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Jean SEPHERIADES, gloire du sport 1995

publié le 23 août 2010 à 11:59 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 1 janv. 2011 à 10:38 ]
 
 
Jean Séphériadès - Le premier Champion des Champions
 Jean Séphériadès est le seul rameur français à avoir gagné les
Diamonds Sculls à Henley (GB). Il avait acquis cette victoire, en 1946, lors de la 107ème régate annuelle en battant en finale l'américain Jack Kelly, le frère de la future princesse Grace de Monaco. Cette régate constituait cette année-là un véritable Championnat du Monde. La France attend depuis plus d'un demi siècle un successeur à cet illustre membre de la Basse Seine. Fort de cette victoire et, de ses succès ininterrompus en 1946, Jean Séphériadès avait été élu par le tout jeune quotidien sportif L'Equipe le premier "Champion des champions". Il reste le seul rameur à qui L'Équipe ait décerné ce titre.
 
L’année suivante Jean Séphériadès confirmait sa suprématie en remportant les Championnats d’Europe à Lucerne. Il est le dernier français champion d’Europe en skiff (un rameur seul).
Outre ces titres internationaux, Jean Séphériadès avait été sacré champion de France six fois de suite en skiff (1942-47), et une fois en double scull (1945), associé à Giriat. 


       

Il prit des responsabilités à la commission technique de la Fédération française des Sociétés d’Aviron. Les rameurs de L’Encouragement Raymond Salles et Gaston Mercier, champions olympiques en 1952, o­nt été sélectionnés par l’équipe technique qu’il dirigeait.

Jean Séphériadès a été élève à l'Ecole Supérieure de Commerce de Paris. Après ses études il devint un chef d'entreprise apprécié et respecté , aussi honnête dans les affaires qu'il l'avait été dans le sport. Il méritait le fair play comme il le montra aux Régates Royales d'Henley en donnant une seconde chance à Jack Kelly qui avait raté le départ de l'épreuve.

En 1978, Jean Séphériadès fut élu à la présidence de la Société Nautique de la Basse Seine, fonction qu'il occupa durant 13 ans.

Le 21 août 2001, Jean Séphériadès est décédé accidentellement, à l’âge de 79 ans

« Je ne me suis jamais senti aussi fort qu’aujourd’hui, si je suis battu, je n’aurai rien à regretter, car c’est la première fois que je viens à HENLEY. Je me sens capable de gagner ! » Voilà ce que déclarait Jean Séphériadès à Robert Boutin, envoyé spécial de « l’Equipe », le 6 juillet 1946, une demi-heure avant le départ de la plus grande des épreuves d’aviron : les « Diamonds Sculls », créée 100 ans plus tôt (1844).
C’est rendre un hommage particulier à Jean Séphériadès que de rappeler sa magnifique victoire d’Henley devant le favori : l’Américain Jack Kelly (fils du champion olympique de la spécialité en 1920, et frère de celle qui allait devenir la Princesse Grâce de Monaco).

« La course fut magnifique.  Après un faux départ de Kelly, les deux hommes démarrent à 44 coups de pelle/minute. Avantagé par son poids (14 kg de plus) l’américain prend de suite l’avantage puis revient à la cadence de 31 coups/minute. Séphériadès remonte progressivement, passe et prend une demi-longueur d’avance. Il comble peu à peu son retard et tente de passer à son tour, sans succès, car le Français répond à l’attaque. A mi parcours il a une demi-longueur d’avance. Kelly réagit de nouveau ; il rejoint notre champion national sans pouvoir le doubler. Finalement, comprenant l’inutilité de ses efforts, l’Américain n’insiste plus. Les 500 derniers mètres sont couverts sans véritable lutte. Séphériadès, dans un style parfait, augment à chaque coup de pelle son avantage, et termine avec 3 longueurs d’avance en 8’31’’ »



Voilà comment Jean Séphériadès a inscrit son nom au palmarès de la régate de Henley, la plus grande classique de l’aviron.

Né à Paris le 2 janvier 1922, Jean Séphériadès était un athlète d’une robustesse insoupçonnée, équilibré au physique comme le moral. Il court pour la première fois en quatre débutants en 1938. Voulant être seul responsable de ses efforts, il opte pour le skiff et entre à la Société Nautique de la Basse Seine. Après trois années d’effort dans cette spécialité ingrate il devient, en 1942, champion de France et le restera jusqu’en 1947, année où il remporte le titre de champion d’Europe ; à cette époque il n’y avait pas de championnat du monde. En 1948, aux Jeux de Londres, il sera éliminé en quart de finale. Sacré « Champion des Champions » en 1946 par le journal « l’Equipe », Jean Séphériadès était « Gloire du Sport » de la deuxième promotion (1994).

Il nous a quittés le 23 août 2001. Nombreux étaient ses amis de la S.N.B.S, de la Fédération, de l’A.I.A, de la FISF, dans la petite église de Chatou le 29 août, pour l'accompagner, dans le recueillement, à sa dernière demeure.

La FISF adresse à sa femme Josseline et à son fils Pierre ses respectueux sentiments de sympathie


Transmis par daniel Actif Vendredi 22 Février 2008 - 22:04
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