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  • Nouveau comité directeur 2026 : continuité et renouveau

    Suite à l’Assemblée Générale élective du 31 janvier dernier, l’Association des Internationaux d’Aviron ouvre une nouvelle étape de son développement. Le nouveau comité directeur 2026 a été élu, associant expérience, continuité et renouveau. L'équipe du comité directeur de l'AIA Après près de dix années d’engagement à la présidence, Myriam Lamolle a choisi de passer le relais. Installée désormais en province, elle laisse une association structurée et active. Nous la remercions sincèrement pour son engagement constant. La présidence est reprise par Bertrand Vecten, qui connaît bien la fonction pour l’avoir exercée d’octobre 2004 à octobre 2016. Son retour traduit une volonté claire : poursuivre le développement de l’association avec méthode et détermination. La fin d’année 2025 a également été marquée par le départ de trois membres du comité directeur. Isabelle Danjou et Véronique Larmande, que nous remercions pour nous avoir accompagné ces dernières années, ont choisi de se retirer pour des raisons de disponibilité. Alain Bouffard, quant à lui, a quitté ses fonctions pour des raisons liées à l’âge, après avoir assuré la trésorerie de l’association pendant plus de vingt-cinq années. Son engagement, sa rigueur et sa fidélité ont profondément marqué la vie de l’AIA. Nous lui exprimons notre reconnaissance sincère pour ce travail exemplaire. Au sein du bureau exécutif, plusieurs évolutions accompagnent ce nouveau mandat. Christine Lallement transmet la trésorerie à Sylvie Matthews, épaulée par Rémi Di Girolamo en tant que trésorier adjoint.Catherine Guilleret poursuit sa mission de Secrétaire générale, avec à ses côtés Marie Le Nepvou comme secrétaire adjointe. Les vice-présidences évoluent également. Patrick Bosdeveix, Myriam Lamolle et Anne Nottelet-Tollard composent désormais l’équipe autour du président. Le comité directeur s’élargit avec l’arrivée de deux nouveaux membres : Gaelle Buniet et Jonathan Coeffic. Leur engagement porte à seize le nombre total de membres pour l’année 2026. Cette dynamique collective constitue un atout solide pour les années à venir. Les priorités 2026 L’année 2026 sera placée sous le signe de l’action concrète. Première priorité : renforcer la visibilité de nos bourses solidaires . L’objectif est d’informer davantage les dirigeants de clubs afin de susciter plus de candidatures et d’identifier des jeunes (sans exigence de niveau sportif minimum demandé) dont la famille rencontre des difficultés financières. Ces bourses ont vocation à apporter un soutien direct pour leur permettre de poursuivre leur pratique sportive dans de bonnes conditions. Cette aide sociale se distingue de notre dispositif d’accompagnement au double projet , qui vise à soutenir les athlètes dans l’articulation entre leur carrière sportive et leur parcours scolaire ou professionnel. Deuxième axe : préparer activement la candidature d’un ou plusieurs dossiers pour les Gloires du Sport 2027 . Il s’agit de valoriser notre patrimoine sportif et de mettre en lumière des parcours d’exception. Troisième chantier : structurer un accompagnement à la reconversion des athlètes  en fin de carrière. Avec l’implication de Jonathan Coeffic, l’association souhaite développer un soutien concret pour faciliter la transition vers une nouvelle vie professionnelle. Une nouvelle commission voit également le jour en 2026 : Mécénat et recherche de fonds pour les jeunes . Elle sera animée par Bertrand Vecten, Myriam Lamolle et Jonathan Coeffic. L’objectif est de diversifier nos ressources afin de soutenir durablement les générations futures. Les commissions existantes poursuivent leur travail sur la communication, les réseaux sociaux, les bourses, l’aide au double projet et les Gloires du Sport. Les Trophées Rameurs Tricolores de l’année sont en cours d’évolution et feront prochainement l’objet d’annonces spécifiques. Cette nouvelle équipe s’inscrit dans la continuité des valeurs qui fondent notre association : solidarité, engagement et transmission. Les bases sont solides. Le cap est fixé. 2026 sera une année de structuration et de développement.   Les membres du comité directeur 2026 sont :   Comité exécutif : Président :   Bertrand Vecten Vice-présidents : Patrick Bosdeveix Myriam Lamolle Anne Nottelet-Tollard Secrétaire générale :   Catherine Guilleret Secrétaire adjointe : Marie Le Nepvou Trésorière générale :   Sylvie Matthews Trésorier adjoint : Rémi Di Girolamo   Membres du comité directeur : Gaelle Buniet Jonathan Coeffic Henri-Pierre Dall'Acqua Vincent Ezratti Daniel Forget Christine Lallement Inène Pascal Michel Prudhon   Vérificateur aux comptes Thomas Baroukh   Les commissions Communication et réseaux sociaux Patrick Bosdeveix Inène Pascal Bourses et Aides au Double Projet Henri-Pierre Dall'Acqua Gaelle Buniet Jonathan Coeffic Marie Le Nepvou Gloires du sport Daniel Forget, Mécénat et recherche fonds pour les jeunes (nouveauté 2026) Jonathan Coeffic, Bertrand Vecten, Myriam lamolle Trophées Rameurs Tricolores de l'année En cours d‘évolution Pour voir le trombinoscope du comité directeur (cliquer ici)

  • Interview de Jean-Christophe Bette 20 ans après Cologne 1998

    (à partir du 1 mars, vous pourrez écouter cet article sur Spotify ici : https://www.rameurs-tricolores.fr/podcast ) Avec sa médaille d'or olympique, ses 6 titres de champion du monde, un titre de champion d'Europe, 5 médailles d'argent et 2 de bronze, le palmarès impressionnant de Jean-Christophe Bette le place aujourd'hui à la 3ième place en nombre de médailles de l'histoire de l'aviron français derrière Jérémie Azou et Gaston Delaplane. Il se raconte 20 ans après son premier titre de champion du monde. Reconversion professionnelle chez EDF En 1998 à Cologne (Allemagne) vous avez remporté avec panache le titre de champion du monde en 2-PL. Aujourd'hui, que signifie pour vous ce titre mondial ? Encore aujourd’hui je garde un souvenir impérissable de ce moment. Moment qui a été tout aussi mémorable pour de nombreuses personnes qui me sont chères et qui étaient présentes ce jour comme bien sûr mes parents mais aussi tous les fidèles du club de Compiègne. Cela restera un titre à part pour moi car tout simplement c’est le premier. On ne peut pas dire que l’on s’y attendait avec Vincent même si au fil des courses de ces championnats, on effaçait petit à petit nos complexes vis-à-vis de nos ainés et on se sentait capable d’aller chercher cette première place. Plus personnellement, cette médaille m’a fait prendre conscience que beaucoup de choses étaient possibles et en particulier pour les Jeux Olympiques. Cela a été pour moi l’un des socles de ma confiance qui m’a suivie pendant de longues années après. Quand avez-vous rangé vos avirons tricolores ? J’ai commencé l’aviron en 1989 à Compiègne où je suis toujours licencié (même si je ne rame plus). J’ai été champion de France pour la première fois en 1993 en 4+ cadet, à l’époque c’était de jeunes seniors du club tel que Bertrand VECTEN qui nous conduisaient aux régates… J'ai ensuite pu participer et gagner la Coupe de la Jeunesse à 2 reprises sans réussir à intégrer le groupe A chez les juniors. En 1996 j’ai choisi de rejoindre le pôle France de Lyon et c’est à ce moment que je fis connaissance avec Vincent et que notre paire s’est construite. Nous participons ensemble aux Championnats du Monde -23 en 4-PL à 3 reprises en terminant une fois 2ème et deux fois 1er avant notre 1ère participation aux championnats du Monde en 1998 avec le succès que l’on connait. En 1999 la saison s’annonce compliquée, Vincent est écarté du groupe et je suis appairé à Jean-Baptiste DUPY pour les Championnats du Monde en 2-PL où nous finissons 4ème. Pour la suite, la blessure en cours de saison de Jean-David BERNARD me donnera l’opportunité de prouver ma valeur au sein du 4-PL pour le JO et de remporter le titre Olympique. Sur la lancée, je termine 3ème en 4-PL et 1er en 8PL aux championnats du Monde 2001. 2002 et 2003 seront des années compliquées avec une non-qualification pour les JO de 2004. Puis 2005 et la construction d’un nouveau 4-PL performant avec lequel je gagnerai un titre de champion du Monde et 2 de vice-champion avant de terminer 4ème aux JO de 2008. Pour terminer, retour au 2-PL avec Fabien TILLIET où nous remportons deux titres de champion du Monde et une 3ème place. En 2012 je décide de raccrocher les pelles et je ne suis jamais remonté en bateau depuis. C’était une décision mûrement réfléchie et assumée car j’avais envie de passer à autre chose. Cologne 1998 - Champion du Monde 2- poids-légers avec Vincetn Montabonel Quels conseils donneriez-vous aux rameurs venant de remporter un grand succès international ? Jusqu’à présent, notre sport a su construire des hommes (dans le sens large du terme) avec une tête bien faite et représentant des valeurs pleines d’humanisme. Je n’ai pas de conseil particulier à donner à part peut-être celui d’en profiter et de le partager. Quand avez-vous pensé à votre après-carrière sportive et comment l’avez-vous organisée ?  J’y avais pensé un peu lors de la reprise de la saison après les JO de 2008, mais n’étant pas encore prêt à arrêter, j’avais tout projeté pour un arrêt en 2012 quoi qu’il se passe. Côté professionnel je n’avais pas trop de souci à me faire car j’occupais déjà un poste chez EDF que je devais prendre à plein temps et côté sportif, j’avais pleins de projets que me tenaient à cœur et que je n’avais pas eu le temps de réaliser pour mon autre passion, la montagne. J’ai donc tout organisé pour me rapprocher des montagnes ce que j’ai pu faire dès 2015. Ramez-vous toujours ? Si non, pratiquez-vous un autre sport ? Non, comme je l’ai dit précédemment, je ne suis pas remonté dans un bateau depuis 2012 et cela ne me manque pas. Je pratique, en plus du vélo, tout sport de montagne comme le trail running, le ski de fond et plus assidûment le ski-alpinisme. Devenu spécialiste du Rail Running Êtes-vous investi dans votre club ? Non, principalement par le fait que j’habite loin de mon club. Et aujourd'hui, que faites-vous de la vie ? (métier, famille, sport...). L'aviron a-t-il influencé votre orientation professionnelle ? Ma vie s’articule toujours autour de la pratique du sport qui est quotidienne. De préférence en extérieur et en montagne. J’ai choisi à l’époque d’intégrer l’entreprise EDF car cela me permettait de continuer le sport et d’avoir un métier, aujourd’hui ce choix me permet en plus d’avoir un métier qui me plait, en lien lui aussi avec la montagne et l’eau (je travaille au Groupement de Maintenance Hydraulique Alpes). Pensez vous que la pratique de l’aviron a développé chez vous des qualités, des compétences ou des comportements particuliers qui seraient indispensables à la réussite ? Quels seraient-ils et comment vous en êtes vous servi après, dans votre vie professionnelle ? La pratique de l’aviron m’a construit c’est certain, d’une part par la confiance en moi que cela m’a permis d’acquérir mais aussi par l’appréhension du relationnel humain qui me sert dans la vie de tous les jours et au travail aussi. Mener de front haut niveau sportif et formation est souvent difficile en aviron. Quels sont les 2 ou 3 conseils que vous donneriez aux jeunes rameurs et rameuses qui, comme vous, ont choisi cette voie ?  Je dirai que le plus difficile c’est de trouver sa voie, de savoir pourquoi on fait tout cela et pourquoi en s’investit autant. Une fois que l’on a répondu à ces questions, on peut tout faire ! Jeux Olympiques de Sidney 2000 - Champion Olympique en 4- poids-légers Racontez une anecdote, une histoire, un entraînement, une course, un fait qui vous a marqué. Une chose qui ne se fait plus maintenant d’après ce que j’en sais, et qui m’avait bien plu à l’époque : le bizutage par les rameurs PL pointe du groupe A. Nous étions regroupés ensemble sur le même lieu de stage à Temple sur Lot et les rameurs du groupe A qui étaient au même nombre que nous les B nous avaient concoctés un programme sympa. Chacun avait un parrain pour la soirée et après un quiz-apéro c’était direction resto en ferme-auberge. Certains comme moi n’ont pas tenu jusqu’au plat principal… Je garde vraiment un très bon souvenir de cette soirée, qui malgré ce que l’on peut en penser, a permis de casser certaines frontières entre le groupe A et B et su créer une belle émulation chez les PL par la suite. Palmarès international de Jean-Christophe Bette  1998 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     1ier 1999 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     4ième 2000 Jeux Olympiques SHPL 4-                          1ier 2001 Championnat du Monde seniors SHPL 4-     3ième 2001 Championnat du Monde seniors SHPL 8+    1ier 2002 Championnat du Monde seniors SHPL 4-     6ième  2003 Championnat du Monde seniors SHPL 4-   14ième  2004 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     5ième  2005 Championnat du Monde seniors SHPL 4-     1ier  2006 Championnat du Monde seniors SHPL 4-     2ième  2007 Championnat du Monde seniors SHPL 4-     2ième  2008 Jeux Olympiques SHPL 4-                          4ième  2009 Championnat d'Europe seniors SHPL 4-       1ier  2009 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     1ier  2010 Championnat d'Europe seniors SHPL 2-       1ier  2010 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     1ier  2011 Championnat du Monde seniors SHPL 8+    4ième  2012 Championnat du Monde seniors SHPL 2-     3ième (Propos recueillis par Bertrand Vecten)

  • 2014-Un équipage pour la première coupe du monde trans-océanique

    Notre ami Patrick Favre, recordman de France de la traversée de l'Atlantique en double à la rame avec Julien Bahain début 2013 , recherche 12 à 16 personnes pour préparer la première Coupe du Monde Trans Océanique. Pour cela, il organise un week-end de sélection courant octobre pour créer son équipage. LE PROJET Ouvert à tous, hommes et femmes, valides et handicapés, de nationalité indifférente Skipper : Patrick Favre. Le seul skipper au monde à avoir traversé l’Atlantique plus de 3 fois à la voile (2000/2002/2003) et à la rame (2006/2009/2012/2013).  Site Internet : https://www.rameocean.fr. Médias : une société de production américaine Patrick Favre recherche une équipe de 16/20 rameurs pour 2 traversées de l’Atlantique à la rame, en avril 2016 et en novembre 2016. Important : Vous trouverez les éléments dans le document joint ci-dessous pour vous inscrire au week-end de sélection les 11/12 Octobre 2014 et/ou 18/19 octobre 2014 . LE PLANNING :  Week-end de sélection : 11/12 Octobre 2014 et/ou 18/19 octobre 2014Entrainement sur le bateau : Eté 20151ère traversée : Avril 20162ème traversée : Novembre 2016 1ère Coupe du Monde des bateaux à rame océanique d'équipage. Pour en savoir plus, cliquer ici sur le lien ci-dessous ou aller sur www.rameocean.fr (propose une adresse email pour s'inscrire).

  • Exceptionnel, l'AIA distribue 7 bourses en 2021 !

    Pour la 1ère fois, notre comité a eu le plaisir de sélectionner 7 dossiers à financer, ce qui est vraiment exceptionnel . En effet, parce que le nombre d'adhésions et les dons (*) ont progressé de façon importante en 2021 , notre enveloppe de Bourses AIA s'en est trouvée augmentée elle aussi et nous avons pu apporter une aide de 500 € à 7 jeunes rameuses et rameurs en situation sociale/économique difficile pour les accompagner dans leur pratique de l'aviron. Les nouvelles aides de cet été portent à 54 le nombre de rameuses et rameurs soutenus depuis 2005 par l'AIA, ceci pour un montant total de 31.800 €. " En cette période difficile, nous sommes bien conscients de l'utilité d'une telle action qui vise à permettre à de jeunes espoirs de tous niveaux de continuer à pratiquer notre beau sport aux valeurs si fortes ". 10 dossiers nous sont arrivés au 30 juin 2021, dossiers que notre comité a étudiés cet été avec beaucoup d'intérêt. Nous, Rameurs Tricolores, sommes particulièrement fiers de voir des anciens boursiers aujourd'hui sur les plus hautes marches des podiums européens et mondiaux ! Leurs bons résultats ne contredisent pas l'objectif de notre bourse qui s'adresse à tous les niveaux de pratiquants, qu'ils visent à devenir de futurs champions ou pas, pourvu qu'ils répondent aux critères ci-dessous. Le bienfondé que tous les boursiers ont démontré depuis 2005 nous encourage tous à redoubler d'effort pour pérenniser cette action en 2022. Amis anciens rameurs, ou pas, soyez ici remerciés pour vos adhésions et vos dons à notre Association des Internationaux d'Aviron. Les candidats à cette bourse doivent être : âgés de moins de 23 ans, de nationalité française, en situation sociale/économique difficile. Les dossiers de rameurs inscrits sur un pôle espoir sont également recevables. Pour 2022, nous espérons pouvoir renouveler notre Bourse AIA pour aider encore plus de jeunes rameuses et rameurs. (*) Les dons reçus par l'Association des Internationaux d'Aviron peuvent bénéficier d'une déduction fiscale . Cette évolution fiscale aura incité nos donateurs à nous faire confiance et ainsi permis d'augmenter notre enveloppe d'aides. Aussi, faites nous confiance en adhérant ou en faisant un don (cliquer sur ce lien) .

  • Meilleurs voeux pour 2022

    2021 a été une année exceptionnelle pour l'aviron français avec les nombreuses médailles, que ce soit avec les J18, les U23 ou les seniors aux Jeux Olympiques et Paralympiques, aux Championnats d'Europe et aussi aux nouvelles épreuves en aviron marin.   Malgré la crise sanitaire, l'AIA a eu l'occasion de réaliser quelques actions très efficaces, notamment avec nos aides aux jeunes par la Bourse AIA et aussi avec l' Aide "Formation & Haut Niveau" ciblant les doubles projets des espoirs U23. Ce sont donc  9 jeunes rameuses et rameurs qui ont bénéficié de 6.000 € d'aide s issus de vos adhésions et de vos dons.   Il en est de même pour nos nombreux donateurs qui auront profité sur leurs revenus 2021 de la déduction fiscale autorisée par l'autorité fiscale, celle-ci reconnaissant la justesse de nos actions pour l'aviron et pour les jeunes.   Heureuse nouvelle, cet avantage fiscal (*) sera renouvelé en 2022 pour vous permettre à nouveau de nous aider par vos dons dans l'accompagnement des jeunes avec notre Bourse AIA, voire au travers d'autres actions.   2022 sera aussi l'occasion de nous retrouver très nombreux à Libourne lors de la régate mondiale "World Rowing Masters Regatta" du 7 au 11 septembre avec une grande soirée Rameurs Tricolores que nous sommes en train de préparer. (découvrir la présentation de ces mondiaux WRMR2022)   2022 verra également la parution de notre livre sur la "Génération Mund"  issu de la plume de Charles Imbert. En le parcourant, vous découvrirez ce qu’était l’aviron français avant l’arrivée d’Eberhard Mund en France en 1990, mais aussi les fondamentaux de sa méthode, l’héritage qui subsiste depuis son départ en 2002, les témoignages et le palmarès de cette magnifique "Génération Mund".   Que 2022 vous apporte, ainsi qu'à vos proches, le bonheur, la santé et la réussite dans tous vos projets. Pour nos rameuses et nos rameurs, qu'ils se hissent sur les podiums pour récompenser leurs efforts et les mener sereinement sur le chemin de #Paris2024 qui se rapproche à grande vitesse. (*) les dons à notre association ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 66 % du montant des sommes versées, retenues dans la limite d’un plafond égal à 20 % du revenu imposable. Rejoignez-nous pour aider notre Association des Internationaux d'Aviron à continuer son oeuvre Renouvelez votre adhésion Faites un don Plus nous serons nombreux, plus nos actions seront fortes et efficaces.

  • 29ème Assemblée Générale 2022, un bon cru...

    Notre Association des Internationaux d'Aviron s'est réunie en assemblée générale ordinaire ce 13 février 2023 au siège de la Fédération Française d'Aviron que nous remercions à travers son Président, Christian Vandenberghe, pour son accueil amical dans ses locaux, ainsi que Anne Nottelet Tollard, vice-présidente et Sébastien Vieilledent, D.T.N. aussi présents. Ce dernier, ne pouvant rester tout au long de la réunion, il prit la parole pour nous remercier pour nos actions en support auprès des sportifs et pour le travail réalisé par notre association. Myriam Lamolle, Présidente de l'A.I.A., ouvrait ensuite l'assemblée générale en remerciant les nombreux participants, qu'ils soient présents physiquement à Nogent-sur-Marne ou à distance via la vidéo-conférence, ainsi que les absents excusés qui nous ont communiqué leurs pouvoirs nous permettant ainsi d'obtenir le quorum nécessaire au bon déroulement de l'assemblée. Approbation du compte-rendu de l'AG 2021 Le premier point d'approbation du compte-rendu de l'assemblée générale 2021 est voté à l'unanimité. Rapport de la Présidente, Myriam Lamolle : Après un mot d'accueil, notre présidente a rappelé le plaisir de nous retrouver à la FFA pour faire le point annuel sur nos actions réalisées en 2022 puis aborder nos objectifs pour cette année 2023. Elle a enchainé par une synthèse sur nos aides apportées aux rameuses et aux rameurs : "Maintenir un lien intergénérationnel me semble essentiel pour avoir un réseau fort qui puisse aider nos jeunes à progresser tant sur le plan sportif que sur le plan personnel, voire professionnel. Notre action plus importante a donc été consacrée à l’augmentation du nombre de bourses vers les espoirs, bourses qui ne devraient pas manquer de leur faciliter l’entrée dans le groupe A en vue des prochains J.O. Les 2 bourses « Incept Sport » de l’année dernière pour une rameuse et un rameur ayant un double projet « formation et haut niveau » a été multiplié par deux grâce à l’implication de Thierry Louvet . Pour ne pas être en reste, vu le nombre de dossiers reçus (10 rameuses et 13 rameurs), l’AIA a décidé d’abonder dans ce sens, augmenter les bourses ; ce que nous avons pu faire grâce à vos adhésions et vos dons. Nous avons aussi attribué une bourse pour un rameur en difficulté, volet qui tient à cœur à Olivier Moncelet." et sans omettre nos nouvelles Gloires du Sport Français, Jacques Morel et Denis Masseglia. Notre présidente partageait ensuite avec nous l'énumération de nos diverses actions et projets à venir pour cette année 2023 : - La communication des Rameurs tricolores sur les différents canaux assurée par notre Vice-Président Patrick Bosdeveix, essentielle pour mieux nous faire connaître, pour " être le soutien indispensable pour motiver nos troupes, garder la mémoire de la grande et de la petite histoire de l’aviron français, être le relais vers les journalistes. " ; - Notre projet de livre "Génération Mund" initié en 1997 d'abord par un album photos et aujourd'hui avec un livre qui devrait paraître à compte d'auteurs en 2023, document écrit par Charles Imbert avec l'appui de Patrick Bosdeveix ; - Nos manifestations à venir, et notamment pendant les mondiaux juniors 2023 avec l'appui de nos fanions et banderoles acquis en 2022 avec en point d’orgue une soirée lors des JO 2024 ; - Un travail à faire "sur notre modèle économique. Il est de plus en plus difficile pour les U18 et U23 d’accéder au haut niveau sans aide financière compte tenu du contexte d’inflation actuel. Avoir l’esprit libéré de certaines difficultés matérielles autant sur le plan sportif que sur le plan des études pour atteindre les sommets est une évidence pour nous tous. Comme nous l’avions évoqué à la précédente AG, un complément d’aide sous la forme d’équipement par l’intermédiaire de sponsor (vêtements et/ou matériels électroniques) ou d’une bourse aux vêtements des anciens Internationaux serait le bienvenu pour nos jeunes. L’étude est toujours en cours. D’autres sources de revenus permettraient de planifier des actions récurrentes et durables comme les bourses qui pourraient être plus nombreuses mais aussi de nouvelles actions comme le mentorat et la reconversion professionnelle." ; - Quelques changements dans notre organisation, avec le départ aux Pays-Bas de notre trésorier, Laurent Béghin, pour raisons professionnelles. Nous le remercions pour son implication et son suivi régulier pour tenir nos comptes à jour. Christine Lallement a été cooptée par la Comité Directeur pour son remplacement fin 2022. Notre Présidente terminait son rapport par ces remerciements et ses vœux : "Pour terminer ce rapport moral, je voudrais remercier tout le bureau pour son investissement, la FFA par sa subvention et son accueil dans ses locaux, tous les donateurs, tous les participants à la soirée de Libourne et à cette AG la bonne humeur et la convivialité." "J’espère aussi que notre groupe AIA va s’étoffer pour nous aider à mener à bien nos projets, à trouver des sponsors, à relayer l’information sur nos actions localement dans vos régions ; je fais d’ailleurs un appel à candidature pour une représentation par ligue qui se ferait le relais sur le terrain de l’AIA. Sachez d’ores et déjà que nous lançons le groupe de travail pour préparer notre rendez-vous à Vaires-sur-Marne en 2023 avec une fête bon enfant et mémorable. Et vivement nos JO 2024 pour une méga fiesta avec plein de titres." Rapport moral de la secrétaire générale, Catherine Guilleret Notre secrétaire générale, Catherine Guilleret, nous résume une année 2022 très active après nous avoir demandé de respecter une minute de silence en mémoire de nos amis qui nous ont quitté en 2022, Robert Dumontois, Elizabeth Lizot Bichet et Bernard Bourandy. Rappel des nouvelles médailles remportées par les rameuses et les rameurs de l'équipe de France lors des mondiaux 2022 ; Rappel de notre soirée Rameurs Tricolores aux mondiaux de Libourne ; Rappel des nos actions d'aide aux jeunes en difficultés et aux jeunes internationaux ; Rappel de nos distributions de bidons Rameurs Tricolores aux équipes de France ; Rappel de la Soirée des Gloires du Sport où ont été récompensés Jacques Morel (catégorie sportifs) et Denis Masseglia (catégorie Personnalités) ; Nos projets à venir avec les mondiaux juniors à Vaires-sur-Marne (du 30/07 au 6/08) où nous envisageons un évènement Rameurs Tricolores, tout comme pour les Jeux Olympiques de Paris aussi à Vaires où nous espérons pouvoir insérer aussi un évènement important. Rapport financier du trésorier général, Laurent Béghin Le rapport financier du Trésorier Général réalisé par Laurent Béghin nous est communiqué par Christine Lallement qui a été cooptée à cette fonction en fin d'année 2022, suite au départ de Laurent pour raisons professionnelles. Nos recettes sont principalement issues de nos adhésions et des nombreux dons obtenus, ce qui nous permet d'afficher un solde positif qui nous permettra notamment de renouveler nos aides aux rameuses et aux rameurs en 2023 ; Nos dépenses principales auront été effectuées sur les aides via notre "Bourse AIA" (à destination des jeunes en difficultés, 4 demandes pour 2 bénéficiaires) et notre aide "Double Projet Formation et Haut-Niveau" sur dossier à destination des rameuses et rameurs U23, aide à l'initiative et co-financée avec Incept Sport représentée par Thierry Louvet qui a bénéficié à 9 jeunes internationaux (4 dossiers financés par Incept, 5 par l'AIA) pour 20 demandes ; - Nous regrettons le trop faible nombre de dossiers concernant la "Bourse AIA" dite "sociale" qui vise à aider des jeunes (sans niveau particulier en aviron) en situation financière difficile, bourse qui n'a obtenu que 4 demandes malgré une campagne de communication importante. Il serait bien que les clubs soient plus impliqués vers cette aide ; - Il est probable que l'"Aide au Double Projet Formation & Haut Niveau" aura encore plus de demandes en 2023, vu la situation particulière du moment et l'intérêt qu'elle suscite auprès des athlètes ; - A la question concernant les jeunes des ligues par rapport à nos aides, nous confirmons qu'elles s'adressent à toutes et tous, sans être limitées aux seuls internationaux. S'agissant d'une aide purement financière, c'est l'ensemble du dossier qui nous importe, plus que les résultats sportifs ; - Nous confirmons que les aidants (particuliers ou sociétés) par un don financier peuvent bénéficier d'une déduction fiscale sur la base de l'attestation fiscale (particuliers) ou d'un Cerfa (sociétés) retournés par l'AIA ou HelloAsso pour les paiements en ligne. Comme chaque année, nous avons mis à la disposition des équipes de France nos bidons Rameurs Tricolores, actions qui sera renouvelée en 2023 ; Notre soirée Rameurs Tricolores de Libourne début septembre avec près de 100 personnes inscrites est proche de l'équilibre, l'AIA prenant en charge l'apéritif ; Nous avons acquis un ensembles d'outils de communication pour nos divers stands et évènements (banderolles, flammes, ...). Après plusieurs semaines de transfert de notre trésorerie entre Laurent Béghin et Christine Lallement, Christine devient notre trésorière générale en 2023. Rapport du commissaire aux comptes, Jean-Pierre Bremer Jean-Pierre Bremer nous communique son compte-rendu positif suite à sa mission de commissaire aux comptes et certifie donc l'exactitude des comptes financiers de notre association. Il accepte de renouveler cette mission pour l'année 2023. Approbation des rapports et des quitus Les rapports et les quitus sont tous approuvés à l'unanimité sous les applaudissements des participants. Rapport activité Internet et réseaux sociaux : Patrick Bosdeveix Site "Rameurs-Tricolores.fr" : Nous constatons une baisse de l'audience de notre site Internet d'environ 50% par rapport à 2021 (baisse générale, année moins active que l'année olympique, peu de publications dans l'année, ...) et un glissement progressif de nos visiteurs sur les mobiles plutôt que les postes fixes. Les pages les plus visitées sont "Le Palmarès", puis les "Adhésions/dons" et "L'album photos" ; Nos mailings : 11 campagnes de mails ont été envoyées à nos abonnés. Le taux d'ouverture de nos mails est de 64% ; Facebook : la page compte près de 3000 abonnés pour 18 000 visites et touche de 67 000 personnes. Record, notre article " Soirée Gloires du Sport : Jacques Morel honoré ce soir… " a été vu par 11 000 personnes. Instagram : Nous utilisons peu ce canal dans la mesure où il est surtout orienté sur l'image. Nous y avons tout de même 990 abonnés et nos communications peuvent toucher près de 4 000 personnes. Twitter : (peu de statistiques disponibles sur ce canal) plus de 1200 abonnés, 13 700 tweets émis depuis la création du compte. Linkedin : (pas de statistiques disponibles sur ce canal) Nous avonslancé notre page au printemps 2022 et avons déjà 431 personnes qui suivent notre compte, et 224 abonnés. Nos constatons que nous y touchons directement beaucoup d'internationaux d'aviron de toutes époques, ce qui diffère beaucoup des autres canaux. Budget 2023 présenté par Christine Lallement Recettes : - Notre adhésion en 2024 restera au tarif "Paris 2024" initialisé depuis plusieurs années, soit le montant de 24€/an ; - Nous avons établi notre budget sur un effectif d'adhérents identique à 2022 ; - Idem pour les dons et aides financières extérieures (hors don exceptionnel) estimés à l'identique de 2022 ; Dépenses : - Un don exceptionnel en 2022, nous permettra d'augmenter en 2023 notre enveloppe d'aides aux athlètes ; - Prévision d'un budget pour organiser un évènement lors des "Mondiaux Juniors 2023" à Vaires-sur-Marne ; - Une enveloppe budgétaire pour accompagner la publication de notre livre "Génération Mund" actuellement en cours de finalisation ; - Mise en place d'une action "parrainage" de l'équipe de France juniors ; - Nouvelle action aux Gloires du Sport 2023 (voir questions diverses ci-après). Nota : notre compte bancaire va être transféré de la Société Générale au Crédit Mutuel de Nogent-sur-Marne dans les semaines prochaines. Le budget 2023 ainsi que le tarif de l'adhésion 2024 sont approuvés à l'unanimité des participants. Renouvellement des membres du Comité Directeur : Faute de démissions et de candidatures, le comité directeur est renouvelé dans son ensemble. Les fonctions seront confirmée par vote lors de la prochaine réunion de Comité Directeur, à savoir : Présidente : Myriam Lamolle Président d'honneur : Philippe Fauveau Vice-présidents : Patrick Bosdeveix, Sylvie Matthews, Bertrand Vecten Secrétaire générale : Catherine Guilleret Trésorier général : Christine Lallement, Membres du comité : Isabelle Danjou Vincent Ezratti Daniel Forget, Antoine Jésel, Christine Lallement, Corinne Meadmore, Henry Nosbaum, Anne Nottelet-Tollard, Michel Prudhon Questions Diverses : Quelques souhaits et propositions ont été émis par les participants, suite à cette réunion : Mieux communiquer auprès des rameuses et des rameurs pour mieux faire connaître l'AIA et ses actions. Nous nous rapprocherons de la fédération pour mener des actions communes, comme par exemple relancer le parrainage des juniors lors du stage terminal ; La FISF (Fédération des Internationaux du Sport Français) est envie notre efficacité et notre présence en matière de communication ; Présentation à la FISF d'un nouveau dossier pour les Gloires du Sport Français 2023 (Daniel Forget, auteur des dossiers précédents) ; Profiter des évènements 2023 (mondiaux juniors, Gloires du Sport) pour publier et présenter notre livre Génération Mund. Nous souhaitons mettre en place des représentants Rameurs Tricolores dans les ligues pour mieux partager nos informations et nous faire représenter (pour les personnes intéressées, candidatures sur contact@rameurs-tricolores.fr ) L'assemblée se clôturant, la parole est donnée à notre hôte, Christian Vandenberghe, Président de la FFA qui nous dit être heureux de nous avoir accueilli une nouvelle fois cette année, ce qu'il espère pouvoir faire encore en 2024 si les travaux du siège le permettent. Il voit le besoin pour l'aviron et la FFA d'avoir l'Association des Internationaux d'Aviron et il est persuadé de l'intérêt de continuer à activer le réseau de nos internationaux. La fédération gardera ses portes ouvertes à l'AIA pour continuer à travailler ensemble. Une coupe entre locaux pour terminer notre assemblée générale.

  • 4 septembre 1993 / 2023 - 30 ans

    Ce 4 septembre 1993 à Roudnice (Tch) où tout a changé pour l'équipe de France d'aviron. C'était il y a 30 ans. 3 médailles d'or, 3 quatrièmes places et 1 cinquième place en finale A, rien que cela... Extrait du livre "Génération Mund" à paraître prochainement, livre édité par l'Association des Internationaux d'Aviron, auteurs Charles Imbert et Patrick Bosdeveix. Le samedi 4 septembre, le journal l’Équipe, sous la plume de Marc Ventouillac, affiche un optimisme raisonnable et se risque même au concours de pronostics : « Les rameurs français doivent normalement mettre fin, ce week-end, à douze ans sans médaille en élite. Ce succès, s’il se confirme, sera tout le contraire d’une surprise, plutôt le résultat d’une régulière montée en puissance... Des rameurs qui en veulent, qui ont les moyens physiques, tactiques et techniques de monter sur le ponton d’honneur, tel est le portrait de l’équipe de France 1993. On ne voit pas comment elle pourrait ne pas réussir. » Marc Ventouillac pronostique : « 1er à 4ème pour le double, 1er à 5ème pour le deux avec barreur, 1er ou 2ème pour le quatre sans barreur, 3ème à 6ème pour le quatre de couple, 3ème à 6ème également pour le quatre de couple poids léger ainsi que le quatre de couple femmes. Enfin 1ères pour Hélène Cortin et Christine Gossé en deux sans barreur, que la presse n’imagine pas perdre et voit comme « la plus belle des chances françaises dans les finales ». Jean-Christophe Rolland, Michel Andrieux, Philippe Lot et Daniel Fauché en or (Photo Frédéric Haslin) Le 4 septembre à 15 h 20, le quatre sans barreur ouvre la voie. L’équipage est conscient que si le déclic arrive, tout peut suivre. Ils doivent également surmonter leur rôle de favori. « Après un départ canon des canadiens et surtout des Polonais qui possèdent plus d’une longueur d’avance sur leurs poursuivants jusqu’au 1 500 mètres. Les Français accélèrent à ce moment et, à une cadence de 42 coups par minute, les passent à environ 250 mètres du but.» Ce fut une course tactique dira Philippe Lot : «Nous étions un peu crispés dans les 500 premiers mètres, puis tout est rentré dans l’ordre, car on croyait à l’or. » Samuel Barathay et Yves Lamarque signeront le deuxième exploit de la journée (Photo Frédéric Haslin) À 16 h 10, le double qui a eu connaissance de la victoire du quatre sans, monte au départ galvanisé. Il réussit un bon départ et reste aux aguets. Aux 1 000 mètres, Yvon lance à Samy « Je suis bien ». Comme souvent, les Norvégiens, après une première partie d’attente attaquent aux 1 250 mètres. Les Français suivent et les passent à 250 mètres de l’arrivée. Samuel Barathay et Yves Lamarque n’étaient pas favoris, mais ils ont scellé leur victoire avec l’assurance des plus grands en battant les Norvégiens sur leur point fort. Les dernières à entrer en lice, Hélène Cortin et Christine Gossé, sauront parfaitement gérer la course pour remporter le 3ème titre de la journée. (Photo frédéric Haslin) C’est au tour de «nos filles» de s’élancer à 16 h 35 précises. Pas facile de passer derrière les deux bateaux des garçons. Christine relaie le message de Jean-Raymond Peltier, leur entraîneur. « Surtout les filles, pas de faute ! ». Hélène et Christine mènent la course à leur guise. Sur chaque série de 30 coups, elles prennent deux bons mètres à leurs adversaires. Elles deviennent intouchables aux 1 500 mètres et finissent sans jamais avoir été réellement menacées, même si les Australiennes tentent un retour. Quatre autres finalistes, complètent ce somptueux bilan. Ces performances de valeur qui auraient comblé d’aise la fédération il y a peu, méritent d’être relevées. La 4ème place à 66 centièmes de la médaille du deux barré est à placer au chapitre des grands regrets. Jean-Paul Vergnes, Yannick Schulte et Jean-Pierre Huguet-Balent ont fait une saison exemplaire dans un bateau à la mort programmée mais qui pour l’heure garde toute sa crédibilité. En dépit de la fin de course la plus rapide, ils ne purent revenir sur les trois premiers. Vraiment dommage, ils méritaient bien ce podium. Le quatre de couple poids léger Gaillac, Maïore, Béroud et Renault laisse échapper le bronze pour 2’’89. Encore 3ème aux 1 000 mètres, ils ne peuvent se mêler à la lutte que se livrent Autrichiens, Italiens et Allemands. Le quatre de couple féminin restera au pied du podium mais réalise une performance très honorable avec les jeunes Anne Tollard, Véronique Lyonnaz-Perroux, Marie-Pierre Lafitte, emmenées par Isabelle Danjou. Le quatre de couple Fabrice Leclerc, Frédéric Kowal, Ikhlef Ben-Okba, Luc Cattaneo, qui se place 5ème laissera une bonne impression et participe au bon bilan de la couple, où la France et l’Allemagne ont été seules capables de placer un double et un quatre en finale. Les titres et commentaires de presse du lundi 7 septembre, sont à la hauteur de l’événement. Le quotidien « L’Équipe » réserve trois pages, dont la « Une » à l’événement et titre : « Triple ban pour l’aviron ». Marc Ventouillac ajoute : « Les rameurs français ont ramassé de l’or à la pelle aux Championnats du Monde à Roudnice. Trois titres avec le quatre sans barreur, le deux de couple et le deux sans barreuse. Du jamais vu ! » Le nom du lieu de la plus fameuse bataille de Napoléon est même prononcé. « Un samedi à Austerlitz : Tout près du célèbre champ de bataille, l’aviron français s’est refait une place au soleil. Trois titres après 31 ans d’attente » écrit Jean François Renault : « Il est 16 h 41 et l’aviron français, vient de vivre son heure éblouissante avec ces trois titres consécutifs. Un en pointe, un en couple, un en femmes. Voici une embellie comme le sport français peut en secréter quand il sait se placer sur de bons rails. L’aviron discipline éminemment athlétique, cherchait une vitrine. Il la possède désormais, se plaçant parmi les premiers sports olympiques français. » La presse étrangère ne manque pas de saluer la spectaculaire moisson des français. Les Allemands, martiaux, titrent : « Le jour de gloire est arrivé. » Les Italiens plus bibliques, écrivent : « Le coq chanta trois fois. » Tous ces titres et commentaires donnent un reflet assez exact de l’ambiance et de l’euphorie qui règnent au sein de l’équipe de France. Le retentissement est national et va bien au-delà du cercle des initiés. Le journal de 20 heures de Claire Chazal sur TF1 ouvre sur le triple exploit mondial des rameurs français à Roudnice. Au-delà de l’impact médiatique et de la notoriété apportée par cet évènement, il est une éclatante démonstration de l’efficacité de la méthodologie d’entraînement. Les légendes vivantes du double français René Duhamel et Bernard Monnereau sont interviewées. Le premier encore en activité à la S.N. Avignon, est « heureux de voir ce résultat avant son départ à la retraite. J’étais convaincu que ça marcherait bien dans ces championnats, surtout pour les [coupleux] que je suivais sentimentalement. C’est extraordinaire, et si la réussite paraît logique, il faut voir tout le travail qu’il y a derrière. » Pour Bernard Monnereau, ce résultat n’est que la logique de ce qu’il observe depuis quelques années : « Aux hommes, il fallait un chef, au chef il fallait des hommes. L’aviron a rajeuni, toute une équipe s’est mise au travail. Il y a un vrai réservoir et des champions reconnus. En octobre, à Vichy, c’est là, quand ils vont ramer avec leur club que la motivation va passer chez les jeunes. C’est de l’aviron tout neuf : il faut profiter de cette aubaine ! » 31 ans après, la page « Lucerne 62 » est vraiment entrée dans le passé. (...) Pour Denis Masseglia, ces résultats vont « au-delà du rêve » : « Les superlatifs n’ont pas manqué pour illustrer le bilan d’ensemble des bateaux français à Roudnice, leurs sept places de finalistes et leurs trois titres mondiaux... » « C’est fou, ça a même été un peu trop vite. Qui aurait pu croire raisonnablement à un tel exploit. Il y a de cela tout juste deux ans et neuf mois, quand a été restructuré l’encadrement technique national ? » « Ce succès est à mettre au crédit d’une équipe de France sûre d’elle, qui dégagea tout au long de l’année une impression indestructible de sérénité et à laquelle rien de fâcheux ne semblait pouvoir arriver. » (...) Eberhard Mund, qui a suivi le déroulement des compétitions, seul, dans un coin de la tribune du public, est plus réservé dans sa première analyse. Plus sobre dans son commentaire, il pense déjà à la suite : « Je suis satisfait du comportement du groupe France, il est même un peu trop beau. Je ne m’attendais pas à de tels résultats. Maintenant, il ne faut pas dormir sur nos lauriers mais nous occuper de la nouvelle génération, analyser nos résultats et voir où en sont nos réserves pour confirmer nos performances. Il faut surtout aussi que nos rameurs et que nos entraîneurs gardent les pieds sur terre. ». « Cependant, rien ne changera pour l’avenir. Les athlètes ont tous rendez-vous à Cazaubon pour les championnats de France bateaux courts au début de l’année prochaine où tout sera remis en cause car même avec des titres rien n’est acquis en ce qui concerne la composition des bateaux France pour la saison à venir. » (...) A noter que le 7 décembre prochain, l'équipe de France 1993 et ses médaillés mondiaux seront honorés par la FISF et verront leurs noms s'ajouter à la longue liste des très grands champions français parmi les Gloires du Sport Français dans la catégorie "Équipe".

  • Le livre "Génération Mund" arrive...

    Prêt à être imprimé, notre livre "Génération Mund"a besoin de vos précommandes pour lancer rapidement l'impression des 300 premiers exemplaires... Un document aussi approfondi et documenté sur l'aviron avec autant de détails, de nombreux témoignages et de photos est rare.  Reprenant une idée de l'AIA, Charles Imbert et Patrick Bosdeveix y décrivent comment Eberhard Mund et toute son équipe, appuyés alors par la FFSA, ont transformé l'ensemble de l’aviron français et fait parvenir durablement l'équipe de France aux sommets mondiaux et olympiques. Alors pour quelles raisons sommes-nous toujours médaillés mondiaux et olympiques aujourd’hui ? La réponse est dans notre livre Génération Mund ! Une prévente nous est nécessaire, d'une part pour lancer l'impression d'un premier lot avec les fonds recueillis pendant cette campagne, et d'autre part pour nous permettre d'évaluer le nombre d'exemplaires attendus. Nous espérons le faire paraître courant  juin 2024. En passant commande maintenant, vous serez alors parmi les premiers à le recevoir . Précommandez votre livre Génération Mund En 1990, sous l'impulsion du Président Denis Masseglia, la Fédération Française des Sociétés d'Aviron décidait de faire appel à un expert « étranger » pour remettre à flots une « maison Aviron France » aux résultats trop souvent décevants. Fort d'une expérience acquise en Allemagne de l'Est, c'est Eberhard Mund, qui fut choisi. Trois ans après son arrivée, l'équipe de France d'aviron rejoignait durablement l'élite mondiale et devenait une nation désormais respectée. Eberhard dirigea l'équipe technique durant 12 ans jusqu'en 2002. Sous la plume expérimentée de Charles Imbert accompagné de Patrick Bosdeveix, l'Association des Internationaux d'Aviron évoque, dans cette publication, la véritable révolution qui s'est opérée avec tous les aspects de la vie fédérale et les profondes modifications apportées. Après un rappel historique et anecdotique de « l'avant Mund » qui permet de cerner le contexte difficile et aléatoire de l'époque, les auteurs se sont attachés à présenter de façon pratique les éléments principaux de la méthode d'entraînement appliquée avant de reproduire in extenso les témoignages de nombreux acteurs de cette épopée. Pour terminer et avant de développer un palmarès prestigieux, il était nécessaire de s'interroger sur l'héritage légué et sur la manière dont il s'est transmis au fil des générations. Alexis Besançon, Jérémie Azou et Thibaud Chapelle nous donnent leur perception actuelle et du plus haut intérêt.  • Format : 21 x 29,7 – 280 pages, 140 photos et 40 figures  • Prix de vente public : 30 €  • Sortie : prévue avant l'été 2024  • ISBN : 978-2-9593386-0-1 Vous souhaitez contribuer en achetant un ou plusieurs exemplaires du livre, rendez-vous sur la collecte en utilisant ce lien : https://www.helloasso.com/associations/association-des-internationaux-d-aviron/collectes/editer-notre-livre-generation-mund Précommandez notre livre (à partir de 30€)

  • À vos agendas pour les 1 et 2 août à la Villette #paris2024

    Le Club France qui s'installe à LA VILLETTE à Paris est le lieu où seront célébrées toutes les médailles française lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, qu'elles soient olympiques ou paralympiques. Et bien sûr, nous rêvons toutes et tous de voir nos rameuses et nos rameurs français médaillés et célébrés au cours de ces jeux historiques pour la France, les 1 et 2 août à la Villette. Club France - Paris La Villette Parce que ces moments seront historiques, nous, les Rameurs Tricolores de l’Association des Internationaux d’Aviron ( réseau Alumni des rameuses et des rameurs de l’équipe de France d'aviron ), proposent de tous nous retrouver au Club France pour célébrer nos représentants français le soir des finales françaises, le jeudi 1 aout et le vendredi 2 août. Retrouvons-nous au Club France à La Villette Prenons déjà date pour les J.O. en marquant sur nos agendas cette soirée que nous rêvons fabuleuse. Les athlètes viendront au Club France dès leur course terminée pour un circuit média. Donnons-nous rendez-vous à La Villette à partir de 16 heures pour ne pas rater leur montée sur scène. Un groupe Whatsapp a été créé pour échanger sur cette soirée et nous aider à y nous retrouver : cliquez sur ce lien pour y accéder . L'inscription nominative est obligatoire pour accéder dans le périmètre sécurisé du Club France. Elle se fait via la billetterie. Réservez votre place à l'avance pour être certain de pouvoir accéder au Club France, la jauge est limité. Réservez votre accès (5€) au Club France de la Villette sur le site https://www.clubfrance2024.fr " La Grande Halle de la Villette Pour y accéder : Entrée par la place de la Fontaine aux lions, 211 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris Métro : Ligne 5 - Porte de Pantin ; Ligne 7 - Porte de la Villette ; RER : Ligne E - Rosa Parks Bus : Lignes 75, 151 – Porte de Pantin ; Lignes 139, 150, 152 – Porte de la Villette Tramway : Ligne 3b – Porte de Pantin Vélo : Des places de parking vélo installées dans le parc de la Villette. Parking public : Q Park Philarmonie Le programme "Aviron" des Jeux Olympiques de Paris 2024 (le programme peut être soumis à modifications) Jour 1   : Samedi 27/07/2024 9h00 > 13h10 ·       Hommes, Skiff, Éliminatoires ·       Femmes, Skiff, Éliminatoires ·       Hommes, Deux de couple, Éliminatoires ·       Femmes, Deux de couple, Éliminatoires ·       Hommes, Quatre de couple, Éliminatoires ·       Femmes, Quatre de couple, Éliminatoires   Jour 2   : Dimanche 28/07/2024 - 9h00 > 13h10 ·       Femmes, Skiff, Repêchages ·       Hommes, Skiff, Repêchages ·       Femmes, Deux de couple, Repêchage ·       Hommes, Deux de couple, Repêchage ·       Femmes, Deux de pointe sans barreur, Éliminatoires ·       Hommes, Deux de pointe sans barreur, Éliminatoires ·       Femmes, Deux de couple poids léger, Éliminatoires ·       Hommes, Deux de couple poids léger, Éliminatoires ·       Femmes, Quatre de pointe sans barreur, Éliminatoires ·       Hommes, Quatre de pointe sans barreur, Éliminatoires   Jour 3   : Lundi 29/07/2024 - 9h30 > 12h20 ·       Femmes, Skiff, Demi-finales E/F ·       Hommes, Skiff, Demi-finales E/F ·       Hommes, Deux de pointe sans barreur, Repêchage ·       Femmes, Deux de pointe sans barreur, Repêchage ·       Hommes, Deux de couple poids léger, Repêchages ·       Femmes, Deux de couple poids léger, Repêchages ·       Hommes, Quatre de couple, Repêchage ·       Femmes, Quatre de couple, Repêchage ·       Hommes, Huit de pointe avec barreur, Éliminatoires ·       Femmes, Huit de pointe avec barreur, Éliminatoires   Jour 4   : Mardi 30/07/2024 - 9h30 > 11h50 ·       Femmes, Skiff, Quarts de finale ·       Hommes, Skiff, Quarts de finale ·       Femmes, Deux de couple, Demi-finales ·       Hommes, Deux de couple, Demi-finales ·       Femmes, Quatre de pointe sans barreur, Repêchage ·       Hommes, Quatre de pointe sans barreur, Repêchage   Jour 5   : Mercredi 31/07/2024 9h30 > 13h10 ·       Femmes, Deux de couple poids léger, finale C ·       Hommes, Deux de couple poids léger, finale C ·       Hommes, Skiff, Demi-finales C/D ·       Femmes, Skiff, Demi-finales C/D ·       Hommes, Deux de pointe sans barreur, Demi-finales ·       Femmes, Deux de pointe sans barreur, Demi-finales ·       Hommes, Deux de couple poids léger, Demi-finales ·       Femmes, Deux de couple poids léger, Demi-finales ·       Hommes, Quatre de couple, Finale B ·       Femmes, Quatre de couple, Finale B ·       Hommes, Quatre de couple, Finale A ·       Femmes, Quatre de couple, Finale A   Jour 6   : Jeudi 01/08/2024 - 9h30 > 12h40 ·       Femmes, Skiff, Demi-finales A/B ·       Hommes, Skiff, Demi-finales A/B ·       Femmes, Huit de pointe avec barreur, Repêchage ·       Hommes, Huit de pointe avec barreur, Repêchage ·       Femmes, Deux de couple, Finale B ·       Hommes, Deux de couple, Finale B ·       Femmes, Quatre de pointe sans barreur, Finale B ·       Hommes, Quatre de pointe sans barreur, Finale B ·       Femmes, Deux de couple, Finale A ·       Hommes, Deux de couple, Finale A ·       Femmes, Quatre de pointe sans barreur, Finale A ·       Hommes, Quatre de pointe sans barreur, Finale A   Jour 7   : Vendredi 02/08/2024 - 9h30 > 12h50 ·       Hommes, Skiff, Finale F ·       Femmes, Skiff, Finale F ·       Hommes, Skiff, Finale E ·       Femmes, Skiff, Finale E ·       Hommes, Skiff, Finale D ·       Femmes, Skiff, Finale D ·       Hommes, Deux de pointe sans barreur, Finale B ·       Femmes, Deux de pointe sans barreur, Finale B ·       Hommes, Deux de couple poids léger, Finale B ·       Femmes, Deux de couple poids léger, Finale B ·       Hommes, Deux de pointe sans barreur, Finale A ·       Femmes, Deux de pointe sans barreur, Finale A ·       Hommes, Deux de couple poids léger, Finale A ·       Femmes, Deux de couple poids léger, Finale A   Jour 8   : Samedi 03/08/2024 - 9h30 > 11h40 ·       Femmes, Skiff, Finale C ·       Hommes, Skiff, Finale C ·       Femmes, Skiff, Finale B ·       Hommes, Skiff, Finale B ·       Femmes, Skiff, Finale A ·       Hommes, Skiff, Finale A ·       Femmes, Huit de pointe avec barreur, Finale A ·       Hommes, Huit de pointe avec barreur, Finale A

  • Francoise Whittington une pionnière

    Voilà tout juste 50 ans, en 1976, aux Jeux olympiques de Montréal, l’aviron féminin entre pour la première fois au programme olympique. La France n’engage alors que deux embarcations : le skiff d’ Annick Antoine (7 e ) et le deux de couple composé de Françoise Whittington et Josiane Rabiller (9 e ) après avoir échoué de peu aux portes de la finale. Cet article de Marc Ventouillac, est consacré au parcours de Françoise Whittington, l’une des premières rameuses olympiques françaises. Ces Jeux marquent le point de départ de l’histoire olympique de l’aviron féminin français et laissent la trace de pionnières.   Après la fin de sa carrière aux Jeux Olympiques de 1976, il y a cinquante ans, Françoise Whittington a coupé les liens qui l’unissaient au monde de l’aviron. Mais il ne faut pas la pousser beaucoup pour qu’elle reconnaisse l’importance que ce sport a joué pour elle : « L’aviron a été fondateur pour moi, même si je ne suis pas restée proche de ce milieu, dit-elle. Il a été fondateur au niveau de l’acceptation de l’effort qui permet de se transcender et d’arriver au résultat escompté.  L’aviron, c’est le dépassement de soi, et ce sentiment, je l’ai retrouvé tout au long de ma vie. Tout ça, je l’ai appris grâce à l’aviron… ». Françoise Whittington aujourd'hui. Françoise Whittington a disputé les Jeux olympiques de Montréal, ses premiers et derniers, mais c’était surtout la première fois que les femmes étaient admises à ramer sur un bassin olympique. Une consécration d’un parcours commencé en 1968, quand elle avait 16 ans et qu’elle a poussé la porte du club de Cognac, celui des frères Vandernotte (médaillés olympiques en 1936), de Bernard Bruand ou de Thierry Louvet. Elle faisait déjà de l’athlétisme, mais le club ne fonctionnait pas en hiver, aussi elle a suivi une amie qui pratiquait déjà l’aviron. À l’époque, il y avait une dizaine de filles au club. « Il y avait une ambiance très conviviale » , insiste Françoise Whittington. Les résultats sont arrivés assez rapidement avec une place de 2 e aux championnats de France cadettes en deux de couple. Première médaille d’une longue série avec, dès 1970, un titre de championne de France en quatre de couple. Le bac en poche, elle décide d’entamer des études pour devenir prof d’EPS. «  En 1972-1973, comme j’avais déjà quelques résultats, je me suis retrouvée à l’Insep, dit-elle. On était une petite promotion dans laquelle il y avait Guy Drut (champion olympique 1976 du 110 m haies). L’Insep avait une base nautique pour ramer sur la Marne. On s’entrainait tous les jours, on faisait déjà de la musculation, mais on ne s’entrainait pas deux fois par jour. » . La finale ratée pour 29 centièmes Sélectionnée pour les Championnats du monde de Nottingham 1975 en deux de couple avec Corinne Le Moal (future finaliste olympique en skiff aux Jeux de Barcelone en 1992, connue aujourd’hui sous le nom de Corinne Meadmore, une des fidèles de l’AIA), elle termine 6 e de la finale. Un bateau avec lequel elle disputera les Jeux de Montréal, mais avec une autre coéquipière, Josianne Rabiller. « On avait appris avant les Jeux que l’objectif de la fédération était de qualifier deux quatre (couple et pointe) femmes pour Montréal, se souvient la Cognaçaise. Je n’étais pas dans un de ces bateaux, mais dans un double. La qualification devait se jouer lors des régates de Lucerne. Les deux quatre n’y sont pas parvenus, mais nous, on a décroché notre sélection en terminant à la troisième place. » . C’était la première fois que les femmes étaient admises aux Jeux olympiques en aviron. L’aviron a longtemps traîné une réputation de sport misogyne , mais Françoise Whittington ne garde pas cette image. « Je n’ai aucun souvenir que cela m’ait gênée, pourtant, j’étais féministe… ». Le grand moment de sa carrière... Montréal 76 a été le grand moment de sa carrière. « J’en garde un très bon souvenir. » , continue celle qui était alors entraînée par Henri Helal. « Cela a été pour moi un très grand plaisir de découvrir la grande diversité des Jeux olympiques, à tous les points de vue, culturel, physique, gastronomique, tout était différent. En compétition, on s’est classé neuvièmes. On avait raté la qualification pour la finale olympique de 29 centièmes. ». Françoise Whittington ne garde pas de souvenir des autres courses en tant que telles. Sinon celle du huit Allemand de l’Ouest. Pas tant pour son résultat (4 e ) que pour son chef de nage, Reinhard Wendemuth, qui deviendra son compagnon.  Les Jeux terminés, Françoise range ses pelles. « J’étais prof. d’EPS depuis 1975 », explique-t-elle. « J’ai voulu continuer une année de plus pour aller aux Jeux, mais je n’avais pas l’intention d’aller au-delà. Je n’avais pas envie, je souhaitais me consacrer à d’autres activités, la musique (elle joue du saxophone), les voyages, j’avais envie de découvrir d’autres sports, j’ai fait du volley, du tennis. Je suis peu restée dans le milieu, sinon quand je revenais en Charente et que j’allais au club… ». Pas étonnant, c’est une des particularités de l’aviron : les athlètes sont très attachés à leur club, bien plus que dans d’autres sports. Et en ce sens, Françoise Whittington n’a pas échappé à la règle. Marc Ventouillac   Palmarès international de Françoise Whittington : 1976 – Jeux olympiques – 2X – 9 e 1975 – Championnats du monde seniors – 2X – 6 e 1974 – Championnats du monde seniors – 2X – 10 e

  • Les Rameurs Tricolores lancent leurs podcasts

    L’Association des Internationaux d’Aviron élargit son horizon avec le lancement de “ Rameurs Tricolores – le podcast ”, une nouvelle série audio disponible sur Spotify , sur YouTube et ici, notre site .
 Ce format innovant prolonge la rubrique “ Histoires vécues ”, qui fait déjà la richesse du site des Rameurs Tricolores. Des récits à écouter, pas seulement à lire Depuis plusieurs années, la rubrique “ Histoires vécues ” raconte les parcours de celles et ceux qui ont façonné l’aviron français : rameuses, rameurs, entraîneurs, dirigeants, journalistes ou passionnés.
 On y découvre des histoires de vie avant tout — des parcours de travail, de résilience et de passion, bien au-delà des podiums. Des récits à écouter, pas seulement à lire Avec le lancement du podcast, ces récits prennent une forme sonore.
 L’objectif est simple : permettre à chacun d’écouter ces histoires, où qu’il soit, sans avoir besoin de s’installer pour lire.
 Un format plus accessible, pensé pour un public plus large et pour tous ceux qui souhaitent découvrir l’aviron à travers la voix et le récit. “Nous voulons toucher aussi ceux qui n’ont pas toujours le temps de lire nos articles, mais qui aiment écouter des histoires humaines, inspirantes et vraies.” Des voix artificielles au service du contenu Les podcasts ne sont pas des interviews enregistrées avec les protagonistes, mais des adaptations audio de nos articles, racontées par des voix de synthèse.
 Ces voix IA (11Eleven Tabs), choisies pour leur clarté et leur tonalité naturelle, permettent de donner vie au texte sans le trahir.
Elles restituent le ton, le rythme et l’émotion des articles tout en garantissant une écoute fluide et agréable. Le podcast devient ainsi une autre manière de valoriser le patrimoine écrit du site, sans le remplacer.
 C’est une lecture sonore, fidèle à l’esprit de la rubrique “Histoires vécues”. "Marc Ventouillac tire sa révérence...", premier podcast. Chaque mois, des histoires humaines Deux premiers épisodes sont déjà en ligne : • 🎙️ Marc Ventouillac tire sa révérence : l’homme qui a fait aimer l’aviron français • 🏆 Myriam Goudet, première rameuse française à remporter Oxford-Cambridge Le 1ᵉʳ décembre, paraîtra le troisième épisode : • 💼 Rachel Jung, ancienne rameuse internationale reconvertie en agente de sportifs Ensuite, un nouvel épisode sortira chaque 1ᵉʳ du mois.
 Chaque publication mettra en lumière un parcours, une personnalité ou une aventure de l’environnement de l’équipe de France d’aviron. Une présence sur Spotify , YouTube et sur notre site Tous les épisodes sont disponibles sur Spotify et YouTube , mais aussi sur la page dédiée Podcasts des Rameurs Tricolores .
 La vidéo, présente sur YouTube, n’est qu’un support visuel : le cœur du contenu reste le son et la narration. 🎧 Rameurs Tricolores – le podcast
 : Des voix, des histoires, de la passion. 
Parce que l’aviron, ce n’est pas seulement un sport, c’est une aventure humaine.

  • Trophée AIA 2008 pour Stéphanie Dechand et Inène Pascal

    De gauche à droite, Stéphanie Deschamps, Bertrand Vecten et Irène Pascal Bertrand Vecten,   Président de l'AIA, a profité du week-end de championnats de France bateaux longs à Mantes-la-Jolie pour remettre le Trophée AIA 2008 à nos deux rameuses Stéphanie Dechand et Inène Pascal qui se sont classées 8ièmes aux Jeux Olympiques à Pékin en 2 sans barreur. Les trophées de l’AIA récompensent ces rameuses pour leurs exploits en 2008 en remportant, avec beaucoup de classes, la régate qualificative pour les Jeux Olympiques. Ces jeunes filles montrent, par ailleurs de grandes qualités humaines et sociales. Note : Elles succèdent à Pascal Touron (2005) Bastien Ripoll, Sophie Balmary, Cédric Berrest, Jean-David Bernard, Jonathan Coeffic, Julien Bahain (2006)

  • Trophée des Rameurs Tricolores 2023 : Elur Alberdi et Benoît Brunet les heureux élus

    Notre Association des Internationaux d'Aviron relance le trophée des Rameurs Tricolores de l’année, trophée initié en 1994 avant qu'il soit cédé à la FFA. Après une longue interruption et avec l'accord de la Fédération Française d'Aviron, nous avons réactivé à la fin 2023 ce trophée qui honorera chaque année un, voire plusieurs champions reconnus pour leur état d'esprit, leur persévérance et leur comportement exemplaire. Nous avons pour cela demandé aux responsables des pôles nationaux et régionaux de la filière haut niveau de la FFA d'identifier avec pertinence la rameuse et le rameur au comportement le plus remarquable sur la saison précédente , les résultats sportifs n'étant pas la priorité de ce trophée. La liste obtenue comprenant une dizaine de noms de rameuses et de rameurs, a ensuite été soumise au vote du Comité Directeur de l'AIA et aux cadres techniques impliqués pour ce choix avec cette année deux personnalités appelées à recevoir le Trophée des Rameurs Tricolores de l'année 2023 , trophée ( une œuvre du peintre Vincent Dogna ) qui leur a été remis à l'occasion des championnats de France Indoor 2024 et de notre assemblée générale annuelle. Elur Alberdi reçoit son trophée des mains de Bertrand Vecten, vice-président de l'AIA Benoit Brunet l'a reçu des mains de Dorian Mortelette à son retour de stage pré-olympique Ainsi, ce sont Elur Alberdi et Benoit Brunet qui ont été choisis avec une large majorité pour leur persévérance et leur comportement exemplaire. Ils reçoivent le trophée des mains d'une célébrité de l'aviron. Le trophée a été remis à Elur Alberdi a reçu son trophée lors des championnats de France Indoor 2024 par Bertrand Vecten (vice-président de l'AIA, vice-champion olympique, vice-champion du monde). Dorian Mortelette (médaillé olympique et champion du monde) a remis le trophée à Benoit Brunet ce 29 février dès son retour de stage hivernal pré-olympique, ceci au Pôle France de Nancy. Qui sont-ils. Pourquoi ce choix ? Elur ALBERDY Elur a mené de front chimiothérapies et entraînements pour vaincre son cancer et décrocher une médaille de bronze au mondial 2023. Elur fut championne de France à 21 ans, en 1998 avec la SN Bayonne puis met sa carrière sportive en pause. En 2009, blessée à un avant-bras à la suite d'un accident, elle se remet au sport avec un poignet bloqué et reprend l'aviron en 2020. Les Rameurs Tricolores félicitent Elur pour sa capacité de résilience et son attitude inspirante. Benoit BRUNET Après avoir été 6 fois finalistes aux championnats d'Europe (dont 1 médaille de bronze) et 12 participations aux championnats du monde (6 fois finaliste) depuis 2009, Benoit a qualifié le quatre sans barreur pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 avec ses 3 coéquipiers (Thibaud et Guillaume Turlan et Téo Rayet). Depuis décembre 2016, Benoit Brunet fait partie de dispositif Athlètes SNCF en tant que technicien méthode. Ce Trophée des Rameurs Tricolores de l’année décerné par l'Association des Internationaux d'Aviron vient également féliciter la persévérance et le comportement exemplaire de Benoît Brunet.

  • Résilience et engagement récompensés : Rose Gallen et Victor Martin honorés à Paris

    Ce samedi 31 janvier 2026, nous avons profité des Championnats de France MAIF INDOOR AVIRON organisés par la Fédération Française d'Aviron au Stade Coubertin à Paris pour décerner nos T ROPHÉES des RAMEURS TRICOLORES de l’ANNÉE 2025. Les heureux élus, Rose Gallen (Cercle de l’Aviron de NANTES) et Victor Martin (Cercle Nautique de VERDUN) ont reçu leur trophée des mains de Myriam Lamolle, notre présidente de l’AIA , une œuvre de Vincent Dogna offerte par le Crédit Mutuel de Nogent-sur-Marne . Éric Marie s'associe également à notre évènement en offrant un abonnement annuel "print & digital" du magazine MagAviron aux deux heureux élus. Félicitations à tous les deux, non pas pour leurs performances sur l'eau, mais plutôt pour leur état d'esprit et leur comportement exemplaire et inspirant.   Myriam Lamolle remet les trophées. Ils ont été sélectionnés pour leur résilience et leur engagement parmi plusieurs athlètes par un comité d’entraineurs fédéraux, choix validés ensuite par le comité directeur.   Rose GALLEN (CA Nantes) : Après un grave accident sur l’Erdre cet été 2025, au cours duquel des rameurs ont sauté à l’eau pour la secourir et lui maintenir la tête hors de l’eau, Rose Gallen a subi plusieurs opérations en raison de multiples fractures de l’os iliaque, côte cassée… Elle est opérée le soir même, passe dix jours à l’hôpital, et doit patienter jusqu’à la mi-octobre pour entamer une rééducation qui sera longue selon les chirurgiens. En parallèle, Rose est en quatrième année de médecine , et elle a réussi à valider son année d'études malgré ces événements traumatisants. Témoignant d'une volonté et d'une détermination remarquables Rose fait son retour à la compétition ce 31 janvier au championnat de France MAIF Indoor moins de quatre mois après cet incident tragique. Cet exploit met en avant non seulement son courage, mais également sa passion pour l’aviron. Rose inspire tous ceux qui la suivent, prouvant que la résilience peut mener à des victoires, même après les épreuves les plus dures.   Palmarès international de Rose Gallen : o   2025 – Médaille d’argent aux championnats du monde U23 (2XPL) o   2024 – Médaille de bronze aux championnats du monde U23 (2XPL) o   2023 – Championnats du monde U19 (1X) o   2022 – Championnats du monde U19 (2X)   Victor MARTIN (CN Verdun) :  Victor poursuit une formation de compagnon menuisier à Reims depuis 3 ans. Il fait face à de nombreuses contraintes pour concilier ce travail d’artisan et l'entrainement et il a tout de même réussi à intégrer l’ équipe de France U23 en 2025 au sein du 8+ . Il envisage de stopper ses études l’an prochain pour se consacrer à l’entrainement et estimer ses chances de se qualifier pour les Jeux Olympiques de 2028 à Los Angeles . C’est un jeune homme discret, travailleur et respectueux, toujours présent pour accompagner ses coéquipier. Il est dévoué à son équipage. Il mérite d’être soutenu et encouragé à poursuivre ses projets. Palmarès International de Victor Martin : o   2025 – Championnats du monde U23 (8+) o   2023 – Médaille d’argent aux championnats d’Europe U19 (2-) o   2023 – 4 ème  aux championnats du monde U19 (2-)   Bravo à nos récipiendaires. Le Trophée des Rameurs Tricolores de l’année : Réactivé en 2023 après une longue interruption, ce trophée honore année un voire plusieurs champions d’aviron reconnus pour leur état d'esprit, leur persévérance et leur comportement exemplaire. Pour cela, nous demandons aux responsables des pôles nationaux et régionaux de la filière haut niveau de la FFA d'identifier avec pertinence la rameuse et le rameur au comportement le plus remarquable sur la saison précédente ,  les résultats sportifs n'étant pas la priorité de ce trophée . La liste obtenue pouvant comprendre plusieurs noms de rameuses et de rameurs, elle est ensuite soumise à une commission de cadres techniques impliqués qui sélectionne les heureux bénéficiaires (un homme et une femme) pour validation par le vote du Comité Directeur de l’AIA.   Historique des trophées : o   2023 – Elur Alberdi et Benoit Brunet o   2024 – Aurélie Morizot et Alexis Sanchez o   2025 – Rose Gallen et Victor Martin

  • Sébastien Clert, carrière prometteuse, désillusion et rebond

    (vous pouvez écouter cet article sur Spotify ici : https://open.spotify.com/episode/0WWVKnVjH9nKRlqap7p27W Sébastien Clert Sébastien Clert a choisi les études au détriment de sa carrière prometteuse en aviron. Un choix difficile, à un moment difficile. Aujourd'hui, il raconte son parcours et souhaite accompagner les plus jeunes pour leur montrer que tout est possible. S'appuyer sur son histoire, analyser ses convictions limitantes et en faire une force pour aider les autres. Voici l'histoire de Sébastien Clert. Sébastien, comment es-tu arrivé à l'aviron ? J'ai commencé l'aviron à l'âge de 11 ans, en benjamin, au club de l’Émulation Nautique de Bordeaux. Je cherchais un nouveau sport après avoir arrêté la natation. Dès la première année, j'ai eu l'opportunité de barrer un quatre barré sénior lors des championnats de France d'aviron sprint à Mâcon. Le virus était pris... Les copains, les régates et les premières victoires en minime m'ont donné l'envie de poursuivre. Peux-tu nous dire ce que l'aviron t'a apporté dans ta vie ? Beaucoup de choses. Parmi les évidentes, l'apprentissage de l’effort et du dépassement de soi. Le plaisir dans l'engagement et dans la discipline. Apprendre également à se fixer des objectifs et à mettre en œuvre des moyens et actions pour les atteindre. Et bien sûr, la vie de groupe : comment vivre en équipe, en apportant sa pierre à l'édifice et en faisant confiance à l'autre pour en faire autant... Cela développe l'esprit d'équipe et la solidarité. Mes coéquipiers de jeunesse sont des amis solides de ma vie d'adulte. Parmi les apports plus profonds, l'aviron m'a apporté une intime connaissance de moi, de ma personnalité dans l'épreuve et m'a fait développer une résilience psychologique notamment face à l'échec. J'ai appris à rebondir en gardant ma confiance. Mais aussi, à mettre mon énergie au profit d'une équipe et au profit d'un projet. En résumé, l'aviron m'a apporté une famille fidèle et solidaire, des amis pour la vie, partout en France et au-delà. Strathclyde, 1996 (Clert, Lefort) Comment es-tu arrivé en équipe de France ? Naturellement, par l'entrainement régulier et les résultats avec le club. En étant champion de France cadet (U16), j'ai été convoqué à un premier regroupement U18. Nous avions eu cette chance de partir en Allemagne, dans les montagnes bavaroises pour une semaine de ski de fond et de préparation physique avec d'autres juniors allemands. Ce premier rapport "international" a été fondateur pour moi du goût du voyage et de la rencontre par le sport. Puis les stages et les sélections ont continué, passant toujours par Cazaubon et Aiguebelette en bateaux courts.  En Junior première année (U17), notre deux sans barreur, champion de France cadet, a terminé 4e en finale du championnat du monde Junior. Cela a été la découverte de la haute performance. Le Canada, vainqueur, avait à sa nage le recordman junior du 2000m indoor de l'époque, futur vice-champion olympique 2008 en 2 sans barreur avec le Canada. J'ai pu voir l'écart avec les tous meilleurs mondiaux et en même temps, constaté que notre programme d'entrainement d’Eberhard Mund était plus qu’efficace pour nous amener au top de notre potentiel pour la dernière course de la saison. En junior deuxième année, l'ambition avait grandi après l'expérience précédente. Vainqueur des Tests nationaux et vainqueur des régates internationales, je suis associé cette fois en 4 avec barreur avec les meilleurs français. Nous terminons 3 e et médaille de bronze. Bizarrement, de monter sur le podium a été une grande frustration car la couleur n'était pas la bonne... Les Roumains et les Allemands étaient pour autant de valeureux adversaires. Cela a nourri ma motivation pour le passage en senior. En première année senior, une place de 5 e  en finale des tests nationaux à Cazaubon, sans pression et avec la fougue de la jeunesse, m’ont ouvert les portes du collectif Senior dès ma première année. Cela m'a mené dans le 8+ français toute la saison de Coupe du monde (Duisbourg, Munich, Hazewinkel) et avec Sydney 2000 en perspective pour notre génération. Hazewinkel, 1997 ( Yoan Lefort, Sébastien Clert, Elie Vervueren, Benoit Mérindol,Yann Laborde, barreur . Je participe aux Championnats du Monde à Cologne, finalement en 4+, contre les légendes anglaises et australiennes de la discipline, 4 e en finale B, un sacré baptême, et un super souvenir avec un collectif en Pointe étoffé, avec un mélange de « vieux » et de jeunes U23. L’ambiance et l’émulation étaient super.  Puis, au gré des blessures, j’ai effectué deux saisons dans le collectif U23 :1998 - 4 e en 8+, puis en 1999 - 3 e et Bronze en 4-, face à la Slovénie et à la Roumanie, futurs médaillés olympiques. Je réalise un dernier pied de podium en finale du championnat du monde universitaire, deux ans plus tard, pour venir clore mon parcours sous les couleurs de l'équipe de France.  La non-qualification à Sydney, sans que je sois engagé à la régate de qualification de Lucerne, m'a amené à réfléchir à mon avenir et à revoir mon engagement dans le sport de haut niveau. Justement, quand as-tu pensé à ton après-carrière sportive et comment l’as-tu organisée ?  L'aviron est un sport qui exige un engagement total dans l'entrainement, chaque jour, deux fois par jour, et cela reste une pratique « amateur », par laquelle on ne peut pas vivre, matériellement. Et j’ai eu cet investissement dès l’âge de 15 ans.  Mais j'ai fait le choix de consacrer mon énergie à mes études à un moment où l’important était de construire un futur autour d'un métier. Comme je l'ai dit, dans mon cas, la transition n'a pas été douce. Ma perception d'avoir raté la qualification olympique a été source de doute. Perte de confiance, en moi, en ma capacité à assumer l'investissement nécessaire. Et aussi, à ce moment, une conviction limitante que c'était soit sport de haut niveau, soit études et avenir professionnel. Et que je ne pourrai pas cumuler les deux. Je pense que si j'avais eu un accompagnement psychologique à cette époque, j'aurais pu mieux cerner mon projet et mon organisation. J'ai totalement basculé dans les études pour valider mes diplômes, et l’entrainement est passé au second plan. Mais j’avoue qu’il m'en reste un léger goût d'inachevé. La fin des études et mes débuts dans ma carrière professionnelle dans l'ingénierie ont été un soulagement et le début de l’après-carrière. De la construction de bâtiments universitaires, de logements, d'équipements sportifs et culturels, de cathédrales. Et maintenant, que fais-tu professionnellement ? Depuis maintenant sept années, j'accompagne des managers et des sportifs à potentiel, en accession haut niveau et/ou professionnels, sur le volet de l'optimisation de la performance. Mes interventions et accompagnement se basent sur les sciences du sport et la psychologie. Préparateur mental, coach mental, optimisateur de la performance... et aussi instructeur de méditation Pleine Conscience, si puissant pour la régulation attentionnelle et émotionnelle. Avant cela, après mes études, j'ai travaillé dans l'ingénierie et l'architecture pendant plus de 15 ans. De la construction de bâtiments universitaires, de logements, d'équipements sportifs et culturels, de cathédrales (ça ce n’est arrivé qu’une seule fois) 😀. Une anecdote : j'ai pu participer au concours d'architecture de la base nautique et de la tour d'arrivée de la base de Libourne qui a accueilli de nombreux championnats de France et régates internationales depuis. Mais notre projet, classé second à l'époque, était trop cher ! Ces années d'architecture ont enrichi ma pratique de la gestion de projet, de la fixation d'objectifs et fortement de la dynamique d'équipe et du management de performance.  Quel est l'héritage de l'aviron dans ton activité professionnelle aujourd'hui ? L’organisation du travail en mode projet, avec « ambition/échéances/moyens/évaluation » comme process, l’attrait pour le travail en équipe avec l’esprit du « NOUS » et du collectif très ancré. Et une forme de ne jamais lâcher, de toujours s’accrocher... À présent, j'ai décidé d'utiliser mon expérience au profit des nouvelles générations, en m'adressant directement aux individus et aux équipes qui veulent performer durablement. Mener de front haut niveau sportif et formation est souvent difficile en aviron. Quels sont tes conseils pour y arriver ? Rien que de parler de cette difficulté aide à la vigilance. Mes conseils seraient de : bien connaître et cerner son projet et le sens donné à l’action ; conscientiser ses intentions de réussite, ses attentes et le chemin pour y arriver ; s’organiser et planifier ses semaines, ses mois et ses saisons, dès le début d’une année, en ayant bonne connaissance des périodes chargées, des périodes moins denses pour gérer son énergie et ses priorités ; planifier les vacances et la récupération. C’est très rigoureux mais c’est une recette vers l’excellence. Hazewinkel, 1997 (Merindol, Vervueren, Clert, Lefort) Quelle place occupe l'aviron pour toi aujourd'hui ? Après quelques années sans pratiquer à cause d'une blessure au dos, je pratique en master, surtout en aviron de mer. Le plaisir de glisser sur l’eau est intact, mais aussi nécessaire 1 à 2 fois par semaine pour moi. Je suis devenu élu au sein du comité directeur, puis président de mon club, l'Aviron Arcachonnais, depuis 4 ans. C’est une autre façon de faire vivre ma passion et de transmettre à différents publics, notamment les scolaires et les jeunes de l’école d’aviron. J’agis plus pour la promotion de l’aviron comme un support d’épanouissement, d’inclusion, de longévité et de santé. Tu travailles dans la préparation mentale actuellement, quels conseils donnerais-tu aux rameuses et rameurs, pour intégrer cette dimension ?  Une rameuse ou un rameur aujourd’hui ne peut pas se limiter à un bon physique et à une bonne technique. La performance ne peut passer que par un bien-être de l’être humain et ce volet mental permet de renforcer ce bien-être. Le monde de la haute performance est rude : connaissance de soi, alignement des valeurs, santé mentale, résilience au service de la performance sportive et du bien-être sont indispensables. Il ne faut pas attendre de se sentir mal ou en décalage avec le contexte du Haut niveau, ni se dire de serrer les dents en souffrant d’une forte anxiété de réussite. Ce sont des compétences à développer dès l’adolescence.  As-tu eu un regret, un échec qui t'a fait rebondir durant ta carrière sportive ? L’échec olympique m’a fait rebondir et a motivé ma discipline pour mes 5 années d’études universitaires. Un mal pour un bien. Pour finir, as-tu une anecdote à nous partager de tes années de rameur ? Tellement de bons souvenirs....  En 1998, pendant la Régate Royale d'Henley dans le « Grand Challenge » en 8+. En demi-finale, nous affrontons l’équipage anglais, en 1 contre 1. Battre les Anglais chez eux, dans ce cadre mythique, avec notamment Olivier Moncelet et Bertrand Vecten, en pointe de bateau et devant une foule de plus de 50 000 spectateurs mise au silence par notre victoire d’une courte longueur… C’était assez mémorable pour un jeune rameur international de 19 ans.

  • Assemblées générale extraordinaire et ordinaire le 31 janvier 15 h 00

    Mesdames, Messieurs, chers amis, Vous êtes invités aux Assemblées générales extraordinaire puis ordinaire de l’ Association des Internationaux d’Aviron le samedi 31 janvier 2026 à 15 h 00 . Nous profiterons également des MAIF Aviron Indoor - Championnat de France indoor pour remettre les Trophées des Rameurs Tricolores de l'année 2025. Lieu de réunion Stade Pierre-de-Coubertin – 82 avenue Georges-Lafont, Paris 16 (au cours du MAIF Aviron Indoor - Championnat de France indoor ) En distanciel (1)  pour les participants éloignés : Lien Zoom : https://univ-paris8.zoom.us/j/99242804155?pwd=qNnK7PoA1Qb15oLCO8du4HdAyuNJCO.1 Réunion : 992 4280 4155 MdP : 932838 Ordre du jour assemblée générale extraordinaire Modification des statuts Modification du règlement intérieur. Ordre du jour assemblée générale ordinaire Approbation du procès-verbal de l’assemblée générale ordinaire 2024 Rapport moral de la présidente Rapport de la secrétaire générale Rapport du Community Manager Rapport financier de la trésorière générale Rapport du vérificateur aux comptes Présentation du budget 2025 Approbation des rapports et quitus Montant des cotisations 2025 Présentation de nouvelles candidatures Renouvellement des membres du comité directeur (2) Nomination du vérificateur aux comptes Questions diverses Composition du comité directeur 2025 Présidente : Myriam Lamolle Vice-présidents : Patrick Bosdeveix, Sylvie Matthews, Bertrand Vecten Secrétaire générale : Catherine Guilleret Trésorière générale : Christine Lallement Membres du comité : Alain Bouffard, Henri-Pierre Dall'Acqua, Isabelle Laccours-Danjou, Rémi Di Girolamo, Vincent Ezratti, Daniel Forget, Véronique Lamande, Marie Le Nepvou, Anne Nottelet-Tollard, Inène Pascal, Michel Prudhon.. (1) Un lien pour se connecter sera proposé ultérieurement par mail, sur notre site et les réseaux sociaux. (2) Le comité directeur se compose actuellement de 17 membres (nos statuts prévoient 9 à 19 membres). Pouvoir Comme le prévoient nos statuts, un pouvoir est joint à cette invitation vous permettant, en cas d'absence, de donner pouvoir à un autre membre.d'absence, de donner pouvoir à un autre membre. Candidatures Toute personne qui représente ou a représenté la France en aviron (y compris entraîneur et arbitre) ainsi que tout sympathisant peut être membre de l'association. À cet égard, il lui suffit de faire acte de candidature par tout moyen de communication à sa disposition (courriel, courrier…). L’assemblée générale est publique, mais seuls les adhérents, le jour de l’assemblée, peuvent voter à condition d'avoir réglé leur cotisation. Tout adhérent à jour de sa cotisation peut être candidat au comité directeur. Dans ce cas, il doit faire acte de candidature avant le 25 janvier 2025  par courriel à contact@rameurs-tricolores.fr ou courrier libre adressé au siège de l’association (voir adresse en page " contact "). Dans l’attente et le plaisir de vous rencontrer, veuillez accepter, Mesdames, Messieurs, chers amis, l’assurance de mes salutations les plus amicales. La Présidente Myriam Lamolle Cliquer ici pour télécharger la lettre d'invitation, les pouvoirs et le CR de l'année précédente.

  • Myriam Goudet, première française à remporter Oxford-Cambridge en aviron

    (vous pouvez écouter cet article sur Spotify ici : https://open.spotify.com/episode/3h6STuIh4eMaw00JDGK1F8 ) Peux-tu nous parler de ton arrivée dans le monde de l'aviron ? Le début de carrière de Myriam sous les couleurs de son club Dijon en cadette Après avoir touché à plusieurs sports (notamment la natation synchronisée), je cherchais un nouveau sport à l’âge de 13 ans. Mes parents étaient tous les deux rameurs au club de Dijon, c’est donc naturellement qu’ils m’ont suggéré d’essayer. Dans le cadre des vacances d’été, j’ai donc effectué une semaine de découverte. J’en garde un très bon souvenir. À la rentrée de Septembre je prenais ma première licence.  De mémoire mes premiers pas à l’aviron ont été un peu laborieux. Grande pour mon âge, j’avais du mal à coordonner mes gestes et monter la cadence relevait du parcours du combattant ! Cependant, je me souviens de ma première régate : il s’agissait du Challenge Girardin au Creusot. J’avais couru en yolette. Un très grand moment…. Enfin pour la petite histoire, à l’époque le CTR de la ligue était Alexis Besançon. Je me souviens qu'il venait parfois me suivre à Dijon le mercredi après-midi. Il m’a toujours encouragé et soutenu. De manière générale, je ne dirais pas que j’ai aimé l’aviron tout de suite. Je dirais que j’ai appris à aimer l’aviron et que le plaisir a su prendre toute sa place avec le temps. Je partais de très loin. Le potentiel était là mais je manquais terriblement de maturité à tous les niveaux ! Que dirais-tu que la pratique de l'aviron, qu'elle soit en compétition ou en club, t'a apporté ? Pour tout dire, je ne sais même pas par où commencer tellement ce paragraphe est important. Je vais essayer d’organiser un peu mes pensées.  Tout d’abord, je pense que l’aviron m’a permis de me découvrir en tant que personne. Introvertie à l’adolescence, j’ai appris à verbaliser, vivre en communauté lors de stages que ce soit à la ligue ou en équipe de France. L’aviron m’a appris à connaître mes limites et ce dont j’étais capable.  De plus, l’aviron c’est plus "qu'être dans le même bateau” physiquement c’est aussi être dans le même bateau émotionnellement parlant, arriver à trouver des solutions pour résoudre les problèmes, capitaliser sur les bonnes émotions qui peuvent naître d’un équipage et tirer le meilleur de ses coéquipiers. Je trouve que construire un équipage est un très bon moyen de révéler la vraie personnalité d’une personne dans tous les sens du terme. Ces aspects me servent tous les jours dans mon travail, je me connais suffisamment pour savoir ce que je suis capable d’accepter dans ma vie personnelle et professionnelle que ce soit en termes de charge de travail, de vie en communauté où de hiérarchie.  L’aviron de haut-niveau m’a également appris l’organisation et l’anticipation. Ce dernier point je l’ai appris à mes dépends. Je me souviens d’une saison où je n’avais rien anticipé, rien planifié. Résultats des courses cela a été une catastrophe à tous les niveaux. Mon mari me dit souvent que je suis un colonel en chef  mais j’essaie toujours d’anticiper au maximum l’organisation familiale ou mon travail. Cependant, ma vie de maman a tendance à me rappeler qu’on ne peut pas tout maîtriser. La compétition m’a aussi appris à gérer mes émotions positives et négatives. Enfin, et non des moindres, je remercie le haut-niveau pour m’avoir entraîné à la fatigue. Avoir des enfants c’est tout aussi fatiguant :) Comment se sont déroulés tes premiers pas équipe de France ? Les premiers pas de Myriam en équipe de France junior, ici au 4 pour les championnats de Monde à Brandebourg en 2005 (photo FFAviron) - Coéquipières : Geneviève Bernard, Céline Egraz, Fanny Bunel Avant de commencer à raconter cette partie, je pense qu’il est important pour moi de préciser que j’ai toujours regardé la vie avec une très grande naïveté, sans jamais trop me poser de questions. Lors de mon année de cadette 1, j’ai été approchée par la DTN qui, à l’époque, avait lancé une grande campagne de détection de jeunes filles afin de les préparer au haut-niveau. De par ma taille (1m83 à 14 ans) j’avais rapidement été repérée. La DTN avait mis en place un centre de formation à Toulouse. A l’époque je venais de mon tout petit club de Dijon, je n’avais jamais fait la Coupe de France et mon meilleur résultat se cantonnait à une finale C au championnat de France en skiff cadette. Je ramais encore en pelles Mâcon. Après un week-end d’entretiens et de sélection j’intégrais le pôle de Toulouse à l’automne suivant. Après cela, tout s'est enchaîné : mes années juniores, mes premières sélections en équipe de France et les championnats du monde juniors. Je me souviens qu’à cette époque je progressais très vite. L’émulation du quotidien, de voir nos aînés ramer aux championnats du monde sénior me motivaient particulièrement. J’ai toujours été assez scolaire et sérieuse et le désir de bien faire (parfois à défaut) m’ont permis de franchir les premières portes de l'équipe de France. Cependant, la route était encore longue, nos résultats aux championnats du monde étaient loin d’être brillants! Ceci a souvent été une raison de continuer afin de montrer que nous pouvions nous améliorer. Tu t'es ensuite exilée en Grande-Bretagne. Peux-tu nous dire comment as-tu réussi à intégrer le groupe d’entrainement Oxford-Cambridge en aviron ? Mon arrivée en Grande-Bretagne a été le début d’un tout autre chapitre de ma carrière d’aviron. J’avais laissé derrière moi l'équipe de France, le pôle et l'entraînement depuis déjà plusieurs mois, déterminée à terminer mes études. Mon compagnon commençait son postdoctorat dans un laboratoire de recherche à Cambridge. Je venais de terminer mon master 2 et je cherchais une thèse quelque part en Europe. Je l’ai donc rejoint le temps de finaliser mes candidatures et à réfléchir à mon avenir. J’avais, dans le même temps, trouvé des petits boulots à droite à gauche. Chemin faisant, j’ai appris à connaître l'écosystème qu’est Cambridge. Là-bas, c’est simple, tout le monde rame ou a ramé une fois dans sa vie : des étudiants aux professeurs. J’ai donc rencontré à la fois les entraîneurs du Club de l’université de Cambridge et celui qui deviendrait par la suite mon superviseur de thèse. Ceux-ci m’ont fortement encouragé à postuler à l’université et à identifier les potentielles sources de financement. Je vous épargnerai le marathon qu’est une candidature en doctorat à Cambridge, mais j’ai finalement été acceptée en master (à nouveau) puis en doctorat. Ce qu’il faut savoir, c’est que le fonctionnement anglais n’est pas le fonctionnement américain. Il ne faut faire que très peu mention de ses ambitions sportives, mais plus mettre en valeur son parcours académique et comment intégrer cette université doit nous permettre d’atteindre nos objectifs personnels. A posteriori, je pense que ma candidature rassemblait plusieurs critères : un bon niveau académique, un professeur de l’université qui soutenait ma candidature et avec qui nous avions écrit un projet de recherche, et le soutien du club de l’université qui, entre les lignes, avait su me flécher les bourses. Cependant, à l’époque, je ne souhaitais pas nécessairement me relancer dans un projet sportif, j’avais 26 ans et j’avais arrêté l'entraînement depuis plusieurs mois. Néanmoins, étudiante immatriculée à l'université, je remplissais tous les critères d’éligibilité pour tenter ma chance pour la Boat Race Oxford Cambridge en aviron. C’est comme cela que tout a commencé, j’ai donc rejoint le club début septembre 2015 et j’étais repartie pour 12 entraînements/semaine.  Tout était organisé pour que nous puissions réaliser nos études. Entraînement à 6h du matin, 9h au laboratoire pour moi (les autres en cours), jusqu’à 17h15 et second entraînement. Ce qu’il faut savoir c’est qu’il est très difficile de ramer à Cambridge. La Cam (la rivière) est très petite et est réservée aux clubs locaux et aux collèges. Nous devions prendre le train à 5h50 pour Ely qui se trouve à une trentaine de km de Cambridge et où se trouve le club. Nous devions être sortie de l’eau à 8h pour être dans le train de 8h20 et à l’université pour 9h. Le second entraînement avait lieu en centre ville et était réservé aux loooongues séances d’ergo et de musculation. Donc pour répondre à la question, les études priment toujours mais ils savent très bien organiser l’emploi du temps pour que nous fassions toutes nos séances ! En tout, j’ai été étudiante là-bas pendant 4 ans et demi. J’ai pu faire 3 Boat Race, la dernière année et demi j’en avais assez de me lever tôt et j’étais fatiguée mentalement. J’ai donc terminé ma thèse en toute quiétude mais j’aurais pu faire une 4ème Boat Race ! Aviron/études/vie professionnelle : comment t'es tu organisée ? Aujourd’hui, je suis consultante en financement de l’innovation. Je travaille dans un cabinet de conseil. J’accompagne des start-ups, des PME ou de grandes entreprises à financer leurs projets de Recherche & Développement. En d’autres termes, j’écris des dossiers de subventions. Pour le coup, l’aviron n’a pas du tout influencé mon orientation professionnelle. Ne souhaitant pas poursuivre une carrière dans la recherche, mon défi a été d’aller adresser le monde professionnel avec un doctorat très mal reconnu en France, d’un pays étranger qui plus est.  J’ai commencé à réfléchir à mon "après carrière" sportive en deux temps. Comme expliqué précédemment, ma carrière sportive s’est déroulée en deux temps. En 2013, j’étais à un tournant dans ma vie : viser les JO 2016 ou tourner la page. J’ai choisi de tourner la page et de m’investir dans mes études et la poursuite d’un doctorat. Cette période de transition m’a permis de me tourner vers un début d’avenir professionnel, le doctorat étant une expérience professionnelle à part entière. Puis ma seconde carrière sportive a commencé. Je savais que ça ne durait qu’un temps assez court, j’ai eu le loisir pendant toute ma thèse de réfléchir à l’après. J’ai donc, au cours de mon parcours, suivi les formations afin de me tourner vers une carrière dans le secteur privé.  Penses-tu que la pratique de l’aviron a développé chez toi des qualités indispensables à la réussite ? Victoire en 2018 de Myriam en 2- aux championnats bateaux courts avec Marie Le Nepvou (crédit photo Pepée Michel) La notion de réussite pourrait être l’objet d’un long débat de mon côté ! Comment définir la réussite ? Je pense que le plus important pour moi est que l’aviron m’a enseigné l’échec, la patience, la résilience et surtout que tout passe avec le temps : il y aura toujours des jours meilleurs après des moments compliqués et inversement. Comment on dit en anglais “life moves on” ? Je dirais aussi que l’aviron m’a appris à me concentrer sur ce que je pouvais contrôler. Je ne peux pas influencer une stratégie fédérale en tant que rameur ou celle d’une entreprise, par contre je peux contrôler la qualité de mon travail, le soin que je porte à mes clients ou encore le libre choix de changer de voie si je ne suis pas heureuse, tout comme j’avais le contrôle sur la qualité de mon entraînement et ma régularité. Je dirais qu’il faut s’entourer des bonnes personnes pour arriver à concilier haut niveau et formation. Il faut montrer que nous sommes des personnes fiables et de confiance et s’entourer de gens bienveillants et prêts à aider. Je dirais que le mieux est de trouver un duo gagnant: parrain de formation et entraîneurs compréhensifs. J’ai vu des rameurs concilier études de médecine et très haut niveau. Je pense que si on sent au fond de soi qu’on est capable de concilier les deux, alors il faut se lancer. Aujourd'hui, quelle est ta relation avec avec l'aviron ? Aujourd’hui, je suis toujours licenciée, je rame très peu mais je fais très souvent de l’ergo dans mon garage ! Sinon, je fais un peu de course à pied, du circuit training et un peu de natation à l’occasion. J’essaie d’être régulière, mais c’est difficile ! Aujourd’hui, je ne suis pas investie dans mon club. P ar contre, j’ai été la dernière olympiade membre du bureau exécutif de la FFA. Depuis le mois de novembre, je suis juste responsable de la commission des relations internationales. Au cours de ma carrière sportive, j’ai eu la chance de découvrir de nombreux clubs petits et grands. Toutes ces institutions, peu importe leur taille, fonctionnent uniquement parce qu'il y a des bénévoles. Je suis très reconnaissante envers toutes les personnes de près ou de loin qui ont contribué à ma carrière sportive. M’investir de cette façon, c’est rendre un petit bout de ce qu’on m'a donné. La passage de Myriam au bureau exécutif de la FFA (photo FFAviron)  Quels conseils donnerais-tu aux jeunes rameurs qui débutent aujourd'hui l'aviron ? Un jour, ma fille de 4 ans m’a dit : “ Maman le contraire de faire des bêtises, c’est de vivre ”. Cela m’a quelque peu remuée parce qu'au fond elle avait raison. Le conseil que je donnerais aux jeunes rameurs, c’est de vivre pleinement leur passion sans se poser (trop) de questions. Lorsqu’on grandit et/ou vieillit, on peut alors regarder en arrière, peu importe les bons et les mauvais moments, et se dire qu’on aura vécu une formidable expérience.  Concernant les rameurs venant de remporter un grand succès international, il est dur pour moi de donner des conseils. Mon côté scientifique me rappelle toujours que, dans la nature, les écosystèmes cherchent en permanence leurs équilibres. Je pense que la vie est ainsi faite également : pour un très haut, il y a un très bas. Je pense qu’il faut savoir trouver le fil d’Ariane de sa vie. Personnellement, j’ai toujours aimé cette dualité, gagner une course importante et me retrouver dans mon laboratoire le lendemain sans que personne ne sache ni quoi ni qu’est-ce et me retrouver au milieu de conversations totalement banales. Le monde continue de tourner en dehors de notre bulle personnelle. Selon toi, que faudrait-il entreprendre pour l'aviron féminin en France ? As-tu un avis sur la question ? As-tu observé une différence entre la France et la Grande-Bretagne ? Vaste question !! Avant toute chose, je pense que nous n’avons rien à envier au système anglais. Pour qu’un équipage avance vite, il faut être intelligent et savoir tirer le meilleur de ce que chacun a apporté. Je dirais que pour l’aviron féminin, il faut faire pareil. En matière de haut niveau, j’ai pu voir et côtoyer des athlètes exceptionnelles en France ! En ce qui concerne les différences de traitement entre les filles et les garçons en France, je ne pourrais pas juger de la situation actuelle. J’aurais tendance à dire qu’il n’y a pas/peu/plus ? de différences de traitement. En Angleterre, il n’y en a clairement pas. Au niveau des clubs, j’aurais tendance à dire qu’il y en a de moins en moins en France et en Grande-Bretagne ! Pour moi, l’inspiration à prendre de leur côté est de rêver grand. Parfois en France, rêver grand est synonyme d’ambition mal placée. Là-bas, dire haut et fort qu’on souhaite gagner les Jeux Olympiques alors qu’on a juste fait le meilleur chrono à l’ergo de son club est bien plus respecté ! As-tu une anecdote, un apprentissage, une histoire que tu pourrais nous partager ? J’ai eu la chance de participer à trois Boat Race, en 2016, en 2017 et en 2018. Si les deux dernières années ont été victorieuses et représentent des émotions à part, ma première expérience a été un naufrage au sens propre et figuré, puisque nous avons coulé en direct à la télé. Cela a été une expérience très étrange. La particularité de la Boat Race c’est que tu gagnes ou tu perds devant des millions de téléspectateurs…. La défaite va au-delà de l’équipage, c’est également la défaite d’un club, d’un fonctionnement à réinventer, de l’université. C’est assez puissant. On ne parle pas d'échec individuel, mais collectif. J’ai ainsi pu observer les efforts incommensurables du club pour transformer ces échecs en victoires. J’ai beaucoup appris sur le pouvoir du collectif. L'énergie phénoménale qu’il faut déployer pour renverser une tendance et entretenir une dynamique le plus longtemps possible en sachant qu’elle finira inévitablement par s’inverser en faveur de l’autre club. Pour moi, la plus grande leçon ici est qu’on ne réussit jamais seul. J’ai appris qu’il faut toujours bien s’entourer pour bien rebondir. Le palmarès sportif de Myriam Goudet Myriam Goudet Championnats de France : Championne de France en deux sans barreur junior fille (JF2-) en 2005 et 2006 Médaillée de bronze aux Championnat de France bateaux courts en 2017 Championne de France en deux sans barreur séniore (F2-) en 2018 Médaillée de bronze au Championnat de France sprint avec Dijon en F4X en 2012 Equipe de France : 10ème au championnat du monde junior en W4- en 2005 5ème au championnat du monde junior en W8+ en 2006 7ème au championnat du monde -23 ans en W4X en 2007 4ème au championnat du monde -23 ans en W4- en 2009 6ème au championnat d’Europe en W8+ en 2009 5ème au championnat du monde -23 ans en W8+ en 2010 8ème au championnat d’Europe en W8+ en 2010 3ème à la régate de qualification olympique en W4X en 2012 Grande-Bretagne : Boat Race : 2016 (perdu), 2017 (gagné) et 2018 (gagné) Vainqueur de Henley women’s regatta (2013), Women’s Head of the River (2013) et plusieurs titres nationaux.

  • Marc Ventouillac tire sa révérence : l'homme qui a fait aimer l'aviron français

    (vous pouvez-écouter cet article sur Spotify ici : https://open.spotify.com/episode/6MGrVutuMpgbN3z7VSH2HG ) Après plus de trois décennies au journal L'Équipe, Marc Ventouillac range définitivement sa plume et son carnet de notes. Le journaliste aux mille voyages, reconnaissable entre tous par sa moustache emblématique, a marqué de son empreinte le journalisme sportif français, particulièrement dans le domaine de l'aviron. Marc Ventouillac, entouré de ses collègues, de sa famille et de ses amis, est honoré par l'athlète champion olympique au saut à la perche 1996, Jean Galfione. Un parcours exemplaire au service du sport Diplômé de la prestigieuse école de journalisme de Lille, Marc Ventouillac a débuté sa carrière à l'Agence centrale de presse (ACP) avant de rejoindre les rangs de L'Équipe le premier janvier 1990. Pendant 35 années, il a arpenté les stades, les bassins et les plans d'eau du monde entier, devenant une figure familière des compétitions internationales. Si l'athlétisme constituait l'un de ses domaines de prédilection, très proche de Jean Galfione, Marc avait promis au champion olympique de se raser la moustache le jour où il passerait la barre des 6 mètres en saut à la perche. C’est ainsi que le champion rasa la moustache du journaliste le 6 mars 1999, jour du premier Français à franchir la barre des six mètres), c'est véritablement dans l'aviron que Marc Ventouillac a trouvé sa seconde passion journalistique. Sa connaissance encyclopédique de l’aviron et son approche humaine du reportage ont fait de lui LA référence française en matière d'aviron. Marc Ventouillac portant sa décoration de l’ordre national du mérite et notre vice-président, Bertrand Vecten, au journal L'Équipe jeudi 5 juin lors de son départ en retraite. Le chroniqueur de l'épopée française sur l'eau L'engagement de Marc Ventouillac pour l'aviron ne s'est pas limité à la couverture des compétitions. En 2015, il a publié "Les grandes heures de l'aviron français", un ouvrage de référence de 120 pages richement illustré qui retrace l'histoire de l'aviron tricolore depuis les Jeux olympiques de Paris en 1900 jusqu'à 2015. Ce livre, fruit d'un travail minutieux en collaboration avec la Fédération française d'aviron et Charles Imbert, ancien international des années 1970, témoigne de sa passion dévorante pour cette discipline. À travers plus de 200 photos et ses récits captivants, Ventouillac a su faire revivre les exploits des géants français de l'aviron. Un témoin privilégié des succès tricolores Au fil des décennies, Marc Ventouillac a été le témoin privilégié des plus beaux moments de l'équipe de France d'aviron. Des victoires historiques aux déceptions cuisantes, il a su capturer l'essence de cette discipline exigeante et transmettre l'émotion des compétitions internationales d’aviron à ses lecteurs. Marc a également contribué à la rédaction du livre « Génération Mund » publié par l’association des internationaux d’aviron en 2024.  Très impliqué, Marc a aussi contribué à la médiatisation de l’aviron au sein de la commission Média de World Rowing. L'héritage d'un passionné Le départ de Marc Ventouillac marque la fin d'une époque pour le journalisme sportif français. Sa plume élégante, son œil expert et sa capacité à raconter les histoires humaines derrière les performances sportives ont inspiré toute une génération de journalistes. Celui qui se qualifie lui-même comme « un amoureux de l’aviron et de ceux qui le pratique » laisse derrière lui un héritage considérable : celui d'avoir su faire découvrir et aimer cette discipline auprès du grand public, d'avoir documenté son histoire et d'avoir accompagné les rameurs français dans leurs quêtes de gloire. On ne parle bien que de ce qu'on connaît … (photo L'Équipe) Une passion qui perdure Si Marc Ventouillac raccroche officiellement, nul doute que sa passion pour l'aviron et le sport en général ne s'éteindra jamais. Les bassins d'aviron ont peut-être perdu leur chroniqueur le plus fidèle, mais l'aviron français conservera à jamais la mémoire de celui qui en a si bien raconté l'histoire. Les générations de rameurs internationaux français qui se sont succédées le remercient chaleureusement pour sa fidélité et ses qualités humaines. A ce titre, l’association des internationaux d’aviron le mettra à l’honneur lors des championnats de France à Mâcon le 11 octobre 2025. Marc Ventouillac a été témoin des "années Mund". Ainsi, nous le retrouvons, à diverses occasions de cette épopée, tout au long de notre livre "Génération Mund, le long chemin qui a mené l'avion français au sommet de l'olympisme", et notamment au travers de son témoignage sur cette période faste de l'aviron français... « SANS LA PRESSION, RIEN N’EST POSSIBLE » En faisant le tri dans mes affaires voici quelques mois, j’ai retrouvé un papier plié en huit sur lequel étaient inscrits ces quelques mots : « Sans la pression, rien n’est possible ». Un message signé Eberhard Mund qu’il avait consigné lors d’un repas, un soir de championnats de France à Cazaubon. Il accompagnait sa phrase en abaissant son poing de haut en bas, mimant le geste du barman préparant une pression. Bon vivant, l’homme avait de l’humour et était un régal pour les journalistes à défaut de l’être pour les rameurs. Je l’ai vu plus d’une fois, à Vaires, Lucerne ou Cazaubon, faire pleurer des grands gaillards à qui il annonçait une décision qui ne leur convenait pas. Eberhard n’était pas un tendre, mais il était respecté par les rameurs. Quand il les félicitait, ses mots, ou ses vigoureuses tapes sur l’épaule, donnaient toute leur valeur à leur performance. En plus de 30 ans de journalisme sportif, j’ai rencontré bien des entraîneurs dans nombre de disciplines, mais je n’en ai pas rencontré plus de deux ou trois qui possédait la carrure et le charisme d’Eberhard. Mund disait ce qu’il pensait, sans prendre de gants. Lors des mondiaux de Tampere, en 1995 (deux médailles de bronze en catégorie olympique pour Andrieux/Rolland et Garcia/Gossé), il avait sorti la kalachnikov pour tirer un bilan sans concession de l’équipe de France. À tel point que Denis Masseglia, alors président de la FFSA, tint à revenir vers les journalistes pour adoucir le discours que nous avait tenu « Helmut » quelques minutes auparavant. « Tu sais, » me dit le président avec son accent marseillais, « Eberhard ne maîtrise pas toujours très bien la langue française… ». Ce qui me permit de lui répliquer : « Non, il parle très bien français. Mais d’autres maîtrisent mieux la langue de bois… ». Tel n’était pas le cas de Mund qui ne refusa jamais une interview et joua toujours le jeu. Je n’ai connu qu’une seule fois un problème avec lui. C’était à Cazaubon en 2000. J’avais écrit dans L’Équipe un papier qui mettait en question la stratégie fédérale sur je ne sais plus quel point. Cette année-là, huit rameurs avaient été dispensés des tests dans l’objectif de constituer un quatre sans barreur compétitif pour les Jeux de Sydney. De bon matin, une pige entre deux quatre sans (dont un bateau-labo) était programmée. J’avais émis le désir de la suivre sur le catamaran de la fédé avec Dominique Roudy, l’attaché de presse de la fédé, Jean-François Renault (directeur de la rédaction adjoint à L’Équipe) et Jean-Pierre Surault, le photographe de la fédération. En nous récupérant à la tour d’arrivée, André Labrosse, le batelier de la fédé, dit « Dédé », fit la grimace : « je ne sais pas si le grand va aimer ça ! », dit-il. De fait, en arrivant à mi-parcours où se préparait le bateau-labo, Mund ne semblait pas ravi de nous voir. « Messieurs, nous dit-il alors que Dédé manœuvrait, ceci est un bateau de la Direction Technique Nationale. Il n’est pas pour les journalistes. Mais je comprends que la fédération a besoin de photos, Jean-Pierre, tu peux rester. Dominique, pour la revue fédérale, c’est important que tu sois là, ne bouge pas. Jean-François, rédacteur en chef à L’Équipe, c’est bien que tu sois là… (puis il changea de ton). Mais toi, Marc, j’ai lu ton papier ! Tu descends tout de suite ! ». Inutile de dire que l’affaire fit vite le tour du parc à bateau mais cela ne nous empêcha pas, Eberhard et moi, d’écluser ensuite quelques pousse-rapière à la buvette. Je n’ai pas souvenir d’avoir beaucoup vu Eberhard manifester son émotion. Même lors des grandes heures de Roudnice ou de Sydney. Ou alors si, une fois, dans son appartement du village olympique de Banyoles, après les épreuves des Jeux de 1992. Six finalistes, mais pas de podium. Il faisait le bilan des épreuves. Je l’ai vu tendre son bras vers l’avant pour accompagner son propos : « la médaille était là, à portée de main… ». Et, à cet instant, j’ai cru, oui j’ai cru lire dans ses yeux qu’il retenait des larmes…

  • Rachel Jung, ancienne rameuse internationale reconvertie en agent de sportifs

    (vous pouvez écouter cet article sur Spotify ici : https://open.spotify.com/episode/30D8lb7Gu8zeovgriiWTpY ) Rencontre avec Rachel Jung, ancienne rameuse internationale de 2009 à 2011 en PL. Rachel accompagne aujourd'hui des athlètes de haut niveau dans leur image pour les aider à vivre sereinement leur carrière sportive. Rachel s'occupe entre autres de Claire Bové et Laura Tarantola, vice-championnes olympiques en 2021 à Tokyo en 2xSFPL. Rachel, 2ème en partant de la droite, championne de France avec l'Aviron bayonnais en 4x en 2017 Rachel, comment es-tu arrivée à l'aviron ? J’ai toujours fait du sport. Petite, je passais mon temps dehors, à courir, à construire des cabanes… Je pratiquais le tennis. Mon rêve était de faire Roland Garros, sans me demander si j’avais le niveau. Mais après un déménagement je ne voulais pas changer de club, alors j'ai arrêté. Le conjoint ( de l’époque) de ma mère m’a alors conseillé d’essayer l’aviron. Très timide, je suis arrivée un mercredi au club de Monsempron-Libos. J’y ai découvert un entraîneur passionné, Philippe Brut, une équipe et surtout une sensation unique : la glisse.  J’ai tout de suite voulu monter sur un skiff. Je me souviens encore de ma première sortie : je me suis retournée trois fois. À chaque chute, je remontais avec rage, déterminée à y parvenir. Finalement, mon entraîneur, m’a inscrite à la tête de rivière de Saint-Livrade pour terminer de longues minutes coincée dans un arbre, mais ce fut une révélation : j’ai adoré ce format, l’ambiance, le fait de démonter les bateaux, de partir avec le club, en mini-bus… Pour moi, c’était le début d’une véritable aventure. Peux-tu nous dire ce que l'aviron t'a apporté dans ta vie ? Rachel, en 4x avec l'équipe de France PL, ici à la nage en 2011 J’ai commencé l’aviron en 2005. Comme évoqué, j’étais très réservée et en grande difficulté scolaire ; je venais de redoubler ma cinquième. L’aviron m’a structurée, m’a accompagnée et m’a donné la confiance que seul le sport peut offrir à une petite fille un peu perdue et pas vraiment à l’aise dans ses baskets. Plus tard, grâce à ce sport, j’ai vécu des expériences incroyables : des stages intenses, des sélections en équipe de France, des compétitions à l’étranger… Et aujourd’hui encore, tout cela nourrit mon travail. L’aviron m’a apporté une ouverture sur le monde et sur moi-même, que je n’aurais jamais imaginée au départ. Justement, l'équipe de France, parlons-en ! Comment y es-tu arrivée ? En 2005, nous avons qualifié un quatre de couple cadette au championnat de France, une première pour le club. Nous avons terminé en finale C. Mais ce que je retiens surtout, c’est d’avoir assisté aux arrivées et aux podiums. Je me souviens des filles de Bergerac et de Bordeaux, leur joie, leur fierté… Ce jour-là, je me suis dit : un jour, je gagnerai moi aussi . Je voulais ressentir cette émotion et la fierté dans le regard des personnes sur la berge. Mon premier objectif a été la Ligue d’Aquitaine. Je suis d’abord entrée dans le bateau B avant de me battre pour gagner ma place dans le bateau A. Ensuite, j’ai découvert l’existence de l’équipe de France. C’est la paire Jessica Berra et Floriane Garcia qui m’a donné envie d’y accéder. À partir de là, c’est devenu une obsession. Chez ma mère, je m’entraînais sans relâche : je courais dans les champs, je portais des poids aux pieds pour me muscler (rire). Je n’avais qu’une idée en tête : porter le maillot bleu et les pelles bleu-blanc-rouge. Le passage par le CED de Bayonne a été décisif. José Oyarzabal a profondément cru en moi. Je me suis entraînée comme jamais, mais ma première année junior s’est soldée par une célèbre clé de 10. J’ai pleuré toute la journée. Je m’étais jurée de ne plus jamais perdre. Et c’est ce que nous avons fait, en deux sans barreur junior avec Marie Rousset. Une rencontre unique. Cette année-là, nous avions tout gagné, et c’était le début d’une aventure incroyable… près de dix ans en équipe de France. Et maintenant, que fais-tu professionnellement ? Aujourd’hui, cela fait huit ans que je travaille dans l’univers du sport et du marketing. Après être passée par un club de rugby professionnel et un club de football professionnel, en communication et marketing, j’ai lancé il y a quatre ans ma propre agence de conseil pour athlètes. J’accompagne des sportifs dans le développement de leur image et la recherche de partenariats. Je retrouve dans l’entrepreneuriat des valeurs très proches de celles de l’aviron : la ténacité, l’esprit de compétition, la satisfaction de décrocher un contrat ou de concrétiser un projet… Ce sont des émotions comparables à celles que je ressentais lorsque j’étais athlète. Sur l’année des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, j’ai accompagné treize athlètes, dont huit ont participé aux Jeux et quatre ont été médaillés. Nous avons également collaboré avec quinze marques. Quand as-tu pensé à ton après-carrière sportive et comment l’as-tu organisée ?  Cela a été très difficile. J’ai arrêté ma carrière sans accompagnement, ni de la Fédération, ni du club. Du statut de “machine”, on passe à celui de “fantôme”. Dans un premier temps, j’ai traversé une période d’excès de sport — je m’entraînais parfois trois fois par jour —, avant de connaître des troubles alimentaires. Une fracture de fatigue au pied m’a ensuite contrainte à ralentir. Il a aussi fallu s’adapter au monde du travail. Comme à l’aviron, je suis allée chercher ma place au culot, dans un milieu du sport business (football/rugby) très fermé et compétitif. Même s’adapter à une organisation a été compliqué : canaliser mon énergie, ma manière de vouloir tout faire, de prouver que je pouvais tout faire… On ne nous apprend pas à nous adapter ni à maîtriser cette force de travail. Même dans mon quotidien, j’étais en compétition : trouver toujours une solution pour atteindre l’objectif, quelle que soit la charge ou les contraintes. Cela devait être un peu effrayant pour les autres collaborateurs (rires). Mais finalement, cette mentalité de compétitrice m’a permis d’avancer, de me faire une place et de transformer mes réflexes de sportive en véritables atouts dans le monde professionnel. Quel est l'héritage de l'aviron dans ton activité professionnelle aujourd'hui ? La principale qualité que l’aviron m’a transmise, c’est de ne jamais rien lâcher. Il m’arrive de me sentir anéantie par moments, mais je finis toujours par me relever. C’est une forme de résilience, un rebond que seuls les athlètes connaissent vraiment : être programmés à perdre, à accepter, à être exigeants envers soi-même… pour finalement rebondir et gagner. L’aviron m’a aussi donné la confiance, et ça, c’est le plus important. Cela me l’a brisé aussi, à certains moments, dans ma pratique du haut niveau. Aujourd’hui, en tant qu’entrepreneure, je me retrouve souvent dans les mêmes logiques : donner le meilleur individuellement au service d’un objectif collectif, qu’il s’agisse d’une marque ou d’un athlète — un peu comme dans un double ou un quatre. Au quotidien, je suis plutôt dans un “skiff”, seule face à mes défis, prête à encaisser le fameux coup au 1000 mètres. Mais ma vraie force, c’est le finish  : trouver l’énergie pour revenir et atteindre l’objectif. 🙂 Mener de front haut niveau sportif et formation est souvent difficile en aviron. Quels sont tes conseils pour y arriver ? Mes études de droit ont été une vraie plaie (rires) ! L’organisation était difficile, mais avec le recul, c’était indispensable pour la suite. Mon premier conseil serait donc de poursuivre ses études, même si c’est compliqué au quotidien. Ne pas hésiter à demander un aménagement, mais poursuivre. C’est essentiel pour préparer l’après et ne pas se définir uniquement à travers le prisme de l’aviron et de la performance. Quelle place occupe l'aviron pour toi aujourd'hui ? Aujourd’hui, je rêve encore souvent d’aviron. Parfois, je me réveille avec l’angoisse de ne pas être au poids et la sensation que je n’y arriverai jamais (sourire). Pendant longtemps, je n’ai plus parlé d’aviron du tout. J’ai toujours gardé un lien avec mes coéquipières de l’équipe de France, grâce à notre médaille aux Championnats du monde -23. Certaines sont devenues des amies très proches. Rachel, à gauche, en 2011 avec ses coéquipières du 4xPL, U23 C’est finalement par mon travail que je me suis “réconciliée” avec ce sport. Lors des Jeux Olympiques de Tokyo, j’ai suivi la course de Claire Bové et Laura Tarantola. Je n’y croyais pas… elles sont sacrées vice-championnes olympiques ! Combien de filles ont rêvé des Jeux ? Combien a-t-il fallu de filles en France pour sortir une paire médaillée olympique ? L’interview de Claire m’a bouleversée. Et c’est elle qui a été la première athlète que j’ai accompagnée. En travaillant avec Claire Bové et Laura Tarantola, j’ai dû reparler d’aviron, et j’ai eu envie de relever ce challenge : offrir à ces athlètes et à ce sport la visibilité qu’ils méritent. Avec elles, j’ai monté des partenariats forts : la campagne avec la maison de joaillerie Mauboussin, puis des collaborations avec Petit Bateau, Yves Rocher, Decathlon… Aujourd’hui, l’aviron n’est plus pour moi un “vieux dossier”. J’ai ressorti mes médailles et j’en parle beaucoup à mon fils : des stages, des entraîneurs, des souvenirs… L’aviron fait toujours partie de moi, mais sous une autre forme. Tu travailles dans le milieu des “médias” actuellement, quels conseils donnerais-tu aux rameuses et rameurs, ou au monde de l’aviron pour que ce sport puisse plus rayonner ? Pour que l’aviron rayonne davantage, il est essentiel de développer sa présence sur les réseaux sociaux. Les athlètes devraient intégrer la gestion de leur image dans leur programme de performance : être aujourd’hui aussi rigoureux dans leur communication que dans leur entraînement s’ils souhaitent vivre un jour de leur sport. Investir dans son image, c’est se créer sa propre plateforme médiatique pour valoriser sa carrière, faire connaître l’aviron et préparer l’après-carrière. D’ailleurs, si je peux donner un conseil aux athlètes venant de remporter un succès international, ce serait de travailler leur image. Ne vous limitez pas à votre performance ! Soyez aussi un relais d’inspiration : prenez votre place sur les réseaux sociaux, devenez le meilleur média pour vous-même, votre club et votre fédération. Inspirez la jeunesse à faire du sport et, pourquoi pas, à découvrir l’aviron. Et enfin : osez. Pour réussir, il faut avoir le courage de prendre des risques et de se dépasser, au-delà de ce que l’on pense possible, mentalement et physiquement, que ce soit dans le sport ou dans la vie. As-tu eu un regret, un échec qui t'a fait rebondir durant ta carrière sportive ? Je rêvais des Jeux Olympiques. Nous étions encore loin de cet objectif, mais c’était mon rêve. Finalement, dans une carrière, les échecs sont souvent plus nombreux que les victoires — ou du moins, ce sont eux que l’on retient le plus. Et chaque échec est, à sa manière, un rebond : il nous apprend à nous relever, à progresser et à aller toujours plus loin ! Pour finir, as-tu une anecdote à nous partager de tes années rameuse ? Il y a tellement de moments qui m’ont marquée… Mais je pense que l’un des plus forts a été les Championnats de France senior, où j’ai terminé 3ᵉ, après huit mois passés au Brésil à m’entraîner avec Fabiana Beltram et Beatriz Tavares. Apprendre une langue, suivre un programme différent et être loin de ma famille a été une expérience marquante. Je me suis vraiment épanouie dans cette pratique de l’aviron, plus libérée, tout en conservant un objectif très ambitieux. Rachel lors de son séjour à Rio en 2014 Nous ne nous sommes pas qualifiées pour les Jeux de Rio avec Camille Leclerc à la régate de Lucerne, mais vivre ces championnats avec ma famille sur le podium — ma nièce, mon neveu dans mes bras, ma mère, ma sœur, mon frère, mes amis, mon club sur la berge et tout le club du Flamengo derrière moi — a été un moment incroyable. D’autres souvenirs restent également gravés : le Pôle France à Toulouse avec une génération incroyable, une génération dorée, des personnes brillantes à la fois sur l’eau mais aussi hors de l’eau (Myriam Goudet, Matthieu Androdias, William Ader, Maxime Maillet, Johan Trinquie, Thibault Collard…), mon premier Boston avec la Nautique de Bayonne, mes premières médailles internationales avec Charlotte Culty, Chloé Poumailloux, Sara Prochasson et Carmen Mulot, ou encore mes premiers titres de championne de France avec l’Aviron Bayonnais et ma première médaille en aviron de mer avec le club d’Hendaye… Chacun de ces moments a contribué à forger ma carrière et ma passion pour l’aviron. Merci Rachel d'avoir pris le temps de répondre à nos questions ! Note : Les photographies sont issues de l'album personnel de Rachel. Le palmarès sportif de Rachel Jung "Je n’avais qu’une idée en tête : porter le maillot bleu et les pelles bleu-blanc-rouge" Débuts et formation (2005-2008) 2005 : Débuts à l’aviron – Finale C  aux Championnats de France cadettes en 4X avec le club de Monsempron-Libos 2006 : Sélectionnée à la Coupe de France Ligue d’Aquitaine 2006 : Finale B aux Championnats de France cadette en 4X avec le club de Monsempron-Libos 2008 : Vice-championne de France en 4x mer (avec le club d’Hendaye) Championne de France en deux sans barreur junior (avec la SN Bayonne, avec Marie Rousset de l’Aviron Mimizan) Championne de la Coupe de France (4+ avec la Ligue d’Aquitaine) 3ᵉ aux Championnats de France en double (avec la SN Bayonne, avec Clémence Casbas) 4ᵉ aux Championnats du monde juniors en 8+ Confirmation nationale et internationale (2009-2011) 2009 : 3ᵉ aux Championnats de France (4- avec la SN Bayonne) 3ᵉ à la Coupe de France (8+ avec la ligue d’Aquitaine) 5ᵉ en finale B aux Championnats du monde U23 en skiff poids léger 2010 : Championne de la Coupe de France Vice-championne de France (4- avec la SN Bayonne) 🥉 3ᵉ aux Championnats du monde U23 (LW4x) 3ᵉ aux Championnats de France en double (avec la SN Bayonne, avec Clémence Casbas 2011 : 🥈 Vice-championne du monde U23 (LW4x) Finaliste aux Championnats du monde seniors (LW4x) Haut niveau national (2013-2014) 2013 : Vice-championne de France en double poids léger (avec l’aviron toulousain) Vice-championne de France sprint mixte (avec l’aviron toulousain) 2014 : 🥉 3ᵉ aux Championnats de France en skiff poids léger (avec l’aviron bayonnais) Expérience internationale et derniers titres (2015-2017) 2015 : 🥈 Vice-championne d’Espagne en 8+ / 🥉 en double (club de Hondarribia) Vice-championne de France sprint (4x mixte et 2x femmes) 2016 : Sélectionnée en Coupe du Monde (double poids léger – Lucerne) Championne d’Espagne en 4x femmes (club Raspas) 2017 : Championne de France en 4 de couple (Aviron bayonnais)

  • Grande soirée des Rameurs Tricolores à Libourne

    Samedi 10 septembre 2022 à 19 heures L'Association des Internationaux d'Aviron organise une grande soirée conviviale à partir de 19 heures le 10 Septembre 2022 au chais du château Poinsonnet - 33126 FONSAC Un moment décontracté entre nous pour des retrouvailles entre générations : prendre des nouvelles de ceux que l'on n'a pas vu depuis un moment ; se retrouver entre nous et se remémorer des tranches de vies exceptionnelles. De joyeux convives lors de notre soirée à Aiguebelette en 2015 Nous vous proposons : un apéritif au bord de l'eau ; un buffet d'entrées, plat, dessert privilégiant les produits et plats locaux ; des témoignages et animations ; un orchestre. À 6 km du bassin des Dagueys TARIF : 30 € par personne Règlement de réservation par CB/Visa/master Card via notre partenaire HelloAsso sur une plateforme 100% sécurisée. Les dons à notre association ouvrent droit à une réduction d'impôts égale à 66% du montant des sommes versées, retenues dans la limite d'un plafond égal à 20% du revenu imposable. Cette soirée est réservée aux rameuses et rameurs tricolores et un accompagnant. Compte tenu du nombre de places limité, si vous souhaitez être accompagné(e) de plus d'une personne, merci de prendre contact avec nous. Pour tout renseignement complémentaire, écrivez-nous à : evenement@rameurs-tricolores.fr Téléchargez notre affichette en cliquant ici

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