Lecture : Les Grandes Heures de l'Aviron Français

publié le 17 nov. 2015 à 06:24 par AIA Rameurs-Tricolores   [ mis à jour : 3 déc. 2015 à 00:46 ]
Lecture : Les grandes heures de l'aviron français
Ce sera un beau cadeau de Noël à offrir à votre bibliothèque de rameuse ou de rameur que cet ouvrage nous racontant avec bonheur les plus grandes heures de l'aviron français.

Marc Ventouillac, journaliste spécialiste de l'aviron dans le journal L'Equipe, s'est appuyé sur la Fédération Française d'Aviron et sur Charles Imbert, éminent international dans les années 1970 et ancien cadre technique national, pour nous faire aimer son livre.

LES GRANDES HEURES DE L’AVIRON FRANÇAIS 

Les éditions L'Equipe

120 pages, 200 photos et illustrations
Format : 23,6 x 26,4 cm - Couverture cartonnée Prix : 25 € 



Les grandes heures de l’aviron français

L’OUVRAGE

Depuis Hermann Barrelet, premier champion olympique de skiff, aux Jeux de Paris en 1900 jusqu’à la paire Azou-Delayre, vice-champion du monde en 2014, l’aviron français a écrit quelques unes des plus belles pages du sport français avec notamment 32 médailles olympiques depuis 1900.

Il a ainsi sacré quelques champions d’exception tels Michel Andrieux et Jean-Christophe Rolland, champions olympiques du deux sans barreur en 2000 ou Sébastien Vieilledent et Andrien Hardy, champions olympiques du deux de couple en 2004.

Du 30 août au 6 septembre 2015, la France accueillera les championnats du monde à Aiguebellette (Savoie). À cette occasion, L’Équipe et la Fédération Française d’Aviron publient conjointement ce beau livre richement illustré qui donnera l’occasion aux amoureux de l’aviron de revivre tous les exploits des rameurs français.

L’ AUTEUR

Spécialiste des sports olympiques, Marc Ventouillac couvre l’aviron à L’Équipe depuis vingt-cinq ans, en connait toutes les arcanes et bien entendu pratique l’aviron.

EXTRAITS

1900 PARIS - Le barreur inconnu

C’est peut-être le plus jeune champion olympique de l’histoire, mais personne ne sait comment il s’appelle. Il reste aujourd’hui encore un mystère et la seule information que l’on possède à son sujet c’est qu’il était licencié à la Société Nautique de la Basse Seine.

Cela se passait lors des premiers Jeux Olympiques de Paris, en 1900. Les Néerlandais Brandt et Kein qui faisaient figure de favoris du deux barré avaient un problème : leur barreur. Ou plutôt son poids. 60 kg sur la balance. Face à des Français qu’ils craignent par dessus tout, les Hollandais se mettent avant la finale en quête d’une personne qui ne constitue pas un trop gros handicap. Grâce au club banlieusard, ils le trouvent sous la forme d’un gamin de 33 kilos tout mouillé. C’est même trop léger et il doit embarquer avec un lest de cinq kilos placé à l’avant du bateau.

La course est serrée, mais après un départ canon, les Bataves l’emportent devant la paire Martinet-Waleff. Ils prennent le barreur dans leurs bras, posent avec lui pour la photo, et s’éloignent pour retrouver leurs proches. Ils racontent leur histoire, comment ils se sont retrouvés avec un enfant pour remplacer leur ami Hermanus Brockmann qui les a rejoints sur la berge...Un enfant, mais lequel ? Car dans la précipitation, le gamin s’est éloigné. Peut-être pour rejoindre ses parents. Les Néerlandais n’ont pas pensé à lui demander son nom, ni où il habitait. On le cherche mais en vain. Vu sa physionomie, il devait avoir une dizaine ou une douzaine d’années. En dépit des appels lancés sur le moment et dans les jours qui suivirent par les Hollandais, on ne devait jamais le retrouver. Il reste à jamais le barreur inconnu...

1984 LOS ANGELES - Le huit à sept rameurs

C’est une invention 100% française qui a marqué son temps, mais n’a duré que l’espace d’une régate: le huit à sept rameurs.
Cela s’est passé le 2 août 1984 sur le bassin olympique de Lake Casitas d’où les Bleus allaient revenir une fois de plus sans médaille malgré l’absence des pays de l’Est. Le huit tricolore disputait des repêchages a priori sans difficulté, le Chili étant promis à la dernière place. Sauf qu’après 150 mètres de course, le numéro 3 Jean-Jacques Martigne vit son aviron sortir de la dame de nage et lui échapper des mains. Martigne allait devenir un poids mort pour ses coéquipiers et tout au long de la course, on le vit se ballotter d’avant en arrière sur son siège, tentant de suivre le rythme du bateau. Un incident de course comme il en existe, sauf qu’il s’agissait en fait d’un... sabotage. La barrette de la fermeture de la dame de nage avait été limée dans sa partie terminale. Un incident semblable était advenu quelques semaines auparavant lors des Mondiaux juniors de Jönköping sans qu’on en trouve le coupable. Alerté par le DTN Bernard Bourandy, le jury de la fédération internationale se réunit aussitôt, examina l’embarcation et décida de reclasser les Français et de faire disputer la finale à sept bateaux.

Chevalier, Pons, Martigne, Taborski, Vibert-Vichet, Louvet, Lecointe, Duprat et le barreur Huguet-Balent devaient terminer sixièmes à six secondes du podium. Malgré les efforts du FBI, de la CIA, de la NSA, de la DGSE et du KGB, le coupable ne fut jamais retrouvé...