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Adhésions et dons en ligne sur rameurs-tricolores.fr, cela fonctionne

publié le 15 déc. 2016 à 01:53 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 15 déc. 2016 à 01:53 ]

L'AIA se modernise en mettant en service une solution de paiement en ligne des adhésions et des dons. Pour cela nous avons choisi la plateforme 100% sécurisée de Helloasso qui permet d'effectuer des règlements par Carte Bleue, Carte Visa et MasterCard.


Les paiements par chèque restent toujours possibles en retournant à notre adresse notre formulaire accompagné d'un chèque à l'ordre de "Association des Internationaux d'Aviron".

Venez nous rejoindre et adhérez à l'AIA ou bien faites un don qui nous permettra de continuer nos actions à destination des rameuses et les rameurs.



Assemblée générale 2016 : Myriam Lamolle élue Présidente de l'AIA

publié le 24 oct. 2016 à 06:26 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 24 oct. 2016 à 07:00 ]

Myriam Lamolle - Présidente de l'AIA (octobre 2016)
L’Assemblée Générale annuelle de l’AIA s’est tenue vendredi 21 octobre à la Société Nautique de la Basse Seine à Courbevoie. Cette assemblée s’est déroulée dans une sympathique ambiance et à vu l’élection au comité directeur d’Anne Nottelet Tollard, de Myriam Lamolle et du jeune olympien (RIO 2016) Benjamin Lang.

Les principaux points à retenir de l’assemblée générale :

La rameuse olympique d'Albi et d'aujourd'hui du club de Verdun (*), Myriam Lamolle succède à Bertrand Vecten après avoir été élue Présidente et nouvelle chef de nage de l’AIA. Elle devient donc la quatrième présidente de notre association qui fut créée en 1994 et présidée par Philippe Fauveau, jusqu’en 2002, suivi par Corinne Meadmore (2002-2004) puis par Bertrand Vecten (2004-2016). Une belle alternance entre l’aviron masculin et féminin.

Bien qu’absent suite à une récente chute, Philippe Fauveau a été élu à l’unanimité Président d’honneur de l’AIA.

Voici le nouveau visage de l’AIA :
  - Présidente : Myriam LAMOLLE
  - Vices présidents : Sylvie Matthews, Daniel Forget, Bertrand Vecten
  - Secrétaire : Catherine Guilleret
  - Trésorier : Alain Bouffard
  - Membres du bureau :  Patrick Bosdeveix, Henri Hellal, Yves Hocde, Benjamin Lang 
Corinne Meadmore, Michel Prudhon, Anne Tollard
  - Président d’honneur : Philippe Fauveau

https://picasaweb.google.com/109153224870056939507/2016LesPhotosDeLaSaison2016#6345020006499325282
L’AIA remercie chaleureusement Monique Coupat et Fiorenzo Di Giovanni pour leurs actions au sein de l’association et qui ont décidé de ne pas se représenter.

Ayez la certitude que la nouvelle présidente saura assurer le développement de notre Association des Internationaux d’Aviron dans le paysage de l’aviron français. 

Le procès verbal de l’AG sera prochainement disponible.

Nous nous sommes retrouvés ensuite autour d'un diner amical, ce qui a permis de prolonger ensemble nos réflexions quand à nos futurs actions.




(*) Pour en savoir plus sur Myriam Lamolle - Présidente de l’Association des Internationaux d’Aviron
  - Professeur d'Université à l'IUT de Montreuil, Université Paris8
  - Chercheuse au Laboratoire d'Informatique Avancée de Saint Denis (LIASD)
  - Club actuel : Cercle Nautique de Verdun (ex rameuse d'Albi)
  - Palmarès sportifs :
     - Internationale d’Aviron de 1993 à 1999
     - 10ème en 2xPL aux Jeux Olympiques d’Atlanta 1996
     - 6ième en 2xPL aux championnats du monde d’aviron de Aigueblette 1997
     - Victorieuse de plusieurs régates internationales (2xPL, 1xPL)
     - 4 titres de championnes de France (2xPL, 2xTC, 8+)
     - Plusieurs fois médaillée en 1xPL aux championnats de France bateaux courts.

Beaucoup d'internationaux en mer, Roland Weill et Jean-Christophe Rolland en bonne compagnie à Monaco

publié le 24 oct. 2016 à 05:32 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 24 oct. 2016 à 05:41 ]

Mondiaux de la Mer-Monaco : Huit Yole avec SAS Le Prince Albert II (John Kelly Jr,  SAS le Prince Albert II,  Robert Calcagno directeur du Musée Océanographique,  Jean-Christophe Rolland Président FISA, Jean-François Gourdon Président de la Société Nautique de Monaco, Gilles Tonelli Ministre des Relations Extérieures de Monaco, Jean-Marc Giraldi, Roland Weill Vice Président de la FFA, barreuse Annamarie Phelps Présidente de la fédération britannique d'aviron)
Ce week-end des 22 et 23 octobre 2016 voyait se dérouler le mondial d'aviron de mer à Monaco. Ce fut l'occasion pour de nombreuses rameuses et de nombreux rameurs internationaux actifs et non actifs, juniors, seniors U23, PL et TC pour s'affronter dans ce cadre majestueux.

https://picasaweb.google.com/109153224870056939507/2016LesPhotosDeLaSaison2016#6345004687343673522
Les internationales qui ramaient sous les couleurs du CN Nice, Elodie Ravera-Scaramozzino, Flavie Bahuaud, Sophia Corneille et Alice Mayne (S.Encouragement SN) et la barreuse : Mégane Besson, remportaient leur épreuve du quatre avec brio.

Vu le niveau extrêmement élevé des épreuves, les autres équipages décrochaient des places d'honneur ou de classement au tableau des résultats.


Ce fut également l'occasion de retrouver Jean-Christophe Rolland (ancien international et Président de la Fisa) et Rolland Weill (ancien international et Vice-Président de la FFA) qui accompagnaient SAS Le Prince Albert II de Monaco à bord d'un 8 Yole en bois, véritable objet de musée, pour une sortie de démonstration.

Mondiaux de la Mer-Monaco : Huit Yole avec SAS Le Prince Albert II (John Kelly Jr, SAS le Prince Albert II, Robert Calcagno directeur du Musée Océanographique, Jean-Christophe Rolland Président FISA,Jean-François Gourdon Président de la Société Nautique de Monaco,Gilles Tonelli Ministre des Relations Extérieures de Monaco,Jean-Marc Giraldi,Roland Weill Vice Président de la FFA, barreuse Annamarie Phelps Présidente de la fédération britannique d'aviron)
A bord de ce huit :
  • John Kelly Jr, 
  • SAS le Prince Albert II, 
  • Robert Calcagno, Directeur du Musée Océanographique, 
  • Jean-Christophe Rolland, Président FISA,
  • Jean-François Gourdon, Président de la Société Nautique de Monaco,
  • Gilles Tonelli, Ministre des Relations Extérieures de Monaco,
  • Jean-Marc Giraldi,
  • Roland Weill, Vice Président de la FFA
  • Annamarie Phelps, Présidente de la fédération britannique d'aviron et barreuse du 8

Lecture : Fausses pelles de Benoit Decock

publié le 23 oct. 2016 à 06:11 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 25 oct. 2016 à 07:10 ]

A lire, "Fausses pelles" de Benoit Decock, un ancien rameur international (*) de la SN Compiègne, aux éditions SALTO.


Benoît Decock, par la voix de Pierre, enfant, adolescent puis adulte raconte l’aviron… et même un peu plus : l’exigence de discipline, de rythme et de cadence, la passion et la liberté, l’harmonie avec l’eau, les paysages.
L’écriture poétique et décalée évoque des souvenirs teintés tour à tour d’humour, d’autodérision et de gravité : plaisir d’être sur l’eau, courses, victoires, entraînements, amitié, femmes, effort, douleur, émois.

Avec Fausses pelles, Benoît Decock peint une fresque impressionniste de portraits hauts en couleur, d’ambiances en demi-teinte, de déconvenues… de fausses pelles !
ISBN : 979-10-95408-06-2
Format : 14×21 – 144 pages
Prix de vente public : 16 €
Sortie : 12 octobre 2016
Extrait 1 
Avec mes épaules d’ablette, mes cannes de serin flottant dans un short taille douze ans, petit, léger et frais, les grands m’ont vite repéré quand je suis arrivé au club d’aviron. Ils cherchaient un barreur, un petit bonhomme, pour compléter leur équipage et enfoncer suffisamment la coque de leur bateau pour arriver à bonne jauge. Un poids, rien que du lest, qui accessoirement, pourrait diriger l’embarcation le temps d’une sortie.

Extrait 2
Je me vois déjà à l’arrivée, brandissant la coupe avec les copains devant une foule en liesse. C’est à ce moment que venu de nulle part, m’arrive un violent coup de poing dans les dents, un peu comme ceux que le gros Totof distribuait à la récré, à la différence près que cette fois l’impact reste collé sur ma figure au point de me faire basculer en arrière. Les pieds coincés dans la barre de pieds, je ne peux pas me dérober face à ce coup qui appuie ensuite sur ma gorge, puis sur mes côtes, à me couper le souffle. Je lutte, mais ce qui pousse est beaucoup trop fort. Contraint à m’allonger, le manche de l’aviron vole au-dessus de mon visage et s’en va derrière moi. C’est une fausse pelle, et une sévère ! Le bateau est freiné. Il s’arrête, presque complètement.

Extrait 3
Mon entraîneur rêvait de réconcilier les rameurs et les mariniers. On navigue sur les mêmes eaux, mais il y a un monde qui nous sépare. Il y a ceux qui travaillent et ceux qui s’amusent. Les mariniers ne perdent pas de temps à ralentir pour le passage des promeneurs, et les rameurs râlent ou insultent les péniches qui font trop de vagues. Les échanges de bordées de jurons, tantôt en flamand, tantôt en français, jetés par-dessus bord sont monnaie courante. Mon entraîneur nous demandait de respecter cette profession ; il se sentait du même monde. Assis dans son canot moteur, il leur faisait toujours un signe de la main. Parfois un batelier lui répondait. Il vivait de petits boulots : surveillait dans les internats, rendait de menus services, coupait du bois, bricolait chez les veuves, vidangeait les voitures, braconnait, ramassait des noix ou des champignons qu’il vendait aux restaurants.

(*) Benoit Decock fut notamment médaillé d'argent à la Coupe des Nations 1992 en 8+.

Trois "Bourses pour ramer" 2016 viennent encourager nos jeunes.

publié le 23 oct. 2016 à 01:20 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 11 janv. 2017 à 09:29 ]


Comme chaque année, ce sont dix bourses qui viennent d'être accordées par la FISF à 10 jeunes de tous horizons sportifs, dont 3 pour nos rameuses et nos rameurs.

Cette année encore, l'Association des Internationaux d'Aviron (AIA) a présenté 4 candidatures permettant ainsi à 3 rameuses et rameurs des clubs de Lorient, Majolan et Perpignan d'obtenir une bourse de 600 € chacun. Un dossier a été refusé par la commission.

Le dossier de demande de bourse est téléchargeable sur http://www.rameurs-tricolores.fr/

Le ou la candidat(e) devra être âgé de moins de 18 ans l’année de l’attribution de la bourse et ne doit pas être membre de l’équipe de France ou d’un pôle France.


Dans 90% des cas, la ou le bénéficiaire est issu(e) d'une fratrie d'au minimum 2 enfants avec un parent absent ou en recherche d'emploi. Ces bourses sont destinées à des jeunes rameuses et/ou rameurs en situation sociale et économique difficile. Aucun niveau sportif minimum n’est requis pour obtenir cette bourse.

L’Association des Internationaux d'Aviron se tient à votre disposition au 01 46 49 10 80 ou par courriel pour plus de renseignement.


Remerciements de rameuses et rameurs heureux :

Mesdames et Messieurs, 

C’est avec beaucoup d’émoi que je reçois votre courrier, et je vous en remercie.
Cette attribution par vos soins va donner un coup de pouce pour cette nouvelle saison pleine de challenges !!!

Mon entrée en matière lors des championnats de France bateaux longs seniors me donne toujours plus l'envie de me battre pour accéder sur les plus hautes marches. 
Le chemin des Olympiades n'en est qu'à son début, mais avec votre soutien et celui de mes proches et de mon club, je suis super motivé ! 

Cette aide sera utilisée pour mes frais de déplacements entre le club et le pôle et sur les différentes régates, mais aussi l'achat de vêtements techniques, etc ....

Je ne manquerais pas de vous tenir informé de mes aventures tout au long de cette année sportive.

P.A.R."

Bourse pour ramer FISF 2016


" Madame, Monsieur,

Je vous remercie vivement pour l'envoi de cette bourse, qui me permettra de payer des équipements, vêtements, déplacements et hébergements en compétition ainsi que ma licence.

Un coup de pouce financier est désormais possible grâce à votre association, ainsi qu'aux sportifs de haut niveau, et cela nous est vraiment d'une grande utilité.

Je vous remercie encore de cette aide si précieuse, et espère vous rendre honneur sur les chemins de la sélection.

Bonne année 2017.
Sportivement,

O.L."

Avoir la peau d'un arbitre.

publié le 10 oct. 2016 à 05:48 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 10 oct. 2016 à 10:05 ]

https://picasaweb.google.com/109153224870056939507/2016LesPhotosDeLaSaison2016#6339815285938053042
Membre très discrète de l’équipe de France olympique, Catherine Wittrant rentre de RIO où elle a arbitré la régate olympique d'aviron avec ses 17 collègues arbitres internationaux. Parmi les différents postes assurés pendant cette semaine, elle a eu la chance de diriger la finale du 8+ féminin.
Ancienne rameuse (niveau championnats de France) et barreuse (médaillée en championnats de France juniors 1974), elle assume cette mission sur tous les bassins de France depuis 1985 et du monde depuis 1989. Outre plusieurs manches de Coupe du Monde, Catherine a arbitré par le passé les championnats du monde juniors 1990 et 2011, les championnats du monde seniors 1993, 1996 et 2014.

Regrettant la discrétion générale autour de sa participation olympique, Catherine nous raconte ses Jeux Olympiques de Rio, y précisant sa vision essentielle du rôle d’arbitre au sein de la sphère « Aviron », rôle trop souvent ignoré pour ne pas dire méprisé voire critiqué.

J’ai découvert l’aviron à 15 ans, je venais d’arrêter la gymnastique mais ne pouvant restée sans activité physique je me suis inscrite au Cercle de l’Aviron de Nantes puisque j’habitais juste en face.

J’ai ramé de cadette à séniore mais également barré de nombreux équipages compte tenu de mon « gabarit ». C’est d’ailleurs ainsi que j’ai rencontré Philippe mon mari, qui était à la recherche d’un barreur lors de sa venue avec le Bataillon de Joinville pour la traditionnelle Tête de Rivière de Nantes.

Les circonstances personnelles et professionnelles nous ont amenés à cesser la pratique de l’aviron et c’est tout naturellement que je me suis investie dans l’arbitrage afin de rester en contact avec la compétition sans la contrainte des entrainements trop importants.

Après notre départ pour le Nord de la France, je me suis inscrite au club de Cambrai et j’ai commencé l’arbitrage, j’avais alors 25 ans, j’ai obtenu ma licence d’arbitre national en 1985 puis international en 1989.

Ce que j’affectionne le plus dans ce rôle de garant de l’équité et de la sécurité, c’est la possibilité de transmettre mon expérience, rassurer le jeune compétiteur qui s’aligne pour la 1ère fois au départ d’une course, lui faire comprendre que nous sommes là pour l’aider et veiller au bon déroulement des épreuves, de vérifier que son matériel ne présente aucun danger pour lui ou pour les autres.

Je m’efforce de rendre la relation arbitre/compétiteur la plus aidante et amicale possible mais la difficulté majeure reste l’image négative véhiculée non pas par les rameurs eux-mêmes mais bien souvent par les dirigeants; la reconnaissance de notre rôle et de notre implication est encore trop timorée et l’intégration de l’arbitre dans le dispositif sportif reste précaire. Certes l’arbitre est remercié pour son action, cité parfois, décrié aussi mais encore trop mis à l’écart.

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La commission nationale de l’arbitrage et notamment par l’intermédiaire de sa présidente tend à faire connaitre nos actions ; chacun d’entre nous participe à sa manière à l’éducation et l’enseignement de nos règles, à commencer par nos interventions au sein des clubs, lors des stages départementaux, de ligue ou nationaux ; il n’est pas rare de découvrir que nos adeptes ignorent le code des régates et quand je dis adeptes, j’inclus les entraineurs.

L’arbitre est souvent perçu comme un « gendarme » cherchant la faute; dans d’autres disciplines l’obligation d’arbitrer pour jouer à son tour a été une façon de mieux comprendre notre rôle et de mieux assimiler les règles. L’ UNSS l’a compris en obligeant depuis quelques années, les académies à fournir un jeune officiel lors des championnats, la FSU commence à s’y mettre et je suis ravie de constater que pour bon nombre de ces jeunes arbitres, la découverte de nos fonctions les enthousiasme.

Les rameurs de Club nous connaissent, les collectifs très peu si nous n’appartenons pas à leur région, nous, nous connaissons leur parcours, mais lorsque nous nous retrouvons lors d’une manifestation internationale, nous sommes bien isolés. Certes nous ne portons aucun signe distinctif nous rattachant à une nation pendant les épreuves, notre impartialité étant de rigueur, mais nous constatons que le collectif ignore notre présence. La présentation des équipes d’un collectif par un trombinoscope devrait inclure celle de l’arbitre au même titre que celle des entraineurs, médecin ou kiné.

Durant ma carrière d’arbitre, bon nombre de souvenirs me reviennent, de la régate régionale où notre intervention est la plus sollicitée car l’aménagement des bassins est loin de ressembler à celui d’un bassin de championnats (pas d’Albano, pas de tour de départ ou d’arrivée…) à la régate Olympique.

Mes satisfactions sont avant tout les remerciements d’un entraineur pour avoir accompagné ses jeunes dans leur apprentissage ou le sourire de ces derniers qui se sont sentis écoutés et rassurés, mais rien ne remplace le stress et la fierté de suivre une finale d’un évènement majeur.

A RIO nous étions 18 arbitres officiels de nationalité différente épaulés par les NTO (arbitres locaux). J’ai eu le plaisir d’être informée de ma nomination par mail émanent de la FISA en octobre 2015 suite à la proposition de la FFA. Mais proposition ne veut pas dire désignation d’office.

18 arbitres pour un nombre plus important de nations participantes revient à dire que toutes les nations n’ont pas d’arbitres au sein du jury, pour mémoire il n’y avait pas de français aux JO de Londres.

Comme pour toutes régates, l’arbitre est amené à occuper différents postes, de la commission de contrôle (embarquement, débarquement, pesée rameurs/barreurs/bateaux) au départ, à l’arrivée et sur le parcours. Aucun poste n’est plus important qu’un autre, chacun de ces derniers apporte ses satisfactions et ses contraintes; mais que de rencontres, d’échanges et de plaisirs partagés. La complicité et la coordination d’une équipe au départ, l’intensité et la concentration de celle de l’arrivée, la communication et la compréhension de la commission de contrôle et la communion dans l’effort sur le parcours. Nous partageons le stress de l’Athlète, l’impatience de l’entraineur et la vibration des supporters et même si notre engagement nous impose de longues présences chaque jour de compétitions, nous avons la chance d’être au cœur de l’action.

L’arbitrage sur le parcours a changé, nous sommes en « Zonal » durant les épreuves qualificatives et nous suivons l’intégralité du parcours en finale, pour ma part j’ai eu le privilège de suivre la finale du 8+W, spectaculaire en puissance mais plus aisé qu’une finale de 2- par exemple où l’arbitre doit être attentif et vigilent à toute problématique de direction ou d’incident, bien sûr nous ne sommes pas pour autant à l’abri de ce genre de problème avec des bateaux barrés mais les risques sont moindres.

En terme d’anecdote, si le portugais est la langue du Brésil, nous avons eu le plaisir de rencontrer des gens accueillants, chaleureux et prêts à rendre service en faisant l’effort de parler anglais et pour certains même français. Ma première pilote de bateau arbitre, une jeune brésilienne m’a avoué avoir eu, lors de ses études, un professeur francophile qui lui a appris la « Marseillaise » et c’est très fière de cet enseignement qu’elle m’a chanté notre hymne national. Certains de nos sportifs de jeux collectifs pourraient en prendre exemple !!!

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Notre séjour ayant commencé avant les épreuves des JO et poursuivis après ces derniers, nous avons eu l’occasion de découvrir cette ville gigantesque et son environnement. Située en bord de mer, son relief montagneux nous offre la possibilité d’admirer ses contours aux vues panoramiques de cartes postales; les déplacements y sont parfois difficiles tant la circulation urbaine est dense; en prenant le bus le premier reflex à avoir, est de s’accrocher fermement afin d’éviter tout risque de chute provoquée par un départ tonitruant du chauffeur, de ne pas avoir le mal des transports et avant tout de s’armer de patience car les lignes ne sont pas toujours régulières. Le métro reste le moyen de transport le plus rapide et le plus sécurisé, des rames sont exclusivement réservées aux femmes certains jours de la semaine aux heures indiquées. Une priorité est donnée aux personnes de plus de 60 ans (files aux guichets, tarifs réduits, « moi qui pensait en étant accompagnée de Philippe, pouvoir en profiter » que nenni seuls les brésiliens y ont accès !!!!) Coté nourriture, on y mange très bien pour un budget modeste, le « Caïpirinha » restant quant à lui l’apéritif local le plus prisé et la bière servie en 60cl. Bref un pays, une ville que les médias se sont trop vite empressés de décrier et qui méritent d’être découverts. Pour notre part nous sommes prêts à y retourner car grand comme 16 fois la France il faut beaucoup de temps pour tout explorer.

Après les Jeux, j’ai été informée par Josy BREGAL qu’un article paru sur Facebook faisait mention de mon intention de mettre un terme à ma fonction d’arbitre bénévole, elle s’en inquiétait. J’ai tout de suite démenti cette information et me suis interrogée sur le droit de diffuser de telles affirmations sans que j’en sois prévenue.

Il n’est pas question d’arrêter au contraire, forte de cette expérience, mon souhait est de transmettre à d’autres l’envie de s’investir dans un rôle riche d’émotions et de satisfactions. Ce n’est pas tant aux arbitres que je donnerais des conseils mais à nos dirigeants élus, qu’ils intègrent l’arbitrage comme une part essentielle du sport et qu’ils facilitent son développement.

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