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Votez pour Lucine Ahyi

publié le 13 janv. 2019 à 01:40 par AIA Rameurs-Tricolores

VOTEZ pour LUCINE "LA DETERMINEE" 
et offrez lui la victoire scolaire et sportive organisée par son école pour les sportifs de haut niveau. 
Six élèves sont 6 nominés pour cette année.



Vote ouvert jusqu'au 25 janvier 2019

Lucine Ahyi avait bénéficié de la Bourse Aspirant Champion 2017 de notre Association des Internationaux d'Aviron visant à l'aider à persévérer dans l'aviron malgré les difficultés de la vie. Elle a depuis cumulé plusieurs titres du plus haut niveau (Championne de France juniore en skiff, Championne d'Europe juniore en 2X, finaliste mondiale en 2X juniore) confirmant ainsi le bénéfice que nos aides aux jeunes en difficultés peuvent leur apporter.

Pour tout savoir sur la Bourse Aspirant Champion de l'Association des Internationaux d'Aviron, cliquez sur le lien ci-après. La Bourse ne cible pas uniquement les champions ou futurs champions, mais tous les jeunes. Elle peut être demandée via notre formulaire jusqu'au 30 juinhttp://www.rameurs-tricolores.fr/des_bourses_pour_ramer

La triplette du renouveau en 1961

publié le 9 janv. 2019 à 06:40 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 13 janv. 2019 à 00:58 ]

« Je vous parlerais d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître »

En ce temps-là, les bateaux étaient de bois, les leviers des avirons ne se réglaient pas encore, et l’empirisme présidait aux programmes d’entraînement. 
Les championnats du monde n’existaient pas et les finales des championnats d’Europe n’avaient que 5 lignes d’eau. Il faut noter que les championnats d’Europe accueillaient les USA, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Union soviétique.
L’aviron international subissait la domination d’un entraîneur « prophète » Karl Adam de Ratzbourg.

La situation de l’aviron français, dans la fin des années 50, n’était pas brillante et elle se termina par « l’annus horribilis » de 1959, où les Championnats d’Europe se déroulaient à Mâcon et dont les résultats pour les équipes de France furent catastrophiques. 
Les équipes de France étaient constituées sur des bases de bateaux de clubs et les stages se limitaient à 2 à 3 semaines avant le championnat. L’objectif espéré des équipages français, à cette époque, était seulement d’entrer en finale.

Il faut dire que notre sport ne faisait pas exception et tous les sports français étaient en difficulté, à tel point qu’aux JO de Rome en 1960 la France reviendra avec seulement 5 médailles tous sports confondus (2 d’argent et 3 de bronze). En 2016, la France en a obtenu 42 !!

Devant cette situation le Général de Gaulle, lui même, déclencha un grand programme pour redresser le sport français. Le dessinateur Faizant afficha en première page du Figaro le dessin célèbre, résumant la situation en montrant le général De Gaulle, en survêtement, prêt pour conquérir les podiums.
Le général De Gaulle fit appel à un Délégué Général du sport français, un militaire le Colonel Marceau Crespin. Il n’y avait pas de Ministre des sports, le premier fut Maurice Herzog mais seulement en 1963.

À la fin 1959, la FFSA, sous l’instigation de son Président Christian Querre, constitua la « triplette » Pierre Sauvestre, Jean Tarcher et Ernest Cherrier.
C’est à partir de cette période que les équipes de France furent construites par des individualités, de clubs différents.
Dès les Jeux de Rome, les effets se firent sentir puisque parmi les 2 médailles françaises d’argent figuraient Michel Jazy et notre quatre barré (Guy Nosbaum, Claude Martin, Robert Dumontois et Jacques Morel, barreur Klein). Le 8+ et le double scull Duhamel - Monnereau finissaient à la 4 ème place.
En une seule saison, le redressement était engagé.

Devant ce succès, M. Crespin officialisa à la Direction de l’Equipe de France un homme à poigne : Pierre Sauvestre. Il le fit pour montrer aux autres sports français qu’avec un patron on pouvait se redresser rapidement. 
Pierre Sauvestre compléta sa triplette avec Jean Tarcher et Ernest Cherrier.
L’objectif des équipages devint le podium.
En 1962 lors des premiers Championnats du monde de l’histoire qui se déroulaient à Lucerne, l’aviron français se plaça au niveau de 3 ème nation au classement derrière l’Allemagne et l’URSS.
o Médaille d’or Duhamel Monnereau 
o 2 médailles d’argent le 4+ et 4- 
o Le 8+, médaille de bronze, encore, à ce jour le seul 8+ français qui soit monté sur le podium des Championnats du monde. 
Le huit était constitué de rameurs de 6 clubs différents, le 4+ médaille d’argent l’était de 4 clubs et le 4- médaille d’argent de 2 clubs différents.

La triplette était construite de 3 personnalités très originales et très complémentaires. S’enrichir de ses différences est générateur de cohésion solide. Il y avait le patron, Pierre Sauvestre la force du verbe, Jean Tarcher la force tranquille et Ernest Cherrier la force par la programmation.

Entraineurs équipes de France 1964 :1) Ernest CHERRIER 2) Georges DEMAISON (représentant FFSA) 3) Jean TARCHER 4) Pierre SAUVESTRE
Pierre Sauvestre
est issu du CN Vichy au sein duquel il conquit, en 1937, son premier titre de champion de France avec Alphonse Bouton en 2 +. Il poursuivit sa carrière de rameur à la SN Basse Seine, il obtint 13 titres de champion de France et il fut membre de l’équipe de France au sein du 8+ aux JO de Londres en 1948.
Il prolongea sa passion pour l’aviron, en devenant l’entraîneur de la SNBS et il fit, de ce club, la référence du 8+.
Ce fut la cause pour laquelle on lui confia la Direction de l’Equipe de France.
Il était bénévole, car il était professionnellement représentant en produits de beauté féminins dans toute la France. Lors des stages préparatoires aux grands championnats qui se déroulaient à la SN Marne, on attendait l’arrivée de Pierre, qui, à bord de sa voiture grand sport, sillonnait la France, mais il faisait en sorte d’être à l’heure le soir, pour assumer sa mission d’entraîneur. Les contrôles radar n’existaient pas encore sur le réseau routier.
Au-delà de sa superbe carrière au sein de notre sport, c’est le personnage qu’il faut admirer.
Il faut avoir assisté à l’ultime séance de motivation d’une équipe juste avant la montée en bateau pour se rendre au départ. Pierre, souvent cigare à la bouche, se lançait dans des invectives qui ouvraient la porte à toutes les possibilités. Le trac et les inquiétudes de chacun se transformaient en une envie irrésistible de vaincre.

Jean Tarcher : la force tranquille, il avait une très belle carrière sportive au CN Paris et avait été membre du 8+ français vainqueur aux Championnats d’Europe de 1931 qui se tenaient sur la Seine à Courbevoie.
C’était le technicien du coup d’aviron, il pouvait suivre une équipe pendant de longues sorties et sans jamais s’exprimer. Par contre au retour, dans le vestiaire, il faisait un compte-rendu technique remarquable, en dégageant tous les coups d’aviron mal appliqués. Il avait un sens inné de la constitution des équipages.
Ces qualités, sur sa fin de carrière, il les mis au profit de l’aviron espagnol à Bañolas, période au cours de laquelle l’équipe d’Espagne a brillé sur les bassins internationaux.

Ernest Cherrier : la force de la programmation, il n’a jamais ramé, il était enseignant de culture physique. Il s’est intéressé à l’aviron avec Nosbaum Martin qu’il mena au plus haut niveau. Il était particulièrement efficace pour mettre au point des programmes d’entraînement, et il faut reconnaître que, pour l’époque, il réussissait à amener ses équipages au meilleur niveau le jour J. Il conservait des datas sur tous les rameurs, ayant un potentiel.
Le personnage était cocasse, tenue vestimentaire rustique, casquette et short, un vélo qui n’avait jamais du être neuf et un organe vocal d’une puissance telle qu’il pouvait couvrir tout un bassin de course d’aviron.

En fait si on considère les caractéristiques de ces 3 personnages, on pourrait en faire la définition d’un coach idéal.
Le miracle se trouve dans le fonctionnement de cette triplette constituée de 3 forts egos qui se sont soumis au collectif. Ils concrétisaient l’oxymore suivant « l’ego collectif ».

L'aviron français d'après la guerre jusqu'à la fin du 20ième siècle connut 3 « grandes périodes » qui ont toutes pour point commun la présence d'un patron à la tête des équipes de France :
- M. Jean Cottez :1952 Jeux Olympiques d’Helsinski (une en or, Salles Mercier barreur B Malivoire) une en argent (Pierre Blondiaux, Jacques Guissart, Marc Bouissou, Roger Gautier).
M. Pierre Sauvestre et sa triplette : 1962 Championnats du monde à Lucerne (4 médailles).
- M. Eberhard Mund :1993 Championnats du monde à Roudnice en Tchéquie (3 médailles d’or en moins de 2 heures dont le 2- féminin Hélène Cortin et Christine Gossé, première médaille d’or mondiale féminine pour l'aviron français.
M. Mund permit l’éclosion d’une période fructueuse pour les équipes de France, affirmée jusqu’aux JO de Sydney de l’an 2000 (2 médailles d’or : Jean-Christophe Rolland Michel Andrieux en 2- et le 4- poids légers Laurent Porchier, Jean-Christophe Bette, Yves Hocdé et Xavier Dorfman et une médaille de bronze pour le 2XPL Pascal Touron et Frédéric Dufour).

La triplette de Pierre Sauvestre a permis à l’aviron français d’entrer dans le concert de l’aviron international moderne et il faut reconnaître la qualité des athlètes de cette période.

Les feux du 20ème siècle se sont éteints et une nouvelle ère ouvrait le 21ème siècle, mais la règle qui restera, immuable, pour notre sport collectif constitué d’individualités, sera : « Au chef il faut des hommes et aux hommes il faut un chef ».

Daniel Forget

Photos : 
  • Dessin Michel Faizant
  • Ernest Cherrier, Georges Demaison (FFSA, Jean Tarcher et Pierre Sauvestre)


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Interview de Jean-Christophe Bette 20 après Cologne 1998

publié le 19 déc. 2018 à 02:10 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 9 janv. 2019 à 06:34 ]

https://sites.google.com/site/rameurstricolores/home/Actus/_draft_post/En%201998%20a%CC%80%20Cologne-En%20treck%202.JPG
Avec sa médaille d'or olympique, ses 6 titres de champion du monde, un titre de champion d'Europe, 5 médailles d'argent et 2 de bronze, le palmarès impressionnant de Jean-Christophe Bette le place aujourd'hui à la 3ième place en nombre de médailles de l'histoire de l'aviron français derrière Jérémie Azou et Gaston Delaplane. Il se raconte 20 ans après son premier titre de champion du monde.

En 1998 à Cologne (Allemagne) vous avez remporté avec panache le titre de champion du monde en 2-PL. Aujourd'hui, que signifie pour vous ce titre mondial ?

Encore aujourd’hui je garde un souvenir impérissable de ce moment. Moment qui a été tout aussi mémorable pour de nombreuses personnes qui me sont chères et qui étaient présentes ce jour comme bien sûr mes parents mais aussi tous les fidèles du club de Compiègne.
Cela restera un titre à part pour moi car tout simplement c’est le premier.

On ne peut pas dire que l’on s’y attendait avec Vincent même si au fil des courses de ces championnats, on effaçait petit à petit nos complexes vis-à-vis de nos ainés et on se sentait capable d’aller chercher cette première place.

Plus personnellement, cette médaille m’a fait prendre conscience que beaucoup de choses étaient possibles et en particulier pour les Jeux Olympiques. Cela a été pour moi l’un des socles de ma confiance qui m’a suivie pendant de longues années après.

Quand avez-vous rangé vos avirons tricolores ?

J’ai commencé l’aviron en 1989 à Compiègne où je suis toujours licencié (même si je ne rame plus). J’ai été champion de France pour la première fois en 1993 en 4+ cadet, à l’époque c’était de jeunes seniors du club tel que Bertrand VECTEN qui nous conduisaient aux régates…

J'ai ensuite pu participer et gagner la Coupe de la Jeunesse à 2 reprises sans réussir à intégrer le groupe A chez les juniors.

1998-Championnats du Monde - Vincent Montabonel et Jean-Christophe Bette champions du monde 2_SHPL.
En 1996 j’ai choisi de rejoindre le pôle France de Lyon et c’est à ce moment que je fis connaissance avec Vincent et que notre paire s’est construite.
Nous participons ensemble aux Championnats du Monde -23 en 4-PL à 3 reprises en terminant une fois 2ème et deux fois 1er avant notre 1ère participation aux championnats du Monde en 1998 avec le succès que l’on connait.
En 1999 la saison s’annonce compliquée, Vincent est écarté du groupe et je suis appairé à Jean-Baptiste DUPY pour les Championnats du Monde en 2-PL où nous finissons 4ème.

Pour la suite, la blessure en cours de saison de Jean-David BERNARD me donnera l’opportunité de prouver ma valeur au sein du 4-PL pour le JO et de remporter le titre Olympique.
Sur la lancée, je termine 3ème en 4-PL et 1er en 8PL aux championnats du Monde 2001.
2002 et 2003 seront des années compliquées avec une non-qualification pour les JO de 2004.
Puis 2005 et la construction d’un nouveau 4-PL performant avec lequel je gagnerai un titre de champion du Monde et 2 de vice-champion avant de terminer 4ème aux JO de 2008.
Pour terminer, retour au 2-PL avec Fabien TILLIET où nous remportons deux titres de champion du Monde et une 3ème place.
En 2012 je décide de raccrocher les pelles et je ne suis jamais remonté en bateau depuis.

C’était une décision mûrement réfléchie et assumée car j’avais envie de passer à autre chose.

Quels conseils donneriez-vous aux rameurs venant de remporter un grand succès international ?

Jusqu’à présent, notre sport a su construire des hommes (dans le sens large du terme) avec une tête bien faite et représentant des valeurs pleines d’humanisme. Je n’ai pas de conseil particulier à donner à part peut-être celui d’en profiter et de le partager.

https://sites.google.com/site/rameurstricolores/home/Actus/_draft_post/En%201998%20a%CC%80%20Cologne-En%20treck%201.JPG
Quand avez-vous pensé à votre après-carrière sportive et comment l’avez-vous organisée ? 

J’y avais pensé un peu lors de la reprise de la saison après les JO de 2008, mais n’étant pas encore prêt à arrêter, j’avais tout projeté pour un arrêt en 2012 quoi qu’il se passe.

Côté professionnel je n’avais pas trop de souci à me faire car j’occupais déjà un poste chez EDF que je devais prendre à plein temps et côté sportif, j’avais pleins de projets que me tenaient à cœur et que je n’avais pas eu le temps de réaliser pour mon autre passion, la montagne.
J’ai donc tout organisé pour me rapprocher des montagnes ce que j’ai pu faire dès 2015.

Ramez-vous toujours ? Si non, pratiquez-vous un autre sport ?

Non, comme je l’ai dit précédemment, je ne suis pas remonté dans un bateau depuis 2012 et cela ne me manque pas.
Je pratique, en plus du vélo, tout sport de montagne comme le trail running, le ski de fond et plus assidûment le ski-alpinisme.

Êtes-vous investi dans votre club ?

Non, principalement par le fait que j’habite loin de mon club.

Et aujourd'hui, que faites-vous de la vie ? (métier, famille, sport...). L'aviron a-t-il influencé votre orientation professionnelle ?

https://sites.google.com/site/rameurstricolores/home/Actus/_draft_post/En%201998%20a%CC%80%20Cologne-Au%20travail.JPG
Ma vie s’articule toujours autour de la pratique du sport qui est quotidienne. De préférence en extérieur et en montagne. J’ai choisi à l’époque d’intégrer l’entreprise EDF car cela me permettait de continuer le sport et d’avoir un métier, aujourd’hui ce choix me permet en plus d’avoir un métier qui me plait, en lien lui aussi avec la montagne et l’eau (je travaille au Groupement de Maintenance Hydraulique Alpes).

Pensez vous que la pratique de l’aviron a développé chez vous des qualités, des compétences ou des comportements particuliers qui seraient indispensables à la réussite ? Quels seraient-ils et comment vous en êtes vous servi après, dans votre vie professionnelle ?

La pratique de l’aviron m’a construit c’est certain, d’une part par la confiance en moi que cela m’a permis d’acquérir mais aussi par l’appréhension du relationnel humain qui me sert dans la vie de tous les jours et au travail aussi.

Mener de front haut niveau sportif et formation est souvent difficile en aviron. Quels sont les 2 ou 3 conseils que vous donneriez aux jeunes rameurs et rameuses qui, comme vous, ont choisi cette voie ? 

Je dirai que le plus difficile c’est de trouver sa voie, de savoir pourquoi on fait tout cela et pourquoi en s’investit autant. Une fois que l’on a répondu à ces questions, on peut tout faire !
  
Racontez une anecdote, une histoire, un entraînement, une course, un fait qui vous a marqué.

Une chose qui ne se fait plus maintenant d’après ce que j’en sais, et qui m’avait bien plu à l’époque : le bizutage par les rameurs PL pointe du groupe A.
Nous étions regroupés ensemble sur le même lieu de stage à Temple sur Lot et les rameurs du groupe A qui étaient au même nombre que nous les B nous avaient concoctés un programme sympa. Chacun avait un parrain pour la soirée et après un quiz-apéro c’était direction resto en ferme-auberge. Certains comme moi n’ont pas tenu jusqu’au plat principal… Je garde vraiment un très bon souvenir de cette soirée, qui malgré ce que l’on peut en penser, a permis de casser certaines frontières entre le groupe A et B et su créer une belle émulation chez les PL par la suite.

Palmarès international de Jean-Christophe Bette
  •  1998 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     1ier
    4-SHPL-Champion Olympique Xavier Dorfman, Yves Hocdé, Jean-Christophe Bette, Laurent Porchier Entraîneur : Bruno Boucher.
  •  1999 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     4ième
  •  2000 Jeux Olympiques SHPL 4-                          1ier
  •  2001 Championnat du Monde seniors SHPL 4-     3ième
  •  2001 Championnat du Monde seniors SHPL 8+    1ier
  •  2002 Championnat du Monde seniors SHPL 4-     6ième
  •  2003 Championnat du Monde seniors SHPL 4-   14ième
  •  2004 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     5ième
  •  2005 Championnat du Monde seniors SHPL 4-     1ier
  •  2006 Championnat du Monde seniors SHPL 4-     2ième
  •  2007 Championnat du Monde seniors SHPL 4-     2ième
  •  2008 Jeux Olympiques SHPL 4-                          4ième
  •  2009 Championnat d'Europe seniors SHPL 4-       1ier
  •  2009 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     1ier
  •  2010 Championnat d'Europe seniors SHPL 2-       1ier
  •  2010 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     1ier
  •  2011 Championnat du Monde seniors SHPL 8+    4ième
  •  2012 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     3ième
(Propos recueillis par Bertrand Vecten)

L'aviron est un beau sport. Merci de l’avoir recommandé.

publié le 9 oct. 2018 à 01:21 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 9 oct. 2018 à 01:21 ]

Retrouvailles entre Bertrand Vecten et Bernard Saillant.(voir article "L'aviron est un beau sport. Merci de l’avoir recommandé." sur notre site.
Vendredi dernier (5/10/18), j’ai eu le bonheur de rencontrer avec un grand monsieur du sport français. Il n’a pas eu une carrière de champion, ni d’entraîneur ni même de dirigeant, il n’en demeure pas moins une célébrité du sport tricolore. En effet, ce médecin du sport a soigné de nombreux sportifs français et étrangers au cours de ces 30 dernières années. Mais Laissez-moi vous raconter mon histoire.

J’avais 10-11 ans et je me plaignais de mon genou. Le médecin de famille qui me dirige vers un spécialiste à Paris. Une fois le rendez-vous pris, nous nous préparons pour aller voir ce docteur parisien, sans vraiment savoir de qui il s'agissait vraiment. 

Arrivé dans son cabinet, Il m’ausculte, réfléchit, hésite un peu et finit par dire à maman : "Si c’était mon fils je ne l’opérerai pas. Il est en pleine croissance et cela pourrait s’arranger avec le temps. Par contre, voici une dispense de sport pour l’année scolaire. Revenez me voir l’an prochain." Un an plus tard, Même discours et nouvelle dispense de sport. "Revenez me voir l’an prochain." Enfin en juin 1985, après deux années sans faire de sport au collège, il lève la dispense et me recommande fortement de pratiquer un sport. "Tu choisis entre le vélo, la natation ou l’aviron." Mystérieusement il ajoute ceci : "Il y a un club d’aviron à Compiègne. C’est un beau sport."

Le lendemain, je prenais ma première licence d’aviron au SN Compiègne et 11 ans plus tard je décrochais une médaille d’argent aux Jeux Olympiques d'Atlanta en quatre sans barreur avec mes trois équipiers au terme d’une course assez extraordinaire sur le lac Lanier. Entre temps, j'ai réalisé que ce médecin du sport spécialiste du genou n'était autre que le Professeur Saillant en personne. Même si on peut aisément supposer qu'il ait suivi les Français aux JO, il est peu probable qu’il ait fait le lien entre le petit garçon qu’il avait ausculté entre 1983 et 1985 et cette médaille olympique en 1996. Aujourd’hui j’ai pu le remercier en affirmant qu’un bout de cette médaille lui revenait. 

Vous aviez raison Professeur, l'aviron est un beau sport. Merci de l’avoir recommandé.

Bertrand Vecten
Vice champion Olympique et du monde 96-97 en quatre sans barreur

Un bidon Rameurs Tricolores pour nos juniors aux championnats d'Europe

publié le 28 mai 2018 à 09:18 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 28 mai 2018 à 09:23 ]

ERJCH2018-Gravelines : Lucine Ahyi et Clara Valinducq championns d'Europe juniores en 2 de couple.
Pendant plusieurs années, l’Association des Internationaux d’Aviron avait pris l’habitude de distribuer aux rameuses et aux rameurs des équipes de France le bidon « Rameurs Tricolores ». Ce bidon a désaltéré avec bonheur les plus grands et pendant plusieurs saisons.

Cette année, la FFA a accepté de l'intégrer au package des jeunes pour les championnats d’Europe juniors de Gravelines. Preuve en est avec ces photos de Lucine Ahyi et Clara Valinducq, championnes d’Europe en deux de couple féminin, ou encore avec Pauline Rossignol, rameuse du deux sans barreur féminin qui s’est classée avec Juliette Lunatti à la 7ième place européenne.

ERJCH2018-Gravelines : Pauline Rossignol (2- juniores féminines) 7ième aux championnats d'Europe juniores.
Par ce bidon, notre volonté est de montrer à nos champions qu’entrer en Equipe de France d’Aviron, c’est aussi faire partie d’une grande famille, et pour très longtemps, y compris après sa carrière. 

Notre association s'est fixé pour objectif d’aider les jeunes. Notamment, nous attribuons sur dossier notre Bourse Aspirant Champion à plusieurs jeunes chaque année depuis 2005. Cela permet d’apporter quelques moyens à ces jeunes en situation sociale ou économique difficile et leur permettre ainsi de continuer plus sereinement la pratique de notre discipline. 


Depuis 2005, l'AIA a attribué 33 bourses de 500 à 600 euros, soit au total plus de 17 000 euros. 

Avec la conjoncture économique actuelle, il y a certainement une personne au sein de votre club/ligue dont les parents rencontrent des soucis économiques. 
Alors, n’hésitez pas à faire circuler cette information. La “Bourse Aspirant Champion” peut aider à la pratique de notre sport préféré en finançant tout ou partie de la saison sportive.

Vous connaissez quelqu'un qui pourrait en bénéficier de notre bourse, n'hésitez pas à lui en parler.


Jusqu’en 2016, cette bourse fut financée par la Fédération des Internationaux du Sport, sur base d'une dossier proposé par l’AIA. Depuis 2017, la bourse est financée sur les fonds de notre association. Ces fonds sont apportés par les adhésions (anciens internationaux, mais aussi anciens entraineurs et arbitres internationaux, voire par des sympathisants) et par des dons.

La médaille d’or obtenue en deux de couple juniors par Lucine Ahyi  est pour nous aussi une récompense, puisqu’elle avait bénéficié en 2017 de notre Bourse Aspirant Champion, avec 3 autres jeunes.

 
 
 
Poznan (POL) - Championnats d'Europe 2015 - Azou-Delayre utilisent la groude AIA

Adhésions et dons en ligne sur rameurs-tricolores.fr, cela fonctionne

publié le 15 déc. 2016 à 01:53 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 15 déc. 2016 à 01:53 ]

L'AIA se modernise en mettant en service une solution de paiement en ligne des adhésions et des dons. Pour cela nous avons choisi la plateforme 100% sécurisée de Helloasso qui permet d'effectuer des règlements par Carte Bleue, Carte Visa et MasterCard.


Les paiements par chèque restent toujours possibles en retournant à notre adresse notre formulaire accompagné d'un chèque à l'ordre de "Association des Internationaux d'Aviron".

Venez nous rejoindre et adhérez à l'AIA ou bien faites un don qui nous permettra de continuer nos actions à destination des rameuses et les rameurs.



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