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Ego collectif

publié le 30 juin 2011 à 12:05 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 29 mars 2012 à 01:14 ]
Toute personne qui s’intéresse au sport de compétition et en particulier aux résultats des équipes de France tous sports confondus, durant cette saison 2011, ne peut rester indifférente aux résultats contrastés. Magnifiques succès des sports individuels, comme la natation, l’athlétisme, le tennis en Coupe Davis, alors que le parangon des sports collectifs, le football, sombrait dans les abîmes. Essayons d’analyser les deux situations. Première situation : l’équipe de France de football, sport collectif par essence, a échoué, certes pour des raisons techniques, d’entraîneur, où encore de préparation physique ; comme faire un stage final au niveau de la mer pour jouer le match le plus important à 1 400 mètres d’altitude. Mais l’échec vint surtout des raisons d’ego de chacun des joueurs. Quand le doute collectif apparaît, l’ego se développe et le psychique dégrade le somatique, et les performances du corps se détériorent.
 
Cela devient le tout à l’ego !!
Deuxième situation : les sports individuels qui ont sublimé leurs performances, tous ensemble. Des victoires individuelles qui se nourrissaient des succès de l’ensemble de l’équipe. Ces équipes de France constituées de compétiteurs individuels créaient ainsi un ego collectif. L’ego de chacun se sublimait dans l’ego collectif.
C’est une situation rare, que l’on rencontre parfois pour l’extase de tous. Ainsi l’aviron l’a rencontré à plusieurs reprises. En 1952 aux Jeux Olympiques d’Helsinki, à Lucerne au premier championnat du monde et particulièrement à Roudnice en 1993, où, après plus d’une décennie sans titre, l’équipe de France d'aviron conquière 3 titres de Champions du Monde en moins d’une heure.
 
Alors que faut-il pour provoquer cet ego collectif qui peut paraître un oxymore ?
A ce niveau de compétition, les athlètes sont à leur sommet de performances et souvent équivalentes aux uns et aux autres, et ce n’est pas le somatique qui fera la différence, ce sera le psychique. Le psychique il faut l’optimiser dans le collectif, pour cela il faut constituer des équipes composées uniquement de grands performeurs ayant une motivation intacte, se solidariser sur un drapeau, avoir un leader charismatique et surtout dédramatiser les situations.
L’ego collectif se nourrit de joie.
Daniel Forget
Vice Président de AIA
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