x et W1x) et l’Australie (5 médailles ; meilleur total). La France (1 or et 1 bronze) se classe 8e nation mondiale (4e nation toutes disciplines confondues). Fait exceptionnel : La Nouvelle-Zélande (2 argent, 1 bronze) et la Grande-Bretagne (2 bronze) ne remportent aucun titre.

La réattribution des couloirs en fonction du vent est désormais une habitude avec laquelle doivent composer rameurs et entraîneurs et Plovdiv n’a pas fait exception : d’abord jeudi (avant de se transformer en report des courses) puis pour les finales du dimanche lors desquelles les vainqueurs des demi-finales ont été déplacé aux couloirs 5 et 6. Malgré cela, le bassin bulgare a tenu sa réputation de champ de course rapide avec une moyenne des temps pronostiques1 des vainqueurs dans les disciplines olympiques de 97,48%. Sur l’ensemble des 3 jours de finales, le meilleur pourcentage est réalisé par le LM2x irlandais avec 98,69%. Dans des conditions légèrement moins favorables le dimanche, Matthieu Androdias et Hugo Boucheron réalisent le meilleur pourcentage de la session en 97,49%.

Lors de cette édition 2018 du championnat du monde, nous avons assisté à la monté en puissance de l’Australie. Loin d’être une nation discrète dans le concert international, la nation- continent de l’hémisphère sud a affirmé son potentiel olympique, notamment en pointe. De la conservation du titre acquis l’an passé en M4- (un titre qui lui échappait depuis 1991 et le sacre du oarsome-foursome de Tomkins-Green-McKay- Cooper) aux podiums du M8+ (2e) et du W8+ (3e) en passant par la médaille d’argent du W4-, on peut sentir chez les australiens comme un parfum de Grande-Bretagne version 2012. Si l’on y ajoute le retour aux avant-postes du M4x (2e), autant dire qu’ils sont LA nation de ce mondial.

Les finales des disciplines olympiques à la loupe

W2- : En demi-finale, la nouvelle paire canadienne avait clairement pris le dessus sur les championnes du monde en titre néo-zélandaises K. Gowler et G. Prendergast. Le duel entre ces deux équipages a « dynamité » la finale, avec 8 sec d'avance sur les quatre autres équipages, après 1000 m de course. Après un départ canon des rameuses de l'hémisphère sud, les Canadiennes ont réagi en puissance pour prendre un avantage décisif et s'emparer du titre mondial. C. Filmer (championne du monde U23 2017 en 8+) et H. Janssens (vice-championne du monde 2017 en 8+) se sont pour l’occasion approchées à moins de 2 secondes du meilleur temps mondial de la discipline. Pour la médaille de bronze, les Espagnoles devancent les Italiennes. Les françaises, M. Le Nepvou (championne du monde 2004 en W4-) et F. Bahuaud, terminent à la 15e place mondiale.

M2- : L'an passé, les Croates avaient craqué face à l’agressivité de l’enlevage de la paire italienne. Les frères Sinkovic ont retenu la leçon et n'ont pas laissé d’espoir à leurs adversaires. Dans une finale longtemps indécise pour l’attribution des 2e et 3e places, les Français Valentin et Théophile Onfroy ont d’abord dû se défaire des Néo- Zélandais et des Canadiens avant de voir les Roumains les déborder. Dans leur style plein d’engagement et de détermination, les rameurs du CN Verdun ont fait honneur à leurs couleurs et remportent une belle médaille de bronze, qui conclue une excellente saison garnie de deux podiums en Coupe du Monde (2e à Lucerne et 3e à Linz) et d’un titre de vice-champion d’Europe. L’Italie, championne du monde en titre n’a pas réussi à former une paire compétitive. Suite à la blessure de G. Vicino, M. Lodo est passé dans le M4- avec lequel il est devenu vice-champion du monde. Les Britanniques, en difficultés depuis plusieurs saisons dans cette discipline, souffrent d’une baisse générale de performance chez les hommes toute-catégorie et doivent se contenter de la finale B.


https://photos.app.goo.gl/9JSCAwmAtzLLpGmJ6
T. et V. Onfroy avec leur entraîneur S. Barathay
©FFA-Daniel Blin

LW2x : Championnes du monde en 2017, mais seulement 4e du championnat d’Europe 2018, les Roumaines I. Cozmiuc et G. Beleaga ont fait la différence dans le troisième 500 m d’une finale d’abord animée par les couloirs extérieurs, puis par le duel pour la deuxième place entre les Américaines et les Néerlandaises. La discipline continue à se densifier à l’approche de l’échéance olympique avec l’intégration des 4 meilleures skiffeuses de Sarasota au sein des doubles (ce qui peut inciter à l’optimisme pour la France qui pourra y aligner la championne du monde). Les Polonaises vice-championnes d’Europe et victorieuses à Lucerne sont en finale B. Difficile de situer ce qu’aurait pu réaliser les tricolores L. Tarantola et C. Bové au sein d’une telle densité, même si les exemples de la néerlandaises M. Keijser (vice-championne du monde en LW1X en 2017) et de l’Américaine M. Jones (3e du LW1x l’an dernier) peuvent inciter à l’optimisme puisque la France pourra, l’an prochain, aligner une championne du monde dans son 2x !

LM2x : Relégués à la 3e place en demi-finale, les frères O’Donovan (2e des JO en 2016) ont réalisé un second 1000 m en 3:02 pour signer leur retour au premier plan et éteindre les ambitions des favoris italiens, vice-champions du monde en titre. Victorieux de leur demi-finale, le duo norvégien (3e JO 2016) a dû pallier au forfait sur blessure de son chef de nage, remplacé par un rameur du LM4x. Bien placés en début de course, ils ont fini par craquer face à la détermination du double belge et terminent 5e. Les Irlandais réalisent le meilleur pourcentage des finales de Plovdiv avec 98,69%. L’après-midi, dans des conditions de vent différentes, P. Houin et T. Baroukh, ont signé un excellent chrono (6:08,8; 98,15 % du temps pronostique) et remporté la finale C.
W4- : L’équipage des USA domine les championnes du monde en titre australiennes dans une finale où les Danoises, pourtant victorieuses de leur demi-finale, ont craqué dans les derniers 500 m de course. Une défaillance dont ont su profiter les Russes (3 rameuses 3e en 2017) pour rester sur le podium. La Pologne n’avait opéré qu’un changement dans l’équipage deuxième à Sarasota, mais est repoussé à la 5e place. La Chine (2 nouvelles rameuses) reste au 6e rang mondial. Cette course est la moins rapide (en pourcentage du temps pronostique) des finales A qui se sont déroulées le samedi, mais cette « nouvelle » discipline olympique comptait 13 engagés après seulement 2 saisons sur la route vers Tokyo.
M4- : Les Australiens ont plus impressionné par leur cadence que par l’écart avec lequel ils ont conservé leur titre. À plus de 41 tout au long du parcours, ils ont vu leur avance fondre dans les derniers hectomètres au point de douter de leur victoire en passant la ligne. L’équipage italien (2e en 2017), renouvelé à 50% avec M. Lodo (1e en M2- 2017) et B. Rosetti (3e en M8+ 2017), échoue de 25 centièmes dans sa quête de l’or mondial. Le nouvel équipage britannique conserve le 3e rang planétaire devant les Pays-Bas. Une hiérarchie identique à 2017 - où les 3 mêmes nations se disputent le podium depuis 2015 – au sein de laquelle les champions d’Europe et champions du monde U23 roumains remplaçent les Danois, 5e à Sarasota. Les Français n’ont pas réussi à renouveler leur performance du championnat d’Europe (3e) et se classent 14e.
W4x : Les Polonaises se sont progressivement détachées pour venir s’emparer du titre mondial qui leur avait échappé à Sarasota. Après un départ en demi-teinte, l’équipage chinois (victorieux en demi-finale) est revenu dans la course à la médaille, obligeant le jury à examiner la photo-finish et finalement attribuer, pour 6 centièmes, la médaille de bronze aux Néerlandaises (3 rameuses championnes du monde 2017). Les Allemandes, avec 3 changements, remontent sur le podium après la 4e place de l’an passé. E. Karsten (46 ans) était dans le 4x biélorusse qui termine 8e. Les Françaises remportent la finale C et se classent donc 13e de ce championnat du monde.

M4x : Médaillés de bronze l’an passé en M2x, L. Rambaldi et F. Mondelli ont intégré avec succès le « quattro di coppio » italien. Pourtant alignés au couloir 1 après leur seconde place en repêchage, les rameurs « azzuri » ont tenté le tout pour le tout et tenu jusqu’au bout pour s’offrir leur premier titre mondial depuis 1998 dans cette catégorie (1e aux JO 2000, ndlr). Après avoir éliminé les Lituaniens champions du monde en titre, les coéquipiers de M. Drysdale ont failli ravir la médaille de bronze aux Ukrainiens. Victorieux en série, les Polonais ont été inexistants en finale. L’équipage tricolore dans lequel T. Verhoeven avait pris place en début de préparation terminale, prend la 9e place, comme en 2017.

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Les Italiens de nouveau sur la plus haute marche en M4x
©Detlev Seyb MyRowingPhoto.com

M1x : Nombreux étaient ceux qui misaient sur R. Manson, skiffeur le plus rapide du monde (6:30 sur 2000m), et sur un retour du titre en Nouvelle- Zélande. D’autres annonçaient une surprise du côté du skiffeur allemand. O. Zeidler, 22 ans et seulement 2 années d’aviron, qui a réalisé une époustouflante saison avec un podium décroché lors de chaque Coupe du Monde. Finalement nous avons assisté à la prise de pouvoir de K. Borch. Le Norvégien (champion du monde et médaillé olympique en M2x) n’a pas tremblé face au palmarès d’O. Synek. De son côté, le Tchèque signe sa 14e médaille d’affilée (11 médailles pour M. Drysdale et P.M. Kolbe, ndlr). Il est d‘ailleurs le premier champion du monde depuis 2005 à ne pas se prénommer Mahe ou Ondrej ! R. Manson et O. Zeidler se classeront finalement respectivement 5e et 6e derrière le Lituanien M. Gryskonis (3e) et le Britannique H. Leask (4e). Passé en skiff au début du stage terminal, R. Thomas représentait la France et se classe 16e.

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K. Borch, nouveau roi du M1x.
©Foto- Darko Vojinovic 

W1x : À 36 ans, S. Puspure (irlandaises depuis 2010, mais médaillée U23 en 2003 avec la Lettonie), décroche le titre au terme d’une finale parfaitement maîtrisée. La championne du monde 2017, J. Gmelin, doit se contenter de la médaille d’argent. La vraie bataille a eu lieu pour la 3e place entre la Danoise (9e en 2017 et encore 3e après 1500 m), l’Américaine (5e W4x 2017) et l’Autrichienne. M. Lobnig conserve la médaille de bronze acquise à Sarasota grâce à un dernier 500 m en 1:51,47. Cette seconde médaille d’or (après celle remportée par le LM2x), permet à l’Irlande de prendre la deuxième place au classement des médailles, derrière les USA ; les deux seules nations à remporter plus d’un titre dans les disciplines olympiques.
M2x: Victoire en demi-finale, réattribution des couloirs pour la finale, l’histoire de Sarasota se répétait pour H. Boucheron et M. Androdias. Associés depuis 2015, les Français, sacrés champions d’Europe début août, ont abordé la course de la meilleure des façons. Pointés à la première place après 500 m, malgré le départ fougueux des Allemands, ils n’ont plus lâché la tête de la course jusqu’à l’arrivée. Longtemps deuxièmes, les Britanniques A. Groom (7e M2x 2017) et J. Beaumont (2e M4x 2017) ont fini par céder face aux Suisses B. Delarze et R. Röösli (8e l’an passé) et aux Néo-Zélandais, C. Harris et J. Strorey, champions du monde en titre. Les Roumains, vice-champions d’Europe 2018 complètent cette finale.

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M. Androdias et H. Boucheron vers le titre mondial.
©FFA-Daniel Blin

W8+ : Les Américaines l’avaient annoncé : elles voulaient effacer la 4e place de Sarasota et remettre la main sur le (leur) titre abandonné l’an dernier aux Roumaines. Sept changements dans l’équipage et une année plus tard, l’affront est lavé. Un seul 500 m lâché aux Australiennes. La machine s’est remise en route. Le Canada s’empare de la médaille d’argent. Après un début de championnat mal embarqué (4e en série et 3 en repêchage) et qui plus est avec un couloir a priori désavantagé lors de la finale. Les rameuses à la feuille d’érable devancent l’équipage Australien. Les championnes du monde roumaines (2 nouvelles rameuses) doivent se contenter de la 5e place.
W2x : La Lituanienne M. Valciukate (3e JO 2016) retrouve la plus haute marche du podium après le titre de 2013. Avec sa coéquipière I. Adimaviciute (toutes les deux âgées de 24 ans) elles s’affirment comme les favorites dans la course à l’or olympique. Les Néo-Zélandaises, championnes du monde en titre n’ont, comme leurs homologues du W2- et du M2x, pas réussi à renouveler la performance de 2017. Les Britanniques sont championnes du monde U23 en BW2x en juillet. Les Néerlandaises, avec l’intégration de L. Sheenard (5e W1x 2017) passent de la 8e à la 5e place mondiale. À l’inverse, les tricolores E. Ravéra et Hélène Lefèbvre, pourtant championnes d’Europe début août, reculent à la 12e place.

M8+ : Américains et Australiens avaient dévoilé leurs intentions dès les séries. Les deux bateaux avaient avalé les 2000 m du bassin de Plovdiv en un peu plus de 5’19, (le meilleur temps mondial, 5:18,68, est détenu par les Allemands depuis 2017). Les champions du monde en titre, qui pour la première fois réalisent le doublé avec un équipage identique, ont fait parler leur expérience et laissé leurs challengers se battre pour les places d’honneur. Dans ce duel à 3, les USA n’ont pas réussi l’exploit de l’an passé et ratent le podium de 3 centièmes derrière les Australiens et les Britanniques respectivement 8e et 7e place de l’an passé. L’Italie avec deux nouveaux rameurs par rapport à 2017 passe de la 3e à la 5e place. À noter que l’on retrouve ici 5 des 6 nations également finalistes en M4- (AUS, ITA, GBR, ROM et GER). Seules la Roumanie place ses 3 bateaux de pointe homme en finale : 2e en M2-, 5e en M4- et 6e en M8+.

https://photos.app.goo.gl/bcVkwdqCarpy9mkT7
Photo finish du M8+
©WorldRowing/photofinish

Les skiffeur PL au rendez-vous

LM1x : Après avoir amélioré le meilleur temps mondial en série (6:41,03), J. Osborn (6e LM2x 2017) s’est adjugé le titre mondial en dominant la finale A. L’Allemand devance le Suisse, champion d’Europe 2018 et 4e de la discipline l’an dernier. À la 3e place, on retrouve A. Campbell (5e LM2x 2016). L’Américain avait déjà décroché le bronze en LM1x, en 2012 (année olympique), déjà à Plovdiv, avant de remporter le titre U23 en 2013 et 2014. H. Beurey, vice-champion du monde U23 de la discipline en juillet dernier, termine à la 12e place.

LW1x : Grâce à un train solide, la Française L. Tarantola a réussi à distancer ses adversaires et à conserver 17 centièmes d’avance sur la ligne pour remporter le titre mondial (une première après les 3 médailles d’argent de B. Dorfman- Luzuy). Médaillée de bronze au championnat d’Europe derrière la tricolore, C. Guerra (3e BLW1x 2018) devance de seulement 65 centièmes la championne du monde U23 de la discipline, I. Grant. Un podium disputé puisque l’Américaine (2e LW2x 2017) est 4e à moins d’une seconde du titre. Malgré l’absence des 4 premières de l’an passé, le plateau 2018 a tenu toutes ses promesses, reléguant la championne d’Europe biélorusse à la 6e place.

https://photos.app.goo.gl/aEfKrnssVqJVWWrh9
Laura Tarantola, victorieuse en LW1x
©FFA-Daniel Blin

Des records chez les para-rowing

Cette saison, l’Australien E. Horrie a amélioré la meilleure performance mondiale du PR1Mx quasiment à chaque course. Encore une fois, en finale du championnat du Monde il établit une nouvelle référence, poussé par son plus fidèle adversaire, l’Ukrainien R. Polianskyi, qui a fait la course en tête pendant plus de 1500m. Horrie porte le record à 9:16,9 et conserve son titre mondial pour seulement 46 centièmes. Quatre autre « Para-rowing Best Time » ont été battus à Plovdiv.

Le PR2W1x n’est pas une discipline paralympique mais cela n’a pas empêché la Française P. Bouge d’y laisser son empreinte. Une meilleure performance mondiale réalisée dès la course préliminaire en 9:30,82 et le titre planétaire (enfin !) pour la médaillée d’argent de Londres et de bronze à Rio en PR2Mix2x.

Dans le sillage de la Bayonnaise, 2 autres équipages tricolores sont montés sur le podium : 2 médailles de bronze pour le PR3Mix4+ et le PR3M2-. Des performances qui place la France au 5e rang mondial para-rowing, derrière les Pays- Bas (2 or, 1 argent), les USA (1 or, 1 argent, 1 bronze) et le Canada et l’Australie à égalité (1 or, 1 argent).


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PR3M2- Jérôme Pailler et Laurent Viala, médaillés de bronze
©2018 FFA MagAviron Eric Marie
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PR2W1x - Perle Bouge couverte d'or avec ses entraineurs
©2018 FFA MagAviron Eric Marie
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PR3Mix4+ - Antoine Jesel, Robin Le Barreau (barr) Guylaine Marchand,Remy Taranto et Élodie Lorandi médaillés de bronze
©FFA-Daniel Blin



(1) Le temps pronostique est un temps virtuel que l’on estime être celui à réaliser dans des conditions optimales pour devenir champion olympique. Il est calculé de manière à être 1% plus rapide que la meilleure performance mondiale de la discipline concernée.

GILLES BOSQUET
Mission d’Aide à la Performance de la FFA
International de 1991 à 2003 dont :
                                  • Médaille d'argent olympique 1996 en 4-
                                  • Champion du monde 2001 en 4+
                                  • Vice-champion du monde 1997/1998 en 4-
                                  • Vice-champion du monde juniors 1992 en 2+




Pour en savoir plus :

Un bidon Rameurs Tricolores pour nos juniors aux championnats d'Europe

publié le 28 mai 2018 à 09:18 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 28 mai 2018 à 09:23 ]

ERJCH2018-Gravelines : Lucine Ahyi et Clara Valinducq championns d'Europe juniores en 2 de couple.
Pendant plusieurs années, l’Association des Internationaux d’Aviron avait pris l’habitude de distribuer aux rameuses et aux rameurs des équipes de France le bidon « Rameurs Tricolores ». Ce bidon a désaltéré avec bonheur les plus grands et pendant plusieurs saisons.

Cette année, la FFA a accepté de l'intégrer au package des jeunes pour les championnats d’Europe juniors de Gravelines. Preuve en est avec ces photos de Lucine Ahyi et Clara Valinducq, championnes d’Europe en deux de couple féminin, ou encore avec Pauline Rossignol, rameuse du deux sans barreur féminin qui s’est classée avec Juliette Lunatti à la 7ième place européenne.

ERJCH2018-Gravelines : Pauline Rossignol (2- juniores féminines) 7ième aux championnats d'Europe juniores.
Par ce bidon, notre volonté est de montrer à nos champions qu’entrer en Equipe de France d’Aviron, c’est aussi faire partie d’une grande famille, et pour très longtemps, y compris après sa carrière. 

Notre association s'est fixé pour objectif d’aider les jeunes. Notamment, nous attribuons sur dossier notre Bourse Aspirant Champion à plusieurs jeunes chaque année depuis 2005. Cela permet d’apporter quelques moyens à ces jeunes en situation sociale ou économique difficile et leur permettre ainsi de continuer plus sereinement la pratique de notre discipline. 


Depuis 2005, l'AIA a attribué 33 bourses de 500 à 600 euros, soit au total plus de 17 000 euros. 

Avec la conjoncture économique actuelle, il y a certainement une personne au sein de votre club/ligue dont les parents rencontrent des soucis économiques. 
Alors, n’hésitez pas à faire circuler cette information. La “Bourse Aspirant Champion” peut aider à la pratique de notre sport préféré en finançant tout ou partie de la saison sportive.

Vous connaissez quelqu'un qui pourrait en bénéficier de notre bourse, n'hésitez pas à lui en parler.


Jusqu’en 2016, cette bourse fut financée par la Fédération des Internationaux du Sport, sur base d'une dossier proposé par l’AIA. Depuis 2017, la bourse est financée sur les fonds de notre association. Ces fonds sont apportés par les adhésions (anciens internationaux, mais aussi anciens entraineurs et arbitres internationaux, voire par des sympathisants) et par des dons.

La médaille d’or obtenue en deux de couple juniors par Lucine Ahyi  est pour nous aussi une récompense, puisqu’elle avait bénéficié en 2017 de notre Bourse Aspirant Champion, avec 3 autres jeunes.

 
 
 
Poznan (POL) - Championnats d'Europe 2015 - Azou-Delayre utilisent la groude AIA

Témoignages de quelques bénéficiaires de la Bourse pour Ramer

publié le 5 juin 2017 à 07:30 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 5 juin 2017 à 09:11 ]

Nous avons consulté les bénéficiaires de la Bourse pour Ramer depuis 2005. Un certain nombre parmi les 29 jeunes qui en ont bénéficié depuis 2005 ont accepté de nous répondre. Les questions posées étaient les suivantes :
  1. En quoi cette bourse t'a aidé ?
  2. Comment l'as-tu utilisé ?
  3. Quels sont les 3-5 meilleurs résultats que tu as obtenu ?
  4. Es-tu entré en équipe de France ? (si oui, préciser l'année la catégorie (match cadets, coupe de la jeunesse, Junior A, -23, sénior A, etc), le résultat et le bateau.)
  5. Pratiques-tu toujours l'aviron ?
  6. Si non, quel sport pratiques-tu ?
  7. En quoi l'aviron t'aide aujourd'hui dans ta vie d'adulte, au travail, dans ta vie personnelle... ?
  8. Quelles études suis-tu aujourd'hui ? (ou quel métier exerces-tu ?)
  9. Si tu devais donner un conseil à un jeune rameur, quel serait-il ?

2005 - Aurélien Corbier (SN Compiègne)

1. Cette bourse m'a apporté 2 choses :
a- Un financement me permettant d'acheter du matériel et me permettant de payer une partie de mes déplacements.
b- Elle m'a aussi donné une motivation supplémentaire à mon projet sportif car  l'AIA a cru à ce projet.
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2. J'ai utilisé l'argent à l'achat d'un vélo pour la préparation estivale et elle m'a permis de payer une partie de mes déplacements pour les bateaux courts. Mon coéquipier étant à Grenoble.

3. Mes résultats se sont limités au niveau national avec notamment plusieurs titres de champion de France et plusieurs podium championnat de France, coupe de France et universitaire.

4. Non

5. Hormis une coupure ces 2 dernières années en raison de l'arrivée des mes 2 filles, je me suis mis au triathlon. Durant l'hiver, je refaisais des séances d'ergo pour le renforcement musculaire et la préparation cardio.

6. Le triathlon

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7. L'aviron a surtout été une école de la vie. Je me rappelle même lors de mes entretiens d'embauche avoir défendu que l'aviron m'avait appris beaucoup plus que l'école d'ingénieur. J'ai appris ce qu'était un projet, une vision (objectif clair et mesurable, ambition, définition des facteurs clé de réussites - entrainement - stratégie cour, moyen et long terme,...) et que ce projet, aussi beau qu'il soit, ne sera rien sans les Hommes qui l'accomplissent. Je retiens de l'aviron surtout une belle histoire et aventure humaine qui nous a fait grandir.

8. Je suis aujourd'hui directeur technique chez Btwin.

9. Fais de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité (St Exupéry).

2006 - Eugénie Vince (SNOS Aviron)

1, 2. Sauf erreur de ma part, j'ai dû bénéficier de cette bourse en 2006... Cette bourse que j'ai eu donc seniore débutante m'a permis de m'acheter des équipements pour ramer (je ne sais plus quoi exactement malheureusement mais sans doute ma montre cardio/baskets/des vêtements techniques/…) mais ça m'a surtout fait plaisir de voir que j'étais "reconnue" comme un potentiel pour l'aviron suite à mon refus sur le pôle de Nantes.

3, 4. Je suis entrée en équipe de France en 2006/2007 (2xSFPL -23ans) (y compris les régates internationales et championnats de monde universitaire) et j'ai arrêté ma carrière en 2012 lors la régate de qualification en 2xSFPL. 
Mes meilleurs résultats :
   National : championne de France en 1xSFPL et 2xSFPL
   Internationale : 4ème en 2xSFPL aux championnats du monde -23ans, 14ème en 2xSFPL aux championnats du monde seniores.
 
5. Non je n’ai pas touché à une rame depuis la régate de qualification de 2012.

6. Je ne suis inscrite dans aucun club de sport je cours régulièrement et pratique d’autres sport de temps en temps (vélo/natation/badminton…) mais on ne peut pas dire que je sois restée une grande sportive !

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7. L’aviron m’a appris beaucoup de choses, c’est une école de la vie en accéléré, comme je dis souvent ! J’ai appris à travailler en équipe pour atteindre un objectif, à être persévérante, à savoir travailler dur, à savoir rebondir après un échec… Cet état d’esprit et les qualités liées au haut niveau en aviron plaît beaucoup aux entreprises et je le remarque par rapport à d’autres.

8. Je suis responsable de projet à la SODEVAM à Metz, je développe des projets d’aménagement et de construction pour les collectivités.

9. L’aviron est un sport peu connu et reconnu mais c’est une famille et un état d’esprit,
    L’aviron demande de la rigueur à chaque coup de rame par tous les temps et tous les jours mais cela te forme et te servira tout au long de ta vie,
    Dans le haut niveau il y a des hauts mais aussi des bas, alors si t’arrives à rebondir tu n’en seras que plus fort,
    Le haut niveau en aviron n’est pas simple mais l’expérience vaut vraiment le coup d’être vécu !

2011 - Suzy Biollet (Aviron Grenoblois)

1. En 2011, connaissant mes difficultés financières, Alain Wache me propose de faire un dossier de bourse afin de remédier temporairement à ceux ci. Cette bourse plus qu’être une aide financière était pour moi une occasion de faire un geste symbolique envers le club pour le remercier de tout ce qu’il a fait pour moi. Elle m’a donc aidé sur plusieurs plans et bien au delà de son aspect financier. 

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2. Je me souviens que la première chose que j’ai faite avec cette bourse a été de foncer à Décathlon avec mon entraineur pour acheter des baskets ! (les miennes étaient dans un sacré états… ) Un geste anodin mais qui reste symbolique pour moi (je les ai encore !)
Plus sérieusement, pour le reste de la bourse, ce n’ai jamais facile de parler d’argent surtout dans des situations délicates car on ne veut ni être pris par pitié, ni être pris pour profiteur, alors je ne sais pas exactement comment elle fut utilisée. Mais je sais qu’elle a servi à payer mes dettes envers le club et à payer de nouveaux frais (stage, compétition, licence…).  
La bourse n’est pas infinie, alors je me souviens qu’elle est malheureusement vite arrivée à son terme. 
Par la suite le club à toujours été là pour moi et m’a permis de continuer l’aviron alors même que ma situation financière a peu évolué et pour cela je les remercie de tout cœur. 

3. Il y a trois médailles que je n’oublierai pas car elles sont l’expression d’une belle histoire. 
Première année d’aviron, première photo finish, premier podium et première titre. C’était assez incroyable surtout qu’on était une belle équipe.
Ensuite il y a ma première expérience en tant que barreuse. J’apprenais pour cause de blessure que je ne pourrai pas faire les championnats de France et on m’a permis d’y participer par ce biais. Je barrais le 8 cadet et pour le coup la médaille d’argent que nous sommes allés chercher était inattendue mais la récompense de grands efforts !
Et pour finir, je dirai que la médaille de bronze obtenues en coupe de France avec le second 8 cadet de la ligue était un très beau résultat. 
Bref se sont 3 résultats peut être pas les meilleurs mais qui ont une histoire à raconter derrière et c’est ça leur singularité.

5. A l’heure d’aujourd’hui, je ne pratique plus l’aviron. Je me suis arrêtée en entrant à la faculté de droit. La charge de travail est conséquente et je n’arrivais pas à concilier aviron et cours. Cependant, ce n’est pas pour autant que je n’ai plus remis le pied sur un bateau. A plusieurs reprise il m’est arrivé de remplacer une rameuse à l’entrainement quand elles préparent les bateaux longs; et c’était un vrai plaisir de me retrouver sur l’eau avec elles, je les remercie pour ça. Évidement je n’ai plus les mêmes capacités physiques qu’avant alors elles m’appelaient pour les entrainements B1 et c’était déjà assez intense pour moi !  J’espère pouvoir en refaire un jour car c’est vrai que ça me manque… 

6. Après l’aviron, je n’ai jamais eu le temps de me remettre à un sport réellement sinon je ne me serai pas arrêté ! En conséquent, je ne me consacre pas à un sport spécialement mais à plusieurs selon les périodes de l’année. Ça va de la redonnée pédestre ou du ski au vélo en passant l’escalade. Globalement des sports de nature.

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7. L’aviron m’aide tous les jours c’est une certitude. Par exemple dans ma gestion du stress ou dans le fait de se consacrer à une seule chose avec détermination pour obtenir un résultat à l’image des entrainements en préparations de championnats. C’est aussi un sport qui m’a permis d’accepter les personnes avec qui ont est amené à travailler/collaborer en mettant de coté nos rancunes. C’est un peu « on est dans le même bateau » alors on met nos soucis de coté et focus. 
Un autre point important que m’a appris ce sport c’est l’esprit d’équipe et ce coté groupe. 
Bref, autant de choses qui nous aident.

8. Aujourd’hui je suis en 3ième année de droit. Si tout se passe bien, en septembre je devrais commencer un Master de droit international, une première année en Espagne à Grenade. 

9. Si je devais donner un conseil, ce serait celui de ne pas s’arrêter au premier échec mais au contraire de persévérer et de s’en servir pour mieux parvenir à dépasser la difficulté. 

2013 - Carolyne Boyenval (CN Dieppe)

1. Cette bourse m'a permis de continuer l'aviron. 

2. Avec celle-ci, j'ai payé une partie de ma licence et acheté du matériel pour ramer, comme des vêtements chaud pour l'hiver, et réglé quelque déplacements en compétition. 

3. Quels sont 3-5 meilleurs résultats que tu as obtenu ? 
    • - 5ème à l'indoor de Paris en junior 2015 
    • - 5ème en 2x au championnat de France senior bateaux longs 2015 
    • - 1ère en 2x au championnat de France junior bateaux longs en 2015 
4. Non, je n'ai pas intégré l'équipe de France mais j'ai pu intégrer le pôle espoir de Normandie en 2015-2016 

5. Oui je pratique toujours l'aviron, suite à une blessure au dos l'an dernier j'ai du faire une pause, mais je reprend depuis début janvier les entraînements réguliers même si avec mes études j'ai un peu moins de temps pour.  Je prépare actuellement les championnats de France Universitaires. 

7. Le fait de m'être entraînée rigoureusement durant mes années de junior m'a permis de transférer cette rigueur dans mon travail universitaire. En effet cela m'a permis d'avoir une certaine autonomie et une maturité qui, arrivée à l'université, est très utile puisque dans ce milieu, nous ne sommes pas encadré par des professeurs tout à long de l'année. C'est un travail personnel qui est demandé. C'est donc à nous de nous donner les moyens de réussir tout comme dans le sport. Personne n'est là pour nous tenir la main à l'entraînement. Tout est une question de volonté. 

8. Je suis actuellement en Licence 1 d'administration économique et sociale à l'université de Rennes 2. 

9. Je lui dirais de persévérer car tout ne dépend que de sa volonté. 

2014 - Sandy Weber (US Toul)

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1.
  Cette bourse a été une aide précieuse pour le financement de ma saison sportive, sans lequel je n'aurais pu continuer ma passion.

2. La bourse a été versée au club qui m'a ensuite déduit tout les frais de ma saison. J'ai pris ma licence ainsi qu'une nouvelle combinaison de mon club, puis chacun des frais de compétition ont été déduit au fil de la saison. Au final je n'ai rien eu à débourser de ma poche, ou plutôt de celle de mes parents, car la bourse à couvert ma saison en totalité avec un supplément combinaison.

3. Juste après l'obtention de cette bourse, je me classe 4ème des championnats de France Bateaux courts et me qualifie pour l'équipe de France junior B.
    A la coupe de la jeunesse nous ferons 1ières.
    L'année d'après je remporte la finale B des bateaux courts en seniore 1.
    En seniore 2 je participe aux Jeux Européens Universitaires avec l'université de Lorraine en 4- est nous remportons la 2ième place.
    Dans mes meilleurs résultats je mettrais également mes records aux tests ergo que j'ai battu tout les ans et cette année je me place dans les 20 meilleures françaises toutes catégories confondues du classement.

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5. Je suis rentrée en équipe de France en 2014, en juniore 2, pour disputer la coupe de la jeunesse en huit et en 2-, nous faisons respectivement 1ières et 6ièmes.
Cette année je suis en seniore 3 et j'ai été convoquée sur les stages nationaux en tant que seniore -23.

6. Je pratique toujours l'aviron, plus que jamais comme je souhaite intégrer l'équipe -23.
 
7. L'aviron m'aide dans mes études qui demandent des connaissances sur l’activité physique. L'aviron m'a aussi permis d'ouvrir des portes professionnellement, du moins il a ouvert mon horizon de connaissances qui seront précieuses lors de démarches pour des stages professionnels.

8. Je suis en 2ième année de STAPS pour valider une licence Activités Physiques Adaptées.

9. Mon conseil serait de ne pas négliger le skiff, si il est comme moi et qu'il voit l'aviron comme un sport collectif de partage avant tout, il ne faut pas oublier que le skiff est la base de l'aviron et que c'est dans cette embarcation qu'on devient meilleur individuellement, pour ensuite rendre meilleur un collectif.

 
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2015 - Lucille Morel (SN Amiens)

1, 2. Cette bourse m'a aidé à financer les différentes dépenses liées à l'aviron (licence, stages, déplacement, compétitions...).
 
3. 5ième de la finale B en 2- (bateaux long) ; 1ière de la tête de rivière de Pinchefalise ; 3ième en finale C en 2- (bateaux court).

4. Non.

5. Oui, cela fait maintenant 6 ans que je pratique uniquement l’aviron avec passion.

7. L’aviron m’a permis de mûrir, d’acquérir en autonomie, et à apprendre le dépassement de soi. Je trouve que l’aviron amène à un bon équilibre de vie, malgré quelques périodes difficiles à la maintenance de cet équilibre entre les études et l’aviron.

8. Je suis actuellement en Terminale ST2S (Science et technologie de la santé et du social) je prépare donc le baccalauréat cette année, par la suite je souhaite poursuivre mes études pour devenir éducatrice de jeunes enfants.

9. De se surpasser, de toujours prendre plaisir à ramer, et de garder en mémoire les leçons de vie que l’aviron nous offre.





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publié le 15 déc. 2016 à 01:53 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 15 déc. 2016 à 01:53 ]

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