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  • Les trois mousquetaires

    En 1960, l’aviron français a effectué sa grande mutation. (vous pouvez écouter cet article sur Spotify ici : https://open.spotify.com/episode/3pVY43X4ZujB8o9o83HnEW (1 juillet 2026) L'équipe de France d'aviron 1962 Les trois mousquetaires Pierre Sauvestre, Jean Tarcher et Ernest Cherrier o­nt créé une équipe de France composée d’une sélection d’individualités et non d’équipages de clubs. Jamais auparavant cette idée n’était parvenue aux dirigeants de notre fédération qui préféraient défendre soit leur club, soit leur région sans concevoir cette nécessité. Nous nous sommes donc retrouvés entre arcachonnais, lyonnais, nantais, parisiens, marseillais, troyens, libournais, rouennais, savoyards pour nous fondre dans cette nouvelle équipe. 2X Duhamel -Monnereau Un double, un quatre barré, un quatre sans barreur, un huit o­nt été les bateaux phare de cette courte période, (1960/1962) ; mais ce qui est étonnant, c’est que ce groupe soit resté très lié dans l’amitié, dans le plaisir de se retrouver sans pour autant revivre son passé, simplement pour être ensemble. Tous les deux ans, depuis 1972, nous nous réunissons pour découvrir les beautés du lac du Bourget mais aussi Evian, Marseille, Nantes Arcachon, Libourne, Troyes, Paris. Ces week-ends de retrouvailles o­nt été sportifs et festifs les premières années, moins sportifs les suivantes, mais toujours dans une franche rigolade entre des bains un peu forcés pour certains et des soirées dansantes autour d’une bonne table et de bons vins que sélectionnaient les organisateurs de la soirée. Il n’est pas rare que certain dimanche matin o­n se retrouve le « cul » dans un bateau, non pas pour un 2 000 mètres mais pour faire quelques bouillons dans l’eau afin de nous prouver que notre prise d’eau n’a pas complètement disparue ! Le 4+ 1962 sur la Marne Amitié sportive Les femmes participent à nos joies. Elles font partie de l’équipe. Elles nous organisent à chaque fois le déjeuner du dimanche et elles savent créer pour nous des plats régionaux et des desserts colossaux. Comme elles o­nt partagé nos succès et nos défaites, elles partagent aujourd’hui nos week-ends d’amitié. Pour recevoir nos invités, chacun d’entre nous anime ces rencontres. L’exceptionnalité de ce trajet sur une quarantaine d’année est le fruit de l’amitié sportive. Les différents stages que nous avions fait nous avaient appris à nous connaître et à nous apprécier. Restent aujourd’hui encore très présents nos amis disparus : nos 3 mousquetaires, Gaston Mercier et sa femme Rolande, Jean-Pierre Drivet, Georges Morel, Guy Nosbaum, Michel Viaud, tous incontournables dans la rigolade, participent encore dans nos coeurs à ces instants qui nous rapprochent. L’effort de chacun d’être présent pour ces retrouvailles est le gage de l’estime qui nous unit. Le 4- de 1962 sur la Marne Les bateaux aux JO de Rome 1960 : 4+ Médaille d’argent : Guy Nosbaum (Marne), Claude Martin (Marne), Jacques Morel (Arcachon), Robert Dumontois (Lyon), Barreur Jean-Claude Klein (Marne) 2X 4ème : René Duhamel (Rouen), Bernard Monnereau (Rouen) 8+ 4ème : Christian Puibaraud (BS), Jean-Louis Bellet (BS), Bernard Meynadier (Libourne), Joseph Moroni (Le Perreux), Emile Clerc (Evian), Gaston Mercier (Encou), Jean Ledoux (BS), Michel Viaud (CA Nantes), Barreur Alain Bouffard (CA Nantes) (toujours meilleure performance dans ce bateau) 1er Championnat du Monde Lucerne 1962 (tous les bateaux médaillés) : 4+ Médaille d’argent : Jean Ledoux, Emile Clerc, André Sloth (BS), Pierre Maddaloni (Marseille), barreur Alain Bouffard 4- Médaille d’argent : André Fevret (Troyes), Philippe Malivoir (Troyes), Roger Chatelain (Chambéry), Jean-Pierre Drivet (Chambéry) 2X Champions du Monde : René Duhamel, Bernard Monnereau (Rouen) 8+ Médaille de bronze : Christian Puibaraud, Jean-Louis Bellet, Jacques Morel, Joseph Moroni, Robert Dumontois, Georges Morel, Bernard Meynadier, Michel Viaud, barreur Alain Bouffard. Jean-Louis BELLET et Alain BOUFFARD Note : Extrait de la dénage N°3 publiée en mai 2005

  • Enquête « Parcours d’Excellence » — Votre histoire compte

    Grande enquête nationale sur le parcours des internationaux français d’aviron Vous avez porté le maillot de l’équipe de France d’aviron ? Aujourd’hui, pour la première fois, l’Association des Internationaux d’Aviron lance une grande étude sur les trajectoires des rameuses et rameurs tricolores : parcours scolaire, carrière sportive, vie professionnelle. Cinquante ans d’aviron français passés au crible — et vous en êtes un acteur essentiel. Pourquoi participer à notre Enquête « Parcours d’Excellence » ? Mettre en lumière la compatibilité entre parcours académique, carrière sportive internationale et parcours professionnel, Inspirer les jeunes générations, Renforcer la cohésion du réseau, Comment ça marche ? Le questionnaire, accessible sur téléphone et sur ordinateur, demande environ 20 minutes (il peut être interrompu puis repris ultérieurement). Les réponses sont strictement confidentielles et l’analyse sera entièrement anonymisée. Après analyse, une synthèse globale sera partagée avec tous les répondants, sans aucune donnée nominative. Les résultats seront dévoilés lors des Championnats de France d’aviron indoor en janvier 2027. Nous invitons l’ensemble des internationaux à participer pour contribuer à une étude pionnière dans le sport français, et ainsi faire rayonner les parcours qui ont façonné l’aviron tricolore. Faites circuler l’information ❗️ De nombreux anciens internationaux ne sont plus en contact avec les structures fédérales ni avec le monde de l'aviron. C’est pourquoi cette enquête repose aussi sur la force du réseau des rameuses et des rameurs. Un message 📩 , un appel 📞, un partage suffit parfois à toucher une personne supplémentaire. Chaque réponse compte. Chaque relais compte. Merci pour votre participation et pour le temps que vous consacrez à cette démarche collective. Votre contribution est précieuse, structurante, et essentielle pour faire progresser l’aviron français. Nota : Vous êtes dirigeant dans un club, vous pouvez imprimer et afficher l'image ci-jointe pour partager notre enquête. Téléchargez le fichier PDF de l'affichette pour l'afficher au club...

  • Messieurs, êtes-vous prêts ? ... Partez !

    (vous pouvez écouter cet article sur Spotify ici : https://open.spotify.com/episode/5u79LGGPLu8MoYf5ZEaqGv) Plus de 30 ans que j'écris, parle, filme, commente, décortique, analyse le foot, plus de 30 ans que l'on me parle de foot, m'apostrophe au sujet du foot, me demande si le PSG sera demain et toujours en Ligue 1, si Benzema est supérieur au même âge à Platini ou Zidane, si les Bleus deviendront au mois de juin prochain à nouveau champions d'Europe, si Estelle Denis compte avoir un troisième enfant avec Raymond Domenech... Ce sont là, je le reconnais, des questions fondamentales, quasi existentielles devant lesquelles j'essaie le plus souvent de mettre un sourire accompagné d'une formule de politesse. Quand, parfois, o­n m'interroge sur mon passé de joueur de football, j'avoue mon embarras. J'étais nul ballon aux pieds, incompétent, indigent. J'aurais tant voulu, mais je n'ai jamais pu. De fait, mon cher père, qui avait pour son fils de la compassion et l'envie qu'il se développe le corps et l'esprit grâce à l'activité physique, m'a poussé dans un bateau ; de ces frêles esquifs qui glissaient sous nos fenêtres, au bord de la Marne. SN Perreux, au milieu des années 60. Ça devait être le printemps. Grâce aux conseils avisés de l'entraîneur et président du club, Bernard Batillat, je me suis porté sur l'avant, et j'ai assuré mon premier coup d'aviron. Le bateau tanguait un peu. Bientôt, il filerait, et quatre, cinq années défileraient, merveilleuses, de régates en régates, de voyages en voyages, de copains en copains, à deux, à quatre ou à huit, avec ou sans barreur. « Messieurs, êtes-vous prêts ? ... Partez ! » Plus de 30 ans après, je n'en suis toujours pas revenu. Dans la tête, au fond de la mémoire, des images imprimées à jamais, des ampoules au creux des mains et accrochées au cœur, des cris de joie à l'instant d'une victoire, des envies de rendre l'âme au moment d'un bord à bord haletant, mais la volonté, toujours, quitte à en fermer les yeux, de continuer jusqu'à l'arrivée et d'entendre avec ravissement le coup de klaxon, de sortir les pieds enserrés, de les plonger dans l'eau froide, et de reprendre son souffle et de jeter un œil sur la berge où toute la famille était réunie. Oui, car l'aviron, c'est d'abord une question de famille, un endroit clos, une oasis au sens littéral du terme : petite région fertile grâce à la présence d¹eau, dans un désert. Les rameurs, au contraire des footballeurs, n¹appartiennent qu'à eux- mêmes, étant vu qu'ils ne dérangent personne et surtout pas les représentants des médias qui les ignorent. Pourquoi ? C'est ainsi. Dans un monde du sport où le merchandising est poussé à outrance, où les états d'âme des champions dits universels o­nt au moins autant d'impact dans l'opinion que leurs performances sur le terrain, où les télés se disputent à coups de milliards les droits de retransmission des grands événements, l'aviron se situe en marge, à la ligne d'eau numéro 7, celle où le courant est le moins fort, qui est bordée de silence et d'intimité mais encore d'amitié vraie et de toujours. C¹est l'aviron qui nous mène, nous mène, nous mène dit la chanson. Elle n'en finira jamais de résonner en moi. Dominique GRIMAULT International junior 1966 et France B 1967

  • Parole de rameuse : Séoul, ma joie et ma déception

    (vous pouvez écouter cet article sur Spotify ici : https://open.spotify.com/episode/7egTLweV3LokVTq0d4QbnV) Enfin ! J’y suis ! Après deux sélections olympiques refusées (Moscou en 80 et Los Angeles en 84), le 4 de couple, dont j’ai assuré la sélection durant ces deux dernières olympiades, est présent à Séoul et moi avec ! Monique Coupat à Séoul Je reçois cette nouvelle avec un immense bonheur. Je sais que c’est la fin de ma carrière alors je ne veux surtout pas rater ce dernier rendez-vous international. Et quoi de plus beau que de finir en participant aux Jeux Olympiques, Jeux dont j’ai tant rêvé et pour lesquels je me suis tant entraînée. Deux ans auparavant, lors des Championnats du Monde à Nottingham, l’équipage Lafon, Gossé, Julien, Coupat assure la sélection de la coque pour Séoul en terminant 5ème de la finale. En cette année olympique, ce même équipage brille lors des différentes régates internationales. Ces résultats nous laissent beaucoup d’espoir pour accéder à la finale Olympique. Stage terminal à Bellecin dans le Jura. Des sorties pas toujours très bonnes, des tensions qui commencent à monter entre nous…. Et à la fin du stage, après les parcours handicaps, les entraîneurs annoncent les équipages sélectionnés et à notre grande surprise, la non sélection du 4 de couple masculin. Départ pour Séoul 15 jours avant la date officielle des Jeux. À l’aéroport nous retrouvons les cavaliers de l’équipe de France d’équitation (avec leurs chevaux qui voyagent dans la soute avec les lads), et l’équipe de France de Voile. Je ressens une grande fierté : enfin je pars, mon rêve se réalise ! Très long voyage et l’arrivée à Séoul. Les journalistes attendent les athlètes et nous répondons à quelques interviews en anglais. Nous montons dans le bus qui nous emmène sur notre lieu d’entraînement qui est à environ 1 heure de route de Séoul. Le stage se déroule sur un petit lac situé aux abords d’un charmant village dans lequel se trouve l’hôtel que nous occupons. Les nuits sont difficiles avec le décalage horaire et le matin, de bonne heure, nous sommes réveillés par les marches en chanson des militaires américains qui ont leur base à proximité de l’hôtel. Les entraînements En arrivant sur le bassin d’entraînement, j’étais loin de m’imaginer que j’allais vivre un cauchemar. De pire en pire ! On ne savait plus ramer ! Il a fallu reprendre les fondamentaux, comme des débutantes.... Moments de doutes, de questionnements. C’est le DTN, Bernard Leroy qui s’y colle ! Finalement, à l’issue de ces deux semaines d‘entraînement, le bateau commence à avoir un peu plus d’allure mais il y a encore quelques problèmes techniques non résolus (qui n’étaient pas présents lors du stage terminal en France). Le souci est que, pendant que l’on travaillait pour retrouver notre coup d’aviron et la cohésion, le programme physique n’a pas été réalisé. Un gros manque qui allait nous coûter cher. Départ pour Séoul. Quelle émotion en arrivant devant l’entrée du village ! J’en ai les larmes aux yeux. J’avais attendu tellement longtemps pour défendre mes chances dans un évènement de cette ampleur, après avoir subit les décisions injustifiées de nos dirigeants et entraîneurs ! Ce jour est enfin arrivé ! J’y suis ! Après avoir passé la sécurité, nous sommes accueillis avec une petite cérémonie par les officiels et les bénévoles du village. Nous prenons possession de nos appartements et puis nous nous conformons aux exigences réglementaires à savoir, pour nous les filles, faire le test de féminité ! Nous partons à la reconnaissance du village et surtout du lieu de restauration. Des cuisiniers français étaient présents pour assurer nos habitudes alimentaires. Mais les équipes étrangères avaient vite repéré le restaurant français et s’y rendaient en nombre. Bien souvent, il ne restait plus nos plats préférés dans les présentoirs. ! Le village accueillait toutes les délégations et toutes les disciplines sportives, excepté la voile qui était en bord de mer. Excellente organisation des transports pour se rendre sur chacun des sites de compétition qui étaient pratiquement tous dans la ville de Séoul. Séoul 1988, l'affiche Cérémonie d’ouverture Nous n’avons pas eu le droit d’y participer. Les éliminatoires débutaient le lendemain pour nous. Énorme déception ! C’étaient mes premiers et derniers Jeux ! Nous avons regardé la cérémonie à la télévision dans notre appartement. J’aurai tellement aimé y participer. Les courses Le bassin de compétition est à environ 40 minutes du village. Nos sorties en bateau sont irrégulières en qualité : les problèmes techniques et le manque de motivation sont toujours présents. De plus, une forte tension (qui s’était installée petit à petit depuis le stage terminal), ne permet pas la cohésion de l’équipe. Prêtes Éliminatoires. Bon départ et dans le 1er 500m nous sommes bien positionnée. Et puis rapidement le bateau perd de la vitesse, ça se dégrade techniquement et je ne sens pas de volonté de repartir. On subit la course. Résultat : dernières. Quelle déception ! J’espère que l’on va se reprendre, que ce résultat va nous faire réagir. Repêchages : nous avons le meilleur repêchage que l’on peut espérer. Durant l’année, nous avions battu facilement toutes les équipes présentes dans cette course, excepté la Roumanie. Cette course est pour nous ! Et bien non ! Même scénario que pour les éliminatoires ! Au bout de 500 m, le bateau s’arrête, plus personne !!!! De ma position au 4, je relance de la voix, je pousse plus fort et plus vite sur les jambes, en accélérant encore plus vite l’arrière. Je crie encore, mais pas de réaction….le bateau ne décolle pas. Et je vois les belges, que nous avions battues de 10 secondes à Lucerne, qui nous passent et qui gagnent leur place en finale. Immense déception. Je me sens tellement frustrée de ne pouvoir accomplir ce pour quoi je me suis tant entraînée et qui était à notre portée ! Larmes…. De retour au parc à bateau j’ai honte ! on prend enfin le temps de parler, de crever l’abcès. Mais c’est trop tard. « on aurait dû mettre la remplaçante dès le départ » ! Je ne sais plus quoi penser. Je suis tellement déçue ! Etre venue là pour faire ça ! A ce moment de la compétition, il n’est plus possible de changer qui que ce soit dans le bateau à moins d’une maladie ou d’une blessure. Maintenant il faut absolument terminer en gagnant la petite finale. Pour nous, les courses se suivent et se ressemblent. C’est en finissant dernières de ces Jeux que nous quittons la compétition et c’est sur cette note bien amère que je termine ma carrière…. Quelle tristesse. La semaine suivante, et c’est ça la magie des Jeux, j’ai pris plaisir à aller soutenir différentes équipes de France et assister aux compétitions dans plusieurs disciplines : volley-ball, Basket, tennis, athlétisme, escrime et j’ai eu la joie d’assister au couronnement de l’équipe de France d’escrime par équipe à l’épée. Beau souvenir également de la cérémonie de clôture dans le stade où les sportifs de tous pays se rassemblent pour fêter la fin des Jeux et le transfert de la flamme olympique à la Ville de Barcelone. C’était un grand moment d’émotion. Je garde en moi ce sentiment d’inachevé mais aussi d’une carrière bien remplie avec certes des peines mais surtout beaucoup de joie, de partage, d’émotion lors des victoires qui ne sont vécus que dans le sport et qui restent inoubliables. Monique Coupat

  • Les Jeux mondiaux universitaires de Budapest (1949)

    Une grande victoire française Guy Nosbaum et Claude Martin racontent dans le Journal "L'Aviron" du 9 décembre 1949, leur participation aux Jeux mondiaux universitaires de Budapest de 1949. Cette participation a été l'occasion de faire éclore une paire de rameurs qui auront marqué l'aviron français avec un titre de champions d'Europe 1953 et de nombreuses participations internationales allant jusqu'aux JO de Rome 1960 avec la médaille d'argent en 4+. Guy Nosbaum et Claude Martin racontent dans le journal "L'Aviron" leurs mondiaux universitaires 1949 Un récit sur Budapest… Voilà ce qu’on nous a demandé. Comment faire ? Par où débuter ? On en a tellement à raconter sur un voyage si admirable ! Enfin, faisons pour le mieux.   10 août. — Départ gare de l’Est, 51 heures de voyage ! C’est impressionnant, mais on s’habitue, ou plutôt on dort, ce qui est plus philosophe.   Les repas sont froids : sardines, jambon, fromage, confitures et vin à volonté (aussi bizarre que cela puisse paraître pour des sportifs). Vrais délices de Capoue d’ailleurs, car, arrivés à Budapest, de l’eau partout, dans le Danube et sur la table, rien que de l’eau — la bière valant environ 100 francs le demi. Très dur à supporter, le coup de l’eau, si bien que les cheveux (de véritables rescapés) de notre boute-en-train, le barreur, M. Decour, dit « Tango », se lèvent d’indignation.   Dès la première gare frontière, accueil délirant et spontané (?) des Hongrois : Marseillaise, Chant de la Résistance, Vive Staline, Vive Thorez (qui est-ce, nous sommes nous demandés ?), à quoi nous répondons par notre hymne à nous : « Les… choses de mon grand-père », qui est très apprécié.   Guy Nosbaum et Claude Martin avec leur barreur Daniel Forget seront Champions d'Europe 1953 en 2+ Partis le mardi soir, nous arrivons à Buda — et non à Pest — le vendredi à 1 heure du matin. Nous sommes logés sur l’île Sainte-Marguerite, dans un hôtel splendide, tel le Ritz à Paris. Dans notre chambre : téléphone, cireur, valet de chambre, baignoire, eau chaude, eau froide. Tout le confort, quoi.   Le vendredi après-midi, nous allons choisir notre bateau, escortés (sic) d’un interprète (qui ne voudra plus nous quitter par la suite et qui, à l’heure actuelle, doit sûrement pratiquer l’aviron tellement il avait l’air de s’y intéresser).   À la société F.T.C., le bateau est de construction hongroise, c’est-à-dire totalement différent des nôtres (inclinaison de la barre de pieds, rails plus longs sur l’avant). De plus, il est trop léger pour nous ; on ne peut dégager, tellement on l’enfonce. Notre moral en prend un sérieux coup. Néanmoins, on nous annonce qu’une autre société met deux bateaux à notre disposition. Ce sont des Pirsch, donc forme et installation suisses (à la fois porteur de l’avant et coupant la lame). L’un est encore un peu trop léger pour nous. Pourtant nous faisons un parcours. Le samedi matin, nous essayons le troisième qui est parfait (il ne vaut quand même pas notre Dossunet, il est plus lourd). Les cuirs de nos avirons (que nous avions amenés de Paris) étant trop fins pour les systèmes, les dirigeants hongrois nous en font choisir deux parmi leur réserve. Mais nous sommes désolés : leurs manches sont énormes — nous ne pouvons faire le tour avec nos mains. « Qu’à cela ne tienne », nous dit une « huile » hongroise, parlant couramment le français. Là-dessus, les deux avirons sont emmenés au menuisier qui nous les rape jusqu’à ce qu’ils nous conviennent. Quelle amabilité ? Qui, en France, sacrifierait ainsi deux avirons à des étrangers ? Maintenant, tout semble aller pour le mieux. Samedi après-midi, une sortie, un 1 200 mètres. Dimanche matin, on apprend qu’il n’y a que trois équipes en ligne — donc pas d’éliminatoires. De plus on nous prévient que des bachots de départ sont mis à notre disposition. Quelle marque de prévenance ! On prend des départs : le courant est d’une telle violence qu’il est impossible de remuer sa pelle le premier coup. C’est le bateau qui démarre, et non les pelles qui « passent » dans l’eau. Spécialement pour nous, Français, on laisse un… bachot pour l’après-midi, avec un homme dedans pour nous tenir.   Le lundi matin, tirage au sort : 1 France, 2 Hongrie, 3 Pologne. Nous sommes donc du côté de l’île Sainte-Marguerite et passons ainsi devant notre hôtel. Notre course est à 17 h 30. Peu avant, nous apprenons que Nagy-Farkas est l’équipe nationale hongroise. Nous « encaissons », mine de rien. Martin ne me dit pas un mot, moi non plus, mais on n’en pense pas moins. Nagy fait dans les 1 m 85 et Farkas 1 m 87. Nous montons au départ. La Pologne est forfait. Donc pas de rémission, la grosse bagarre. La place de second nous est interdite.   Le bassin est houleux. D’une part, un courant très fort – 6 à 7 km – tel que peuvent se l’imaginer ceux qui ont couru sur le Danube ; et, d’autre part, un terrible vent contraire. De telle sorte que les lames nous handicaperont beaucoup.   Ainsi, nous comptions mettre moins de 7 minutes ; mais avec un bassin déchaîné, nous mettrons un temps normal de 2 000 : 7 minutes 42.   Départ donné très vite, en français Nous ramons à 39-40. Aux 10 coups, 1 longueur d’avance, au 20ᵉ, 1 longueur. Le train 34-36. Aux 1 000 m, toujours 1 longueur d’avance. Les Hongrois tapent 10 coups sur 10 coups. Aux 1 200 m, nous baissons la cadence à 30-32. Ils nous remontent. Nous sommes bord à bord aux 1 400 m. Nous nous sentons en pleine forme. Nous montons à 36. Aux 1 500 m, nous reprenons une 1/2 longueur jusqu’aux 1 800 m.   Enfin, nous enlevons. Eux n’enlèveront qu’aux 2 000 m. 3/4 de longueur nous séparent à l’arrivée.   Nous sommes contents à pleurer. Cela valait quand même la peine de s’entraîner deux fois par jour pendant trois semaines. L’entraînement de M. Cherrier avait porté ses fruits.   Quant à M. Decours, il nous barra de main de maître, et quel maître ! Nous avons rarement vu une telle ligne d’eau, surtout par un courant si violent. De plus, pour décontracter les hommes avant une course, il n’y en a pas deux tels que lui ! Vive Decours et merci encore !   Guy Nosbaum et Claude Martin avec leur barreur Daniel Forget seront Champions d'Europe 1953 en 2+ Le lendemain seulement, à la piscine nationale, où se disputait la natation, nous montions sur le podium au son de la Marseillaise. Nos trois couleurs grimpaient au mât. Cela seul récompense de tous les sacrifices et de toutes les souffrances. La médaille n’est rien en comparaison.   On peut dire quelques mots du style hongrois : très long sur l’avant, très long sur l’arrière, d’où plus de fatigue, double de la nôtre, mais moins de détente et plus de fatigue surtout sur l’avant. Ils sont un peu « Fairbairn » dans le sens qu’ils poussent leur bouillon sur l’arrière, mais ils se servent très peu de leurs jambes.   Leur train durant la course n’a pas dépassé 28. D’autre part, en Hongrie, on voit beaucoup de 3 de couple, 4 de couple, skiffs et doubles-sculls avec une barre, et peu de 6 de pointe. Par exemple, on a vu un quatre de couple revenir d’une « setakocsizàs » (1) de 200 kilomètres sur le Danube. C’est ainsi qu’ils s’entraînent là-bas !   Le reste de notre séjour, nous ne le raconterons pas ! Il fut merveilleux. Nous repartions le lundi suivant. Ayant couru les premiers de la délégation, nous étions les seuls à visiter Budapest de fond en comble (c’est une façon de parler).   Nos impressions à son sujet ? Ville très détruite. Reconstruction extrêmement rapide : les seuls ponts de 300 m étant complètement détruits en 1945. Budapest compte actuellement 6 nouveaux ponts exactement semblables aux anciens. Néanmoins, les habitants de la ville ont l’air soucieux et pauvres. Ce pays a été terriblement atteint par la guerre.   En résumé, voyage absolument splendide et unique à notre époque : le rideau de fer est, en général, assez hermétique, ce qui n’a pas empêché Thiam Papa Gaio de passer sans passeport, dans un filet à bagages…   Nous ne remercierons jamais assez l’O.S.S.U. et la Fédération d’Aviron de nous avoir sélectionnés pour une si magnifique épreuve.   Quant à nos entraîneurs de la Marne, MM. Cherrier, Lecuir·ot, Delahaye, remercions-les de nous avoir suivis avec tant d’assiduité et de patience.   Remercions enfin les organisateurs et rameurs hongrois qui n’avaient rien d’assez beau pour nous, Français.   Guy NOSBAUM et Claude MARTIN.   (1) « Setakocsizàs » veut dire « promenade en calèche».

  • Françoise Whittington une pionnière

    Voilà tout juste 50 ans, en 1976, aux Jeux olympiques de Montréal, l’aviron féminin entre pour la première fois au programme olympique. La France n’engage alors que deux embarcations : le skiff d’Annick Antoine (7e) et le deux de couple composé de Françoise Whittington et Josiane Rabiller (9e) après avoir échoué de peu aux portes de la finale. Cet article de Marc Ventouillac, est consacré au parcours de Françoise Whittington, l’une des premières rameuses olympiques françaises. Ces Jeux marquent le point de départ de l’histoire olympique de l’aviron féminin français et laissent la trace de pionnières. Après la fin de sa carrière aux Jeux Olympiques de 1976, il y a cinquante ans, Françoise Whittington a coupé les liens qui l’unissaient au monde de l’aviron. Mais il ne faut pas la pousser beaucoup pour qu’elle reconnaisse l’importance que ce sport a joué pour elle : « L’aviron a été fondateur pour moi, même si je ne suis pas restée proche de ce milieu, dit-elle. Il a été fondateur au niveau de l’acceptation de l’effort qui permet de se transcender et d’arriver au résultat escompté. L’aviron, c’est le dépassement de soi, et ce sentiment, je l’ai retrouvé tout au long de ma vie. Tout ça, je l’ai appris grâce à l’aviron… ». Françoise Whittington aujourd'hui. Françoise Whittington a disputé les Jeux olympiques de Montréal, ses premiers et derniers, mais c’était surtout la première fois que les femmes étaient admises à ramer sur un bassin olympique. Une consécration d’un parcours commencé en 1968, quand elle avait 16 ans et qu’elle a poussé la porte du club de Cognac, celui des frères Vandernotte (médaillés olympiques en 1936), de Bernard Bruand ou de Thierry Louvet. Elle faisait déjà de l’athlétisme, mais le club ne fonctionnait pas en hiver, aussi elle a suivi une amie qui pratiquait déjà l’aviron. À l’époque, il y avait une dizaine de filles au club. « Il y avait une ambiance très conviviale », insiste Françoise Whittington. Les résultats sont arrivés assez rapidement avec une place de 2e aux championnats de France cadettes en deux de couple. Première médaille d’une longue série avec, dès 1970, un titre de championne de France en quatre de couple. Le bac en poche, elle décide d’entamer des études pour devenir prof d’EPS. « En 1972-1973, comme j’avais déjà quelques résultats, je me suis retrouvée à l’Insep, dit-elle. On était une petite promotion dans laquelle il y avait Guy Drut (champion olympique 1976 du 110 m haies). L’Insep avait une base nautique pour ramer sur la Marne. On s’entrainait tous les jours, on faisait déjà de la musculation, mais on ne s’entrainait pas deux fois par jour. ». La finale ratée pour 29 centièmes Sélectionnée pour les Championnats du monde de Nottingham 1975 en deux de couple avec Corinne Le Moal (future finaliste olympique en skiff aux Jeux de Barcelone en 1992, connue aujourd’hui sous le nom de Corinne Meadmore, une des fidèles de l’AIA), elle termine 6e de la finale. Un bateau avec lequel elle disputera les Jeux de Montréal, mais avec une autre coéquipière, Josianne Rabiller. « On avait appris avant les Jeux que l’objectif de la fédération était de qualifier deux quatre (couple et pointe) femmes pour Montréal, se souvient la Cognaçaise. Je n’étais pas dans un de ces bateaux, mais dans un double. La qualification devait se jouer lors des régates de Lucerne. Les deux quatre n’y sont pas parvenus, mais nous, on a décroché notre sélection en terminant à la troisième place. ». C’était la première fois que les femmes étaient admises aux Jeux olympiques en aviron. L’aviron a longtemps traîné une réputation de sport misogyne, mais Françoise Whittington ne garde pas cette image. « Je n’ai aucun souvenir que cela m’ait gênée, pourtant, j’étais féministe… ». Le grand moment de sa carrière... Montréal 76 a été le grand moment de sa carrière. « J’en garde un très bon souvenir. », continue celle qui était alors entraînée par Henri Helal. « Cela a été pour moi un très grand plaisir de découvrir la grande diversité des Jeux olympiques, à tous les points de vue, culturel, physique, gastronomique, tout était différent. En compétition, on s’est classé neuvièmes. On avait raté la qualification pour la finale olympique de 29 centièmes. ». Françoise Whittington ne garde pas de souvenir des autres courses en tant que telles. Sinon celle du huit Allemand de l’Ouest. Pas tant pour son résultat (4e) que pour son chef de nage, Reinhard Wendemuth, qui deviendra son compagnon. Les Jeux terminés, Françoise range ses pelles. « J’étais prof. d’EPS depuis 1975 », explique-t-elle. « J’ai voulu continuer une année de plus pour aller aux Jeux, mais je n’avais pas l’intention d’aller au-delà. Je n’avais pas envie, je souhaitais me consacrer à d’autres activités, la musique (elle joue du saxophone), les voyages, j’avais envie de découvrir d’autres sports, j’ai fait du volley, du tennis. Je suis peu restée dans le milieu, sinon quand je revenais en Charente et que j’allais au club… ». Pas étonnant, c’est une des particularités de l’aviron : les athlètes sont très attachés à leur club, bien plus que dans d’autres sports. Et en ce sens, Françoise Whittington n’a pas échappé à la règle. Marc Ventouillac Palmarès international de Françoise Whittington : 1976 – Jeux olympiques – 2X – 9e 1975 – Championnats du monde seniors – 2X – 6e 1974 – Championnats du monde seniors – 2X – 10e

  • Mexico 1968 : Jean-Pierre Drivet au cœur de l’olympiade

    Télécharger le document de 7 pages Jean-Pierre Drivet, célèbre rameur chambérien et acteur de l’aviron français des années 1960, nous propose, par un document (joint) de 7 pages , un regard direct et précieux sur son expérience aux Jeux Olympiques de Mexico (1968). Spécialiste du deux et du quatre sans barreur, il y évoque son parcours, notamment aux côtés de Roger Chatelain. Un témoignage vivant qui éclaire de l’intérieur les exigences de son époque et invite à découvrir l’intégralité de son récit. Quatre années pour quelques minutes Il y a des Jeux Olympiques que l’on regarde. Et il y a ceux que l’on vit. Ceux de Mexico, en 1968, appartiennent sans conteste à la seconde catégorie pour Jean-Pierre Drivet, qui nous livre un témoignage brut, sincère, presque haletant, à l’image de l’effort consenti. Car une olympiade ne dure pas quinze jours. Elle s’étire sur quatre années. Quatre années d’entraînement, de remises en question, de sacrifices. Le récit commence d’ailleurs bien avant Mexico, dans le froid piquant de Font-Romeu, où les rameurs français tentent de s’acclimater à l’altitude. Le décor est splendide, mais la réalité est rude : vent glacial, fatigue, angines. Le corps encaisse, le mental suit. Le grand départ et le choc mexicain Puis vient le départ. Un voyage long, presque irréel, entre avions militaires, escales inattendues et décalages horaires qui troublent les repères. L’arrivée à Mexico marque un choc. La chaleur, l’humidité, l’altitude surtout. Et déjà, les contrastes : bidonvilles et quartiers luxueux se succèdent sans transition. Le regard du sportif se fait observateur malgré lui. Le village olympique, cœur battant des Jeux Au village olympique, une autre dimension apparaît. Celle de la fraternité. Toutes les nations, toutes les langues, toutes les cultures se croisent. Les échanges sont simples, parfois maladroits, souvent joyeux. Un écusson contre un autre, quelques mots mêlés, et beaucoup de rires. Ici, le sport rassemble. Ramer, encore et toujours Mais l’essentiel reste ailleurs. Dans l’eau. Dans l’effort. Dans cette obsession qui prend toute la place : ramer. Toujours ramer. Le quotidien se résume à cela. Le bateau, le lit, la table. Et l’attente. Puis, soudain, la course. Sept minutes. Rien que sept minutes pour juger quatre années. Le texte devient nerveux, presque haché. On sent la tension, la douleur, le souffle qui manque à 2 400 mètres d’altitude. Chaque coup d’aviron compte. Chaque mètre arrache. Aux portes de la finale La qualification en série apporte une bouffée d’espoir. Les encouragements tombent, les télégrammes arrivent. La France regarde. On y croit. Puis vient la demi-finale. Le combat est intense, mais la marche est trop haute. Quatrième place. Pas de finale. La déception est là. Franche. Sans détour. Mais elle ne brise pas tout. Elle nourrit autre chose. Une envie de revenir. D’aller plus loin. « Munich peut-être », glisse-t-il, déjà tourné vers l’avenir. L’après-course, entre découverte et relâchement Le reste du séjour prend alors une autre couleur. Moins tendu, plus léger. Les athlètes deviennent touristes. Ils découvrent le Mexique, ses paysages, sa culture, ses excès aussi. Oaxaca, Monte-Alban, Acapulco… Entre émerveillement et surprises, le regard s’ouvre. Le retour, avec l’expérience en tête Et puis vient le retour. La France. Les repères. Le quotidien. Avec, en tête, cette expérience unique, faite d’efforts extrêmes, de rencontres et d’émotions brutes. Ce témoignage ne cherche pas à embellir. Il dit les choses comme elles viennent. Avec simplicité. Avec vérité. Et c’est précisément ce qui lui donne sa force. Pour lire le document, cliquer ici...

  • Quand les médaillés d'or et le favori se rencontrent

    (vous pouvez écouter cet article sur Spotify ici : https://open.spotify.com/episode/1nCFHVbtSmZKjiT88QSV4A ) Dans une nouvelle série d’articles célébrant certaines des finales olympiques et paralympiques les plus spectaculaires depuis 2000, Martin Cross, champion olympique en quatre avec barreur en 1984, actuellement journaliste et commentateur, sélectionne les meilleures courses, revivant l'expérience avec les athlètes impliqués. Jean-Christophe Rolland et Michel Andrieux champions olympiques en 2- (Sydney 2000) (photo FF Aviron) En juillet 2021, pour son premier entretien, il est revenu sur la finale du deux sans barreur de Sydney avec nos champions français, Jean-Christophe Rolland, Michel Andrieux et les battus de cette course, les Britanniques Greg Searle et Ed Coole. Cette finale du samedi 23 septembre 2000 est restée dans les mémoires pour l’audace et l'incroyable courage de l'équipage français. DANS LA FINALE OLYMPIQUE DE DEUX SANS BARREUR 2000, C’EST LA TACTIQUE QUI A RENDU CETTE COURSE À PART. Quelques finales olympiques, comme celle du quatre masculin aux Jeux de 2004 à Athènes, deviennent emblématiques, car la course a été incroyablement serrée, et la victoire des Britanniques sur les Canadiens est remarquable par un écart des plus faibles. D’autres, comme la finale du deux barré à Barcelone en 1992, sont inoubliables du fait du fabuleux sprint final des Britanniques qui entraina la remise en question de la domination Italienne a priori indéboulonnable. La finale du pair-oar de Sydney est différente du fait principalement de la décision prise par la paire française en milieu de course. Dans un moment d’inspiration unique, d’un genre que l’on n’avait jamais vu avant et que l’on n’a plus vu depuis, ils ont commencé leur enlevage avant le panneau des 1 000 mètres. Cette tactique a placé cette course dans un domaine à part. L’épreuve était jusque-là menée par l’impressionnante paire britannique de Greg Searl et Ed Coode. Les favoris britanniques, non seulement ont perdu leur leadership, mais encore plus cruellement, ont dû renoncer à la moindre médaille, dépassés par les Américains et les Australiens.   Ed : on a eu un gros stage sur la Gold Coast. C’était une paire spéciale. Nous avions des vitesses de bateau terribles en compétitions, là-bas. Nous estimions que nous étions la paire à battre au niveau mondial.   Greg : nous n’avons été associés que tardivement, du coup nous n’avons pas eu assez de temps dans cet armement. Nous étions en permanence à la recherche la régularité. On a gagné à Henley, mais après, nous avons été incapables d’atteindre la finale à Lucerne.   J.C. : en ce qui nous concerne, nous avons été associés avec Michel un bon bout de temps, depuis 1991. Mais pour cette saison olympique, après avoir perdu derrière la paire yougoslave à Munich, nous étions inquiets sur le fait de pouvoir combler cet écart sur une période aussi courte. Pour autant, on a toujours eu comme but d’être au pic de forme pour l’objectif de l’année, que ce soit pour les championnats du monde ou pour les Jeux. Je me rappelle qu’au stage préolympique, nous nous attachions à rester dans notre bulle et à ne pas laisser la pression qui affectait notre entourage nous impacter. « Ce sera la course la plus dure de notre vie et ce qui fera la différence, ce sera le mental : jusqu’où nous avons envie de gagner »   Greg Searl Greg : on est partis en Australie et on trouvait que nous avions un plan de course basique, et c’est pourquoi, J.C., tu nous as fichus en l’air avec quelque chose qui n’était pas une course basique. En finale, on a fait ce qui était normal et que nous réalisions assez bien. Je me rappelle qu’avant la course, j’avais des doutes sur notre vitesse en fin de course. A l’entraînement, on n’arrivait pas à nous détacher dans le dernier 500 de la paire des remplaçants. Et on était toujours distancés par le 4x féminin dans le dernier 500. Je me rappelle aussi avoir été inquiet quand vous reveniez sur nous en demi-finale.   J.C. : c’est après la demi-finale qu’on a construit notre stratégie pour la finale. On savait qu’on ne mènerait pas depuis le départ, mais que l’on avait une bonne fin de course. L’avance que vous aviez en demi-finale était assez significative. On a fait ce qu’il fallait pour revenir, mais ça a été seulement sur les deux derniers coups. On savait que pour la finale, vous partiriez de fait encore plus vite pour détenir le plus gros écart possible dans le final et on avait décidé de ne pas vous laisser plus d’une longueur d’avance. Mais l’écart que vous aviez aux 500 mètres était déjà trop important et nous a imposé de réagir.   Ed Coode Ed : avec un recul de 20 ans, j’ai regardé de nouveau cette finale, la nuit dernière, et j’ai trouvé qu’on ramait plutôt bien. On aurait peut-être eu besoin d’un cycle olympique supplémentaire en pair-oar. Il n’y a pas beaucoup de cas de paire arrivant aux Jeux avec six mois d’existence et qui gagne. Mais on avait pour but de gagner ; on ne peut pas aller dans une finale olympique en pensant qu’on ne va pas gagner. Greg était champion olympique et j’étais champion du monde l’année précédente, et nos temps de référence à l’entraînement et en course étaient bons.   Greg : j’ai aussi regardé à nouveau la course hier soir, et si vous regardez nos temps aux différents 500 avec 1’35”, 1’40”, 1’40” et 1’38” , c’est plutôt beaucoup mieux que ce que nous avions prévu pour des conditions calmes. Si on a trébuché, c’est qu’il y avait une différence : vous méritiez de gagner ce jour-là parce que vous avez fait quelque chose de réellement sidérant.   J.C. : pendant le footing d’échauffement, j’ai dit à Michel : C’est la dernière fois que l’on court ensemble. On doit prendre des risques et provoquer quelque chose. On doit le faire maintenant. On savait qu’on ne pouvait pas vous prendre au départ, mais juste avant le passage à mi-course, vous aviez plus d’une longueur de jour d’avance, 2’07” je crois, et de fait, c’était plus d’une longueur, ce qui a entraîné l’accélération brutale qu’on a faite. Si vous aviez été un peu moins rapides dans le premier 1 000, on n’aurait pas réagi comme ça. Donc, on a passé 30 coups et ça a été tellement efficace que Michel a juste dit : « Continue ! ». Cette course a été différente des peut-être 200 précédentes que nous avions faites. Notre troisième 500 était toujours le plus lent. Et dans cette course notre temps sur ce 500 a été le plus rapide. Sans précédent et atypique ! En fait on a pris la tête trop tôt… Mais une fois arrivé à ce stade, il est difficile de se calmer, il a donc fallu gérer ça jusqu’à la fin de la course.   Ed : je me rappelle J.C. et Michel revenant sur nous si rapidement que ça nous a désarçonnés. Ils ont réalisé une course tactique de référence. C’est la chose dont nous n’avions pas besoin.   J.C. : Dans le dernier 500, il a juste fallu qu’on tienne. Avant la course, j’avais dit à Michel que ce serait la course la plus dure et redoutable de notre vie, et que ce qui ferait la différence avec nos rivaux serait le mental : combien on avait envie de gagner ! Pour aller plus loin que ce que nous aurions fait habituellement, on appellerait le nom de nos fils, qui étaient au bord du bassin. Victor, mon fils avait 14 mois à l’époque. J’étais complètement cuit et je dois humblement avouer que c’est Michel criant « pour Victor » qui a créé le déclic et qui m’a porté jusqu’au dernier coup de pelle.   Greg : Si on a trébuché, c’est qu’il y avait une différence : vous méritiez de gagner ce jour-là parce que vous avez fait quelque chose de réellement sidérant. Dans les mauvais moments, je pense que réellement on aurait dû avoir la médaille d’argent. Je ne pensais pas qu’on devait perdre en face des Australiens et des Américains. Qui sait si ce que vous avez fait a fait la différence de 30 cm entre la seconde et la quatrième place ?   J.C. : Je n’encouragerais pas à reproduire notre stratégie. On ne peut pas planifier quelque chose comme ça. Honnêtement, je ne voudrais pas me retrouver de nouveau au départ. Une chose qui m’étonne est (que) les gens parlent encore, plus de 20 ans après, de cette course. Des sportifs qui n’étaient pas nés à cette époque m’ont parlé de cette course, et je sais que des entraîneurs parlent de cette course pour illustrer l’importance de la force mentale pour créer un déclic.   Greg : Pour illustrer un peu notre amertume, on a dû revenir de Sidney sur un vol dans un avion rempli de médaillés qui voyageaient en classe affaires. Moi j’ai dû aller à l’arrière de l’avion. À Heathrow, il y avait beaucoup de monde qui attendait, moi j’ai juste filé en prenant ma valise.   Ed : Cette course a eu un impact réel sur moi. C’est sympa d’entendre J.C. dire qu’il ne voudrait pas se retrouver au départ, car c’est bien le sentiment qui m’a submergé après. Je voulais juste refaire une finale olympique de nouveau. Ça m’a fait comme si je n’avais rien réalisé. Il fallait attendre une nouvelle fois quatre ans, et cette émotion, je l’ai ressentie chaque jour pendant les quatre ans qui ont suivi.   Greg : La meilleure sensation, c’est quand je gagne. La pire, quand je termine quatrième…   J.C. : Pour moi les meilleures émotions ont été celles que l’on a partagées après la course. On avait un groupe conséquent avec la famille et les amis. « CETTE COURSE A CERTAINEMENT CHANGÉ MA VIE ! »  Le jour où j’ai repris à la centrale nucléaire, ça été fantastique. Je ressens encore cette émotion aujourd’hui. Il y avait presque tout le monde, peut-être 1 000 personnes, qui avaient partagé mon parcours, et de voir mes collègues en pleurs : « Wow ! » Juste « wow ! » Cette course a certainement changé ma vie. Pas comme homme, je suis resté ce que je suis. Mais ma manière d’être, la manière de me conduire dans ma carrière a été construite par mon parcours d’athlète, et c’est une partie fantastique de ma vie. C’est pour cela que j’ai décidé de rendre au sport, qui m’a tant apporté. Je suis ce que je suis maintenant, jusqu’à un certain point du fait de cette course. Si on avait été cinq ou sixièmes, je ne sais pas ce qu’il serait advenu de ma vie.   Greg Searl explique que c’est en reparlant de cette course qu’il a décidé de repiquer pour les Jeux de Londres.   (Extrait de notre livre « Génération Mund, le long chemin qui a mené l’aviron français au sommet de l’olympisme »)

  • L’AIA fait ramer vos impôts… dans le bon sens !

    À l’AIA, votre adhésion ne se limite pas à un geste symbolique : elle agit concrètement pour les jeunes générations de rameurs. Chaque adhésion a un impact concret. Elle permet de transmettre la mémoire de l’aviron français, de partager notre passion et d’accompagner les jeunes rameuses et rameurs dans leur progression et leur parcours sportif. En 2026, votre engagement prend une nouvelle dimension. Votre adhésion, un levier fiscal efficace Depuis janvier 2026, votre adhésion à l’AIA peut ouvrir droit à une réduction fiscale de 66 %, dans les conditions prévues par la réglementation (articles 200 et 238 bis du Code général des impôts). Cette évolution est rendue possible par la nature même de l’AIA : aucune contrepartie matérielle. Pas de licence, pas d’accès à des installations. L’adhésion repose uniquement sur un engagement et un soutien. Concrètement : 28 € versés (adhésion seule) = 9,52 € réellement payés ; 80 € versés (adhésion + don) = 27,20 € réellement payés ; 100 € versés (adhésion + don) = 34,00 € réellement payés. À quoi sert votre soutien ? Votre contribution finance directement les actions de l’AIA : ·       la mise en valeur de l’histoire et des internationaux de l’aviron français ·       les actions de transmission auprès des jeunes générations ·       le soutien aux jeunes rameurs dans leur double projet sportif et professionnel ·       le développement et le rayonnement de la communauté des internationaux Chaque euro versé alimente des projets concrets, utiles et visibles. Donnez plus, sans dépenser plus Pour un budget maîtrisé, vous pouvez : renforcer ces actions ; toucher plus de jeunes sportifs ; amplifier l’impact de l’AIA. Donner 80 € revient moins cher qu’une adhésion à 28 € avant 2026. Pourquoi cela fonctionne ? Une adhésion ouvre droit à un avantage fiscal uniquement sans contrepartie. C’est le choix de l’AIA. Être membre, c’est : partager une histoire ; porter des valeurs ; soutenir un projet collectif. C’est un engagement. Passez à l’action Aujourd’hui, vous pouvez faire plus pour les jeunes rameurs, sans effort supplémentaire. Adhérez, complétez par un don si vous le souhaitez, et recevez automatiquement votre reçu fiscal. 👉 https://www.rameurs-tricolores.fr/adhesion

  • Fondation Mercato : accompagner la reconversion des sportifs

    Dans le cadre de nos orientations pour 2026, nous souhaitons renforcer notre action en faveur de la préparation de l’après-carrière des athlètes , un enjeu important pour de nombreux sportifs. Si la démarche vous intéresse, prenez contact avec nous ( contact@rameurs-tricolores.fr ), ce qui nous permettra d'appuyer votre dossier. C’est dans cet esprit que nous mettons ici en lumière l’initiative de la Fondation Mercato , qui propose un dispositif original d’accompagnement des sportifs vers le monde de l’entreprise. La Fondation Mercato a été lancée en septembre 2025 et accompagne déjà environ 25 sportifs dans leur reconversion/transition professionnelle. Elle s'appuie sur un réseau de plus de 600 recruteurs partout en France (le réseau du Mercato de l'Emploi : entreprise créée par la Présidente de la Fondation, Jenny Gaultier). Chaque sportif accompagné peut donc avoir un recruteur/une recruteuse dans sa zone géographique, ce qui facilite grandement les passerelles entre le monde du sport et le bassin d'emploi local.  Pour lancer cette Fondation, nous sommes partis de plusieurs constats :  Des chiffres assez alarmants :  8 sportifs de haut niveau sur 10 vivent une période de transition difficile, voire de dépression pour certains Seulement 27% des sportifs de haut niveau se sentent accompagnés ou informés sur leur après-carrière 80% des athlètes olympiques vivent avec moins de 900€ par mois 40% des athlètes olympiques n'ont pas le bac Les sportifs ont des compétences incroyables grâce à leur sport (leadership, esprit d'équipe, résilience, gestion du sport...). Ils ne s'en rendent pas toujours compte et ils ne savent pas toujours les valoriser dans d'autres domaines de la vie.  Quelles sont les étapes du programme de reconversion Nous sommes donc là pour aider les sportifs à connaitre leurs compétences et à trouver leur voie, à travers un accompagnement d'environ 20 heures (cela varie en fonction des profils), composé de plusieurs phases. Cet accompagnement est 100% gratuit, humain, très structuré et personnalisé. Cela va du sportif toujours en pleine carrière ou en pleine activité qui souhaite anticiper sa fin de carrière et d'ores et déjà se tourner vers l'après, au sportif qui vient de terminer sa carrière et qui veut se reconvertir, en passant par le sportif qui a terminé sa carrière depuis plusieurs années, qui a choisi une voie mais qui veut découvrir autre chose et explorer d'autres chemins. Nous créons des trinômes sportif/recruteur/mentor : une alliance unique qui fait ses preuves.  Accompagner 1000 athlètes par an d'ici à 2030 Le mentor a un rôle de "fond", c'est un ancien sportif qui a lui-même connu la reconversion et qui est donc légitime pour en parler. Il accompagne le sportif (sans forcément participer à tous les échanges) avec un autre regard que le recruteur, en lui donnant des conseils sur la reconversion (par exemple sur la partie mentale) et en partageant son propre parcours, ses propres difficultés. Pour en savoir plus : Fondation Mercato : Un tremplin inédit pour la reconversion des sportifs professionnels (cliquer sur ce lien) Fondation Mercato : pour que la lumière continue de briller sur nos champions (cliquer sur ce lien) Des initiatives comme celle de la Fondation Mercato contribuent concrètement à mieux préparer la transition entre carrière sportive et vie professionnelle. Pour plus d’informations sur ce dispositif ou pour être mis en relation avec ses responsables, vous pouvez nous contacter : contact@rameurs-tricolores.fr

  • Nouveau comité directeur 2026 : continuité et renouveau

    Suite à l’Assemblée Générale élective du 31 janvier dernier, l’Association des Internationaux d’Aviron ouvre une nouvelle étape de son développement. Le nouveau comité directeur 2026 a été élu, associant expérience, continuité et renouveau. L'équipe du comité directeur de l'AIA Après près de dix années d’engagement à la présidence, Myriam Lamolle a choisi de passer le relais. Installée désormais en province, elle laisse une association structurée et active. Nous la remercions sincèrement pour son engagement constant. La présidence est reprise par Bertrand Vecten, qui connaît bien la fonction pour l’avoir exercée d’octobre 2004 à octobre 2016. Son retour traduit une volonté claire : poursuivre le développement de l’association avec méthode et détermination. La fin d’année 2025 a également été marquée par le départ de trois membres du comité directeur. Isabelle Danjou et Véronique Larmande, que nous remercions pour nous avoir accompagné ces dernières années, ont choisi de se retirer pour des raisons de disponibilité. Alain Bouffard, quant à lui, a quitté ses fonctions pour des raisons liées à l’âge, après avoir assuré la trésorerie de l’association pendant plus de vingt-cinq années. Son engagement, sa rigueur et sa fidélité ont profondément marqué la vie de l’AIA. Nous lui exprimons notre reconnaissance sincère pour ce travail exemplaire. Au sein du bureau exécutif, plusieurs évolutions accompagnent ce nouveau mandat. Christine Lallement transmet la trésorerie à Sylvie Matthews, épaulée par Rémi Di Girolamo en tant que trésorier adjoint.Catherine Guilleret poursuit sa mission de Secrétaire générale, avec à ses côtés Marie Le Nepvou comme secrétaire adjointe. Les vice-présidences évoluent également. Patrick Bosdeveix, Myriam Lamolle et Anne Nottelet-Tollard composent désormais l’équipe autour du président. Le comité directeur s’élargit avec l’arrivée de deux nouveaux membres : Gaelle Buniet et Jonathan Coeffic. Leur engagement porte à seize le nombre total de membres pour l’année 2026. Cette dynamique collective constitue un atout solide pour les années à venir. Les priorités 2026 L’année 2026 sera placée sous le signe de l’action concrète. Première priorité : renforcer la visibilité de nos bourses solidaires . L’objectif est d’informer davantage les dirigeants de clubs afin de susciter plus de candidatures et d’identifier des jeunes (sans exigence de niveau sportif minimum demandé) dont la famille rencontre des difficultés financières. Ces bourses ont vocation à apporter un soutien direct pour leur permettre de poursuivre leur pratique sportive dans de bonnes conditions. Cette aide sociale se distingue de notre dispositif d’accompagnement au double projet , qui vise à soutenir les athlètes dans l’articulation entre leur carrière sportive et leur parcours scolaire ou professionnel. Deuxième axe : préparer activement la candidature d’un ou plusieurs dossiers pour les Gloires du Sport 2027 . Il s’agit de valoriser notre patrimoine sportif et de mettre en lumière des parcours d’exception. Troisième chantier : structurer un accompagnement à la reconversion des athlètes  en fin de carrière. Avec l’implication de Jonathan Coeffic, l’association souhaite développer un soutien concret pour faciliter la transition vers une nouvelle vie professionnelle. Une nouvelle commission voit également le jour en 2026 : Mécénat et recherche de fonds pour les jeunes . Elle sera animée par Bertrand Vecten, Myriam Lamolle et Jonathan Coeffic. L’objectif est de diversifier nos ressources afin de soutenir durablement les générations futures. Les commissions existantes poursuivent leur travail sur la communication, les réseaux sociaux, les bourses, l’aide au double projet et les Gloires du Sport. Les Trophées Rameurs Tricolores de l’année sont en cours d’évolution et feront prochainement l’objet d’annonces spécifiques. Cette nouvelle équipe s’inscrit dans la continuité des valeurs qui fondent notre association : solidarité, engagement et transmission. Les bases sont solides. Le cap est fixé. 2026 sera une année de structuration et de développement.   Les membres du comité directeur 2026 sont :   Comité exécutif : Président :   Bertrand Vecten Vice-présidents : Patrick Bosdeveix Myriam Lamolle Anne Nottelet-Tollard Secrétaire générale :   Catherine Guilleret Secrétaire adjointe : Marie Le Nepvou Trésorière générale :   Sylvie Matthews Trésorier adjoint : Rémi Di Girolamo   Membres du comité directeur : Gaelle Buniet Jonathan Coeffic Henri-Pierre Dall'Acqua Vincent Ezratti Daniel Forget Christine Lallement Inène Pascal Michel Prudhon   Vérificateur aux comptes Thomas Baroukh   Les commissions Communication et réseaux sociaux Patrick Bosdeveix Inène Pascal Bourses et Aides au Double Projet Henri-Pierre Dall'Acqua Gaelle Buniet Jonathan Coeffic Marie Le Nepvou Gloires du sport Daniel Forget, Mécénat et recherche fonds pour les jeunes (nouveauté 2026) Jonathan Coeffic, Bertrand Vecten, Myriam lamolle Trophées Rameurs Tricolores de l'année En cours d‘évolution Pour voir le trombinoscope du comité directeur (cliquer ici)

  • Interview de Jean-Christophe Bette 20 ans après Cologne 1998

    (à partir du 1 mars, vous pourrez écouter cet article sur Spotify ici : https://www.rameurs-tricolores.fr/podcast ) Avec sa médaille d'or olympique, ses 6 titres de champion du monde, un titre de champion d'Europe, 5 médailles d'argent et 2 de bronze, le palmarès impressionnant de Jean-Christophe Bette le place aujourd'hui à la 3ième place en nombre de médailles de l'histoire de l'aviron français derrière Jérémie Azou et Gaston Delaplane. Il se raconte 20 ans après son premier titre de champion du monde. Reconversion professionnelle chez EDF En 1998 à Cologne (Allemagne) vous avez remporté avec panache le titre de champion du monde en 2-PL. Aujourd'hui, que signifie pour vous ce titre mondial ? Encore aujourd’hui je garde un souvenir impérissable de ce moment. Moment qui a été tout aussi mémorable pour de nombreuses personnes qui me sont chères et qui étaient présentes ce jour comme bien sûr mes parents mais aussi tous les fidèles du club de Compiègne. Cela restera un titre à part pour moi car tout simplement c’est le premier. On ne peut pas dire que l’on s’y attendait avec Vincent même si au fil des courses de ces championnats, on effaçait petit à petit nos complexes vis-à-vis de nos ainés et on se sentait capable d’aller chercher cette première place. Plus personnellement, cette médaille m’a fait prendre conscience que beaucoup de choses étaient possibles et en particulier pour les Jeux Olympiques. Cela a été pour moi l’un des socles de ma confiance qui m’a suivie pendant de longues années après. Quand avez-vous rangé vos avirons tricolores ? J’ai commencé l’aviron en 1989 à Compiègne où je suis toujours licencié (même si je ne rame plus). J’ai été champion de France pour la première fois en 1993 en 4+ cadet, à l’époque c’était de jeunes seniors du club tel que Bertrand VECTEN qui nous conduisaient aux régates… J'ai ensuite pu participer et gagner la Coupe de la Jeunesse à 2 reprises sans réussir à intégrer le groupe A chez les juniors. En 1996 j’ai choisi de rejoindre le pôle France de Lyon et c’est à ce moment que je fis connaissance avec Vincent et que notre paire s’est construite. Nous participons ensemble aux Championnats du Monde -23 en 4-PL à 3 reprises en terminant une fois 2ème et deux fois 1er avant notre 1ère participation aux championnats du Monde en 1998 avec le succès que l’on connait. En 1999 la saison s’annonce compliquée, Vincent est écarté du groupe et je suis appairé à Jean-Baptiste DUPY pour les Championnats du Monde en 2-PL où nous finissons 4ème. Pour la suite, la blessure en cours de saison de Jean-David BERNARD me donnera l’opportunité de prouver ma valeur au sein du 4-PL pour le JO et de remporter le titre Olympique. Sur la lancée, je termine 3ème en 4-PL et 1er en 8PL aux championnats du Monde 2001. 2002 et 2003 seront des années compliquées avec une non-qualification pour les JO de 2004. Puis 2005 et la construction d’un nouveau 4-PL performant avec lequel je gagnerai un titre de champion du Monde et 2 de vice-champion avant de terminer 4ème aux JO de 2008. Pour terminer, retour au 2-PL avec Fabien TILLIET où nous remportons deux titres de champion du Monde et une 3ème place. En 2012 je décide de raccrocher les pelles et je ne suis jamais remonté en bateau depuis. C’était une décision mûrement réfléchie et assumée car j’avais envie de passer à autre chose. Cologne 1998 - Champion du Monde 2- poids-légers avec Vincetn Montabonel Quels conseils donneriez-vous aux rameurs venant de remporter un grand succès international ? Jusqu’à présent, notre sport a su construire des hommes (dans le sens large du terme) avec une tête bien faite et représentant des valeurs pleines d’humanisme. Je n’ai pas de conseil particulier à donner à part peut-être celui d’en profiter et de le partager. Quand avez-vous pensé à votre après-carrière sportive et comment l’avez-vous organisée ?  J’y avais pensé un peu lors de la reprise de la saison après les JO de 2008, mais n’étant pas encore prêt à arrêter, j’avais tout projeté pour un arrêt en 2012 quoi qu’il se passe. Côté professionnel je n’avais pas trop de souci à me faire car j’occupais déjà un poste chez EDF que je devais prendre à plein temps et côté sportif, j’avais pleins de projets que me tenaient à cœur et que je n’avais pas eu le temps de réaliser pour mon autre passion, la montagne. J’ai donc tout organisé pour me rapprocher des montagnes ce que j’ai pu faire dès 2015. Ramez-vous toujours ? Si non, pratiquez-vous un autre sport ? Non, comme je l’ai dit précédemment, je ne suis pas remonté dans un bateau depuis 2012 et cela ne me manque pas. Je pratique, en plus du vélo, tout sport de montagne comme le trail running, le ski de fond et plus assidûment le ski-alpinisme. Devenu spécialiste du Rail Running Êtes-vous investi dans votre club ? Non, principalement par le fait que j’habite loin de mon club. Et aujourd'hui, que faites-vous de la vie ? (métier, famille, sport...). L'aviron a-t-il influencé votre orientation professionnelle ? Ma vie s’articule toujours autour de la pratique du sport qui est quotidienne. De préférence en extérieur et en montagne. J’ai choisi à l’époque d’intégrer l’entreprise EDF car cela me permettait de continuer le sport et d’avoir un métier, aujourd’hui ce choix me permet en plus d’avoir un métier qui me plait, en lien lui aussi avec la montagne et l’eau (je travaille au Groupement de Maintenance Hydraulique Alpes). Pensez vous que la pratique de l’aviron a développé chez vous des qualités, des compétences ou des comportements particuliers qui seraient indispensables à la réussite ? Quels seraient-ils et comment vous en êtes vous servi après, dans votre vie professionnelle ? La pratique de l’aviron m’a construit c’est certain, d’une part par la confiance en moi que cela m’a permis d’acquérir mais aussi par l’appréhension du relationnel humain qui me sert dans la vie de tous les jours et au travail aussi. Mener de front haut niveau sportif et formation est souvent difficile en aviron. Quels sont les 2 ou 3 conseils que vous donneriez aux jeunes rameurs et rameuses qui, comme vous, ont choisi cette voie ?  Je dirai que le plus difficile c’est de trouver sa voie, de savoir pourquoi on fait tout cela et pourquoi en s’investit autant. Une fois que l’on a répondu à ces questions, on peut tout faire ! Jeux Olympiques de Sidney 2000 - Champion Olympique en 4- poids-légers Racontez une anecdote, une histoire, un entraînement, une course, un fait qui vous a marqué. Une chose qui ne se fait plus maintenant d’après ce que j’en sais, et qui m’avait bien plu à l’époque : le bizutage par les rameurs PL pointe du groupe A. Nous étions regroupés ensemble sur le même lieu de stage à Temple sur Lot et les rameurs du groupe A qui étaient au même nombre que nous les B nous avaient concoctés un programme sympa. Chacun avait un parrain pour la soirée et après un quiz-apéro c’était direction resto en ferme-auberge. Certains comme moi n’ont pas tenu jusqu’au plat principal… Je garde vraiment un très bon souvenir de cette soirée, qui malgré ce que l’on peut en penser, a permis de casser certaines frontières entre le groupe A et B et su créer une belle émulation chez les PL par la suite. Palmarès international de Jean-Christophe Bette  1998 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     1ier 1999 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     4ième 2000 Jeux Olympiques SHPL 4-                          1ier 2001 Championnat du Monde seniors SHPL 4-     3ième 2001 Championnat du Monde seniors SHPL 8+    1ier 2002 Championnat du Monde seniors SHPL 4-     6ième  2003 Championnat du Monde seniors SHPL 4-   14ième  2004 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     5ième  2005 Championnat du Monde seniors SHPL 4-     1ier  2006 Championnat du Monde seniors SHPL 4-     2ième  2007 Championnat du Monde seniors SHPL 4-     2ième  2008 Jeux Olympiques SHPL 4-                          4ième  2009 Championnat d'Europe seniors SHPL 4-       1ier  2009 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     1ier  2010 Championnat d'Europe seniors SHPL 2-       1ier  2010 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     1ier  2011 Championnat du Monde seniors SHPL 8+    4ième  2012 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     3ième (Propos recueillis par Bertrand Vecten)

  • 2014-Un équipage pour la première coupe du monde trans-océanique

    Notre ami Patrick Favre, recordman de France de la traversée de l'Atlantique en double à la rame avec Julien Bahain début 2013 , recherche 12 à 16 personnes pour préparer la première Coupe du Monde Trans Océanique. Pour cela, il organise un week-end de sélection courant octobre pour créer son équipage. LE PROJET Ouvert à tous, hommes et femmes, valides et handicapés, de nationalité indifférente Skipper : Patrick Favre. Le seul skipper au monde à avoir traversé l’Atlantique plus de 3 fois à la voile (2000/2002/2003) et à la rame (2006/2009/2012/2013).  Site Internet : https://www.rameocean.fr. Médias : une société de production américaine Patrick Favre recherche une équipe de 16/20 rameurs pour 2 traversées de l’Atlantique à la rame, en avril 2016 et en novembre 2016. Important : Vous trouverez les éléments dans le document joint ci-dessous pour vous inscrire au week-end de sélection les 11/12 Octobre 2014 et/ou 18/19 octobre 2014 . LE PLANNING :  Week-end de sélection : 11/12 Octobre 2014 et/ou 18/19 octobre 2014Entrainement sur le bateau : Eté 20151ère traversée : Avril 20162ème traversée : Novembre 2016 1ère Coupe du Monde des bateaux à rame océanique d'équipage. Pour en savoir plus, cliquer ici sur le lien ci-dessous ou aller sur www.rameocean.fr (propose une adresse email pour s'inscrire).

  • Exceptionnel, l'AIA distribue 7 bourses en 2021 !

    Pour la 1ère fois, notre comité a eu le plaisir de sélectionner 7 dossiers à financer, ce qui est vraiment exceptionnel . En effet, parce que le nombre d'adhésions et les dons (*) ont progressé de façon importante en 2021 , notre enveloppe de Bourses AIA s'en est trouvée augmentée elle aussi et nous avons pu apporter une aide de 500 € à 7 jeunes rameuses et rameurs en situation sociale/économique difficile pour les accompagner dans leur pratique de l'aviron. Les nouvelles aides de cet été portent à 54 le nombre de rameuses et rameurs soutenus depuis 2005 par l'AIA, ceci pour un montant total de 31.800 €. " En cette période difficile, nous sommes bien conscients de l'utilité d'une telle action qui vise à permettre à de jeunes espoirs de tous niveaux de continuer à pratiquer notre beau sport aux valeurs si fortes ". 10 dossiers nous sont arrivés au 30 juin 2021, dossiers que notre comité a étudiés cet été avec beaucoup d'intérêt. Nous, Rameurs Tricolores, sommes particulièrement fiers de voir des anciens boursiers aujourd'hui sur les plus hautes marches des podiums européens et mondiaux ! Leurs bons résultats ne contredisent pas l'objectif de notre bourse qui s'adresse à tous les niveaux de pratiquants, qu'ils visent à devenir de futurs champions ou pas, pourvu qu'ils répondent aux critères ci-dessous. Le bienfondé que tous les boursiers ont démontré depuis 2005 nous encourage tous à redoubler d'effort pour pérenniser cette action en 2022. Amis anciens rameurs, ou pas, soyez ici remerciés pour vos adhésions et vos dons à notre Association des Internationaux d'Aviron. Les candidats à cette bourse doivent être : âgés de moins de 23 ans, de nationalité française, en situation sociale/économique difficile. Les dossiers de rameurs inscrits sur un pôle espoir sont également recevables. Pour 2022, nous espérons pouvoir renouveler notre Bourse AIA pour aider encore plus de jeunes rameuses et rameurs. (*) Les dons reçus par l'Association des Internationaux d'Aviron peuvent bénéficier d'une déduction fiscale . Cette évolution fiscale aura incité nos donateurs à nous faire confiance et ainsi permis d'augmenter notre enveloppe d'aides. Aussi, faites nous confiance en adhérant ou en faisant un don (cliquer sur ce lien) .

  • Meilleurs voeux pour 2022

    2021 a été une année exceptionnelle pour l'aviron français avec les nombreuses médailles, que ce soit avec les J18, les U23 ou les seniors aux Jeux Olympiques et Paralympiques, aux Championnats d'Europe et aussi aux nouvelles épreuves en aviron marin.   Malgré la crise sanitaire, l'AIA a eu l'occasion de réaliser quelques actions très efficaces, notamment avec nos aides aux jeunes par la Bourse AIA et aussi avec l' Aide "Formation & Haut Niveau" ciblant les doubles projets des espoirs U23. Ce sont donc  9 jeunes rameuses et rameurs qui ont bénéficié de 6.000 € d'aide s issus de vos adhésions et de vos dons.   Il en est de même pour nos nombreux donateurs qui auront profité sur leurs revenus 2021 de la déduction fiscale autorisée par l'autorité fiscale, celle-ci reconnaissant la justesse de nos actions pour l'aviron et pour les jeunes.   Heureuse nouvelle, cet avantage fiscal (*) sera renouvelé en 2022 pour vous permettre à nouveau de nous aider par vos dons dans l'accompagnement des jeunes avec notre Bourse AIA, voire au travers d'autres actions.   2022 sera aussi l'occasion de nous retrouver très nombreux à Libourne lors de la régate mondiale "World Rowing Masters Regatta" du 7 au 11 septembre avec une grande soirée Rameurs Tricolores que nous sommes en train de préparer. (découvrir la présentation de ces mondiaux WRMR2022)   2022 verra également la parution de notre livre sur la "Génération Mund"  issu de la plume de Charles Imbert. En le parcourant, vous découvrirez ce qu’était l’aviron français avant l’arrivée d’Eberhard Mund en France en 1990, mais aussi les fondamentaux de sa méthode, l’héritage qui subsiste depuis son départ en 2002, les témoignages et le palmarès de cette magnifique "Génération Mund".   Que 2022 vous apporte, ainsi qu'à vos proches, le bonheur, la santé et la réussite dans tous vos projets. Pour nos rameuses et nos rameurs, qu'ils se hissent sur les podiums pour récompenser leurs efforts et les mener sereinement sur le chemin de #Paris2024 qui se rapproche à grande vitesse. (*) les dons à notre association ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 66 % du montant des sommes versées, retenues dans la limite d’un plafond égal à 20 % du revenu imposable. Rejoignez-nous pour aider notre Association des Internationaux d'Aviron à continuer son oeuvre Renouvelez votre adhésion Faites un don Plus nous serons nombreux, plus nos actions seront fortes et efficaces.

  • 29ème Assemblée Générale 2022, un bon cru...

    Notre Association des Internationaux d'Aviron s'est réunie en assemblée générale ordinaire ce 13 février 2023 au siège de la Fédération Française d'Aviron que nous remercions à travers son Président, Christian Vandenberghe, pour son accueil amical dans ses locaux, ainsi que Anne Nottelet Tollard, vice-présidente et Sébastien Vieilledent, D.T.N. aussi présents. Ce dernier, ne pouvant rester tout au long de la réunion, il prit la parole pour nous remercier pour nos actions en support auprès des sportifs et pour le travail réalisé par notre association. Myriam Lamolle, Présidente de l'A.I.A., ouvrait ensuite l'assemblée générale en remerciant les nombreux participants, qu'ils soient présents physiquement à Nogent-sur-Marne ou à distance via la vidéo-conférence, ainsi que les absents excusés qui nous ont communiqué leurs pouvoirs nous permettant ainsi d'obtenir le quorum nécessaire au bon déroulement de l'assemblée. Approbation du compte-rendu de l'AG 2021 Le premier point d'approbation du compte-rendu de l'assemblée générale 2021 est voté à l'unanimité. Rapport de la Présidente, Myriam Lamolle : Après un mot d'accueil, notre présidente a rappelé le plaisir de nous retrouver à la FFA pour faire le point annuel sur nos actions réalisées en 2022 puis aborder nos objectifs pour cette année 2023. Elle a enchainé par une synthèse sur nos aides apportées aux rameuses et aux rameurs : "Maintenir un lien intergénérationnel me semble essentiel pour avoir un réseau fort qui puisse aider nos jeunes à progresser tant sur le plan sportif que sur le plan personnel, voire professionnel. Notre action plus importante a donc été consacrée à l’augmentation du nombre de bourses vers les espoirs, bourses qui ne devraient pas manquer de leur faciliter l’entrée dans le groupe A en vue des prochains J.O. Les 2 bourses « Incept Sport » de l’année dernière pour une rameuse et un rameur ayant un double projet « formation et haut niveau » a été multiplié par deux grâce à l’implication de Thierry Louvet . Pour ne pas être en reste, vu le nombre de dossiers reçus (10 rameuses et 13 rameurs), l’AIA a décidé d’abonder dans ce sens, augmenter les bourses ; ce que nous avons pu faire grâce à vos adhésions et vos dons. Nous avons aussi attribué une bourse pour un rameur en difficulté, volet qui tient à cœur à Olivier Moncelet." et sans omettre nos nouvelles Gloires du Sport Français, Jacques Morel et Denis Masseglia. Notre présidente partageait ensuite avec nous l'énumération de nos diverses actions et projets à venir pour cette année 2023 : - La communication des Rameurs tricolores sur les différents canaux assurée par notre Vice-Président Patrick Bosdeveix, essentielle pour mieux nous faire connaître, pour " être le soutien indispensable pour motiver nos troupes, garder la mémoire de la grande et de la petite histoire de l’aviron français, être le relais vers les journalistes. " ; - Notre projet de livre "Génération Mund" initié en 1997 d'abord par un album photos et aujourd'hui avec un livre qui devrait paraître à compte d'auteurs en 2023, document écrit par Charles Imbert avec l'appui de Patrick Bosdeveix ; - Nos manifestations à venir, et notamment pendant les mondiaux juniors 2023 avec l'appui de nos fanions et banderoles acquis en 2022 avec en point d’orgue une soirée lors des JO 2024 ; - Un travail à faire "sur notre modèle économique. Il est de plus en plus difficile pour les U18 et U23 d’accéder au haut niveau sans aide financière compte tenu du contexte d’inflation actuel. Avoir l’esprit libéré de certaines difficultés matérielles autant sur le plan sportif que sur le plan des études pour atteindre les sommets est une évidence pour nous tous. Comme nous l’avions évoqué à la précédente AG, un complément d’aide sous la forme d’équipement par l’intermédiaire de sponsor (vêtements et/ou matériels électroniques) ou d’une bourse aux vêtements des anciens Internationaux serait le bienvenu pour nos jeunes. L’étude est toujours en cours. D’autres sources de revenus permettraient de planifier des actions récurrentes et durables comme les bourses qui pourraient être plus nombreuses mais aussi de nouvelles actions comme le mentorat et la reconversion professionnelle." ; - Quelques changements dans notre organisation, avec le départ aux Pays-Bas de notre trésorier, Laurent Béghin, pour raisons professionnelles. Nous le remercions pour son implication et son suivi régulier pour tenir nos comptes à jour. Christine Lallement a été cooptée par la Comité Directeur pour son remplacement fin 2022. Notre Présidente terminait son rapport par ces remerciements et ses vœux : "Pour terminer ce rapport moral, je voudrais remercier tout le bureau pour son investissement, la FFA par sa subvention et son accueil dans ses locaux, tous les donateurs, tous les participants à la soirée de Libourne et à cette AG la bonne humeur et la convivialité." "J’espère aussi que notre groupe AIA va s’étoffer pour nous aider à mener à bien nos projets, à trouver des sponsors, à relayer l’information sur nos actions localement dans vos régions ; je fais d’ailleurs un appel à candidature pour une représentation par ligue qui se ferait le relais sur le terrain de l’AIA. Sachez d’ores et déjà que nous lançons le groupe de travail pour préparer notre rendez-vous à Vaires-sur-Marne en 2023 avec une fête bon enfant et mémorable. Et vivement nos JO 2024 pour une méga fiesta avec plein de titres." Rapport moral de la secrétaire générale, Catherine Guilleret Notre secrétaire générale, Catherine Guilleret, nous résume une année 2022 très active après nous avoir demandé de respecter une minute de silence en mémoire de nos amis qui nous ont quitté en 2022, Robert Dumontois, Elizabeth Lizot Bichet et Bernard Bourandy. Rappel des nouvelles médailles remportées par les rameuses et les rameurs de l'équipe de France lors des mondiaux 2022 ; Rappel de notre soirée Rameurs Tricolores aux mondiaux de Libourne ; Rappel des nos actions d'aide aux jeunes en difficultés et aux jeunes internationaux ; Rappel de nos distributions de bidons Rameurs Tricolores aux équipes de France ; Rappel de la Soirée des Gloires du Sport où ont été récompensés Jacques Morel (catégorie sportifs) et Denis Masseglia (catégorie Personnalités) ; Nos projets à venir avec les mondiaux juniors à Vaires-sur-Marne (du 30/07 au 6/08) où nous envisageons un évènement Rameurs Tricolores, tout comme pour les Jeux Olympiques de Paris aussi à Vaires où nous espérons pouvoir insérer aussi un évènement important. Rapport financier du trésorier général, Laurent Béghin Le rapport financier du Trésorier Général réalisé par Laurent Béghin nous est communiqué par Christine Lallement qui a été cooptée à cette fonction en fin d'année 2022, suite au départ de Laurent pour raisons professionnelles. Nos recettes sont principalement issues de nos adhésions et des nombreux dons obtenus, ce qui nous permet d'afficher un solde positif qui nous permettra notamment de renouveler nos aides aux rameuses et aux rameurs en 2023 ; Nos dépenses principales auront été effectuées sur les aides via notre "Bourse AIA" (à destination des jeunes en difficultés, 4 demandes pour 2 bénéficiaires) et notre aide "Double Projet Formation et Haut-Niveau" sur dossier à destination des rameuses et rameurs U23, aide à l'initiative et co-financée avec Incept Sport représentée par Thierry Louvet qui a bénéficié à 9 jeunes internationaux (4 dossiers financés par Incept, 5 par l'AIA) pour 20 demandes ; - Nous regrettons le trop faible nombre de dossiers concernant la "Bourse AIA" dite "sociale" qui vise à aider des jeunes (sans niveau particulier en aviron) en situation financière difficile, bourse qui n'a obtenu que 4 demandes malgré une campagne de communication importante. Il serait bien que les clubs soient plus impliqués vers cette aide ; - Il est probable que l'"Aide au Double Projet Formation & Haut Niveau" aura encore plus de demandes en 2023, vu la situation particulière du moment et l'intérêt qu'elle suscite auprès des athlètes ; - A la question concernant les jeunes des ligues par rapport à nos aides, nous confirmons qu'elles s'adressent à toutes et tous, sans être limitées aux seuls internationaux. S'agissant d'une aide purement financière, c'est l'ensemble du dossier qui nous importe, plus que les résultats sportifs ; - Nous confirmons que les aidants (particuliers ou sociétés) par un don financier peuvent bénéficier d'une déduction fiscale sur la base de l'attestation fiscale (particuliers) ou d'un Cerfa (sociétés) retournés par l'AIA ou HelloAsso pour les paiements en ligne. Comme chaque année, nous avons mis à la disposition des équipes de France nos bidons Rameurs Tricolores, actions qui sera renouvelée en 2023 ; Notre soirée Rameurs Tricolores de Libourne début septembre avec près de 100 personnes inscrites est proche de l'équilibre, l'AIA prenant en charge l'apéritif ; Nous avons acquis un ensembles d'outils de communication pour nos divers stands et évènements (banderolles, flammes, ...). Après plusieurs semaines de transfert de notre trésorerie entre Laurent Béghin et Christine Lallement, Christine devient notre trésorière générale en 2023. Rapport du commissaire aux comptes, Jean-Pierre Bremer Jean-Pierre Bremer nous communique son compte-rendu positif suite à sa mission de commissaire aux comptes et certifie donc l'exactitude des comptes financiers de notre association. Il accepte de renouveler cette mission pour l'année 2023. Approbation des rapports et des quitus Les rapports et les quitus sont tous approuvés à l'unanimité sous les applaudissements des participants. Rapport activité Internet et réseaux sociaux : Patrick Bosdeveix Site "Rameurs-Tricolores.fr" : Nous constatons une baisse de l'audience de notre site Internet d'environ 50% par rapport à 2021 (baisse générale, année moins active que l'année olympique, peu de publications dans l'année, ...) et un glissement progressif de nos visiteurs sur les mobiles plutôt que les postes fixes. Les pages les plus visitées sont "Le Palmarès", puis les "Adhésions/dons" et "L'album photos" ; Nos mailings : 11 campagnes de mails ont été envoyées à nos abonnés. Le taux d'ouverture de nos mails est de 64% ; Facebook : la page compte près de 3000 abonnés pour 18 000 visites et touche de 67 000 personnes. Record, notre article " Soirée Gloires du Sport : Jacques Morel honoré ce soir… " a été vu par 11 000 personnes. Instagram : Nous utilisons peu ce canal dans la mesure où il est surtout orienté sur l'image. Nous y avons tout de même 990 abonnés et nos communications peuvent toucher près de 4 000 personnes. Twitter : (peu de statistiques disponibles sur ce canal) plus de 1200 abonnés, 13 700 tweets émis depuis la création du compte. Linkedin : (pas de statistiques disponibles sur ce canal) Nous avonslancé notre page au printemps 2022 et avons déjà 431 personnes qui suivent notre compte, et 224 abonnés. Nos constatons que nous y touchons directement beaucoup d'internationaux d'aviron de toutes époques, ce qui diffère beaucoup des autres canaux. Budget 2023 présenté par Christine Lallement Recettes : - Notre adhésion en 2024 restera au tarif "Paris 2024" initialisé depuis plusieurs années, soit le montant de 24€/an ; - Nous avons établi notre budget sur un effectif d'adhérents identique à 2022 ; - Idem pour les dons et aides financières extérieures (hors don exceptionnel) estimés à l'identique de 2022 ; Dépenses : - Un don exceptionnel en 2022, nous permettra d'augmenter en 2023 notre enveloppe d'aides aux athlètes ; - Prévision d'un budget pour organiser un évènement lors des "Mondiaux Juniors 2023" à Vaires-sur-Marne ; - Une enveloppe budgétaire pour accompagner la publication de notre livre "Génération Mund" actuellement en cours de finalisation ; - Mise en place d'une action "parrainage" de l'équipe de France juniors ; - Nouvelle action aux Gloires du Sport 2023 (voir questions diverses ci-après). Nota : notre compte bancaire va être transféré de la Société Générale au Crédit Mutuel de Nogent-sur-Marne dans les semaines prochaines. Le budget 2023 ainsi que le tarif de l'adhésion 2024 sont approuvés à l'unanimité des participants. Renouvellement des membres du Comité Directeur : Faute de démissions et de candidatures, le comité directeur est renouvelé dans son ensemble. Les fonctions seront confirmée par vote lors de la prochaine réunion de Comité Directeur, à savoir : Présidente : Myriam Lamolle Président d'honneur : Philippe Fauveau Vice-présidents : Patrick Bosdeveix, Sylvie Matthews, Bertrand Vecten Secrétaire générale : Catherine Guilleret Trésorier général : Christine Lallement, Membres du comité : Isabelle Danjou Vincent Ezratti Daniel Forget, Antoine Jésel, Christine Lallement, Corinne Meadmore, Henry Nosbaum, Anne Nottelet-Tollard, Michel Prudhon Questions Diverses : Quelques souhaits et propositions ont été émis par les participants, suite à cette réunion : Mieux communiquer auprès des rameuses et des rameurs pour mieux faire connaître l'AIA et ses actions. Nous nous rapprocherons de la fédération pour mener des actions communes, comme par exemple relancer le parrainage des juniors lors du stage terminal ; La FISF (Fédération des Internationaux du Sport Français) est envie notre efficacité et notre présence en matière de communication ; Présentation à la FISF d'un nouveau dossier pour les Gloires du Sport Français 2023 (Daniel Forget, auteur des dossiers précédents) ; Profiter des évènements 2023 (mondiaux juniors, Gloires du Sport) pour publier et présenter notre livre Génération Mund. Nous souhaitons mettre en place des représentants Rameurs Tricolores dans les ligues pour mieux partager nos informations et nous faire représenter (pour les personnes intéressées, candidatures sur contact@rameurs-tricolores.fr ) L'assemblée se clôturant, la parole est donnée à notre hôte, Christian Vandenberghe, Président de la FFA qui nous dit être heureux de nous avoir accueilli une nouvelle fois cette année, ce qu'il espère pouvoir faire encore en 2024 si les travaux du siège le permettent. Il voit le besoin pour l'aviron et la FFA d'avoir l'Association des Internationaux d'Aviron et il est persuadé de l'intérêt de continuer à activer le réseau de nos internationaux. La fédération gardera ses portes ouvertes à l'AIA pour continuer à travailler ensemble. Une coupe entre locaux pour terminer notre assemblée générale.

  • 4 septembre 1993 / 2023 - 30 ans

    Ce 4 septembre 1993 à Roudnice (Tch) où tout a changé pour l'équipe de France d'aviron. C'était il y a 30 ans. 3 médailles d'or, 3 quatrièmes places et 1 cinquième place en finale A, rien que cela... Extrait du livre "Génération Mund" à paraître prochainement, livre édité par l'Association des Internationaux d'Aviron, auteurs Charles Imbert et Patrick Bosdeveix. Le samedi 4 septembre, le journal l’Équipe, sous la plume de Marc Ventouillac, affiche un optimisme raisonnable et se risque même au concours de pronostics : « Les rameurs français doivent normalement mettre fin, ce week-end, à douze ans sans médaille en élite. Ce succès, s’il se confirme, sera tout le contraire d’une surprise, plutôt le résultat d’une régulière montée en puissance... Des rameurs qui en veulent, qui ont les moyens physiques, tactiques et techniques de monter sur le ponton d’honneur, tel est le portrait de l’équipe de France 1993. On ne voit pas comment elle pourrait ne pas réussir. » Marc Ventouillac pronostique : « 1er à 4ème pour le double, 1er à 5ème pour le deux avec barreur, 1er ou 2ème pour le quatre sans barreur, 3ème à 6ème pour le quatre de couple, 3ème à 6ème également pour le quatre de couple poids léger ainsi que le quatre de couple femmes. Enfin 1ères pour Hélène Cortin et Christine Gossé en deux sans barreur, que la presse n’imagine pas perdre et voit comme « la plus belle des chances françaises dans les finales ». Jean-Christophe Rolland, Michel Andrieux, Philippe Lot et Daniel Fauché en or (Photo Frédéric Haslin) Le 4 septembre à 15 h 20, le quatre sans barreur ouvre la voie. L’équipage est conscient que si le déclic arrive, tout peut suivre. Ils doivent également surmonter leur rôle de favori. « Après un départ canon des canadiens et surtout des Polonais qui possèdent plus d’une longueur d’avance sur leurs poursuivants jusqu’au 1 500 mètres. Les Français accélèrent à ce moment et, à une cadence de 42 coups par minute, les passent à environ 250 mètres du but.» Ce fut une course tactique dira Philippe Lot : «Nous étions un peu crispés dans les 500 premiers mètres, puis tout est rentré dans l’ordre, car on croyait à l’or. » Samuel Barathay et Yves Lamarque signeront le deuxième exploit de la journée (Photo Frédéric Haslin) À 16 h 10, le double qui a eu connaissance de la victoire du quatre sans, monte au départ galvanisé. Il réussit un bon départ et reste aux aguets. Aux 1 000 mètres, Yvon lance à Samy « Je suis bien ». Comme souvent, les Norvégiens, après une première partie d’attente attaquent aux 1 250 mètres. Les Français suivent et les passent à 250 mètres de l’arrivée. Samuel Barathay et Yves Lamarque n’étaient pas favoris, mais ils ont scellé leur victoire avec l’assurance des plus grands en battant les Norvégiens sur leur point fort. Les dernières à entrer en lice, Hélène Cortin et Christine Gossé, sauront parfaitement gérer la course pour remporter le 3ème titre de la journée. (Photo frédéric Haslin) C’est au tour de «nos filles» de s’élancer à 16 h 35 précises. Pas facile de passer derrière les deux bateaux des garçons. Christine relaie le message de Jean-Raymond Peltier, leur entraîneur. « Surtout les filles, pas de faute ! ». Hélène et Christine mènent la course à leur guise. Sur chaque série de 30 coups, elles prennent deux bons mètres à leurs adversaires. Elles deviennent intouchables aux 1 500 mètres et finissent sans jamais avoir été réellement menacées, même si les Australiennes tentent un retour. Quatre autres finalistes, complètent ce somptueux bilan. Ces performances de valeur qui auraient comblé d’aise la fédération il y a peu, méritent d’être relevées. La 4ème place à 66 centièmes de la médaille du deux barré est à placer au chapitre des grands regrets. Jean-Paul Vergnes, Yannick Schulte et Jean-Pierre Huguet-Balent ont fait une saison exemplaire dans un bateau à la mort programmée mais qui pour l’heure garde toute sa crédibilité. En dépit de la fin de course la plus rapide, ils ne purent revenir sur les trois premiers. Vraiment dommage, ils méritaient bien ce podium. Le quatre de couple poids léger Gaillac, Maïore, Béroud et Renault laisse échapper le bronze pour 2’’89. Encore 3ème aux 1 000 mètres, ils ne peuvent se mêler à la lutte que se livrent Autrichiens, Italiens et Allemands. Le quatre de couple féminin restera au pied du podium mais réalise une performance très honorable avec les jeunes Anne Tollard, Véronique Lyonnaz-Perroux, Marie-Pierre Lafitte, emmenées par Isabelle Danjou. Le quatre de couple Fabrice Leclerc, Frédéric Kowal, Ikhlef Ben-Okba, Luc Cattaneo, qui se place 5ème laissera une bonne impression et participe au bon bilan de la couple, où la France et l’Allemagne ont été seules capables de placer un double et un quatre en finale. Les titres et commentaires de presse du lundi 7 septembre, sont à la hauteur de l’événement. Le quotidien « L’Équipe » réserve trois pages, dont la « Une » à l’événement et titre : « Triple ban pour l’aviron ». Marc Ventouillac ajoute : « Les rameurs français ont ramassé de l’or à la pelle aux Championnats du Monde à Roudnice. Trois titres avec le quatre sans barreur, le deux de couple et le deux sans barreuse. Du jamais vu ! » Le nom du lieu de la plus fameuse bataille de Napoléon est même prononcé. « Un samedi à Austerlitz : Tout près du célèbre champ de bataille, l’aviron français s’est refait une place au soleil. Trois titres après 31 ans d’attente » écrit Jean François Renault : « Il est 16 h 41 et l’aviron français, vient de vivre son heure éblouissante avec ces trois titres consécutifs. Un en pointe, un en couple, un en femmes. Voici une embellie comme le sport français peut en secréter quand il sait se placer sur de bons rails. L’aviron discipline éminemment athlétique, cherchait une vitrine. Il la possède désormais, se plaçant parmi les premiers sports olympiques français. » La presse étrangère ne manque pas de saluer la spectaculaire moisson des français. Les Allemands, martiaux, titrent : « Le jour de gloire est arrivé. » Les Italiens plus bibliques, écrivent : « Le coq chanta trois fois. » Tous ces titres et commentaires donnent un reflet assez exact de l’ambiance et de l’euphorie qui règnent au sein de l’équipe de France. Le retentissement est national et va bien au-delà du cercle des initiés. Le journal de 20 heures de Claire Chazal sur TF1 ouvre sur le triple exploit mondial des rameurs français à Roudnice. Au-delà de l’impact médiatique et de la notoriété apportée par cet évènement, il est une éclatante démonstration de l’efficacité de la méthodologie d’entraînement. Les légendes vivantes du double français René Duhamel et Bernard Monnereau sont interviewées. Le premier encore en activité à la S.N. Avignon, est « heureux de voir ce résultat avant son départ à la retraite. J’étais convaincu que ça marcherait bien dans ces championnats, surtout pour les [coupleux] que je suivais sentimentalement. C’est extraordinaire, et si la réussite paraît logique, il faut voir tout le travail qu’il y a derrière. » Pour Bernard Monnereau, ce résultat n’est que la logique de ce qu’il observe depuis quelques années : « Aux hommes, il fallait un chef, au chef il fallait des hommes. L’aviron a rajeuni, toute une équipe s’est mise au travail. Il y a un vrai réservoir et des champions reconnus. En octobre, à Vichy, c’est là, quand ils vont ramer avec leur club que la motivation va passer chez les jeunes. C’est de l’aviron tout neuf : il faut profiter de cette aubaine ! » 31 ans après, la page « Lucerne 62 » est vraiment entrée dans le passé. (...) Pour Denis Masseglia, ces résultats vont « au-delà du rêve » : « Les superlatifs n’ont pas manqué pour illustrer le bilan d’ensemble des bateaux français à Roudnice, leurs sept places de finalistes et leurs trois titres mondiaux... » « C’est fou, ça a même été un peu trop vite. Qui aurait pu croire raisonnablement à un tel exploit. Il y a de cela tout juste deux ans et neuf mois, quand a été restructuré l’encadrement technique national ? » « Ce succès est à mettre au crédit d’une équipe de France sûre d’elle, qui dégagea tout au long de l’année une impression indestructible de sérénité et à laquelle rien de fâcheux ne semblait pouvoir arriver. » (...) Eberhard Mund, qui a suivi le déroulement des compétitions, seul, dans un coin de la tribune du public, est plus réservé dans sa première analyse. Plus sobre dans son commentaire, il pense déjà à la suite : « Je suis satisfait du comportement du groupe France, il est même un peu trop beau. Je ne m’attendais pas à de tels résultats. Maintenant, il ne faut pas dormir sur nos lauriers mais nous occuper de la nouvelle génération, analyser nos résultats et voir où en sont nos réserves pour confirmer nos performances. Il faut surtout aussi que nos rameurs et que nos entraîneurs gardent les pieds sur terre. ». « Cependant, rien ne changera pour l’avenir. Les athlètes ont tous rendez-vous à Cazaubon pour les championnats de France bateaux courts au début de l’année prochaine où tout sera remis en cause car même avec des titres rien n’est acquis en ce qui concerne la composition des bateaux France pour la saison à venir. » (...) A noter que le 7 décembre prochain, l'équipe de France 1993 et ses médaillés mondiaux seront honorés par la FISF et verront leurs noms s'ajouter à la longue liste des très grands champions français parmi les Gloires du Sport Français dans la catégorie "Équipe".

  • À vos agendas pour les 1 et 2 août à la Villette #paris2024

    Le Club France qui s'installe à LA VILLETTE à Paris est le lieu où seront célébrées toutes les médailles française lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, qu'elles soient olympiques ou paralympiques. Et bien sûr, nous rêvons toutes et tous de voir nos rameuses et nos rameurs français médaillés et célébrés au cours de ces jeux historiques pour la France, les 1 et 2 août à la Villette. Club France - Paris La Villette Parce que ces moments seront historiques, nous, les Rameurs Tricolores de l’Association des Internationaux d’Aviron ( réseau Alumni des rameuses et des rameurs de l’équipe de France d'aviron ), proposent de tous nous retrouver au Club France pour célébrer nos représentants français le soir des finales françaises, le jeudi 1 aout et le vendredi 2 août. Retrouvons-nous au Club France à La Villette Prenons déjà date pour les J.O. en marquant sur nos agendas cette soirée que nous rêvons fabuleuse. Les athlètes viendront au Club France dès leur course terminée pour un circuit média. Donnons-nous rendez-vous à La Villette à partir de 16 heures pour ne pas rater leur montée sur scène. Un groupe Whatsapp a été créé pour échanger sur cette soirée et nous aider à y nous retrouver : cliquez sur ce lien pour y accéder . L'inscription nominative est obligatoire pour accéder dans le périmètre sécurisé du Club France. Elle se fait via la billetterie. Réservez votre place à l'avance pour être certain de pouvoir accéder au Club France, la jauge est limité. Réservez votre accès (5€) au Club France de la Villette sur le site https://www.clubfrance2024.fr " La Grande Halle de la Villette Pour y accéder : Entrée par la place de la Fontaine aux lions, 211 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris Métro : Ligne 5 - Porte de Pantin ; Ligne 7 - Porte de la Villette ; RER : Ligne E - Rosa Parks Bus : Lignes 75, 151 – Porte de Pantin ; Lignes 139, 150, 152 – Porte de la Villette Tramway : Ligne 3b – Porte de Pantin Vélo : Des places de parking vélo installées dans le parc de la Villette. Parking public : Q Park Philarmonie Le programme "Aviron" des Jeux Olympiques de Paris 2024 (le programme peut être soumis à modifications) Jour 1   : Samedi 27/07/2024 9h00 > 13h10 ·       Hommes, Skiff, Éliminatoires ·       Femmes, Skiff, Éliminatoires ·       Hommes, Deux de couple, Éliminatoires ·       Femmes, Deux de couple, Éliminatoires ·       Hommes, Quatre de couple, Éliminatoires ·       Femmes, Quatre de couple, Éliminatoires   Jour 2   : Dimanche 28/07/2024 - 9h00 > 13h10 ·       Femmes, Skiff, Repêchages ·       Hommes, Skiff, Repêchages ·       Femmes, Deux de couple, Repêchage ·       Hommes, Deux de couple, Repêchage ·       Femmes, Deux de pointe sans barreur, Éliminatoires ·       Hommes, Deux de pointe sans barreur, Éliminatoires ·       Femmes, Deux de couple poids léger, Éliminatoires ·       Hommes, Deux de couple poids léger, Éliminatoires ·       Femmes, Quatre de pointe sans barreur, Éliminatoires ·       Hommes, Quatre de pointe sans barreur, Éliminatoires   Jour 3   : Lundi 29/07/2024 - 9h30 > 12h20 ·       Femmes, Skiff, Demi-finales E/F ·       Hommes, Skiff, Demi-finales E/F ·       Hommes, Deux de pointe sans barreur, Repêchage ·       Femmes, Deux de pointe sans barreur, Repêchage ·       Hommes, Deux de couple poids léger, Repêchages ·       Femmes, Deux de couple poids léger, Repêchages ·       Hommes, Quatre de couple, Repêchage ·       Femmes, Quatre de couple, Repêchage ·       Hommes, Huit de pointe avec barreur, Éliminatoires ·       Femmes, Huit de pointe avec barreur, Éliminatoires   Jour 4   : Mardi 30/07/2024 - 9h30 > 11h50 ·       Femmes, Skiff, Quarts de finale ·       Hommes, Skiff, Quarts de finale ·       Femmes, Deux de couple, Demi-finales ·       Hommes, Deux de couple, Demi-finales ·       Femmes, Quatre de pointe sans barreur, Repêchage ·       Hommes, Quatre de pointe sans barreur, Repêchage   Jour 5   : Mercredi 31/07/2024 9h30 > 13h10 ·       Femmes, Deux de couple poids léger, finale C ·       Hommes, Deux de couple poids léger, finale C ·       Hommes, Skiff, Demi-finales C/D ·       Femmes, Skiff, Demi-finales C/D ·       Hommes, Deux de pointe sans barreur, Demi-finales ·       Femmes, Deux de pointe sans barreur, Demi-finales ·       Hommes, Deux de couple poids léger, Demi-finales ·       Femmes, Deux de couple poids léger, Demi-finales ·       Hommes, Quatre de couple, Finale B ·       Femmes, Quatre de couple, Finale B ·       Hommes, Quatre de couple, Finale A ·       Femmes, Quatre de couple, Finale A   Jour 6   : Jeudi 01/08/2024 - 9h30 > 12h40 ·       Femmes, Skiff, Demi-finales A/B ·       Hommes, Skiff, Demi-finales A/B ·       Femmes, Huit de pointe avec barreur, Repêchage ·       Hommes, Huit de pointe avec barreur, Repêchage ·       Femmes, Deux de couple, Finale B ·       Hommes, Deux de couple, Finale B ·       Femmes, Quatre de pointe sans barreur, Finale B ·       Hommes, Quatre de pointe sans barreur, Finale B ·       Femmes, Deux de couple, Finale A ·       Hommes, Deux de couple, Finale A ·       Femmes, Quatre de pointe sans barreur, Finale A ·       Hommes, Quatre de pointe sans barreur, Finale A   Jour 7   : Vendredi 02/08/2024 - 9h30 > 12h50 ·       Hommes, Skiff, Finale F ·       Femmes, Skiff, Finale F ·       Hommes, Skiff, Finale E ·       Femmes, Skiff, Finale E ·       Hommes, Skiff, Finale D ·       Femmes, Skiff, Finale D ·       Hommes, Deux de pointe sans barreur, Finale B ·       Femmes, Deux de pointe sans barreur, Finale B ·       Hommes, Deux de couple poids léger, Finale B ·       Femmes, Deux de couple poids léger, Finale B ·       Hommes, Deux de pointe sans barreur, Finale A ·       Femmes, Deux de pointe sans barreur, Finale A ·       Hommes, Deux de couple poids léger, Finale A ·       Femmes, Deux de couple poids léger, Finale A   Jour 8   : Samedi 03/08/2024 - 9h30 > 11h40 ·       Femmes, Skiff, Finale C ·       Hommes, Skiff, Finale C ·       Femmes, Skiff, Finale B ·       Hommes, Skiff, Finale B ·       Femmes, Skiff, Finale A ·       Hommes, Skiff, Finale A ·       Femmes, Huit de pointe avec barreur, Finale A ·       Hommes, Huit de pointe avec barreur, Finale A

  • Le livre "Génération Mund" arrive...

    Prêt à être imprimé, notre livre "Génération Mund"a besoin de vos précommandes pour lancer rapidement l'impression des 300 premiers exemplaires... Un document aussi approfondi et documenté sur l'aviron avec autant de détails, de nombreux témoignages et de photos est rare.  Reprenant une idée de l'AIA, Charles Imbert et Patrick Bosdeveix y décrivent comment Eberhard Mund et toute son équipe, appuyés alors par la FFSA, ont transformé l'ensemble de l’aviron français et fait parvenir durablement l'équipe de France aux sommets mondiaux et olympiques. Alors pour quelles raisons sommes-nous toujours médaillés mondiaux et olympiques aujourd’hui ? La réponse est dans notre livre Génération Mund ! Une prévente nous est nécessaire, d'une part pour lancer l'impression d'un premier lot avec les fonds recueillis pendant cette campagne, et d'autre part pour nous permettre d'évaluer le nombre d'exemplaires attendus. Nous espérons le faire paraître courant  juin 2024. En passant commande maintenant, vous serez alors parmi les premiers à le recevoir . Précommandez votre livre Génération Mund En 1990, sous l'impulsion du Président Denis Masseglia, la Fédération Française des Sociétés d'Aviron décidait de faire appel à un expert « étranger » pour remettre à flots une « maison Aviron France » aux résultats trop souvent décevants. Fort d'une expérience acquise en Allemagne de l'Est, c'est Eberhard Mund, qui fut choisi. Trois ans après son arrivée, l'équipe de France d'aviron rejoignait durablement l'élite mondiale et devenait une nation désormais respectée. Eberhard dirigea l'équipe technique durant 12 ans jusqu'en 2002. Sous la plume expérimentée de Charles Imbert accompagné de Patrick Bosdeveix, l'Association des Internationaux d'Aviron évoque, dans cette publication, la véritable révolution qui s'est opérée avec tous les aspects de la vie fédérale et les profondes modifications apportées. Après un rappel historique et anecdotique de « l'avant Mund » qui permet de cerner le contexte difficile et aléatoire de l'époque, les auteurs se sont attachés à présenter de façon pratique les éléments principaux de la méthode d'entraînement appliquée avant de reproduire in extenso les témoignages de nombreux acteurs de cette épopée. Pour terminer et avant de développer un palmarès prestigieux, il était nécessaire de s'interroger sur l'héritage légué et sur la manière dont il s'est transmis au fil des générations. Alexis Besançon, Jérémie Azou et Thibaud Chapelle nous donnent leur perception actuelle et du plus haut intérêt.  • Format : 21 x 29,7 – 280 pages, 140 photos et 40 figures  • Prix de vente public : 30 €  • Sortie : prévue avant l'été 2024  • ISBN : 978-2-9593386-0-1 Vous souhaitez contribuer en achetant un ou plusieurs exemplaires du livre, rendez-vous sur la collecte en utilisant ce lien : https://www.helloasso.com/associations/association-des-internationaux-d-aviron/collectes/editer-notre-livre-generation-mund Précommandez notre livre (à partir de 30€)

  • Les Rameurs Tricolores lancent leurs podcasts

    L’Association des Internationaux d’Aviron élargit son horizon avec le lancement de “ Rameurs Tricolores – le podcast ”, une nouvelle série audio disponible sur Spotify , sur YouTube et ici, notre site .
 Ce format innovant prolonge la rubrique “ Histoires vécues ”, qui fait déjà la richesse du site des Rameurs Tricolores. Des récits à écouter, pas seulement à lire Depuis plusieurs années, la rubrique “ Histoires vécues ” raconte les parcours de celles et ceux qui ont façonné l’aviron français : rameuses, rameurs, entraîneurs, dirigeants, journalistes ou passionnés.
 On y découvre des histoires de vie avant tout — des parcours de travail, de résilience et de passion, bien au-delà des podiums. Des récits à écouter, pas seulement à lire Avec le lancement du podcast, ces récits prennent une forme sonore.
 L’objectif est simple : permettre à chacun d’écouter ces histoires, où qu’il soit, sans avoir besoin de s’installer pour lire.
 Un format plus accessible, pensé pour un public plus large et pour tous ceux qui souhaitent découvrir l’aviron à travers la voix et le récit. “Nous voulons toucher aussi ceux qui n’ont pas toujours le temps de lire nos articles, mais qui aiment écouter des histoires humaines, inspirantes et vraies.” Des voix artificielles au service du contenu Les podcasts ne sont pas des interviews enregistrées avec les protagonistes, mais des adaptations audio de nos articles, racontées par des voix de synthèse.
 Ces voix IA (11Eleven Tabs), choisies pour leur clarté et leur tonalité naturelle, permettent de donner vie au texte sans le trahir.
Elles restituent le ton, le rythme et l’émotion des articles tout en garantissant une écoute fluide et agréable. Le podcast devient ainsi une autre manière de valoriser le patrimoine écrit du site, sans le remplacer.
 C’est une lecture sonore, fidèle à l’esprit de la rubrique “Histoires vécues”. "Marc Ventouillac tire sa révérence...", premier podcast. Chaque mois, des histoires humaines Deux premiers épisodes sont déjà en ligne : • 🎙️ Marc Ventouillac tire sa révérence : l’homme qui a fait aimer l’aviron français • 🏆 Myriam Goudet, première rameuse française à remporter Oxford-Cambridge Le 1ᵉʳ décembre, paraîtra le troisième épisode : • 💼 Rachel Jung, ancienne rameuse internationale reconvertie en agente de sportifs Ensuite, un nouvel épisode sortira chaque 1ᵉʳ du mois.
 Chaque publication mettra en lumière un parcours, une personnalité ou une aventure de l’environnement de l’équipe de France d’aviron. Une présence sur Spotify , YouTube et sur notre site Tous les épisodes sont disponibles sur Spotify et YouTube , mais aussi sur la page dédiée Podcasts des Rameurs Tricolores .
 La vidéo, présente sur YouTube, n’est qu’un support visuel : le cœur du contenu reste le son et la narration. 🎧 Rameurs Tricolores – le podcast
 : Des voix, des histoires, de la passion. 
Parce que l’aviron, ce n’est pas seulement un sport, c’est une aventure humaine.

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