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- Adhésions et dons en ligne sur rameurs-tricolores.fr, cela fonctionne
L'AIA se modernise en mettant en service une solution de paiement en ligne des adhésions et des dons. Pour cela nous avons choisi la plateforme 100% sécurisée de Helloasso qui permet d'effectuer des règlements par Carte Bleue, Carte Visa et MasterCard. Vous pouvez désormais accéder à cette plateforme depuis notre site, depuis notre page d'adhésion/dons (cliquer sur le lien) ou depuis notre page Association des Internationaux d'Aviron sur le site de HelloAsso (cliquez sur le lien). Les paiements par chèque restent toujours possibles en retournant à notre adresse notre formulaire accompagné d'un chèque à l'ordre de "Association des Internationaux d'Aviron". Venez nous rejoindre et adhérez à l'AIA ou bien faites un don qui nous permettra de continuer nos actions à destination des rameuses et les rameurs.
- Assemblée générale : Myriam Lamolle élue Présidente de l'AIA
L’Assemblée Générale Ordinaire annuelle de l’AIA s’est tenue vendredi 21 octobre à la Société Nautique de la Basse Seine à Courbevoie. Cette assemblée s’est déroulée dans une sympathique ambiance et à vu l’élection au comité directeur d’Anne Nottelet Tollard, de Myriam Lamolle et du jeune olympien (RIO 2016) Benjamin Lang. Les principaux points à retenir de l’assemblée générale : La rameuse olympique d'Albi et d'aujourd'hui du club de Verdun (*), Myriam Lamolle succède à Bertrand Vecten après avoir été élue Présidente et nouvelle chef de nage de l’AIA. Elle devient donc la quatrième présidente de notre association qui fut créée en 1994 et présidée par Philippe Fauveau, jusqu’en 2002, suivi par Corinne Meadmore (2002-2004) puis par Bertrand Vecten (2004-2016). Une belle alternance entre l’aviron masculin et féminin. Bien qu’absent suite à une récente chute, Philippe Fauveau a été élu à l’unanimité Président d’honneur de l’AIA. Voici le nouveau visage de l’AIA : Présidente : Myriam LAMOLLE Vices présidents : Sylvie Matthews, Daniel Forget, Bertrand Vecten Secrétaire : Catherine Guilleret Trésorier : Alain Bouffard Membres du bureau : Patrick Bosdeveix, Henri Hellal, Yves Hocde, Benjamin Lang, Corinne Meadmore, Michel Prudhon, Anne Tollard Président d’honneur : Philippe Fauveau L’AIA remercie chaleureusement Monique Coupat et Fiorenzo Di Giovanni pour leurs actions au sein de l’association et qui ont décidé de ne pas se représenter. Ayez la certitude que la nouvelle présidente saura assurer le développement de notre Association des Internationaux d’Aviron dans le paysage de l’aviron français. Nous nous sommes retrouvés ensuite autour d'un diner amical, ce qui a permis de prolonger ensemble nos réflexions quand à nos futurs actions. (*) Pour en savoir plus sur Myriam Lamolle Présidente de l’Association des Internationaux d’Aviron Professeur d'Université à l'IUT de Montreuil, Université Paris 8 Chercheuse au Laboratoire d'Informatique Avancée de Saint Denis (LIASD) Club actuel : Cercle Nautique de Verdun (ex rameuse d'Albi Palmarès sportifs : Internationale d’Aviron de 1993 à 1999 10ème en 2xPL aux Jeux Olympiques d’Atlanta 1996 6ième en 2xPL aux championnats du monde d’aviron de Aigueblette 1997 Victorieuse de plusieurs régates internationales (2xPL, 1xPL) 4 titres de championnes de France (2xPL, 2xTC, 8+) Plusieurs fois médaillée en 1xPL aux championnats de France bateaux courts. Son palmarès complet sur le site de la FFA : http://site.avironfrance.fr/EquipesDeFrance/FichesAthletes/LAMOLLE_Myriam.htm
- Trois "Bourses pour ramer" 2016 viennent encourager nos jeunes.
Comme chaque année, ce sont dix bourses qui viennent d'être accordées par la FISF (Fédération des Internationaux du Sport Français) à 10 jeunes de tous horizons sportifs, dont 3 pour nos rameuses et nos rameurs. Cette année encore, l'Association des Internationaux d'Aviron (AIA) a présenté 4 candidatures permettant ainsi à 3 rameuses et rameurs des clubs de Lorient, Majolan et Perpignan d'obtenir une bourse de 600 € chacun. Un dossier a été refusé par la commission. Le dossier de demande de bourse est disponible sur notre site www.rameurs-tricolores.fr et peut être envoyé jusqu'au 30 juin. Le ou la candidat(e) devra être âgé de moins de 18 ans l’année de l’attribution de la bourse et ne doit pas être membre de l’équipe de France ou d’un pôle France. Dans 90% des cas, la ou le bénéficiaire est issu(e) d'une fratrie d'au minimum 2 enfants avec un parent absent ou en recherche d'emploi. Ces bourses sont destinées à des jeunes rameuses et/ou rameurs en situation sociale et économique difficile. Aucun niveau sportif minimum n’est requis pour obtenir cette bourse. L’Association des Internationaux d'Aviron se tient à votre disposition au 01 46 49 10 80 ou par courriel pour plus de renseignement. Pour tout savoir sur cette bourse, cliquer ici. Remerciements de rameuses et rameurs heureux : " Mesdames et Messieurs, C’est avec beaucoup d’émoi que je reçois votre courrier, et je vous en remercie. Cette attribution par vos soins va donner un coup de pouce pour cette nouvelle saison pleine de challenges !!! Mon entrée en matière lors des championnats de France bateaux longs seniors me donne toujours plus l'envie de me battre pour accéder sur les plus hautes marches. Le chemin des Olympiades n'en est qu'à son début, mais avec votre soutien et celui de mes proches et de mon club, je suis super motivé ! Cette aide sera utilisée pour mes frais de déplacements entre le club et le pôle et sur les différentes régates, mais aussi l'achat de vêtements techniques, etc .... Je ne manquerais pas de vous tenir informé de mes aventures tout au long de cette année sportive. P.A.R."
- La Team 1962 se retrouve à Troyes
L'équipe des premiers championnats du monde à Lucerne en 1962, s’est retrouvée à Troyes comme tous les 2 ans, à l'initiative de Martine, la compagne de Philippe Malivoir. A cette occasion nous avons posé une plaque de souvenir au club de la SN Troyenne pour nos amis disparus, André Fevret et Philippe Malivoir, médaillés d'argent en 4- à Lucerne. Georges Ville, le président du club, nous a accueillis avec grand plaisir. Étaient absents, Bernard Monnereau - Pierre Maddaloni - Robert Dumontois. Alain Bouffard Trésorier AIA
- Le CLUB INSEP Alumni (ex a.INS) crée SPORTEKI
Nous savons, pour l’avoir vécu chacun dans nos disciplines respectives, tous les efforts consentis par les sportifs de haut niveau (SHN) pour être performants et atteindre les sommets. Ce parcours exigeant fait de joies, de victoires et malheureusement parfois de blessures et de défaites, a débouché pour la plupart d'entre nous sur une performance, un record, une médaille mondial ou olympique. Cependant, nous savons aussi que toutes ces heures d’entraînement, de stages et de compétitions nécessaires à la haute performance laissent peu de temps pour préparer son avenir professionnel et entrer dans cette nouvelle vie qui attend le SHN au lendemain de sa dernière compétition. Si la France aime célébrer ses champions, elle peut aussi parfois avoir peu de mémoire pour les aider ensuite. Pourtant les choses évoluent et les nouvelles orientations ministérielles prennent en compte la reconversion que chaque SHN est en droit d’attendre. Même lointaine, celui-ci doit prendre en charge lui même et très précocement sa reconversion et la préparer si possible, dès son entrée dans le haut niveau C’est pourquoi CLUB INSEP Alumni (http://clubinsep.jimdo.com) l'association officielle des anciens et actuels athlètes de l'INSEP, crée SPORTEKI, premier portail web destiné à faciliter et démultiplier les contacts libres et directes entre les SHN et tous ceux - personnalités, institutions, organismes, entreprises publiques et privées, susceptibles de leur offrir des perspectives de formation, d'emploi et d'accompagnement à la reconversion. SPORTEKI se veut être un site d’accompagnement, d’échanges et de mise en relation, pour aider les SHN à franchir ce cap si important mais toujours difficile vers leur nouvelle vie. La Fondation d'entreprise Aéroports de Paris soutient financièrement SPORTEKI, projet solidaire et philanthropique, en dehors de toute dimension commerciale. D'autres partenaires sont en passe de nous rejoindre, mais sans attendre nous avons lancé une campagne de financement participatif pour lequel je sollicite votre soutien. Cliquez sur ce lien : http://www.fosburit.com/projets/projet/sporteki-portail-web-dedie-a-la-reconversion-des-shn/ Je compte sur vous et d'avance merci. Amitiés Stéphane Traineau Président Club INSEP Alumni
- Mémoire d'Aviron
Mémoire d'aviron - Textes de Michel Brignot - Photographies d'Anthony Benoit. Editions de La Passerelle 2016 258 pages. Format 27 X 21 cm. Prix de vente : 38 euros en librairie. Disponible contre frais d'expédition auprès de l'éditeur (Editions de La passerelle - 16 B Rue de la Sous-Préfecture 39100 DOLE - 08 90 39 09 55) ou sur le stand de Mag Aviron sur les régates nationales d'aviron. Sans les rivières, les lacs et les bassins consacrés à sa pratique, l’aviron ne serait pas ce qu’il est tant les lieux que fréquentent les athlètes sont intimement liés à leur destin. De Henley au Rotsee, du Bosbaan au lac de Karapiro, de la rivière Charles au lac de Bled, de l’écrin d’Aiguebelette au bassin de Plovdiv, tous ces noms chantent aux oreilles des initiés ou des amateurs de rames. Des lieux où s’est écrite l’histoire de l’aviron et où quelques rameurs sont entrés dans la légende. La plume de Michel Brignot sert ici les images d’Anthony Benoit pour vous faire revivre ou découvrir quelques-uns de ces moments saisis depuis la berge ou même sur l’eau. Là où les hommes se retrouvent pour ramer, se nouent parfois de belles et surprenantes intrigues. Michel Brignot et Anthony Benoit ont également mis en scène les embarcations, fidèles complices et compagnons de chaque instant des rameurs. Mais cette dualité n’est pas naturelle. Elle est le fruit d’un apprentissage acharné et d’un travail de longue haleine. Le bateau, d’abord farouche et indocile monture, devient peu à peu l’instrument privilégié des athlètes qui le domptent pour glisser au fil de l’eau, se mesurer à eux-mêmes, puis à leurs concurrents. Qu’il soit à terre ou sur l’eau, il nous conte son histoire. Il nous parle à sa façon de son quotidien avec les hommes, de toutes ces heures vécues ensemble à construire un avenir et bâtir une amitié. Car sans son bateau, le rameur n’est rien. Mais l’inverse est tout aussi vrai, tant rameurs et bateaux sont indissociables. Bassins et bateaux vous sont présentés ici à travers des images et des textes qui sont à chaque fois une belle page de vie. Préface de Jean-Christophe Rolland - Président de la Fédération Internationale des Sociétés d'Aviron Y avait-il plus belle manière de présenter l’aviron que de s’intéresser aux lieux où il se pratique et aux humains qui le font vivre ? C’est ce défi qu’ont voulu relever Michel Brignot et Anthony Benoit qui se sont rencontrés au bord des bassins d’aviron. Le premier, médecin de l’équipe de France d’aviron, a assouvi ici sa passion de l’écriture. Le second, ancien barreur international, s’est adonné à l’exercice de la photographie qu’il affectionne. Le résultat, c’est ce très bel ouvrage dans lequel vous sont livrés les atmosphères si particulières des bassins d’aviron ainsi que des portraits de rameurs dans la pratique de leur art. Je souhaite le meilleur accueil possible dà ce livre par le public. Nul doute que sa lecture servira la promotion de notre très beau sport et donnera envie de le découvrir au plus grand nombre par delà les frontières.
- Noël Vandernotte. L'extraordinaire destin du plus jeune médaillé olympique
L'incroyable histoire de Noël Vandernotte, un de nos anciens internationaux français d'aviron qui a aujourd'hui 91 ans, vient à paraître aux éditions Atlantica. Description Noël Vandernotte, issu d’une famille de patriotes sportifs, est le plus jeune médaillé olympique de l’Histoire. Il reçoit deux médailles de bronze à Berlin en 1936 à l’âge de 12 ans en aviron. Il entre ensuite dans la résistance sur les pas de son père en 1940 et échappe aux griffes de la Gestapo à plusieurs reprises en exhibant sa carte d’accréditation olympique. Réfugié clandestin à 17 ans à Anglet au Pays basque chez son oncle Étienne Etchebarne, il continue à pratiquer l’aviron et le basket-ball pendant l’occupation. À 22 ans, il est champion de France d’aviron en quatre barré sous les couleurs de son club de coeur, le Cercle d’Aviron de Nantes avec trois de ses équipiers des JO de Berlin dix ans plus tôt : ses oncles Fernand et Marcel Vandernotte et le fidèle Marcel Chauvigné. En 2015, la République lui décerne pour son action au service du sport et de la France, la Légion d’honneur ; il est âgé aujourd’hui de 91 ans. Écrivain et journaliste, Henri Charpentier est aussi un passionné de Formule 1 et de rugby. Ancien rédacteur en chef à France Inter, il est, avec neuf ouvrages déjà parus, l’un des historiens les plus éminents de l’olympisme moderne. Editions Atlantica Prix: 22.00 € Format: 15x21 cm - 328 pages Parution : 09/10/2015 ISBN: 9782758800484
- La loi sur le statut de sportif de haut niveau adoptée
L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité dans la nuit de lundi à mardi une proposition de loi socialiste, pour «protéger les sportifs de haut niveau et professionnels et à sécuriser leur situation juridique et sociale». Statut des sportifs de haut niveau : «Une avancée pour éviter le drame humain» Porté par la députée Brigitte Bourguignon, ce texte a été soutenu par le gouvernement et salué dans une tribune par une cinquantaine de sportifs. Il reprend plusieurs propositions d'un rapport rendu en février au secrétaire d'Etat Thierry Braillard par le juriste du sport Jean-Pierre Karaquillo, pointant entre autres qu'environ 5 000 des 6 500 sportifs de haut niveau ne sont pas salariés, et donc pas couverts en cas d'accident sportif. Des mesures protectrices (information Le Parisien) : Le texte prévoit la création d'un «statut» des sportifs et entraîneurs professionnels salariés, au travers d’un contrat de travail à durée déterminée spécifique. Un dispositif de couverture accidents du travail-maladies professionnelles pour la pratique sportive des athlètes de haut niveau sera aussi créé, avec une obligation d'assurance individuelle-accident, mise à la charge de la fédération de l'athlète. Les fédérations sportives devront assurer le suivi socioprofessionnel de leurs licenciés inscrits sur la liste des sportifs de haut niveau, en lien avec l'État, les entreprises et les collectivités territoriales. La commission des Affaires culturelles, qui avait aussi voté la proposition de loi à l'unanimité, avait entre autres ajouté une mesure en faveur des droits des sportives de haut niveau en cas de maternité. Dans l'hémicycle, les députés ont encore retouché le texte avec des amendements de divers groupes, pour permettre aux sportifs de haut niveau de déroger à la limite d'âge de 25 ans pour signer un contrat d'apprentissage, ou pour leur ouvrir la procédure de validation des acquis de l'expérience (VAE). I ls ont aussi voté un amendement permettant la conclusion d'un contrat inférieur à douze mois dans les cas où le salarié est mis à la disposition d'une fédération comme membre d'une équipe de France ou muté temporairement au sein d'un autre club. Pour en savoir plus : http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/protection_sportifs_haut_niveau_professionnels.asp
- Les Grandes Heures de l'Aviron Français
Un beau cadeau de Noël à offrir à votre bibliothèque de rameuse ou de rameur que cet ouvrage nous racontant avec bonheur les plus grandes heures de l'aviron français. Marc Ventouillac, journaliste spécialiste de l'aviron dans le journal L'Equipe, s'est appuyé sur la Fédération Française d'Aviron et sur Charles Imbert, éminent international dans les années 1970 et ancien cadre technique national, pour nous faire aimer son livre. LES GRANDES HEURES DE L’AVIRON FRANÇAIS Les éditions L'Equipe 120 pages, 200 photos et illustrations Format : 23,6 x 26,4 cm Couverture cartonnée Prix : 25 € L’OUVRAGE Depuis Hermann Barrelet, premier champion olympique de skiff, aux Jeux de Paris en 1900 jusqu’à la paire Azou-Delayre, vice-champion du monde en 2014, l’aviron français a écrit quelques unes des plus belles pages du sport français avec notamment 32 médailles olympiques depuis 1900. Il a ainsi sacré quelques champions d’exception tels Michel Andrieux et Jean-Christophe Rolland, champions olympiques du deux sans barreur en 2000 ou Sébastien Vieilledent et Andrien Hardy, champions olympiques du deux de couple en 2004. Du 30 août au 6 septembre 2015, la France accueillera les championnats du monde à Aiguebellette (Savoie). À cette occasion, L’Équipe et la Fédération Française d’Aviron publient conjointement ce beau livre richement illustré qui donnera l’occasion aux amoureux de l’aviron de revivre tous les exploits des rameurs français. L’ AUTEUR Spécialiste des sports olympiques, Marc Ventouillac couvre l’aviron à L’Équipe depuis vingt-cinq ans, en connait toutes les arcanes et bien entendu pratique l’aviron. EXTRAITS 1900 PARIS - Le barreur inconnu C’est peut-être le plus jeune champion olympique de l’histoire, mais personne ne sait comment il s’appelle. Il reste aujourd’hui encore un mystère et la seule information que l’on possède à son sujet c’est qu’il était licencié à la Société Nautique de la Basse Seine. Cela se passait lors des premiers Jeux Olympiques de Paris, en 1900. Les Néerlandais Brandt et Kein qui faisaient figure de favoris du deux barré avaient un problème : leur barreur. Ou plutôt son poids. 60 kg sur la balance. Face à des Français qu’ils craignent par dessus tout, les Hollandais se mettent avant la finale en quête d’une personne qui ne constitue pas un trop gros handicap. Grâce au club banlieusard, ils le trouvent sous la forme d’un gamin de 33 kilos tout mouillé. C’est même trop léger et il doit embarquer avec un lest de cinq kilos placé à l’avant du bateau. La course est serrée, mais après un départ canon, les Bataves l’emportent devant la paire Martinet-Waleff. Ils prennent le barreur dans leurs bras, posent avec lui pour la photo, et s’éloignent pour retrouver leurs proches. Ils racontent leur histoire, comment ils se sont retrouvés avec un enfant pour remplacer leur ami Hermanus Brockmann qui les a rejoints sur la berge...Un enfant, mais lequel ? Car dans la précipitation, le gamin s’est éloigné. Peut-être pour rejoindre ses parents. Les Néerlandais n’ont pas pensé à lui demander son nom, ni où il habitait. On le cherche mais en vain. Vu sa physionomie, il devait avoir une dizaine ou une douzaine d’années. En dépit des appels lancés sur le moment et dans les jours qui suivirent par les Hollandais, on ne devait jamais le retrouver. Il reste à jamais le barreur inconnu... 1984 LOS ANGELES - Le huit à sept rameurs C’est une invention 100% française qui a marqué son temps, mais n’a duré que l’espace d’une régate: le huit à sept rameurs. Cela s’est passé le 2 août 1984 sur le bassin olympique de Lake Casitas d’où les Bleus allaient revenir une fois de plus sans médaille malgré l’absence des pays de l’Est. Le huit tricolore disputait des repêchages a priori sans difficulté, le Chili étant promis à la dernière place. Sauf qu’après 150 mètres de course, le numéro 3 Jean-Jacques Martigne vit son aviron sortir de la dame de nage et lui échapper des mains. Martigne allait devenir un poids mort pour ses coéquipiers et tout au long de la course, on le vit se ballotter d’avant en arrière sur son siège, tentant de suivre le rythme du bateau. Un incident de course comme il en existe, sauf qu’il s’agissait en fait d’un... sabotage. La barrette de la fermeture de la dame de nage avait été limée dans sa partie terminale. Un incident semblable était advenu quelques semaines auparavant lors des Mondiaux juniors de Jönköping sans qu’on en trouve le coupable. Alerté par le DTN Bernard Bourandy, le jury de la fédération internationale se réunit aussitôt, examina l’embarcation et décida de reclasser les Français et de faire disputer la finale à sept bateaux. Chevalier, Pons, Martigne, Taborski, Vibert-Vichet, Louvet, Lecointe, Duprat et le barreur Huguet-Balent devaient terminer sixièmes à six secondes du podium. Malgré les efforts du FBI, de la CIA, de la NSA, de la DGSE et du KGB, le coupable ne fut jamais retrouvé...
- Le CNA Rouen créée un nouveau lien entre les générations.
Le samedi 20 juin 2015, le jeune Président du CNA ROUEN, Nicolas PETIT, avait rassemblé tous les membres du Club pour fêter le lancement du Défi Seine, un huit Empacher tout neuf, sur les eaux de la Seine. Le président et les bénévoles ont voulu créer un nouveau lien entre les générations du CNAR en invitant tous les anciens qui ont fait la gloire du club au niveau national et international. Quelle belle image que ces quelques coups de pelles en quatre de couple de 3 rameurs et rameuses olympiques, Stéphane Barré (JO de 1996), Corinne Meadmore-Berset (ex-Le Moal / JO de 1976 & 1992) et Jean-Marc Porte (JO de 1968 en double-scull avec Gilbert Vallanchon à l'étranger à ce moment là), ayant pour chef de nage la toute jeune Eva Klimacek, 4e en skiff Minime 2015 ! Un beau bateau symbolisant l’héritage de ce grand club et encourageant le rêve des nouvelles générations à devenir des Olympiens.
- Comme l'AIA, soutenez la campagne #JeReveDesJeux #Paris2024
Chers amis du sport français, Si vous aussi, vous avez envie que la France accueille le plus grand des événements sportifs et souhaitez démontrer que c’est tout un pays qui aspire à le faire, si comme nous, vous « rêvez des Jeux », alors rejoignez-nous et participez à l’aventure. Vous pouvez : Adresser un sms à 65 centimes d’euros au 7 2024 en inscrivant le message 2024 Acheter un ou des bracelets « Je rêve des jeux » via votre association, votre commune, votre entreprise, par distributeurs de cent ou à l’unité http://www.jerevedesjeux.com/ruban Participer aux enchères offertes par les champions français chaque semaine sur le site : http://www.jerevedesjeux.com/toutes-les-encheres Adhérer au mur des contributeurs avec paiement à hauteur de 20, 24 euros https://fr.sponsorise.me/fr/13479/checkout/?utm_medium=partnership&utm_source=jrdj&utm_campaign=wall&utm_content=cta&utm_term=Iparticipate Ou mieux encore faire partie des premiers 2024 contributeurs à 2024 euros http://cno.franceolympique.com/paiement/paris2024/jerevedesjeux.php?utm_medium=partnership&utm_source=jrdj&utm_campaign=donation&utm_content=cta&utm_term=2024donors Tous les renseignements sont sur le site http://www.jerevedesjeux.com/ Votre engagement, quel qu’en soit le niveau, est essentiel, il va nous permettre de faire de cette candidature la vôtre et celle de tous les Français. Merci d’avance pour votre participation et le relais de cette information auprès de vos amis et relations. Rejoignez la communauté de ceux qui rêvent déjà des Jeux : http://espritbleu.franceolympique.com/espritbleu/cat/9/579.php Nous comptons sur vous tous et sur chacun d’entre vous Bien à vous Denis Masseglia Président du Comité National Olypique Français (CNOSF) Ancien international d'aviron
- A la découverte de... Hugo Laborde (aviron)
Dans son édition "Montagne" du mercredi 20 Mai 2015, Metro-Sport via la plume de Frédéric Sougey, publiait un article "Découverte du ... Hugo Laborde" mettant en valeur à la fois ses qualités de rameur, son parcours scolaire et sportif, et ses projets. Il aurait dû participer aux championnats de France Universitaire d'aviron le week-end prochain, à Bourges Val d'Auron, mais un calendrier de compétitions trop chargé l'empêchera de défendre son titre. Cela ne nous empêche pas de faire mieux connaissance avec le rameur de l'Aviron Grenoblois et étudiant à l'UJF Hugo Laborde, qui nous parle de ses parcours sportif et scolaire mais aussi de ses prochaines échéances importantes et de son objectif à long terme. Ses parcours sportif & scolaire J’ai 21 ans et je suis actuellement étudiant à l’IUT Génie Thermique et Énergie de Grenoble au sein de l’Université Joseph Fourier. J’ai commencé l’aviron par hasard, pour suivre mes copains du collège Mercier-Saint-Paul de Meulan (78), ma ville d’origine. Après trois ans d’initiations, j’ai pu intégrer le pôle espoir Île-de-France : nous étions à l’internat au centre du Bataillon de Joinville à Fontainebleau. Ce fut un grand pas pour moi : du collège au lycée, de l’aviron découverte au sport de haut niveau et surtout du cocon familial à l’internat rempli de sportifs et de militaires ! 60 sportifs entre 15 et 25 ans, je vous laisse imaginer l’ambiance ! Ce fut une grande aventure et nous ne manquons pas de nous rappeler les bons moments passés ici. Durant ces deux années d’internat, j’ai réussi à intégrer l’équipe de France Junior et j’ai pu vivre mes premiers championnats du Monde. Une fois le baccalauréat en poche, mon coéquipier et moi avons décidé de continuer notre aventure ensemble, à Grenoble cette fois-ci. La ville remplissait pour nous tous les critères pour le titre de « ville parfaite » : Un des meilleurs clubs Français d’aviron (1 er club en 2012), une région hyper dynamique au niveau sportif et scientifique, une ville étudiante… Depuis septembre 2013, je vis donc au sein de « la cuvette » pour y mener mon double projet : au sein de « l’Aviron Grenoblois », nous avons trouvé de nouveaux coéquipiers qui sont maintenant de fidèles amis pour s’entrainer chaque jour. Lire la suite de l'article : http://metro-sports.fr/montagne/sport-u-grenoble/8756-a-la-decouverte-de-hugo-laborde-aviron.html Avec nos remerciements à l'auteur Frédéric Sougey ainsi qu'à Metro Sports, le site d'actu des clubs et des sportifs des Alpes. Rappel du palmarès en équipe de France de Hugo Laborde à ce jour. 2011 - 4+ 9 ième aux championnats du monde juniors 2012 - 4+ 6 ième aux championnats du monde juniors 2014 - 4- 11 ième aux xhampionnat du monde "Moins de 23 ans"
- Albéric Cormerais : Il nous a tirés vers le haut
Le groupe bancaire BPCE partenaire du Comité National Olympique du Sport Français parle sur son site Internet http://www.votrecoach.fr/ des coachs sportifs de nombreuses disciplines sportives via diverses rubriques toutes plus intéressantes les unes que les autres, et notamment : - Conseils de coach - Histoires de coaching - Actualités des coachs - ... Que ce soit le football avec Carlo Ancelotti (entraineur du Real de Madrid), la natation avec Romain Barnier (entraineur en chef des équipes de France de natation), le combiné nordique avec Étienne Gouy (équipe de France masculine de combiné nordique) ou encore le handball avec le célèbre Claude Onesta (sélectionneur de l’équipe de France) et de nombreux autres encore, ces articles apportent beaucoup au lecteur. L'aviron y a aussi sa part depuis ce mois de février 2014 avec un sujet intitulé “Aviron : Il nous a tirés vers le haut” par l'intermédiaire de l'international Albéric Cormerais qui nous parle de son entraîneur de club Vincent Martin qui a largement contribué à sa carrière et à sa médaille d'or lors des derniers championnats du monde U23 (catégorie Moins de 23 ans). Voici cet article, avec l'aimable autorisation de VotreCoach.fr : Insuffler un état d’esprit J’ai découvert l’aviron à 10 ans lors d’une classe verte avec mon école primaire et j’ai beaucoup apprécié. À la rentrée, ma mère m’a inscrit au club le plus près de chez moi, le Cercle nautique de France, à Neuilly. J’ai alors eu un premier entraîneur qui m’a fait progresser durant mes années minimes et cadets. Lorsque je suis passé junior, un nouvel entraîneur, Vincent Martin, est arrivé au club et il a pris en main tout un groupe de jeunes. Si le contenu des séances n’a pas fondamentalement changé, il a apporté un nouvel état d’esprit. Il a créé une formidable dynamique dans le club, qui nous a tirés vers le haut malgré de mauvaises conditions d’entraînement, une salle de musculation défectueuse, de vieux bateaux et le courant très fort de la Seine. Bien sûr, il n’a pas changé le courant de la Seine, mais il a obtenu que l’on puisse ramer de temps en temps sur un bassin adapté à Mantes, il a décroché des moyens pour refaire la salle de musculation et pour changer nos bateaux. À mon écoute Et puis, surtout, il a amené son enthousiasme et sa rigueur. Par exemple, il nous a demandé de faire un travail de musculation après les séances sur l’eau. Au début j’ai eu du mal à m’adapter, je n’en voyais pas l’intérêt. La première compétition, je l’ai terminée loin derrière le premier. Mon coach m’a dit : ce n’est pas cette année que tu seras champion de France, mais cela viendra. Puis j’ai fini par adopter ses méthodes et finalement, au printemps, je devenais champion de France juniors en skiff et j’intégrais l’Équipe de France, avec à la clé un titre de vice-champion du monde ! Depuis j’ai pris mes marques avec lui, nous avons nos habitudes et il y a désormais au club un vrai groupe de rameurs qui s’entraînent au quotidien. Sans cet élan, jamais je n’aurais intégré l’Équipe de France.Et puis il sait être à l’écoute. En 2013, avec mes partenaires en quatre de couple, nous avions terminé à une décevante 5e place aux championnats du monde. Comme j’étais en école de commerce, je devais partir six mois à l’étranger. Alors que beaucoup ont essayé de me dissuader de me lancer dans ce projet, en me disant que je ne pouvais pas me permettre de rester dans le groupe sans m’entraîner intensivement, lui m’a soutenu, en me disant que cette coupure allait me faire du bien. Et je suis ainsi parti en Hongrie durant un semestre, il m’avait fait un petit programme pour m’entretenir. J’ai repris l’entraînement en janvier 2014, frais, bien dans mes baskets, la déception oubliée et six mois après… avec mon coéquipier Mickaël Marteau, nous devenions Champions du monde des moins de 23 ans en deux de couple ! Ces nombreux articles et actualités sur les coachs sont enrichis régulièrement et disponibles sur ce site et sur les réseaux sociaux. Nous vous encourageons vivement à les y découvrir et à vous y abonner : - Site Internet : http://www.votrecoach.fr/ - Page Facebook : https://www.facebook.com/VotreCoachByGroupeBPCE - Compte Twitter : https://twitter.com/VotreCoach Avec nos remerciements au Groupe BPCE pour nous avoir autorisé à publier ces quelques lignes.
- Jérémie Azou, rameur du mois sur Worldrowing
La Fédération Internationale des Sociétés d'Aviron (FISA), par son site www.worldrowing.com a promu notre international, Jérémie Azou, rameur du mois en janvier 2015. A cette occasion, une interview est parue sur ce site (cliquez sur le lien) nous permettant de mieux connaître ce rameur très attachant. Vous trouverez ci-près la traduction française de cet entretien. 1. Avant d’avoir commencé à pratiquer l’aviron, vous étiez déjà sportif. Comment et pourquoi vous êtes-vous impliqué dans le sport en général ? Oui, je me suis essayé à plusieurs sports étant jeune (football, tennis, gymnastique et natation). J’ai toujours été un peu hyperactif dans mon enfance. C’était un bon défouloir. J’ai fait quatre ans de natation avant d’attaquer l’aviron (entre 8 et 12 ans). Je nageais 7 fois par semaine. C’est ici que j’ai appris les bases de l’entrainement et que j’ai commencé la compétition. 2. Pourquoi l’aviron ? Après quatre années à compter les carreaux de la piscine j’en ai eu marre. J’ai décidé d’arrêter et de changer (même si j’avais un bon niveau). Au début je pensais faire de l’athlétisme ou du triathlon parce que j’avais de bonnes aptitudes pour ces sports. Mon père m’a proposé d’essayer l’aviron (sport qui m’était complètement inconnu à l’époque. Et personne n’en avait jamais fait avant dans ma famille). Pour mon premier essai j’ai retrouvé des copains d’enfance (entre temps j’avais déménagé avec mes parents). Je suis d’abord resté pour les copains…jusqu’au jour où ils ont arrêté, et j’ai continué. 3. Vous avez remporté bon nombre de médailles dans diverses catégories de bateaux au fil des années – LM1x, LM2x et LM4x. Comment chacune de ces catégories sont-elles uniques et spéciales à vos yeux ? Il n’y a que le double au programme des Jeux Olympiques pour les Poids Légers. Ce bateau s’impose donc comme le plus intéressant sportivement et le plus motivant. Ayant surtout évolué en deux de couple, c’est l’embarcation dans laquelle j’ai le plus d’expérience, le plus de résultats et donc de bons souvenirs. C’est un bateau qui reste facile à ramer. C’est la raison pour laquelle il faut aller au plus profond de la cohésion si l’on veut faire la différence. C’est ce que j’apprécie dans ce bateau. En France le système de sélection se base sur la valeur individuelle de chacun. Chaque année le championnat de France en Skiff permet de nommer les deux « élus » qui composeront le double pour la saison internationale. Le skiff est donc un passage incontournable et obligatoire pour tout rameur poids léger français souhaitant poursuivre l’aventure et aller un jour aux JO. C’est d’ailleurs une grosse partie de notre entrainement : la quasi-totalité de la préparation hivernale se fait en skiff. Indépendamment de l’importance du skiff dans notre système de sélection j’aime ce bateau. Je reste aussi un solitaire dans l’âme. J’aime n’être confronté qu’à moi-même, connaitre ma valeur et me sentir seul sur l’eau à l’entrainement le matin quand le ciel se lève. C’est à la fois un moment de plénitude et de vide intérieur. Le 4x reste le bateau roi. Il n’y a rien de plus beau qu’une victoire collective. J’y ai fait ma première médaille internationale et je viens d’un club dont c’est la spécialité. Ça reste donc mon bateau de cœur. La sensation de glisse, de vitesse et de cohésion reste exceptionnelle quand on la ressent dans cette embarcation. 4. De quel résultat êtes-vous le plus fier en aviron ? Question très difficile en effet, je dirais pour l’instant notre finale à Henley. Le cadre, le format de course, la confrontation poids léger contre poids lourds, le coté mythique, la concurrence, l’aboutissement et la difficulté de la course, la victoire sur le fil, le coté British….la liste est trop longue mais il semblerait que ce soit le résultat dont je suis le plus fier pour l’instant. 5. Quelle a été votre course la plus mémorable ? Pourquoi ? Je n’aime pas trop répondre à ce type de question parce qu’il est évident que chaque victoire reste mémorable et a sa propre histoire. Je mentionnerais néanmoins notre finale à Henley (une fois de plus). Le cadre était impressionnant, nous étions poids légers, Stany revenait de blessure, tout s’est joué dans les derniers mètres à l’issue d’un super duel. 6. Quelle est votre force principale ? Sans hésiter le mental. Je pense que j’ai cette qualité depuis le début. Je l’ai certainement hérité de mon éducation. 7. A votre avis, quelle est votre principale faiblesse ? Surement la technique. J’ai une approche assez basique et pragmatique du coup d’aviron. Il faut constamment que je travaille ma technique pour rentrer dans le « moule » quand je suis en équipage. 8. Votre avis, comment Stany Delayre et vous-mêmes vous complétez-vous ? Je pense que nous nous sentons bien dans nos rôles respectifs. A son poste Stany doit constamment s’adapter à mon geste. Tel un caméléon il doit se calquer sur ma manière de faire. La difficulté consiste à arriver à s’employer à 100% dans un geste qui ne t’appartient pas. De mon côté j’ai la liberté « d’imposer » mon « style ». Je donne le rythme en essayant d’être le plus régulier possible. Je dois être un métronome. Pour le reste nous sommes sur le même fonctionnement, c’est ce qui fait notre force : générosité dans l’effort, écoute de l’autre, confiance, rigueur et……gestion du poids. 9. Vous avez remporté la Double Sculls Challenge à la Régate Royale de Henley en 2014. Qu’est-ce que cela représente pour vous ? Comme mentionné plus haut il s’agit certainement du plus beau souvenir de notre carrière pour l’instant (c’est d’ailleurs la photo de couverture de mon compte Face Book) 10. Comment décrieriez-vous vos adversaires principaux en double poids léger ? Nous avons la chance d’avoir des adversaires de choix. Chacun à sa signature : j’aime la technique des Sud-Africains, la combativité des italiens, la bonhomie des norvégiens, la jeunesse des allemands. Sans oublier les Suisses qui forment un super tandem je trouve. 11. Vous avez récemment réalisé un temps de 5:57.5 sur l’ergomètre. Comment cela s’est-il passé ? J’ai battu tous mes chronos de référence sur la préparation. Mais j’étais assez méfiant parce que l’an dernier il m’était arrivé presque la même chose sauf que je n’avais signé « qu’un » 6’09’’5. Ça reste donc la course d’un jour. Mais cette fois c’était la bonne. Je suis parti sur des bases prudentes (1’30-1’31 de moyenne). Au passage du 1000m je savais que je passerais sous les 6’. J’avais encore de bonnes jambes. J’ai surtout fait un super dernier 500m (1’26’’6). C’est ce qui explique le chrono final (1’30’’1, 1’30’’7, 1’30’’2, 1’26’’6). Je suis très fier d’être passé sous la barre mythique des 6’. J’espère encore m’améliorer. 12. Avez-vous un bassin d’aviron préféré ? Aiguebelette bien sûr. Nous faisons beaucoup de stage avec l’Equipe de France là-bas. Les conditions sont souvent idéales, le cadre est juste magnifique….et c’est proche de Lyon où j’habite. 13. Vous êtes le parrain de l’équipe nationale junior. Qu’est-ce que cela représente pour vous et comment avez-vous rempli ce rôle ? Je suis le parrain de l’Equipe de France Junior depuis 2009. Chaque année je passe les voir pendant leur préparation terminale. Je parraine souvent un bateau plus particulièrement. Quand j’interviens j’essaie de leur faire passer des messages importants : concilier sport et études c’est possible, ça demande une bonne organisation mais c’est réalisable. Ils peuvent demander des aides financières aux institutions locales ou régionales, je les aide à faire des courriers ou contacter les bons services. Je parle de régime à ceux qui voudront faire poids légers. Je les incite à me poser leurs questions via les réseaux sociaux et Face book pour leur apporter un maximum d’expérience. C’est le plus important : les motiver et partager son expérience. Je reste persuadé que quelques mots et quelques conseils peuvent changer une carrière. Si je le fais c’est par conviction et parce que je n’en ai pas bénéficié quand j’étais plus jeune. 14. Comment décririez-vous l’état actuel du sport de l’aviron en France ? Nous souffrons d’un manque de visibilité (comme beaucoup trop de sports olympiques français). C’est triste mais l’amateurisme qui touche notre sport le protège aussi, je pense, du dopage et de certains abus. Tous les rameurs français suivent des études et ont un métier en plus de leurs entrainements. Je me suis amusé à calculer : en moyenne, un rameur français finit sa carrière avec un grade Master1. Je trouve ça super. Je pense que nous ne sommes pas loin de l’équilibre parfait pour un athlète où il peut s’épanouir socialement via sa passion et sa profession. La semi-professionnalisation reste le meilleur compromit à mes yeux. 15. Vous êtes physiothérapeute et avez récemment fait une formation en ostéopathie. Qu’est-ce qui vous a conduit à choisir cette profession et quels sont vos but professionnels ? J’ai eu la chance de savoir très jeune ce que je voulais faire comme métier (vers 12-13 ans). Dans mon entourage j’ai toujours connu des kinésithérapeutes, c’est peut-être ce qui a déclenché cette vocation. Je suis en train de finir ma formation d’ostéopathie (je serais diplômé en Juin 2015). J’adore mon métier : le relationnel avec les patients, la rééducation, l’anatomie, la physiologie, la satisfaction de soulager les gens……J’aime me dire que mes mains sont mes outils de travail. J’aimerais monter ma propre structure de soins une fois ma carrière de sportif terminée. J’interviens aussi dans les entreprises pour faire de la prévention et former le personnel en « Gestes et Postures ». Le concept me plait beaucoup et je reste persuadé qu’il y a un gros travail de fond à faire pour limiter certaines pathologie comme les troubles musculo-squelettiques. 16. Comment avez-vous réussi à combiner vos études professionnelles avec la pratique de l’aviron au niveau élite ? Ça n’a pas été facile. Je pense que ça a retardé un peu ma progression. Mais je ne regrette rien. Mes années passées à l’école de kiné ont été dures : je ne faisais que travailler et m’entrainer, presque aucune vie sociale en dehors. En mode « No Life », juste horrible. Mais bon, il parait qu’avec le temps tous les souvenirs sont bons, alors… 17. Vous êtes un musicien accompli. De quels instruments jouez-vous? Trouvez-vous régulièrement le temps de faire de la musique ? Pourquoi la musique est-elle importante pour vous ? J’ai pris des cours de batterie entre 11 et 18 ans. Je continue d’en faire pour mon plaisir et éviter de trop perdre. Vers mes 15 ans je me suis mis à la guitare (parce que ma petite sœur venait de s’inscrire). J’ai profité de l’occasion. En 2012 j’avais presque finit mes études de kiné et j’avais plus de temps libre. Je me suis mis au piano en autodidacte. Il a fallu que je reprenne mon solfège mais je voulais absolument savoir jouer les tubes de Yann Tiersen. C’est maintenant chose faite . J’en fais tous les week-ends, plus les soirs de la semaine quand j’ai le temps. La musique reste le meilleur antidépresseur que je connaisse actuellement. N’est-ce pas Friedrich Nietzsche qui disait « Sans la musique, la vie serait une erreur, une besogne éreintante, un exil » ? 18. Quels sont vos prochains objectifs en aviron ? Le championnat de France : passage obligatoire pour rester titulaire dans le LM2x Français. Je pense à toute la saison internationale avec, bien sûr, le championnat du monde à Aiguebelette. Courir à domicile sera quelque chose d’unique je pense. Mais plus secrètement les JO de Rio. Depuis la finale de Londres je m’entraine surtout pour cette course.
- Assemblée générale le 28 janvier 2015
Mesdames, Messieurs, chers amis, Vous êtes invités à l’Assemblée Générale ordinaire de l’Association des Internationaux d'Aviron qui se déroulera le : Mercredi 28 janvier 2015 à 18h30 dans la salle de réunion de la Fédération Française d’Aviron, 17 Boulevard de la Marne 94 130 Nogent/Marne. Ordre du jour : Approbation du procès-verbal de l’Assemblée Générale 2014 Rapport de la Secrétaire Général adjoint Rapport financier du Trésorier Général Rapport du Vérificateur aux Comptes Rapport moral du PrésidentApprobation des rapports et quitus Présentation du Budget 2015 Montant des cotisations 2015 Renouvellement des Membres du comité directeur (*) Nomination du vérificateur aux comptes Questions diverses Élection du quart sortant : Actuellement, le comité directeur est composé de Patrick BOSDEVEIX, Alain BOUFFARD, Monique COUPAT, Philippe FAUVEAU, Daniel FORGET, Catherine GUILLERET, Sylvie MATTHEWS, Michel PRUDHON, Yves HOCDE, Vincent MONTABONEL et Bertrand VECTEN. Le comité directeur se compose de 11 membres dont un tiers doit être renouvelé lors de l’Assemblée Générale annuelle.Le tiers sortant comprend les personnes suivantes : Catherine GUILLERET, Sylvie MATTHEWS et Bertrand VECTEN Candidatures : Nous vous rappelons que toute personne qui représente ou a représenté la France en équipe nationale française d’aviron (y compris entraineur et arbitre) peut être membre de l'association. À cet égard, il lui suffit de faire une demande par tout moyen de communication à votre disposition, auprès du Président. L’assemblée générale est publique, mais seuls les adhérents, le jour de l’assemblée peuvent voter. Tout adhérent peut être candidat au Comité Directeur, dans ce cas, il doit faire acte de candidature par courriel ou courrier libre, adressé au siège de l’association, avant le 26/1/15 à contact@rameurs-tricolores.fr Dans l’attente et l’espoir de vous rencontrer, veuillez accepter, Mesdames, Messieurs, chers amis, l’assurance de mes sentiments les plus amicaux. Le Président
- 21 équipages médaillés en 2014, c'est plutôt bien, non ?
La saison 2014 de l'équipe de France d'aviron aura été un excellent cru en médailles alors qu'elle vient de se clôturer sur le 13ième championnat du monde universitaire (Gravelines, FRA). Ce ne sont pas moins de 21 équipages français qui ont été médaillés cette année en championnats du monde et en championnats d'Europe. Et les manches de coupe du monde, et notamment la seconde à Aiguebelette, ont également été fructueuses. Nous avions connu bien pire, en d'autres temps. A moins d'un an des championnats du monde de Aiguebelette et à moins de deux ans des Jeux Olympiques de Rio de Janeiro, l'espoir est grand, non seulement avec les élites actuelles, mais aussi avec la jeunesse qui monte. Deux 8+ médaillés sans omettre quelques équipages féminins aussi médaillés, c'est un véritable renouveau de notre aviron français que nos rameuses et nos rameurs internationaux signent cette saison. Championnats d'Europe juniors (Hazewinkel) Or - JH 8+ : DROISSART Louis, GILBERT Nicolas, TURLAN Guillaume, TURLAN Thibault, GODE Adrien, LEROY Axel, DOUMIC Robinson, DEMANGE Mathieu, THORINEAU Argent - JF 1X : JUILLET Camille Argent - JF 4- : CORNEILLE Sophia, ALBRECHT Diane, COLLET Clémentine, RENAUD Alice Championnats d'Europe seniors (Belgrade) Or - SH PL 2X : AZOU Jérémie, DELAYRE Stany Bronze - SH PL 4- : MOUTERDE Augustin, BAROUKH Thomas, SOLFOROSI Franck, RAINEAU Guillaume Championnats du Monde juniors (Hambourg) Argent - JF 1X : JUILLET Camille Championnats du monde moins de 23 ans (Varese) Or - SH 4X PL : CHOCHEYRAS Gaël, DEMONTFAUCON Maxime, VARNIER Quentin, LECOMTE Thibault Or - SH 2x : MARTEAU Mickaël, CORMERAIS Alberic Bronze - SF 2X : JACQUET Marie, SOCHA Daphné Bronze - SH 2X PL : HOUIN Pierre, DEBOURDEAU Eloi Bronze - SH 4+ : GALLET Damien, JACQUOT Paul, STENDER Quentin, AMPE Guillaume, LE BARREAU Robin Championnats du monde seniors (Amsterdam) Argent - SH 2X PL : AZOU Jérémie, DELAYRE Stany Argent - SH 2- PL : BAROUKH Thomas, MOUTERDE Augustin Argent - LTA2X : BOUGE Perle, TARDIEU Stéphane Argent - 2XTA : JESEL Antoine, MARCHAND Guylaine Bronze - LTA4+ : LEMIRE Guillaume, SAINT-LANNES Fabien, AUBERT Céline, FRAPPART Anne-Laure, JOUBERT Lise Championnats du monde universitaires (Gravelines) Or - H 4- PL : FONTA Clément, CAVARD Vincent, MOUTERDE Augustin, COLARD Thibault Argent - F 1X : MARECHAL Julie Argent - H 8+ : DUPEUX Jean-Gabriel, GAZAIX Julien, GALLET Damien, BARATIN Benoit, NOURY Jean, NOUGAREDE Antoine, STENDER Quentin, LABORDE Hugo, BENOIT Anthony Bronze - H 2X PL : LECOMTE Thibault, HOUIN Pierre Bronze - F 4- : CHANUT Claire, GOUDET Myriam, BAHUAUD Flavie, DURET Léa
- Nous avons lu et aimé : Ils étaient un seul homme
L'histoire vraie de l'équipe d'aviron qui humilia Hitler Profitons de cet été 2014 pour découvrir cette magnifique histoire d'hommes, de rameurs, dans cette société des années 30. C'est un document sur notre sport comme rarement il nous en est proposé, mais aussi sur la société en crise de cette époque. Retrouvons les sensations, les souffrances, les moments de joie immenses et uniques que nous seuls, rameuses et rameurs, connaissons, depuis le stade du débutant jusqu'au plus haut niveau. Et pour les plus jeunes, qu'une belle leçon d'histoire de notre aviron. A noter tout au long de ce livre de 464 pages quelques maximes intéressantes dont en voici quelques extraits : "C'est difficile d'aller vraiment vite en bateau. L'ennemi, bien sûr, c'est la résistance de l'eau, puisqu'il faut en déplacer une quantité égale au poids cumulé des rameurs et de la coque, mais c'est justement l'eau qui nous porte et cette ennemie est aussi notre amie. C'est le paradoxe de la vie : les mêmes problèmes que l'on doit surmonter sont aussi ceux qui nous permettent d'avancer et qui nous rendent plus fort une fois qu'ils sont derrière nous." [Lettre de Georges Pocock à C. Leverich Brett] "De tous les sports, c'est peut-être l'aviron qui est le plus rude. Une fois que la course a démarré, il n'y a pas de temps mort, pas de remplacement [d'un rameur par un autre]. L'aviron qui pousse l'endurance humaine jusqu'à ses limites. L’entraîneur doit donc inculquer les secrets de cette singulière résistance, celle qui repose dans la tête, dans le cœur, dans le corps." [George Pocock] Auteur : Daniel James Brown Editeur : Editions La Librairie Vuibert Descriptif Seattle, années 1930, Joe Rantz est l’un des sportifs les plus prometteurs du programme d’aviron de l’université. Abandonné à son sort par sa famille, il ne peut poursuivre ses études qu'à condition de briller dans une des équipes du campus. Ce sera l'aviron, un sport où seul l’effort collectif compte, un sport qui fera de lui un adulte.Course après course, sous l’impulsion d’un entraîneur aussi secret que déterminé et grâce aux conseils d’un Anglais excentrique, les neuf rameurs de l’équipe surmonteront tous les obstacles jusqu’à la consécration aux jeux Olympiques de 1936, sous les yeux mêmes de Hitler et devant les caméras de Leni Riefenstahl.Cette histoire authentique de jeunes garçons qui sont allés à l'encontre de leur destin est aussi une fantastique évocation de l’époque. Entre l'Ouest américain encore sauvage et un Berlin remodelé par la propagande nazie, Daniel James Brown rend avec justesse ce que fut la Grande Dépression pour des millions de gens.Récit captivant mené d’une main de maître, Ils étaient un seul homme parle de courage et de dépassement de soi, de la force de la fraternité contre la barbarie des temps. Lien : http://www.vuibert.fr/ouvrage-9782311100235-ils-etaient-un-seul-homme-l-histoire-vraie-de-l-equipe-d-aviron-qui-humilia-hi
- Julien Bahain part pour le Canada
La nouvelle est tombée par email ce dimanche 11 mai 2014 à 21 heures, Julien Bahain (médaillé de bronze olympique à Pékin, vice-champion du monde, médaille de bronze aux championnats du monde, champion d'Europe, cinq fois champion de France en skiff) décide de partir s'installer au Canada. Cette triste nouvelle pour l'aviron français, et que nous lui souhaitons très heureuse, arrive quelques jours après son éviction du projet du huit olympique français. Julien a en effet la double nationalité franco-canadienne. N'ayant pas porté les couleurs de la France depuis les jeux olympiques de Londres, il a donc le droit de porter les couleurs d'un autre pays. Après y avoir longuement réfléchi et obtenu un congé sans solde de la SNCF, son employeur depuis 3 ans, il a choisi avec sa compagne, de rejoindre la région de Vancouver pour se préparer à proximité du groupe d'entraînement canadien, sous les ordres du Head Coach Martin McElroy. L'Association des Internationaux d'Aviron lui souhaite beaucoup de réussite, tant familiale que professionnelle et sportive, et lui rappelle qu'il fera toujours partie de notre grand famille des internationaux français. Le message de Julien nous apprenant sa décision : Chères amies sportives, chers amis sportifs, Chères toutes et chers tous, Je souhaite vous faire part d’une décision importante qui va profondément modifier le cours de ma carrière sportive. Comme certains le savent déjà, je suis né avec une double nationalité franco-canadienne. Depuis tout petit, j’ai grandi entre les deux cultures et ma carrière de sportif de haut niveau en aviron m’a amené sur de nombreux podiums internationaux sous les couleurs de la France. Mais mon autre moitié a toujours souhaité vivre et ramer au Canada. Après une année sabbatique et une année de reprise, il s’avère qu’au regard du règlement de la Fédération Internationale des Sociétés d’Aviron (FISA), je suis éligible pour un changement de pays. En effet, depuis Septembre 2012 (Championnat d’Europe), cela fait plus d’un an que je n’ai pas concouru sous les couleurs françaises en compétition officielle FISA. D’un point de vue personnel, il nous est possible avec ma compagne de nous lancer dans cette fantastique aventure que peut représenter une nouvelle vie à deux à l’autre bout du monde. Il est rare dans une vie d’avoir l’ensemble des éléments réunis vous permettant de dire que si vous ne saisissez pas cette opportunité maintenant, elle ne se représentera pas une autre fois. C’est le cas pour moi aujourd’hui. Je me dis que c’est le moment de m’envoler pour le pays de l’érable et de tenter ma chance au sein de la sélection canadienne. Les discussions entamées avec Rowing Canada me font dire qu’il est temps pour moi de sauter le pas. D’un point de vue technique, il me sera demandé de vivre à Victoria en Colombie Britannique dans la région de Vancouver afin d’être au quotidien avec le groupe d’entraînement sous les ordres du Head Coach Martin McElroy. Il est évident que cette décision n’est pas la plus facile à prendre car cela est un profond bouleversement d’un certain équilibre trouvé entre ma pratique du haut niveau, ma vie professionnelle et ma vie personnelle. Je tiens d’ailleurs tout particulièrement à remercier SNCF, mon employeur, qui m’accompagne depuis maintenant 3 ans. Une fois de plus, ils répondent présents en acceptant ma demande de congé sans solde et en assurant ainsi mon retour après les Jeux de Rio. Certains ne comprendront peut-être pas cette décision. J’espère que ce message éclaircira un peu les choses. J’ai toujours avancé dans ma vie en me fiant à mon instinct. Je ressens le besoin de voir autre chose, de vivre mon sport autrement après plus de 11 ans à haut niveau, de parfaire mon anglais, de compléter cette partie de moi dans ce pays où la moitié de ma famille est née et vit. Il est vrai que les derniers évènements au sein du groupe m’ont amené à me poser beaucoup de questions quant à ma vision de ma pratique. Mais je tiens à dire que cette décision n’est aucunement motivée par les petits différends rencontrés dernièrement. C’est une somme de détails qui font qu’on saisi l’opportunité là où elle se présente. Cela fait des années que j’en parle et la chance se présente maintenant. Peut-être que les choses auraient pu se dérouler autrement mais là n’est pas la question. Je regrette juste au final qu’au sein du groupe nous n’ayons pas eu l’occasion de mieux nous connaître car je reste persuadé que le manque de communication et nos égos nous ont menés à beaucoup d’incompréhension. Je souhaite, à mes coéquipiers, tout le meilleur dans ce formidable projet du 8. La route est encore longue jusqu’à Rio mais ils ont tout pour réussir et je resterai l’un des plus fervents supporters de ce projet. La liste des personnes qui m’ont accompagné tout au long de ces années est longue et je ne pourrai me lancer dans une liste exhaustive. De mon club formateur à mes collègues de travail en passant par ma famille et mes amis, je ne saurais citer chacun. Un grand merci à toutes et à tous pour votre soutien, votre compréhension et votre aide au court de ces années faîtes de victoires et de défaites. De joies et de pleurs. De sueurs et d’envies. Et même outre Atlantique, « l’aventure continue… » Julien BAHAIN Le palmarès de Julien Bahain (cliquer sur le lien pour le palmarès complet) : 2003 Championnat du monde juniors - 4X - 3ième 2004 Championnat du monde juniors - 4X - 5ième 2005 Championnat du monde seniors - 4X - 5ième 2006 Championnat du monde seniors - 4X - 10ième 2007 Championnat du monde seniors - 4X - 2ième 2008 Championnat d’Europe seniors - 2X - 1ième 2008 Jeux Olympiques - 4X - 3ième 2009 Championnat du monde seniors - 2X - 2ième 2010 Championnat d’Europe seniors - 2X - 1ier 2010 Championnat du monde seniors - 2X - 3ième 2011 Championnat du monde seniors - 2X - 3ième 2012 Jeux Olympiques - 2X - 10ième 2012 Championnat d’Europe seniors - 4X - 5ième 2008-2009-2010-2011-2012 Champion de France en skiff
- Yvon Petit est parti
Yvon Petit, une grande personnalité de l’aviron français, vient de nous quitter suite à une grave maladie. Membre du comité directeur de l’Association des Internationaux d’Aviron depuis une dizaine d'années, il était passionné depuis sa jeunesse par l’aviron. Il aura participé à 4 olympiades, en tant que rameur ou entraîneur. Il fut d’abord un grand rameur du Cercle de l’aviron de Nantes – sans doute l’un des plus titrés en catégorie juniors dans ce grand club d’aviron – où il a fait carrière en 4- et en 8+ jusques en catégorie seniors. Rameur international, il a participé, entre autres compétitions, aux championnats d’Europe en 1967 (Vichy) et en 1969 (Klagenfurt - AUT) ainsi qu’aux Jeux Olympiques en 1968 (Mexico) (cf. palmarès international, ci-après). Entraîneur passionné dès sa retraite de rameur, il prenait en charge les équipages du Bataillon de Joinville de 1971 à 1975, rapportant notamment en 8+ un titre de champion du monde militaire (1972) et une demi-finale des Jeux Olympiques de Munich (1972). Entraîneur des équipes de France de pointe, il plaçait régulièrement ses équipages lors des grandes compétitions. Ses activités d'entraîneur se complétaient de travaux de recherche visant à améliorer les performances des rameurs. Nombre de connaissances et de pratiques actuelles sont directement issues de ses travaux. Sa carrière d'entraîneur se tournait ensuite vers l’aviron universitaire où il put transmettre sa passion aux étudiants de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris (ESCP) ou de la Chambe de Commercede Paris (CCIP) en prenant la responsabilité de l'activité aviron. Il accompagnait ses rameurs partout sur les bassins de France et d’ailleurs, ceci durant de nombreuses années. L’Association des Internationaux d’Aviron et toutes les rameuses et rameurs des équipes de France ont été très affectés par son décès. Que son épouse France et ses proches reçoivent nos plus sincères condoléances. A voir : Entretien vidéo avec Yvon Petit (Aviron TV) en 2007 (cliquez sur le lien) Quelques témoignages en hommage à Yvon Petit « Conquis grâce à une bourse pour assister aux J.O. de Tokyo 1964 » En effet nous étions membres du Cercle d'Aviron de Nantes pour nos débuts dans la décade des années 1960 où régnait alors en maître Marcel VANDERNOTTE. Yvon était arrivé au cercle par le biais de son collège et avait remporté les championnats scolaires en quatre barré. En 1964 il avait été retenu pour assister aux JO de Tokyo dans le cadre d'une bourse du Comité Olympique Français. Cette expérience l'avait fortement imprégné et à compter de l'année suivante il a participé avec ses équipiers et une nouvelle génération au renouveau de masse du club. Équipiers en 1968 dans le cadre de la sélection pour le JO de Mexico en quatre sans barreur. Sa carrière internationale s'est prolongée en deux avec associé à Michel Bessières (cf. palmarès ci-après), cette expérience lui a permis ensuite de prendre l'entraînement des rameurs incorporés au Bataillon de Joinville, et des responsabilités comme entraîneur national, Il a a ce titre entraîné le huit français pour les JO de Munich en 1972. Daniel Dubois – CA Nantes « Un grand rameur nantais » Yvon a été un des rameurs juniors nantais les plus médaillés, que ce soit en quatre ou en huit, au Cercle d’Aviron de Nantes bien sûr. Et il a poursuivi sa carrière au club, souvent en huit seniors. En senior, nous avons aussi fait équipe. Il avait toujours plaisir à raconter la finale du 8+ du championnat de France seniors à Macon en 1966 quand, à 200 mètres de l’arrivée et devant un public nombreux, il fut éjecté du bateau (ndlr : les pieds des rameurs n’étaient pas tenus par des chaussures fermées comme aujourd’hui). Envol spectaculaire vu par tous les spectateurs sur la berge. Yvon est retombé à l’eau avant d’être frappé par un ou plusieurs avirons de sa bordée. Il était au huit sur tribord. Son chef de nage l’a vu avec stupeur dans l’eau ! Le huit a fini sa course à 7 rameurs; Ils ont été classés 5èmes de cette finale. Yannick Lesaux CA Nantes, ex entraineur national, ex Directeur Technique National « Yvon a réussi à faire de notre groupe de modestes rameurs un équipe ambitieuse, solidaire, et finalement performante » Mon souvenir le plus marquant d’Yvon, c’est bien sûr celui de l’entraineur du BJ et particulièrement lors de l’année 1972. J’ai eu la grande chance de faire partie de cette promotion 71-72 du BJ. Yvon a réussi à faire de notre groupe de modestes rameurs une équipe ambitieuse, solidaire, et finalement performante. Deux titres de champion du monde militaire en huit et en pair-oar à Sabaudia, finaliste en huit à Amsterdam, à Lucerne et à Munich, et une saison qui se termine par une sélection en huit aux JO de Munich. Je n’oublierai jamais ces moments ni les hommes qui composaient ce groupe parmi lesquels Yvon a et aura toujours la première place. Jean-Jacques Mulot Président de la Fédération Française d'Aviron Trésorier du CNOSF International 1972-1976 « Yvon, avait le souci de la perfection, l'envie de comprendre, la soif de savoir. » Yvon PETIT ne saurait être décrit en quelques mots. Formé à la école nantaise de Marcel VANDERNOTTE, il a toujours étonné par l'optimisation qu’il tirait de ses moyens physiques, loin d'être exceptionnels, grâce à une technique hors pair et un mental à toute épreuve. Plus tard il a fait une brillante carrière d'entraîneur et de chercheur. Il avait le souci de la perfection, l'envie de comprendre, la soif de savoir. C'était plutôt un intellectuel du sport, très attaché au sien et à son histoire , très soucieux de ses valeurs humanistes. Denis Masseglia Président du CNOSF ex Président de la FFA International 1969, équipier de Yvon Petit « Yvon, un combattant » Yvon, était un combattant, il ne renonçais jamais et ne se plaignait jamais. Il était habité par l’aviron dont, il se disait être redevable. Il aurait pu devenir ingénieur, professeur, chercheur, pilote, avocat, marin ou que sais-je encore, tout lui était ouvert, pourtant il consacra sa vie professionnelle à l’aviron sa passion. Yvon s’est construit à partir de sa pratique de rameur en s’imbibant avec respect de l’expérience de ses entraîneurs et plus tard de toutes les connaissances nouvelles que nous commencions à découvrir à partir de la seconde moitié des années soixante. Multiple champion de France juniors, International élite et sélectionné olympique, il intègre après sa carrière, la première promotion du Centre de Formation des éducateurs sportifs de l’INS, avec Michel Dumas, Jean-Pierre Marcelle et Jean-Louis Antognelli. Diplômé, il est nommé entraîneur national chargé du Bataillon de Joinville, fonction pour laquelle il s’était bien préparé à en juger par les résultats obtenus très rapidement. Le BJ devint pour lui un formidable terrain-laboratoire où il a su optimiser ses compétences techniques, technologiques, scientifiques et aussi managériales. Il me donnait personnellement t l’impression d’avoir un temps d’avance sur nos réflexions théoriques ou pratiques du moment, sur les modes de sélection, sur la formation des équipages, bref sur les modalités pour performer que nous tentions tous de cerner. Et puis, n’oublions pas qu’il fut le coach du huit du Bataillon de Joinville champion du monde militaire et demi-finaliste aux JO de Munich. Je me souviens qu’il a fallu qu’il combatte pour y arriver, mais Yvon était un combattant qui ne renonçait jamais. Entraineur de haut niveau, arbitrairement oublié pour des responsabilités nationales plus importantes pour lesquelles il avait toutes les compétences, il change d’orientation, rejoint l’ESC Paris et donne sa pleine mesure d’éducateur avec les étudiants qu’il initiait, formait, puis entraînait pour les emmener régater sur tous les bassins de France. Il l’a fait des années durant avec autant d’intérêt que pour le 8 olympique de 1972. Peu lui importait le niveau des rameurs, seul comptait pour lui le niveau et le sérieux de leur engagement au cours de leur cycle dans l’école. L’aviron universitaire lui doit beaucoup. A l’approche de la retraite il déploya beaucoup d’énergie pour que perdure l’exceptionnelle activité de la base nautique de la Chambre de commerce de Paris sur le bassin de Choisy...mais sans illusion. Quand sa santé lui fit défaut, il se mit à d’autres combats, autant de fois qu’il a fallu, luttant pas à pas, avec lucidité, optimisme. Il les gagna tous...jusqu’à cette dernière épreuve, tellement inattendue et soudaine, qu’il n’eut même pas le temps de rassembler ses force pour combattre à nouveau. L’honnête homme nous a quittés laissant le souvenir d’une trajectoire exemplaire au service de l’aviron, son sport à qui disait-il « je dois tout ». HENRI HELAL Entraîneur national Responsable de l’équipe de France Féminine 1966-1976 « La recherche et la science au service de la performance » Yvon Petit était passionné pour les recherches scientifiques visant à améliorer les conditions d’entrainements et les performances des rameurs. Avec les chercheurs du CNRS, les médecins de l’Institut National des Sports et du C.H.U. de Cochin ou encore ceux de l’armée, il a été précurseur sur les études de la « VO2 Max » et sur les bénéfices de la haute altitude pour les sportifs de haut niveau. Grâce à lui les échographies du cœur avaient été testées sur les cœurs de nos rameurs. Tous se souviennent également des tests physiologiques effectués sur un tank à ramer, l’ancêtre de l’ergomètre, équipés des pastilles de contraintes montées sur les pelles et associées à un « calculateur ». Patrick Bosdeveix (AS Mantaise) International 1971/1976 « Yvon, toujours passionné d’aviron » J'ai fait connaissance avec Yvon à Henley en l'an 2000. Il accompagnait une équipe d'universitaires de l'ESCP tandis que je ramais dans le quatre de couple de Tideway Scullers School. J'avais entendu parlé de lui quelques années auparavant mais nous ne nous étions jamais rencontré. Cette rencontre fut magnifique, nous sommes restés ensemble une après-midi entière assis dans les tribunes d'Henley à discuter d'aviron tout en regardant les courses. Son sourire, sa gentillesse, sa connaissance de l'aviron m'ont énormément touché et resteront gravé dans ma mémoire. Bertrand Vecten, Président de l’AIA, Vice champion Olympique 1996, Vice champion du monde d'aviron 1997, Finaliste à Henley 2000 « En bateau moteur, Yvon brisait la glace pour que les élèves puissent s'entraîner » J'ai travaillé avec Yvon pendant 10 ans il était le coach des rameurs d'H.E.C., apprécié de tous et toutes. Il a toujours donné le maximum et le meilleurs de lui-même pour transmettre à nos élèves sa passion. Il est et restera dans la mémoire de tous les élèves H.E.C. qui ont eu la grande chance de le côtoyer. Un grand merci à toi Yvon. Mon souvenir le plus marquant: C'est Yvon l'hiver dans un bateau à moteur cassant inlassablement la glace qui se formait sur le plan d'eau de Choisy afin que les élèves puissent quand même s’entraîner l'après-midi. Patrick PATUREAU Responsable des sports HEC Paris « Il voulait que l'on soit fier de ce que l'on pouvait accomplir » J'ai connu Yvon en 2005 en ramant avec le club aviron d'HEC. Je me souviendrai toujours de sa passion pour le sport qu'il aimait tant, de sa joie de vivre, de ses mythiques commentaires de courses, mais aussi de ses nombreux récits. Yvon était une personne passionnée et émerveillée avec laquelle on avait grand plaisir à discuter. Pour Yvon, l'aviron et le matériel, c'était sacré et il le faisait bien savoir : sur le bassin, Yvon disait ce qu'il avait à dire, et nous avons tous été marqués, je pense, par l'écho de sa voix et ses innombrables phrases chocs, telles que le fameux "Borde toi ". Yvon avait une telle personnalité et présence qu'il n'est pas évident de ne partager qu'une anecdote. Il est vrai qu'Yvon nettoyait sans relâche le ponton et cassait inlassablement la glace en hiver pour que l'on puisse ramer. Il voulait que ses élèves développent le goût de l'effort et s'investissent. Il leur était dévoué, avait beaucoup d'imagination et ne renonçait jamais. En 2009, avant une course, le bassin était si déchaîné qu'Yvon avait "scotché" les portants du huit garçons d'HEC pour fabriquer une sorte de système antiroulis et atténuer l'effet des vagues. Il voulait que l'on soit fier de ce que l'on pouvait accomplir, il croyait en ses étudiants, mais aussi en ce que l'aviron pouvait nous apporter. Un grand merci à toi Yvon pour tout ce que tu nous as transmis, tu nous manqueras, et belle traversée... Diane Amsallem-Anstett Trésorière du Club aviron HEC 2006-2007 « Yvon et l'aviron HEC, c'était : le mégaphone, le canot moteur, les entraînements [...] terminant dans la nuit noire » Yvon a été notre entraîneur tout au long de nos années HEC, de 2006 à 2010.Yvon et l'aviron HEC, c'était: le mégaphone, le canot moteur, les entraînements du soir après les cours terminant dans la nuit noire, les aller-retours base CCIP-campus à toute heure du jour et de la nuit, les boucles email interminables pour tout organiser, les stages de préparation organisés comme si ils étaient destinés à des rameurs professionnels, le tour de France des courses universitaires et surtout le regard intrigué de nos camarades non-rameurs qui se demandaient comment nous pouvions accepter les contraintes d'une « assoc' » si prenante.... Malgré le dépit de voir la préparation physique de toute une saison mise à mal lors des passations de bureau, ultime étape de la saison, célébrée et arrosée avec autant d'assiduité et de sérieux qu'un 1000m de championnat de France, chaque début d'année était abordé avec le même enthousiasme et la volonté de faire des résultats aux championnats de France L'aviron HEC, c'est aujourd'hui une multitude de souvenirs mais surtout un état d'esprit.Yvon, j'en suis convaincu, nous a appris tout ce qui nous est le plus utile pour nos carrières et vies actuelles, et ce qui a pu être à l'opposé des habitudes du campus à l'époque: l'engagement, la persévérance, le goût de l'effort, le respect du matériel et la camaraderie.Grâce à l'implication d'Yvon, ce fameux canot moteur porteur de tant d'enseignements continue de nous suivre aujourd'hui, navigant à nos côtés pour chaque jour améliorer le coup de rame, qui nous permet d'avancer dans nos parcours personnels. Quentin Doublet HEC 2010 Aucune fonction au club, N°2 du HU8+ masculin « Avec lui, les plus beaux plans d’eau de France et d’Europe ont été visités avec la CX break et cette remorque, si grande : Banyolas, Villefranche-sur-Lot, Eguzon, Sucé-sur-Erdre, Amsterdam, Henley, Vichy… Avec lui, l’aviron a gagné sa place sur le podium des sports privilégiés et enviés à l’ESCP » De huit gamins, mal dégrossis, et au physique plutôt très disparate, Yvon Petit a réussi en 3 ans seulement, à nous transformer en rameurs convenables, capables d’introduire les 8 pelles dans l’eau à peu près en même temps, capables de se dépasser physiquement et mentalement et surtout d’apprécier la force du collectif. D’absolus débutants, il a fait des petits champions, à raison parfois de 3 entrainements quotidiens sur la mythique base de Choisy le Roi ou le champêtre lac d’Eguzon ; il nous a convertit à la beauté de ce sport, convaincu qu’avoir des étoiles dans les yeux et un goût de sang dans la bouche à l’issue d’un enlevage était bon signe et que le « métier rentrait ». Incomparable meneur d’hommes face à de fortes têtes, Yvon Petit a marqué des générations d’étudiants des écoles de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris. Avec lui, notre génération d’étudiants à l’ESCP a été 6ème en 1986, puis 3ème en 1987 et enfin Vice-Champion de France Universitaire en huit barré. Avec lui, les plus beaux plans d’eau de France et d’Europe ont été visités avec la CX break et cette remorque, si grande : Banyolas, Villefranche sur Lot, Eguzon, Sucé sur Erdre, Amsterdam, Henley, Vichy… Avec lui, l’aviron a gagné sa place sur le podium des sports privilégiés et enviés à l’ESCP. Ses méthodes de préparation technique, physique et mentale sont restées dans un coin de nos têtes, sa petite silhouette en combinaison rouge, assise au fond du zodiac, main ferme sur le mégaphone et invitant « son 2, ou son 5 à faire rentrer sa pelle comme le petit chat joue avec sa pelote de laine » font partie des souvenirs de bien des rameuses et rameurs passés entre ses mains. Il a fait et fera à jamais partie des beaux souvenirs que l’âge aidant, on aime à glorifier. RIP Yvon Olivier BLANCHE (ESCP 88), chef de nage du huit. Directeur général - Scop Terre vivante Si vous avez une anecdote à propos d'Yvon ou une photo de lui, merci de les partager en écrivant à contact@rameurs-tricolores.fr
- SUPREMATIE DE LA RDA aux quatrièmes championnats du monde à l'aviron
France Petit-Gaud (ex internationale de canoë-kayak et présidente de l'AIFCK) et Yvon Petit (ex-international et ex-entraîneur de l'équipe de France d'aviron) écrivaient dans la revue EPS (mai-juin 1975) un article dont voici quelques extraits sur les 4èmes championnats du monde d'aviron de Lucerne en 1974. Cette période de l'histoire de notre discipline vivait des évolutions importantes dont il est bon de se souvenir. Pour télécharger la totalité de l'article, cliquer ici, sur le lien Les championnats du monde d'aviron se sont déroulés du 29 août au 8 septembre 1974 sur le Rotsee, petit lac que domine le Mont-Pilate, à proximité de Lucerne et du lac des Quatre Cantons. Long de 2.400 m pour une largeur minimum de 136 m et d'une profondeur variant de 7 à 15 m, ce bassin est reconnu comme le plus régulier dans un cadre naturel. Le Rotsee sur lequel s'était déjà déroulé le premier Championnat du monde masculin fut du 29 août au 8 septembre le théâtre des premières épreuves mondiales d'aviron féminin ; mais l'intérêt majeur fut sans conteste le quatrième Championnat du monde masculin (épreuve organisée jusqu'alors tous les quatre ans) dans lequel les cent cinquante-sept équipages représentant trente-deux nations se disputèrent âprement les huit titres mis en jeu. [...] Trois nouveautés ont marqué les compétitions de Lucerne : L'apparition d'un championnat du monde féminin qui a regroupé vingt-et-une nations. Une nouvelle discipline masculine : le quatre en couple sans barreur (bateau rapide et technique). Des courses FISA poids léger en : skiff, quatre sans barreur et huit (poids maximum 70 kg en skiff ou moyenne de 70 kg pour les équipes avec un maximum individuel de 72 kg). [...] Les temps intermédiaires aux 500 m, 1.000 m et 1.500 m ainsi qu'à l'arrivée étaient enregistrés électroniquement. L'arrivée a été filmée au vidéoscope à raison de cent images par seconde. La télévision suisse a pu retransmettre des images en couleur de tout le parcours grâce aux « caméras flottantes » placées sur un immense catamaran qui ne fait pratiquement pas de vague et peut ainsi naviguer en même temps que se déroulent les courses. [...] Les constructeurs ouest-allemands se sont, quant à eux, résolument lancés dans la recherche concernant l'application du polyester rigidifié par la fibre de carbone. Un des deux principaux constructeurs de la république fédérale Allemande assure la construction des huits en bois (sur le Rotsee, huit bateaux sur douze sortaient de ses chantiers) mais continue ses expériences de bateaux polyester (un quatre sans barreur a participé à la course poids légers). L'autre constructeur semble plus avancé dans la recherche concernant le polyester. Il utilise un tissu mixte composé de fibres de verre pour la trame et de fibres de carbone pour la chaîne. Ce tissu et l'emploi de résines appropriées permettent d'obtenir une rigidité du bateau supérieure à celle obtenue avec la construction traditionnelle. Des études ont, de plus, porté sur l'allégement maximal de tout l'équipement intérieur du bateau sans préjuger pour autant de la rigidité. Les couples intérieurs en contre-plaqué et duralumin sont renforcés par des croisillons en alliage léger. Les portants ont un profil aérodynamique et sont facilement réglables. Le gain de poids est important, par exemple 10 kg pour un quatre. [...] La longueur des rails de coulisse ont tendance à s'allonger avec cependant un maximum de 83 cm, ce qui augmente le travail de jambes désormais facilité par des chaussures flexibles qui ont remplacé les cale-pieds traditionnels. Il est fort probable toutefois qu'avec 83 cm la valeur optimale soit dépassée et qu'à l'avenir des longueurs de l'ordre de 75 à 80 cm prévaudront. [...] COMPORTEMENT DES FRANÇAIS Les eaux de Lucerne ont depuis longtemps accueilli les rameurs français. En 1882, le rowing club de France de Strasbourg, première société étrangère à participer aux régates de Lucerne, remportait toutes les courses. Plus récemment aux Championnats du monde de 1962, les quatre bateaux engagés enlevèrent quatre médailles dont une d'or en double scull ; mais depuis cette date les résultats ne furent plus aussi heureux et la France occupait depuis quatre ans le dix-huitième rang mondial. Cette année, notre équipe nationale remonte au douzième rang grâce à de bons résultats d'ensemble : Deux barré (Fraisse-Coucardon) : cinquième, Quatre sans barreur (Gourlé-Fornara-Bosdeveix-Dolinski) : septième, Quatre en couple (Weil-Mérindol-Imbert-Crispon) : huitième, Double scull (Ribot- Thibaut) : dixième. [...] HUIT La plus belle finale de tous les temps a déclaré le président de la FISA, T. Keller. C'est devant une foule en délire, enthousiasmée encore davantage par le sursaut anglo-saxon, devant les équipes de l'Est, que fut décerné le titre le plus envié. USA entraîné par Rosenberg « the little Giant » devant la Grande-Bretagne (ce huit national est l'oeuvre de l'entraîneur Tchèque Janucek. Grande-Bretagne Nouvelle-Zélande, équipe impressionnante d'aisance et première jusqu'aux 1.800 m (moyenne d'âge 23 ans, taille 1,89 m, poids 88 kg), entraîneur Robertson. Cette équipe est composée à 50 % par les rameurs du huit champion d'Europe 1971 et champion olympique 1972. RDA entraîné par le Pr Dr Korner. URSS, troisième aux championnats 1973 RFA. Les championnats du monde 1974 ont été couronnés avec cette finale à huit formidable où nous avons remarqué des équipes toujours meilleures et surtout davantage d'embarcations de valeur sensiblement identique.



















