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  • Frédéric Kowal, homme de devoir (L'Equipe)

    Le quotidien L'Equipe publie ce 23 octobre 2013, dans sa rubrique "Perdu de vue", un article intéressant sur Frédéric Kowal, médaillé olympique en deux de couple à Atlanta 1996. "A 43 ans, Frédéric Kowal en est à sa troisième vie : charpentier chez les Compagnons du devoir, il sa ensuite troqué compas et  équerres pour les pelles d'aviron, se bâtissant un solide palmarès." [...] "En 2003 , il passe le concours de gardien de la paix et intègre l'Ecole Nationale de Police." [...] La suite à lire dans le journal l'Equipe. En effet, le palmarès de rameur de Frédéric est assez impressionnant, et notamment en haut niveau où sa carrière durait de 1992 à 2005 avec de nombreux titres et médailles nationaux et internationaux : voir ici sur le site www.avironfrance.fr

  • Henri Butel

    Le boulonnais Henri Butel nous a quittés le 18 août dernier. Ce fut l'un des plus grands skiffeurs que l’aviron français a produit. Il domina la spécialité de 1949 à 1956 ; 6 fois champion de France toutes catégories en skiff  et double scull. En 1954  il réussit à être champion de France le même jour en skiff et en double scull avec André Boucher. Il représente la France en skiff aux jeux olympiques d’Helsinki en 1952 , aux jeux méditerranéens 1955 à Barcelone et aux championnats d’Europe en 1950 (5ième), 1954 (4ième), 1955 et 1956. Ce grand palmarès aurait pu être encore plus impressionnant, car il avait une force exceptionnelle, et c’était un géant pour l’époque, mais l’émotivité fut son principal adversaire.

  • Chungju 2013, grille de lecture et pronostics

    On the Road to Rio 1. 2013, Renaissance. Une année post-olympique comme les autres ? Analyse, grille de lecture et pronostics en vue des championnats du monde de Chungju. Par François BOURQUIN Année post-olympique rime souvent avec césure, alors qu’il arrive que certains rameurs s’absentent des bassins internationaux pendant un, voire deux ans avant de revenir, parfois juste à temps pour se qualifier pour les Jeux Olympiques suivants. D’autres encore prennent leur retraite seulement pour en ressortir à l’approche de la grande échéance. Drew Ginn , Eskild Ebbesen ou encore Iztok Cop en furent coutumiers. Les roumaines Susanu-Andrunache, détentrices de l’or olympique à Pékin et Athènes, auront poussé cette logique à l’extrême en ne réapparaissant sur les bassins internationaux qu’à Munich lors de la dernière coupe du monde avant les Jeux. En cette année post-olympique plusieurs sportifs auront décidé se consacrer à des projets sportifs parallèles: de la traversée de l’Atlantique pour Julien Bahain aux Iron Man ou l’ascension du mont Kilimandjaro pour Mahé Drysdale, il y en a pour tous les goûts. Année post-olympique rime aussi souvent avec expérimentation, rebattage des cartes et recherche de coques à potentiel, avec les JO de Rio déjà en ligne de mire. Des équipages recomposés sont donc affichés, des coupleux s’essayeront à la pointe, et inversement.Des entraîneurs changent d’écurie, par choix ou lorsqu’ils ont été remerciés comme Mike Spracklen, qui après avoir entraîné en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et au Canada, prendra ses fonctions en Russie. L’année post-olympique est enfin l’occasion pour les plus jeunes, pas encore usés par quatre ans de travail acharné, de convoiter la place de leurs aînés, et pour les vétérans de bénéficier parfois d’une sélection plus aisée qu’en année olympique. Malgré la dure réalité économique et les coupes budgétaires drastiques dont souffrent certaines fédérations et qui auront poussé certains athlètes à abandonner le haut niveau, comme les très talentueux jumeaux grecs Gkountoulas, champions du monde et promis à un bel avenir, 2013 s’annonce néanmoins faste. Que les championnats du monde se tiennent en Corée du Sud, occasionnant de fait des coups plus élevées pour de nombreuses fédérations, n’empêchera pas une densité exceptionnelle et un niveau digne d’une année olympique d’être au rendez-vous. Les absents ne se feront pas sentir. Ekaterina Karsten en double scull, une vacance du pouvoir en skiff ? Du côté du skiff féminin, l’absence de la double championne olympique et sextuple championne du monde biélorusse Ekaterina Karsten ne se fera étonnamment pas ressentir alors que cette catégorie semble avoir retrouvé une densité saine. La très grande et puissante australienne Kim Crow, médaillée olympique dans cette catégorie ainsi qu’en double -et ainsi seule athlète à remporter deux médailles à Londres- fait figure de favorite après une très belle saison et deux victoires en coupe du monde, à Sydney ainsi qu’à Lucerne. La Néozélandaise Emma Twigg figurera dans la course pour les médailles ainsi que la tchèque Mirka Knapkova, championne olympique en titre et habituée des podiums, alors que l’américaine Eleanor Logan, connue jusque-là pour ces prouesse en huit de pointe aura montré qu’elle n’était pas dépourvue d’atouts dans la plus petite embarcation, après le bronze à Eton et l’argent à Lucerne. La chinoise Xiuyun Zhang, championne du monde 1993 en quatre de couple, vice-championne olympique en deux de couple en 1996 est forte de vingt ans d’expérience. Après les championnats du monde de Poznan (2009) elle avait fait le choix d’entraîner, mais restant malgré tout plus rapide que ses rameuses, elle décida que sa carrière n’était après tout pas finie. Ayant remporté de nombreuses médailles en coupe du monde, cette année sera l’occasion de remporter sa première médaille en championnat dans cette catégorie. La skiffeuse russe Julia Levina peut parfois passer inaperçu, il est vrai que depuis ses succès en quatre de couple (médaille de bronze aux JO de Sydney en 2000) et sa médaille d’argent en skiff il y a douze ans à Lucerne en 2001, la vétérane a du mal à renouer avec les podiums. Attention quand même car il lui arrive encore d’avoir de rares accès de brillance, comme à la coupe du monde de Munich et aux championnats d’Europe en 2010 où seule Karsten fut plus rapide. De nouveaux arrivants viennent rendre cette compétition passionnante, comme la championne du monde -23 autrichienne Magdalena Lobnig, qui n’a peur de rien ni de personne. La championne du monde 2010 suédoise Frida Svensson, rêve de renouer avec les podiums et lorsqu’elle est en forme peut s’avérer dangereuse. Team Hacker récidive Mahé Drysdale, Ondrej Synek et Alan Campbell. Ces trois géants se partagent le podium depuis 2009. Drysdale remporta son quatrième titre mondial à Poznan en 2009 avant de s’incliner devant le tchèque à domicile sur le lac de Karapiro en 2010 avant de renouer avec la victoire en 2011 à Bled et de confirmer cette performance sur le bassin d’Eton Dorney. Le Néo-Zélandais, sorti en quart de finale des régates royales d’Henley par Aleksandrov, 5e à Londres, et en break post-olympique, fera son grand retour à la compétition. Après longue réflexion, il prolongera l’aventure jusqu’à Rio, qu’il aura donc en tête lors de ces championnats du monde. Sa performance à Henley ne nous permet pas de juger de son état de forme, peut-être en deçà de ses standards habituels, mais il est fort à parier qu’il ne fera pas le déplacement pour les beaux yeux des coréennes. Le grand favori sera donc le tchèque, d’apparence souveraine à Seville aux championnats d’Europe ainsi qu’à Eton et Lucerne. Alan Campbell devra remettre les pendules à l’heure après des performances en demi-teinte et un gros manque de fraîcheur manifeste à Lucerne. Le stage terminal, dont une partie effectuée en altitude à Silvretta en Autriche l’aura sûrement fait reprendre un cran. Le nom de Marcel Hacker est presque devenu légende après la course d’anthologie et suicidaire qu’il aura menée face à Drysdale à Eton en 2006, lequel sur la ligne privera l’allemand de l’or alors que les deux skiffeurs auront sérieusement amputé le World Best Time de l’époque. Champion du monde en quatre de couple, médaillé de bronze à Sydney en 2000, champion du monde à Séville en 2002, 2e à Milan (2003) et Eton (2006) il est réputé pour être imprévisible, capable du meilleur comme du pire, comme lors des JO d’Athènes et de Pékin, où il aura dû se contenter d’une victoire en finale B. S’il n’est pas, ou plus l’homme le plus physique du lot, sa technique est sans aucun doute l’une des plus abouties. Après une belle deuxième place à Lucerne au terme d’une course engagée, une médaille serait envisageable pour Team Hacker à Chungju. Attention aussi au cubain Angel Fournier Rodriguez, multiple médaillé en coupe du monde en 2012 mais qui étonnamment échouera aux portes de la finale à Londres. Sa solide troisième place à Lucerne laisse envisager une solide performance à Chungju. Nouvel arrivant dans la discipline, 3e aux championnats d’Europe et finaliste à Lucerne, Roel Braas, issu du huit néerlandais, a les moyens de faire parler de lui. En plus d’attributs physiques certains, il a fait preuve d’une grande finesse lors de sa transition du huit au skiff. Le bulgare Georgi Ozhilov, vainqueur à Sydney, pourrait sur un malentendu prétendre à une médaille. Une empoignade passionnante en perspective ! L’étau se resserre autour des britanniques. Rebecca Scown et Juliette Haigh, championnes du monde en 2010 et 2011 devant les britanniques Heather Stanning et Helen Glover, auront laissé ces dernières apporter à l’aviron féminin britannique son premier titre olympique de l’histoire, un symbole qu’auront su apprécier les 30000 spectateurs présents à Eton et qui les aura propulsées au statut d’héroïnes Outre-Manche. Chacun des deux sans barreur perdant l’un de ses membres, c’est avec Polly Swann qu’Helen Glover continue d’être invaincue depuis Belgrade (2012). Après des victoires avec la manière à Sydney, Eton et Lucerne pour les britanniques, Kayla Pratt et Rebecca Scown, dominées à Eton, auront su faire preuve d’opiniâtreté à Lucerne et revenir très fortement sur les britanniques. Des écarts ayant tendance à se réduire tout au long de la saison nous permettent d’espérer une course intense entre ces équipages d’exception, avec derrière un podium peut-être complété par la paire américaine qui a aura su mettre toute l’expérience de Meghan Musnicki, issue du huit, à profit pour terminer 3e à Lucerne. La Roumanie, feu nation dominante de l’aviron de pointe féminin, perpétue les succès du deux sans barreur (les roumaines remporteront l’or à Sydney, Athènes et Pekin) au niveau européen et la paire championne d’Europe aura fort à faire face à une telle concurrence. Il restera l’argent et le bronze Difficile d’omettre les noms d’Eric Murray et de Hamish Bond lorsque le deux sans barreur est évoqué. Invaincus depuis la coupe du monde de Munich en 2009, quadruple champions du monde (dont en quatre sans barreur en 2007), détenteur du World Best Time, champions olympiques et archi-favoris pour l’emporter en Corée, ils sont LA référence. Au point de concurrencer la paire Redgrave et Pinsent ainsi que les jumeaux Landvoigt (RDA, champions olympiques 76-80) comme meilleur deux sans de l’histoire. La route est encore longue jusqu’à Rio avant de pouvoir entrer dans le Panthéon… Tellement dominateurs, à l’instar des australiens Drew Ginn et Duncan Free lors de l’olympiade précédente, qu’ils auront dissuadé nombre de leurs adversaires, dont parmi eux figuraient les britanniques champions olympiques en quatre sans Adrew Triggs Hodge et Peter Reed, lesqels furent réintégrés dans le quatre sans pour les Jeux. Autre bateau inchangé, les vice-champions olympiques Germain Chardin et Dorian Mortelette. Issus du quatre sans français bronzé à Pékin et champion du monde en 2010 à Karapiro, ils s’étaient révélés à la coupe du monde de Poznan en 2008 en prenant la tête de la finale, où seuls le bateau néozélandais du moment, champion du monde, double vice-champion du monde et qui allait remporter le bronze à Pékin, put les battre. Après une victoire facile à Sydney en début de saison, la paire peine à trouver ses marques, après une 6e place lors des championnats d’Europe à l’issue d’une course en demi-teinte et une 5e place à Lucerne derrière les Néo-zélandais, de brillants italiens à surveiller et de très courageux espagnols. Affaire à suivre… Les cartes sont rebattues Kathrin Boron, les jumelles Evers-Swindell, Katherine Grainger, de grands noms seront passés par l’épreuve du double-scull féminin. En l’absence d’équipages médaillés olympiques, la porte est ouverte pour de nouveaux prétendants au titre comme les lituaniennes Vistartaite/Valciukait, petites par la taille mais un duo formidable, championnes d’Europe et victorieuses à Lucerne devant les néozélandaises et les américaines, comprenant une habitué du double, Elen Tomek, elle-même victorieuse à Lucerne en 2009 et finaliste olympique à Pékin. A noter le retour à la compétition d’Ekaterina Karsten, l’infatigable biélorusse, dont le palmarès remonte à 1991 lorsqu’elle remporta une médaille de bronze dans cette même catégorie avant de remporter le bronze aux Jeux de Barcelone (1992) en quatre de couple, l’or à Atlanta et Sydney et skiff, l’argent à Athènes et le bronze à Pékin avant de terminer à la cinquième place des jeux de Londres, victime d’un vent de travers défavorable. A 41 ans elle fait figure de doyenne avec sa partenaire Yuliya Bichyk, une habituée du deux sans barreur (médaille de bronze à Athènes et Pékin, championne du monde 2007). La paire anglaise Houghton/Meyer-Laker, pourtant imposante physiquement n’arrive pas à faire le poids face à des équipages certes moins puissants mais plus dynamiques. Mano a mano Déjà l’une des catégories les plus compétitives à Pékin, le deux de couple offre encore cette année des courses âprement disputées. Contrairement à en 2009, où seule la paire anglaise Wells-Robotham survécut intacte, de nombreux équipages demeurent inchangés, comme les argentins Suarez et Rosso, les lituaniens Mascinskas et Ritter, les norvégiens Hoff et Borch ainsi que les champions du monde 2009 Eric Knittel et Stephan Krueger (photo), pressentis pour une médaille voire le titre à Londres, mais succombant en demi-finales comme les champions olympiques australiens Brennan-Crawshay, les français Bahain-Berrest et les norvégiens. Leur agressivité contraste fortement avec l’apparente simplicité et décontraction du nouveau duo néozélandais Robert Manson et Michael Arms, issu du quatre de couple ayant couru la finale B à Londres. Invaincus cette année, ils sont favoris pour remporter le titre en Corée et assurer une continuité de victoires dans cette catégorie pour la Nouvelle-Zélande après les titres mondiaux en 2010 et 2011 et le titre olympique en 2012. Un monde pourtant les sépare de leurs compatriotes et auteurs de ce palmarès, Nathan Cohen et Joseph Sullivan, qui émerveillaient par leur agressivité et leur capacité à conjurer des sprints exceptionnels. Autres sprinteurs talentueux, les rameurs transalpins seront à surveiller. Romano Battisti avait pris le monde par surprise en allant prendre la tête de la finale olympique avec Alessio Sartori, revenu des limbes, et remporter la médaille d’argent à Londres. Cette année, accompagné de Francesco Fossi il aura su mettre ce sprint à profit pour arracher l’argent européen à Séville, et à Lucerne devant les allemands. Les géants norvégiens, vainqueurs à Munich en 2012, et lituaniens seront à surveiller de très près. Les argentins, révélation à Eton lors des Jeux ont comme objectif l’or olympique à Rio et pourraient nous surprendre malgré un début de saison difficile. L’assaut des yankees Chasse gardée de la flotte anglaise depuis 1997, les équipages britanniques, menés par des rameurs tels que Redgrave, Pinsent et Cracknell avant que le flambeau ne soit passé à leurs non moins brillants cadets, ont fait carton plein en raflant huit des douze titres mondiaux du quatre sans barreur mis en jeux ainsi que la totalité des quatre titres olympiques durant cette période (Sydney, Athènes, Pékin, Londres), transcendant de fait ce bateau en un symbole Outre-Manche. Pourtant ce bateau phare sera délaissé au profit du huit, n°1 dans la hiérarchie britannique. Les vice-champions olympiques australiens auront donc eu les mains libres pour remporter les deux premières étapes de coupe du monde, et ce sans l’aide de Drew Ginn, membre du légendaire « Oarsome Foursome » qui -cette fois pour de bon !- raccrochera les avirons. Les italiens, troisièmes à Lucerne seront dangereux, ainsi que les néerlandais et les puissants biélorusses, mais la révélation de cette année sera venue d’Outre-Atlantique. Pour la première fois depuis 2004, un quatre sans américain créera la sensation en gagnant à Lucerne. Il y a douze ans, ces rameurs dont Bryan Volpenheim allaient ensuite devenir champions olympiques en huit à Athènes, et remporter une victoire salvatrice après les déboires du huit américain lors des jeux d’Atlanta et de Sydney. Coïncidence, c’est ce même Bryan Volpenheim qui dirige le secteur pointe masculin actuel. Les anglais risquent de ne pas voir d’un bon oeil les yankees mettre la main sur les joyaux de la couronne… Le roi est mort, vive le roi ! Assurément l’une des catégories les plus ouvertes de ce championnat. Les épreuves du double poids léger se courront en effet en l’absence de tout participant à la finale olympique l’an passé sur les eaux d’Eton Dorney qui avait vu les danois s’imposer devant les champions du monde et olympiques en titre anglais, suivis par les néozélandais avec le bateau français finissant à la quatrième place. Ayant déjà montré qu’ils pouvaient jouer la gagne en 2012 en s’imposant à Lucerne puis en décrochant la deuxième place à Munich, c’est invaincus que Jérémie Azou et Stany Delayre s’apprêtaient à embarquer pour les eaux coréennes de Chungju, n’ayant d’yeux que pour l’or, et ainsi offrir à la France son premier titre de l’histoire dans cette catégorie. C’est sans compter sur le tragique incident à l’entraînement qui faillit coûter à Stany Delayre bien plus que sa place en équipe et l’or mondial. Il y aura donc foule pour s’emparer des places en finale et des médailles. Mal avisé serait celui qui s’aventurerait à désigner un favori. Les norvégiens, vice-champions d’Europe paraissent très solides. Les bateaux transalpins nous ayant habitués à figurer sur les podiums, Andrea Micheletti et Pietro Ruta auront à coeur de ne pas créer l’exception. Les frères Chambers, vice-champions olympiques en quatre sans barreur sous le drapeau britannique ont fait preuve d’une grande régularité et auront sûrement peaufiné leur fin de course. Les grecs, polonais (surprenants vainqueurs à Eton), les Muda, jumeaux néerlandais ainsi que les Sieber, frères autrichiens seront dans le paquet. Il faudra batailler dur. Better, faster, stronger Le skiff poids léger, catégorie non olympique aura cette année une saveur tout à fait particulière. Souvent considérée, surtout en année olympique, comme une épreuve de consolation pour les athlètes n’ayant pas été sélectionnés dans l’embarcation olympique, le deux de couple, il n’en sera rien cette année. La startlist n’est pas des moins prestigieuses : le triple champion du monde néozélandais Duncan Grant, , le double champion du monde et détenteur du record du monde à l’ergomètre danois Henrik Stephansen, (5:56.7), le finaliste olympique portugais Pedro Fraga, l’homme le plus rapide du monde (6:46.93), double vice-champion du monde, champion du monde -23, double vainqueur à Lucerne et finaliste olympique français Jérémie Azou….le ton est donné. A ce très beau plateau s’ajoutent le talentueux hongrois Peter Galambos ainsi que l’allemand Jonathan Koch, un habitué. Ouvrez l’oeil, et le bon ! car le spectacle sera fabuleux. La chevauchée fantastique Le Danemark. Maison mère du quatre sans poids légers. Remportant trois des cinq éditions olympiques depuis son introduction en 1996, cette nation, en la personne d’Eskild Ebbesen, qui vient de recevoir la très honorifique « Thomas Keller Medal » pour ses services rendus au sport, vit toute entière pour cette épreuve du quatre sans poids léger. Seulement, après avoir pris le commandement de la finale olympique à Eton Dorney, les danois virent l’or olympique leur échapper, battus sur la ligne par les britanniques et les sudafricains. Une énorme sensation. Cette année c’est un équipage néozélandais newlook, comprenant Peter Taylor, champion du monde et médaillé olympique en double poids léger qui s’est imposé comme le bateau à abattre après trois victoires consécutives en coupe du monde dont deux contre le bateau danois, très convaincant champion d’Europe. Les sud-africains n’ayant fait leur rentrée qu’à Lucerne pour raisons budgétaires auront su monter en puissance après un éliminatoire catastrophique pour prendre une belle quatrième place, laissant suggérer qu’ils seront de sérieux prétendants au podium à Chungju. Les néerlandais et les anglais seront à surveiller. Echouant aux portes de la finale, l’embarcation française sera très probablement beaucoup plus compétitive en Corée du Sud après un solide stage terminal. Le retour de la Mannschaft Depuis son introduction au programme olympique en 1988, l’Allemagne fit du quatre de couple son épreuve de prédilection, en remportant toutes les éditions jusqu’en 2005 où le témoin fut passé à la Grande-Bretagne (Or en 2005, 2006, 2007) qui en fit sa meilleure chance de remporter son premier titre olympique féminin de l’histoire, espoir déçu puisque ce furent les chinoises qui, quinze ans après leur victoire surprise en 1993, s’imposeront. L’Ukraine, la Grande-Bretagne et l’Allemagne se partagèrent les titres mondiaux lors de la précédente olympiade avant que l’Ukraine, au-dessus du lot, remporte l’or olympique. L’Allemagne, pour qui l’alchimie entre jeunesse et expérience semble fonctionner, devrait logiquement l’emporter, alors que la Pologne aligne une embarcation solide, forte de l’expérience de Magdalena Fularczyk, championne du monde (2009) et médaillée olympique en deux de couple. Le très jeune quatre de couple australien aura fait des merveilles cette année, et nous réserve de nombreuses belles surprises pour l’avenir. GER Vs. CRO Ite misa est. Inutile d’aller plus loin pour décrire le scénario de ce qui fut, et de ce qui sera. Les polonais, archi-dominateurs au cours de l’olympiade menant à Pékin auront remporté au passage tous les titres (Gifu, Eton, Munich) puis l’or olympique, ainsi que l’or à domicile en 2009 sur le bassin agité de Poznan, une première. Les croates (Sinkovic/Martin/Sinkovic/Sain) firent une entrée fracassante en 2009 à la coupe du monde de Munich en y battant les polonais. Ils enchaînèrent succès après succès et remportèrent l’or mondial à Karapiro. Retour à la réalité en 2011 à Munich où ils furent battus par les allemands avant de leur rendre la pareille à Hambourg, pour finalement exploser en plein vol à la dernière étape de la coupe du monde à Lucerne et finir à la troisième place aux mondiaux à Bled derrière les allemands, qui 50 mètres avant le sacre mondial furent arrêtés sec par une fausse pelle et durent concéder le métal doré aux australiens. 2012 fut faste pour les quatre jeunes croates invaincus jusqu’à la finale olympique remportée par l’équipage germanique. Leur premier affrontement eut lieu cette année au championnat d’Europe qui vit les allemands (Grohmann/Schoof/Heinrich/Schultze) sacrés avec la manière et les croates finir loin derrière. On apprendra par la suite qu’ils furent ralentis par une fausse pelle. A la coupe du monde d’Eton les croates ne laissèrent aucune chance au bateau allemand, idem à Lucerne, et apparaissent comme favoris au titre mondial. Les Estoniens, quatrième aux JO et les anglais 5e à cette occasion devraient se disputer le bronze. Attention toujours au bateau transalpin, mené par le champion olympique de Sydney Simone Raineri, jamais loin d’un coup d’éclat et qui pourrait venir jouer les trouble-fêtes, idem pour les russes. Pour les allemands champions olympiques il s’agira de faire oublier l’épisode de la fausse pelle à Bled et regagner le titre qui leur avait alors échappé, alors que les croates auront à coeur de renouer avec l’or en championnat majeur. Et bis repetita non placent… En finale des championnats du monde de Milan en 2003 le huit américain fut arrêté net dans son élan par une fausse pelle. En 2004 il dut s’incliner face au huit roumain et se contenter de l’argent olympique. En 2005, en tête de la course, le huit américain vit les australiennes, roumaines et autres néerlandaises les dépasser, et finit à la quatrième place. Après plusieurs années à toucher l’or sans pouvoir pour autant en disposer, ce fut la razzia. Championnes du monde en 2006, 2007, 2009, 2010, 2011, championnes olympiques à Pékin 2008 puis à Londres 2012, l’or ne devait plus leur échapper. A un tel point que ces courses n’intéressent plus grand monde. 2013 voit une écurie roumaine retrouver des couleurs et finir 2e à Lucerne derrière le huit le plus rapide de l’histoire (nouveau WBT dans des conditions pas particulièrement favorables), suivies par les canadiennes. Changement de paradigme ? Le huit de pointe. Une catégorie des plus symboliques, tellement il s’avère difficile de 1) constituer des bateaux performants et 2) faire en sorte qu’ils le soient sur la durée. Autrement dit, il est déjà dur de faire qu’un équipage gagne, mais faire que cet équipage performant aux championnats du monde concrétise ces performances aux Jeux Olympiques relève d’une autre paire de manche. Le succès du Deutschland Achter, triple champions du monde et champions olympiques nous fait oublier que nombreux avant eux ont fini au tapis une fois aux Jeux : le huit canadien en 2004, les huit américains en 2000, 1996, 1988, 1976, les allemands en 1992, les Néozélandais en 1968 et 1984, la RDA en 1972 et les allemands de Ratzburg en 1972 et 1964. Champions du monde, ces équipages furent défaits en finale olympique, parfois finissant même hors des médailles. Autant dire qu’invaincu pendant trois ans, le huit allemand aura su défier les statistiques en s’imposant sur les eaux d’Eton Dorney, un exploit relevant à ce stade même du miracle. A l’aune de la troisième étape de la coupe du monde à Lucerne, deux équipages restaient invaincus : les allemands et les anglais, les uns ayant remporté les championnats d’Europe, les autres, l’or à Sydney et Lucerne. Le huit anglais médaillé olympique, renforcé par trois rameurs champions olympiques en quatre sans (Hodge, Reed et Gregory) ainsi que du deux sans barreur médaillé l’an passé, allait pourtant se faire écorcher vif par le tout nouveau huit américain en éliminatoire. Le Deutschland Achter dominera d’une main de fer la finale, mais parti sans doute un peu trop fort, devra s’incliner face au huit US lors des derniers mètres après un fantastique mano a mano qui aura tenu le monde de l’aviron en haleine. Première défaite depuis Pékin… La fin d’une ère ? Le huit allemand, équipage recomposé et si l’on en croit son chef de nage Eric Johannesen, encore en manque de repères, et devant, contrairement aux américains qui s’entraînent full time, concilier entraînement et études, profiterons des vacances scolaires pour donner un coup de collier qui peut être transformera cette défaite à Lucerne en simple parenthèse malheureuse dans le parcours de ce formidable Deutschland Achter. Finissant à la quatrième place, le huit anglais devra se remettre de ce KO et ses rameurs auront à coeur d’être acteurs lors de la finale à Chungju, leur futur dans ce bateau en dépendra directement. Les néerlandais, formidables troisièmes à Lucerne seront dans le tas. Le huit français, projet neuf aura su montrer en coupe du monde qu’il pouvait sans scrupule déjà jouer dans le cour des grands et être acteur lors de courses couperet, après une médaille de bronze à Eton et une 5e place à Lucerne. Les allemands et américains seront durs à chercher, mais cet équipage très motivé pourrait surprendre… A noter que Mike Spracklen, remercié par Rowing Canada, fera sa rentrée en Russie, et il faudra surveiller de près les bateaux russes, qui risquent fort de venir jouer les troubles fêtes dans les années à venir. To be continued… Championnats du monde d’aviron 2013 Chungju, Corée du Sud 25 août- 2 septembre 2013 François Bourquin Crédit photos François Bourquin

  • Interview de Jonathan Coeffic, médaillé olympique 2008 et retraité

    S’il est des rameurs qui sont discrets, Jonathan Coeffic en fait partie, consacré par une brillante carrière qui s’est terminée au cours de l’olympiade de Londres 2012, en septembre 2011, et après 12 années passées au niveau international. Son palmarès impressionnant sous le bras, et tout comme le fut sa carrière, ce départ en retraite reste des plus discrets. Jonathan a accepté de se livrer à nous à cœur ouvert dans une interview intéressante tellement elle est transparente et complète et nous l’en remercions vivement. Tes débuts à l'aviron AIA : Comment et pourquoi tu es arrivé dans ton club ? JC : J’ai débuté l’aviron à 11 ans. Mon médecin de l’époque avait conseillé à mes parents de me faire essayer ce sport. On m’a toujours dit que c’est parce que j’avais grandi un peu vite et qu’il fallait que je me muscle le dos, mais avec le recul et les photos de l’époque, je me dis que mon léger embonpoint en était une des raisons cachées…Il y avait un club près du cabinet de ce médecin, mais mes parents, lors de leur recherche pour m’inscrire se sont trompés de club et m’ont emmené à l’aviron Majolan. Et c’est là que j’ai fait toute ma carrière. AIA : Tes premiers pas à l'aviron, ta première régate, ton meilleur souvenir de cette époque ? JC : Ma première année d’aviron m’a plu pour l’ambiance qui régnait au club. Je n’aimais pas particulièrement ramer à l’entrainement, et préférais quand le vent soufflait fort et qu’on allait jouer au foot dans le parc voisin. Malgré tout j’avais tenté de mentir sur mon âge car les benjamins ne faisaient pas de compétition et qu’au fond de moi, je commençais à avoir la flamme. Mais bien sûr ça n’a pas marché…La naïveté de la jeunesse…Ensuite mes meilleurs souvenirs de cette époque datent de la 2nd année de minime. Je ramais en double, qui plus est, avec un ami d’enfance, et nous étions assez facilement dans les meilleurs de la région, puis de France. J’ai encore en mémoire un entrainement matinal en stage de club au mois d’avril ; tout était très calme, une brume de quelques dizaines de centimètres recouvrait le plan d’eau, le soleil commençait à poindre, et nous sommes montés sur l’eau. J’ai ressenti à ce moment là une plénitude parfaite. C’était magnifique. Nous avons également pu faire notre première course avec des cygnes. J’ai peut être compris à ce moment là que ce sport était magique. Malheureusement, aux championnats de France minimes, cette même année, une fausse pelle (de ma part) à 30 m de la ligne d’arrivée, alors que la 2nd place nous était promise, nous rejette inexorablement à la 6ème place. Bizarrement ma première belle saison c’est terminé par un drame (à l’époque s’en était un). École de la vie AIA : Qu’est-ce que la pratique de l'aviron, en compétition, dans ton club, t’a apporté ? JC : Avant tout, je crois que j’ai appris à me connaître et à avoir confiance en moi. J’ai appris que toute récompense mérite son prix, et que le travail, la rigueur, l’obstination avec une dose de bon sens, nous emmène à peu près là où on voulait aller. AIA : Médaillé de bronze aux JO de Pékin 2008, vice-champion du monde 2007 à Munich, de nombreuses fois sélectionné en équipe de France et médaillé au championnat de France, que représente pour toi « l’équipe » ? JC : L’équipe c’est déjà un moyen de faire à plusieurs ce que l’on ne pourrait pas faire seul. Par conséquent, c’est une force. C’est aussi rendre une performance encore plus belle parce qu’elle est partagée et que toute l’équipe sait l’énergie et le travail que cela à demandé. Sur le moment, gagner seul est très valorisant et rend très fier. Mais je me rends compte aujourd’hui que les  souvenirs qui me reviennent en premier à l’esprit sont des moments collectifs. Je sais que toute ma vie je pourrais me remémorer ces souvenirs avec mes coéquipiers ou entraineur de l’époque. Eux qui savent parce qu’ils ont vécu ces moments là avec moi. Ta carrière internationale AIA : Quel regard portes-tu sur ta carrière de sportif de haut-niveau ? JC : De la nostalgie je crois, et un beau souvenir de façon certaine. Même la plupart des moments difficiles  deviennent avec le temps des bons souvenirs, car je me rends compte que ces déceptions, échecs, ou entraînements qui à l’époque me donnaient envie de chialer, de crier ou de me taper la tête sur un mur (et oui ca m’est arrivé…) faisaient parti d’un tout et que ce tout est une belle chose. Ma carrière à beaucoup participé à ce que je suis aujourd’hui. J’ai travaillé pour accomplir des objectifs, que j’ai atteint pour certains, mais j’ai surtout, et je me répète, des centaines de souvenirs qui font partis de moi et me donne parfois la force de m’investir dans de nouveaux projet, en sachant que, aussi dur que ce soit, j’en retirerais du bon. AIA : Tes 2 ou 3 moments les plus forts, ce que tu en as retenu ? JC : Ce n’est pas évident de ne retenir que 2 ou 3 moments. Je dirais que lorsque je repense à ma carrière, les moments qui me revienne systématiquement sont la finale des championnats du monde 2007 à Munich en 4X avec Jean-David, Julien et Cédric, et notre 2nd place. La demi-finale des championnats du monde de Séville en 2002 en 4X avec Fred Doucet, Xavier Philippe et Julien Despres : nos premiers championnats du monde et une presque finale si nous n’avions pas laissé passé les Biélorusses à 100 m de la ligne… J’ajouterai mon titre en skiff en 2006, qui a été très intense pour moi, et les championnats du monde 2005 au Japon en 2X avec JB Macquet. Pour finir, les régates Royale d’Henley en 2006. Course atypique et géniale. Globalement ce sont surtout des instants de partage avec des personnes qui sont devenus des amis. Mais la liste n’est pas exhaustive : en repensant à tous ça, beaucoup d’autres moments forts me reviennent à l’esprit. AIA : Tes 2 ou 3 plus grosses frustrations ou déceptions et ton analyse à posteriori ? JC : Le temps a passé, mais je garderai toujours en mémoire le manque de sérénité entre le moi d’avril 2008 et les jeux olympiques de Beijing. Je suis passé de la conviction que rien ne pouvait m’arriver, avec une confiance sans limite dans le groupe, à un état de doute permanent pendant  toute la saison internationale, suite aux choix du directeur des équipes de France. J’ai beau penser encore et encore à tous ça, je n’arrive pas à me satisfaire de la façon dont cette saison s’est déroulée et à en comprendre la logique sportive. Si je pouvais recommencer et changer quelque chose, ce serait ça. Manquer la finale mondiale en 2005 (2x), année ou le podium nous était accessible. La encore nous n’avons pas su rester serein en fin de course, alors que nous étions dans les places qualificatives. AIA : La carrière d’un champion, c’est aussi opter au bon moment pour le bon choix. A posteriori, as-tu le sentiment d’avoir fait un mauvais choix à un moment de ta carrière et le quel ? Si tu pouvais recommencer, que ferais-tu ? JC : Il y a un choix que j’ai fait, et que je regrette. Mais je l’ai pris parce que j’en avais vraiment besoin : Il s’agit de la période « sabbatique » que j’ai voulu prendre après les jeux olympiques de 2008. Parfois je me demande ce qui se serait passé si je n’avais pas dit à l’équipe : « faites sans moi cette année, on verra ou j’en suis au mois d’avril, et ce que je donnerai à ce moment là ». Je fais 3ème cette année là en skiff, et pas loin de la 2nd place, et je me demande ce qu’aurait été la suite de cette saison et les saisons suivantes si je m’étais plus entrainé cet hiver là. Il y a vraiment eu pour moi et mes performances un « avant Pékin » et un « après Pékin » : J’ai un peu l’impression que m’a carrière s’est arrêté fin 2008, alors que j’ai ramé jusqu’aux championnats du monde 2011. A posteriori je me dis donc que j’aurai du : soit mettre un terme définitif à ma carrière après les JO en 2008, soit continuer à fond. Mais pas faire les choses comme à moitié. Tout ceci est beaucoup plus facile à dire maintenant qu’à faire à l’époque… Reconversion AIA : Quelles études/formations as-tu mené et quelle est ta profession ? JC : J’ai fait mes études à l’INSA  de Lyon en section Sport-études : cette école d’ingénieur m’a offert, à moi et beaucoup d’autres sportifs, une vrai solution pour mener ces projets pro et sportif de front. Aujourd’hui, je suis « ingénieur méthodes » dans le bâtiment : Je m’occupe d’organiser les chantiers de construction de bâtiment. Pour faire simple mon boulot est de  faire le chantier sur le papier avant que d’autre le réalise en vrai. C’est la dernière phase d’étude avant la production et cela permet d’anticiper les problèmes (autant que possible…). Nous faisons les plannings, le choix des matériels et de leur quantité, le choix des techniques de construction, et des modes opératoires, la sécurité des ouvriers… AIA :  L'aviron a-t-il influencé ton orientation professionnelle ? JC : Je ne peux pas le nier : peut-être aurais-je choisi une autre voie, une voie qui ne proposait pas d’aménagement sport-étude. J’ai suivi mon cursus sans trop réfléchir en prenant à chaque fois la moins mauvaise solution pour continuer à ramer et assurer mon avenir professionnel. Ce qui est sûr c’est que le sport de haut niveau m’a empêché de faire certains choix, mais d’un autre coté, il m’en a permis d’autres. Ce que j’ai vécu me suffit amplement pour me dire que mes choix ont été les bons et que je n’ai pas à essayer de savoir ce qu’aurait été ma vie autrement. AIA : Penses-tu que la pratique de l’aviron a développé en toi des qualités, des compétences ou des comportements particuliers qui seraient indispensables à la réussite ? Lesquels et comment t’en sers-tu dans ta vie professionnelle ? JC : Je pense que j’ai appris que le travail paie, j’ai appris à avoir confiance en moi et envers les autres, et j’ai appris le bon sens des relations humaines. J’ai appris l’importance des choses, et cela m’aide énormément dans la gestion du stress en général : je pense maintenant savoir accorder beaucoup d’importance à quelque chose, y donner beaucoup d’énergie, sans que cela m’atteigne trop personnellement. AIA : Mener de front haut niveau sportif et formation est souvent difficile en aviron. Quels sont les 2 ou 3 conseils que tu pourrais donner aux jeunes rameurs et rameuses qui, comme toi, ont choisi cette voie ? JC : Je pense que m’a génération et les suivantes ont pu et pourront bénéficier de solutions très intéressantes pour réussir sur les 2 plans. Mon conseil est d’être persuadé que de réaliser ses 2 projets de front donne un équilibre inestimable et que la réussite de l’un entraîne mécaniquement la réussite de l’autre. Le tout est de fournir l’effort au bon moment. Si des questions précises se posent chez les jeunes rameuses et rameurs d'aujourd’hui, je suis prêt à y répondre, et je pense que tous mes collègues le sont aussi. Donc mon dernier conseil est de demander conseil aux personnes qui ont suivi cette voie, chacun ayant sa propre vision des choses. L'aviron, le sport et toi, aujourd'hui ? AIA : Tu prends ta retraite internationale aujourd’hui. Continueras-tu à ramer ? JC : J’ai arrêté de ramer en septembre 2011 et n’ai jamais remis les fesses (pour être poli) dans un bateau depuis. Excepté pour la vogalonga 2012 (traversé de Venise en yolette) qui a été un super événement : très très différent de ce que j’ai vécu avant, mais super sympa. Je ne me sens toujours pas l’envie de ramer car je ne suis pas encore prêt à le faire en dilettante. J’ai encore la vision de l’aviron en « tout ou rien », et je n’ai plus le temps de ramer plusieurs fois par semaine…Et puis j’ai envie de faire autre chose de mes WE… Général AIA : Tu as donné l'impression d'aimer le mode de vie que te procure l'aviron plus que la compétition de haut niveau. Qu'en penses-tu ? JC : Désolé, mais je dirais plutôt l’inverse. Enfin, je ne sais pas quelle impression j’ai donné, mais ce qui est sur c’est que c’est la compétition qui me permettait de m’entraîner au quotidien. La ou je rejoins l’énoncé de la question, c’est que jamais beaucoup le mode de vie de la saison de compétition, l’enchaînement des événements, les rituels sur les bassins que l’on finit par très bien connaitre (Munich, Lucerne, Poznan…), l’ambiance dans l’équipe qui prépare ces événements. Ces moments de l’année où l’on n’a pas vraiment le temps de penser tellement les choses vont vite et sont captivantes. Je n’aimais pas particulièrement les stages, mais j’aimais les prépas et les compétitions. Et je suis persuadé de ne pas être le seul dans ce cas… AIA : Racontes-nous une anecdote, une histoire, un entraînement, une course, un fait marquant de ta vie de rameur. JC : A brûle pourpoint je n’ai pas d’anecdote particulière qui me vient en tête. Ce qui me vient, la tout de suite est que, lorsque je ramais, à l’entrainement, dans des conditions délicates, avec du vent de travers bien froid par exemple, je me demandais souvent « qu’est ce que je fous là ?». La réponse était pourtant évidente : pour la performance. Lorsque je repense à ces mêmes instants aujourd’hui, je me demande : « est ce qu’à l’époque j’avais vraiment envie d’être ailleurs ?» La réponse est non. « Est-ce que ces moments me manquent ? » et bien je trouve ça fou mais oui, même ces moments là font parti des bons souvenirs. Les seuls moments que je  suis content d’avoir derrière moi, sont ces courses, ou rien ne va, et, largué pas les adversaires, on attend le passage de la ligne en se posant cette même question : « qu’est ce que je fous là put… ». La course est interminable, ca fait mal, on est déçu …mais ce genre de course fait parti du jeu… Le palmarès de Jonathan Coeffic (source www.ffaviron.fr) 2011 13e en quatre de couple au Championnat du Monde à Bled (Slovénie) 10e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Lucerne (Suisse) 6e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Munich (Allemagne) 6e en skiff au Championnat de France à Aiguebelette (73) 2e en deux de couple au Championnat de France Brive-la-Gaillarde (19) 2009 5e en quatre de couple au Championnat du Monde à Poznan (Pologne) 7e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Lucerne (Suisse) 12e en deux de couple à la Coupe du Monde à Banyoles (Espagne) 3e en skiff au Championnat de France à Cazaubon (32) 6e en quatre de couple au Championnat de France à Aiguebelette (73) 2008 3e en quatre de couple aux Jeux Olympiques à Pékin (Chine) 2e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Poznan (Pologne) 4e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Lucerne (Suisse) 3e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Munich (Allemagne) 2e en skiff au Championnat de France à Cazaubon (32) 2007 2e en quatre de couple au Championnat du Monde à Munich (Allemagne) 2e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Lucerne (Suisse) 3e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Amsterdam (Pays-Bas) 5e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Linz-Ottensheim (Autriche) 3e en skiff au Championnat de France à Cazaubon (32) 2006 10e en quatre de couple au Championnat du Monde à Eton (Grande-Bretagne) 2e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Poznan (Pologne) 5e en deux de couple à la Coupe du Monde à Munich (Allemagne) 1er en skiff au Championnat de France à Cazaubon (32) 2005 7e en deux de couple au Championnat du Monde à Gifu (Japon) 8e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Lucerne (Suisse) 10e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Munich (Allemagne) 2e en skiff au Championnat de France à Brive-la-Gaillarde (19) 7e en quatre de couple au Championnat de France à Mantes-la-Jolie (78) 2004 13e en quatre de couple aux Jeux Olympiques à Athènes (Grèce) 8e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Munich (Allemagne) 6e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Poznan (Pologne) 3e en skiff au Championnat de France à Cazaubon (32) 2003 8e en quatre de couple au Championnat du Monde à Milan (Italie) 8e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Lucerne (Suisse) 8e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Milan (Italie) 3e en skiff au Championnat de France à Brive-la-Gaillarde (19) 1er en quatre de couple au Championnat de France à Vaires-sur-Marne (77) 2e en quatre de couple à la Coupe de France à Vichy (03) 2002 12e en quatre de couple au Championnat du Monde à Séville (Espagne) 1er en quatre de couple à la Régate mondiale des moins de 23 ans à Gènes (Italie) 12e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Lucerne (Suisse) 7e en quatre de couple à la Coupe du Monde à Hazewinkel (Belgique) 1er en quatre de couple à la Régate Mondiale des moins de 23 ans à Gène (Italie) 7e en skiff au Championnat de France à Cazaubon (32) 1er en quatre de couple au Championnat de France à Aiguebelette (73) 2001 9e en skiff au Championnat de France à Brive-la-Gaillarde (19) 2000 7e en quatre de couple à la Coupe des Nations à Copenhague (Danemark) 9e en skiff au Championnat de France à Cazaubon (32) 1er en quatre de couple au Championnat de France à Vaires-sur-Marne (77) 1999 - Junior 17e en deux de couple au Championnat du Monde à Plovdiv (Pologne) 2e en skiff au Championnat de France à Cazaubon (32) 1er en deux de couple au Championnat de France à Vichy (03) 1998 - Cadet 1997 3e en quatre de couple au Championnat de France à Vichy (03) 1996 Minime 1995 1994

  • Une gourde AIA pour tous les membres des équipes de France

    En cette année 2013, l'Association des Internationaux d'Aviron a élargi son soutien aux équipes de France en offrant une gourde à ses couleurs à l'ensemble de ses membres, qu'ils soient cadets, juniors A et B, seniors A et B ou encore Handi-Aviron. C'est un réel changement puisque depuis 2005, nous avions pour habitude de fournir un tee-shirt à l'équipe de France cadets pour le match France-Grande-Bretagne. Après le match France-Grande-Bretagne cadets qui a eu lieu courant juillet, rappelons les championnats du monde de cet été : Seniors -23 ans à Linz-Ottensheim (Autriche) 24 au 28 juillet Juniors à Trakai (Lituanie) du 7 au 11 août Seniors & Handi à Chungju (Corée du Sud) du 28/08 au 01/09

  • Cinq rescapés de Londres 1948 en séjour à Londres 2012

    Un champion Olympique de poursuite (Charles Costes), un médaillé argent de basket (Michel Bonnevie), un nageur (joseph Bernardo) et deux rameurs (Roger Lebranchu et Philippe Fauveau). Ces cinq sélectionnés olympiques 1948 furent invités par le CNOSF et son président Denis Masseglia à venir à Londres les 30 et 31 juillet 2012. Nous nous sommes retrouvé Roger et moi à la gare du Nord le matin, happés par les jeunes et moins jeunes bénévoles du CNOSF, pour être conduit à nos places retenues dans l'Eurostar. Pour des passionnés d’aviron, que nous avons pratiqué jusqu’à 75 ans, cette invitation ne pouvait pas nous faire plus plaisir. Une organisation parfaite, qui ne s’est pas démentie pendant notre séjour (et je le sais pendant toute la durée des Jeux). Arrivé en gare de St.Pancras, Antoine Alexandre (petit fils de Roger Lebranchu) et le Docteur responsable du contrôle antidopage de la FFSA, nous servirent de mentors et chauffeur émérite dans Londres. L’après midi après un excellent déjeuner, notre chauffeur nous conduisit où se déroulait les compétitions de BEACH VOLLEY. Gradins complets, des milliers de spectateurs encourageant leurs équipes. Rentré à Londres ce fut le club France qui nous accueilli. Les Français ne pouvaient souhaiter un espace aussi impressionnant (situé sur le bord de la Tamise) et de cette qualité. Etaient présents jeunes et anciens, entraineurs, champions, dans une ambiance amicale, souriante, polie, une communion d’esprit et la France. Un lieu de repos et de rencontre. Avec Roger nous avions cousu nos écussons de 1948 sur nos vestes ce qui attira la curiosité des présents, les regardant avec intérêt et faisant la réflexion « Ah, nous n’étions pas nés. » Le président Denis Masseglia ne put pas résister à nous souhaiter la bienvenue avec son éloquence habituelle. Le mardi matin, direction le bassin d’aviron situé non loin du château de Windsor, ce qui nous obligea à traverser Londres. Magnifique bassin avec des tribunes supplémentaires en charpente métallique pleines à craquer. Le bassin, dont nous ne connaissons pas les défauts (s’il y en a) nous semble parfait. Un câble était suspendu du départ à l’arrivée afin qu’une camera se déplace pour suivre la course. Coté technique nous n’avons pas constaté de grandes différences sur le geste entre notre époque et maintenant, nonobstant ………… les coques, les installations des bateaux, les pelles etc … Notre bateau en 1948 était un 8 Staempfli (la Rolls de l’époque) financé par le club de la SNBS, dont le centre de gravité était très bas, permettant une meilleur stabilité mais obligeant à faire plus d’arrière. Nos pelles n’étaient pas réglables, une lame de scie réglant l’attaque, la largeur de la pelle de 0, 15cms, la prise d’eau devant être très rapide. Ce qui impliquait une fatigue supplémentaire, avec à l’année moins de kms d’entrainement. Les régates se couraient à Henley sur 3 lignes d’eau et 2100 m contre le courant (assez fort, suite aux récentes inondations). La 1er ligne d’eau était prés de la rive (côté spectateurs) les 2e et 3e en plein milieu. Nous avons été éliminé en ½ finale par les Américains qui furent Champions Olympiques (avec plusieurs longueurs d’avance, devant les Anglais) Pour la petite histoire le coach Américain nous raconta qu’il avait entrainé 200 rameurs en banc fixe pendant deux ans. Au moment de monter en bateau il en remplaça un. Tous les rameurs jurèrent de ne plus faire d’aviron !!!! L’impression ressentie ; les sportifs anglais ont un mental extraordinaire et sont soutenus par un peuple très sportif. Après un séjour trop court nous semble-t-il, nous remercions les instigateurs de ce voyage : JJ MULOT président de la FFSA et D MASSEGLIA du CNOSF. Pour les prochains Jeux , Roger et moi pensons qu’il sera dur dur ……… d’y assister. "QUELLE MAGIE ABRITE CES JEUX. C’EST UNE AMBIANCE INDEFINISSABLE, UNE COMMUNION MONDIALE DANS LE SPORT, DONT ON EST IMPREGNE TOUTE SA VIE." Philippe FAUVEAU Roger LEBRANCHU

  • Frédéric Delaive, de Belgrade 1978 à la "Régate 1900" de Cenon-sur-Vienne 2013

    Faire carrière dans le domaine de l'aviron est assez courant pour un rameur de haut niveau, notamment en devenant professeur d'EPS, entraîneur, cadre fédéral, constructeurs et distributeurs de matériels, etc... Conduire une carrière dans la recherche au CNRS sur le thème de l'histoire de l'aviron, c'est tout à fait autre chose, mais cela existe comme le démontre Frédéric Delaive. Ancien rameur international de 1978 à 1984 (voir palmarès ci-après) au Sport Nautique Compiègnois, Docteur en histoire contemporaine et chercheur membre associé au CERHIO de l'université de Rennes 2, Frédéric assume parfaitement cette reconversion. Le "Canotage", ancêtre historique de l'aviron et des actuels sports nautiques, semble être l'une des cibles privilégiées de ses nombreux travaux, notamment au travers de sa thèse et de ses publications, conseils et organisations d'expositions ou de manifestations tournant autour du canotage. Il suffit de lire la présentation de ses travaux depuis 1982 pour s'en convaincre. Parmi ses recherches récentes, on trouve des études sur « La Représentation du champion d’aviron avant la télévision  (1846-1946) » ou sur les peintures consacrées à l’aviron en Europe et Etats-Unis. Il a été l'un des conseillers historiques de l'exposition sur les "Trophées de l'Aviron" et de la salle "Aviron" du musée des Ursulines de Mâcon (voir annexe jointe). Un exemple concret et vivant, la Régate 1900 La Régate 1900 est organisée à Cenon-sur-Vienne, en amont de Châtellerault, au confluent de la Vienne et du Clain, les samedi et dimanche 29 et 30 juin 2013. Cette régate d’embarcations anciennes du canotage et des sports nautiques de la "Belle Epoque" aux années 1960 s'inscrit dans le programme d’Un Dimanche 1900, en bord de Vienne manifestation touristique organisée par le Service tourisme de la Communauté d’Agglomération du Pays Châtelleraudais dans le cadre des Jours de Vienne, ses animations estivales. Affiche et présentation de la régate Avant programme et fiches d'inscription à la Régate 1900 Bilan 2012 et classement ILL Voici un bel exemple et une nouvelle voie de réussite pour nos jeunes rameuses et rameurs. Présentation détaillée des travaux de Frédéric Palmarès sportif de Frédéric Delaive 1978 - Equipe de France juniors. 11e aux Championnats du Monde en quatre de couple à Belgrade, Yougoslavie. 1978 - Champion de France en deux de couple juniors avec le Sport Nautique de Compiègne. 1979 - Equipe de France juniors, 5e en Finale aux Championnats du Monde en quatre de couple à Moscou, URSS. 1979 - Champion de France en quatre de couple juniors avec le Sport Nautique de Compiègne. 1980 - Equipe de France seniors espoirs. Vainqueur à la Coupe d’Europe, Match des espoirs, en quatre de couple (photo Drouineau, Colomb, Delaive, Giraldi) à Piediluco, Italie. 1980 - Finaliste (6e) aux Championnats de France seniors en skiff. 1980/1982 - Athlète interne à l'INSEP inscrit sur les listes préolympiques pour les JO de Los Angeles. 1984 - Equipe de France universitaire. 5e en finale aux Championnats du Monde universitaire en deux de couple à Milan, Italie. 1984 - Finaliste (5e) aux Championnats de France seniors en skiff. 1986-1989 - Entraîneur breveté d’Etat au Sport Nautique de Compiègne.

  • Décès de Philippe Malivoir

    L'AIA se veut être la mémoire des équipes de France d'aviron et des rameuses et rameurs, au services des jeunes. Aussi se doit-on de ne pas oublier nos anciens champions et notamment quand nous apprenons comme aujourd'hui le décès d'un grand rameur comme le fut Philippe MALIVOIR intervenu vendredi 12 mai 2013 suite à un accident de la circulation. L'AIA adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Le palmarès international de Philippe Malivoir (Société Nautique de TROYES), outre ses nombreux titres de champion de France en 2 sans barreur avec son équipier André Fevret : 1961 : vainqueur du match des 4 Nations, participait aux Championnats d'Europe. 1962 : Championnats du Monde à Lucerne en 4- avec André Fevret, Roger Chatelain et Jean-Pierre Drivet (médaille d'argent) 1963 : Championnat d'Europe en 4- (médaille de bronze) 1964 : Jeux Olympiques (Tokyo) en 8+ (7ième) 1966 : Championnat du monde en 8+

  • Le sport, c'est bien plus que du sport

    Denis Masseglia, membre éminent de notre association et président du CNOSF (Comité National Olympique et Sportif Français) depuis 2009 vient d'être ré-élu à sa propre succession en 2013. Il vient de publier un livre d'entretien co-écrit avec Pascal Boniface et intitulé "Le sport, c'est bien plus que du sport". Ce livre décrit en détail son projet associé à cette candidature. Argumentaire de l'éditeur Jean-Claude Gawsewitch : Le sport, un enjeu d’avenir pour la France Aux yeux du grand public, les compétitions médiatisées comme les J.O., la Coupe du monde de football, le Tour de France, Roland-Garros sont autant d’expressions qui symbolisent le « sport ». Pourtant, le sport, ce n’est pas que du spectacle ou du business mêlés de plaisir, d’efforts et d’émotion. C’est aussi un mode de vie pour la moitié des Françaises et des Français, auquel s’ajoutent des repères et de la convivialité pour celles et ceux qui le pratiquent dans un club. Faire que demain leur nombre augmente, c’est contribuer à l’éducation, à la santé, à l’économie, à la cohésion sociale, à l’intégration ou encore au développement durable de la France. Le mouvement sportif français est fort de ses 175 000 associations, animées par 3,5 millions de bénévoles rassemblant 17 millions de personnes licenciées. Il génère 200 000 emplois. Si demain, pour un jour, un jour seulement, il venait à cesser ses activités, on réaliserait alors combien est important son apport à l’équilibre de la société française. Alors, il va falloir oser miser sur le sport pour l’avenir de notre pays. Le présent livre explique en quoi le sport est un véritable enjeu pour la France. Liens : La page de l'éditeur Denis Masseglia candidat pour un second mandat (info CNOSF)

  • Candidatures à la Commission des Athlètes de Haut Niveau (CNOSF)

    Dernière : Adrien Hardy et Jérémie Azou se sont présentés à cette candidature. Adrien a été élu et représentera donc notre discipline au sein de cette commission. La Commission des athlètes de haut niveau (CAHN) du CNOSF a pour mission de représenter les athlètes au sein des instances dirigeantes et de formuler auprès de ces dernières des propositions ou des avis destinés à promouvoir et développer le sport de haut niveau dans toutes ses dimensions. Elle est composée de 28 athlètes élus issus des Fédérations olympiques d’été, 3 élus issus des Fédérations olympiques d'hiver et 2 athlètes du comité paralympique et sportif français. Le Conseil d’administration du CNOSF a également la possibilité de coopter des postes vacants (si une ou plusieurs fédérations n’ont obtenu la candidature que d’un seul ou aucun candidat et si des personnes jugées légitimes souhaitent devenir membres de la Commission des athlètes de haut niveau). Le renouvellement de la Commission des athlètes de haut niveau est total en 2013. Chaque membre élu l’est pour une durée de 4 ans. 2 co-présidents (1 homme et 1 femme) seront élus pour une durée de 4 ans par les membres de la Commission. Ce sont 2 sportifs, olympiens nécessairement, ayant participé aux Jeux Olympiques depuis 2004. Ils seront candidats au Conseil d’administration (CA). Ont la possibilité de se présenter à cette élection chaque sportif : Inscrit sur les listes haut niveau Senior/Elite ou inscrit à ce niveau au cours des 4 dernières années, et /ou ayant participé aux Jeux Olympiques depuis 2004 (Athènes, Turin, Pékin, Vancouver ou Londres), Agé d’au moins 16 ans, N’ayant jamais été sanctionné pour dopage. Vidéo : Commission des athlètes de haut niveau, par France Olympique Pour en savoir plus, cliquer ici sur ce lien Rappel des dates : Jusqu’au 8 mars 2013 : Appels à candidature. 18 mars 2013 : Ouverture du bureau de vote électronique (profession de foi en ligne). 29 mars 2013 : Clôture du vote. Proclamation des résultats. 11 avril 2013 : Validation de la composition de la Commission des athlètes de haut niveau au CA du CNOSF. Dernières nouvelles : Une candidatures ont été déposées par Adrien Hardy et par Jérémie Azou.

  • Interview : Benjamin Rondeau

    Benjamin Rondeau, 29 ans, médaillé Olympique, 3 fois champion du Monde, en plus de ses 20 titres de champion de France, fait sa révérence à l’Equipe de France. Bientôt Papa pour la deuxième fois, il a décidé de se consacrer à sa famille et voir grandir ses enfants. Comment as-tu commencé l’aviron ? A Verdun, avec le collège en section sport aviron, j’ai découvert le club et tous ses grands champions que l’on regardait comme des dieux. Puis le froid et les longs hivers nous ont forgé le mental ! Les meilleurs moments de ta carrière : D’abord, c’est avec Germain, mon cousin ! On partageait notre sport, en famille, sans se prendre au sérieux dans la vie de tous les jours, sauf …sur l’eau ! Et puis, tous les championnats du Monde ont été sympas. Le meilleur souvenir : Les JO de Pékin pour l’organisation et l’ambiance au sein du 4- et avec Dan (Daniel Fauché). Les plus durs moments : C’était la mauvaise gestion de l’Equipe de France. Nous mettions notre niveau d’exigence très haut, plus haut que ceux qui assuraient la gestion de l’Equipe de France. Le haut niveau a beaucoup  évolué et en France, on est tellement en retard par rapport aux autres nations que c’en est lamentable. Le meilleur moment de la saison : Après les championnats de France, en préparant le 4-, on sentait le potentiel de progression. On a pris beaucoup de plaisir à Piedulico puis à Belgrade avec de bonnes sensations et dans les courses. Tes modèles : A partir de 2000, Jean-Christophe Roland et Michel Andrieux L’Equipe de France, qu’est ce que cela représente pour toi : C’est un passage dans ma vie où je me suis épanoui à 200 % et maintenant je vais écrire la suite avec les valeurs que j’y ai appris : volonté, abnégation, travail, découverte et la mesure des choses. Et la suite : Aucun futur lié à l’aviron mais je retourne à mes premiers amours : le rugby, qu’un match, même à la TV, me rend toujours dingue ! J’ai repris avec quelques copains avec qui j’ai pratiqué de l’âge de 5 à 11 ans. Comme tu es maintenant un modèle de champion, un message pour les jeunes : Il faut devenir ce que l’on est, en y croyant toujours dur comme fer ! Un mot à ajouter ? Merci à Daniel Fauché pour la médaille olympique en 2008.  J’aime sa rigueur  et vision de l’entraînement. Il faut pouvoir travailler dans la confiance et la sérénité pour bien réaliser ses projets. On en a un bel exemple avec le 2- à Londres. Interview réalisée par Corinne BERSET MEADMORE

  • Julien Bahain et Patrick Favre - Projet de traversée de l'Atlantique à la rame

    Notre champion international Julien Bahain rebondit déjà suite à sa très grosse déconvenue aux Jeux Olympiques de Londres où il a terminé à la 10ième place avec son équipier Cédric Berrest en deux de couple hommes. En effet, il a mis sur pied pour janvier 2013 un projet de record de la traversée de l'Atlantique à la rame avec son équiper, marin aguerris, Patrick Favre. Le dossier de présentation ci-joint (cliquer ici) nous permet de mieux comprendre ce projet et ses objectifs, mais aussi ses origines associées à la période difficile vécue par notre rameur après ces Jeux Olympiques et parfaitement décrites dans l'introduction du document. L'objectif est clair, avec son ami Patrick Favre, ils vont tenter de battre le record de la traversée de l'Atlantique à la rame sur la route Sud classifié sur le site de référence de la rame océanique www.oceanrowing.com sous le label « Trade Winds Route 2 ». Julien et Patrick s'attaqueront au record de la traversée en double sur un parcours qui partira des Canaries, du Maroc ou du Cap-Vert pour arriver aux Antilles (entre 35 à 40 jours pour battre le record selon le parcours emprunté). Une devise : « Il est des moments où les rêves les plus fous sont réalisables à condition d'oser les tenter ». [Bernard Weber - La révolution des fourmis Réussir cette traversée, c'est aussi réussir à mobiliser un groupe d'entreprises autour de cette aventure porteuse de valeurs ainsi que d'offrir une couverture média conséquente. L'équipage a créé son site Internet "Votre Poème à la Mer" http://www.votrepoemealamer.com/  qui, comme son nom l'indique, vous permettra de déposer un poème à la mer et aussi d'inscrire votre nom sur la coque du bateau. Pour supporter notre champion, l'AIA y a d'ores et déjà inscrit son nom. Faites comme nous ! Les rameurs Julien Bahain 2 participations aux Jeux Olympiques en aviron (2008-­2012) 1 médaille de bronze olympique en 2008 Champion d’Europe 2008 et 2012 Vice champion du monde 2007 et 2009 18 médailles internationales Patrick Favre 3 Transatlantiques à la voile (Transat Anglaise 2000, Route du Rhum 2002 et Route du Nouveau Monde 2003) 2 Transatlantiques à la rame en solo Sénégal – Guyane 2006 et 2009) 1 Transatlantique à la rame en équipage (Canaries – Barbade 2012, équipage de 8) Les dates La traversée s'effectuera en janvier afin de bénéficier des courants et des vents porteurs . La date précise ne sera donc connue qu'à plus ou moins une semaine en fonction des conditions météorologiques.La durée prévue est de 35 à 40 jours. Pour lire le dossier de présentation du projet, cliquer ici...Pour lire le dossier de communication du projet, cliquer ici...

  • 10 000 € de bourses !

    En 2012, l'AIA a obtenu 4 bourses (pour 4 candidats). Depuis 2005, l'AIA a obtenu 20 bourses de 500 puis 600 euros, soit plus de 10 000 euros au total. C'est Adrien Hardy, notre nouveau retraité de l'Equipe de France, qui s'est fait l'ambassadeur de l'AIA pour remettre à Manon Carrara du club de Beaucaire sa bourse pour ramer (cliquer ici) Ces bourses sont financées par la Fédération des Internationaux du Sport Français (FISF) sur proposition de l’Association des Internationaux d’Aviron (AIA). Le dossier de demande de bourse est téléchargeable sur rameurs-tricolores.fr et à retourner à l’AIA avant fin juin. Les dossiers sont examinés durant l’été et les bénéficiaires reçoivent l’aide au début de l'automne. Le (la) candidat(e) devra être âgé de moins de 18 ans l’année de l’attribution de la bourse et ne doit pas être membre de l’équipe de France ni d’un pôle France. Pour en savoir plus, cliquer à propos de la Bourse pour ramer, cliquer ici sur le lien.

  • L’aviron tout un art… l’histoire d’une rencontre inédite

    A l’occasion du Championnat de France senior à Mantes fin septembre, nous avons invité le peintre Vincent Dogna à venir exposer sur le stand l’association des Internationaux d’aviron. Cette histoire est issue d’une rencontre inédite lors du Triathlon de Paris, où Vincent Dogna peintre et coureur avait exposé quelques-unes de ses toiles. Effectivement, ce marathonien amateur présente son travail artistique depuis quelques années sur les évènements sportifs de son sport de prédilection, où il tente de faire partager sa passion du running. Il retranscrit sur la toile toutes les couleurs et toutes les émotions de la course à pied et des marathons en particulier, avec sa vision de l’intérieur. Sur le village du Triathlon de Paris, ses peintures ont intéressé Bertrand Vecten, Président de l’AIA, qui lui a lancé un défi de réaliser quelques tableaux sur l’aviron et de venir les présenter à Mantes. Vincent a tenté de relever le challenge alors qu’il était en terrain inconnu, ce qui lui a permis de découvrir ce noble sport et son univers haut en couleur. Skiffeur Aviron Orange Vincent Dogna a déjà réalisé plusieurs expositions, notamment au Ministère de la jeunesse et des Sports, à l’INSEP, au Stade de France mais ses tableaux ont aussi été sélectionnés plusieurs fois sous la coupole du Grand Palais à l’occasion du Salon des Artistes Français. Nous vous invitons à découvrir son travail artistique sur son site : http://www.artandrun.com/galerie/5800/4/ où vous pourrez découvrir ses tableaux et particulièrement les toiles sur l’aviron dans sa rubrique Galerie sous l’onglet Atelier/Workshop.

  • JO 2012-Interview de Christine Gossé

    A quelques jours des Jeux Olympiques 2012, voici une intéressante interview de Christine Gossé, ancienne rameuse internationale  médaillée olympique, championne du monde aujourd'hui brillamment reconvertie comme entraîneure du 2 de couple Julien Bahain-Cédric Berrest en lice pour Londres. Cette publication est issue blog "La Gagne est un projet" signée de la main de Sylvain Blasset (25 juillet 2012). Extrait de l'interview : TEMOIN CLE Nom : GOSSE Prénom : Christine Sport : Aviron Fonction : Entraîneure Nationale Pratique depuis l’âge de 12 ans A été athlète de 1983 à 1996 Meilleurs résultats : Médaille de Bronze aux JO d’Atlanta 1996 Double championne du monde 1993 – 1994 4 participations aux JO (84-88-92-96) LGEUP : Vous avez la possibilité de vous présenter à nos lecteurs, à vous de jouer !!! CG : Grande brune toujours sportive, fort caractère, curieuse des nouvelles technologies, persévérante. Heureuse de son parcours sportif de haut niveau et satisfaite de sa carrière d’entraîneure aussi bien avec les féminines qu’avec les masculins. LGEUP : Vous avez choisi la discipline de l’aviron, pourquoi ce sport plutôt qu’un autre ? En avez-vous « testé » d’autres auparavant ? CG : Ce sport parce qu’on est dehors sur une rivière ou un lac et qu’à chaque saison c’est différent. Que l’aviron est aussi bien une discipline individuelle (skiff) que collective (quatre-huit). Que pour maîtriser ce sport il est nécessaire d’allier puissance, endurance, feeling (glisse)…sport cyclique => obsession du geste efficace à répéter dans un environnement instable. J’ai testé le judo plus jeune mais trop de contact direct avec son adversaire ne me plaisait pas. J’ai testé la natation mais l’atmosphère chloré, enfermé ne me plaisait pas non plus ! LGEUP : Concernant votre discipline en particulier, comment résumez-vous les qualités qui sont indispensables pour réussir ? CG : Avoir de grands segments (jambes et bras) et pouvoir se surpasser seul car les adversaires sont assez loin dans la ligne d’eau d’a coté. Développer une grande VO2max (>6 litres Homme et >5 litres Femme). Souplesse et bonne coordination, maîtrise de son corps pour s’améliorer techniquement. Qualité d’endurance de force. [...] Pour découvrir la totalité de l'entretien, aller sur le site http://www.la-gagne-est-un-projet.com/

  • Une belle raclée et un vrai plaisir - Bertrand Vecten

    Un article tiré du n°670 du magazine "Ramer" (F.F.S.A.) J’étais suivi une fois par an à Paris pour un problème au genou par un professeur de médecine dont j’ignorais qu’il se nommait Gérard Saillant. En 6e et 5e, j’étais dispensé d’EPS, mais en juin 85, le professeur m’a dit : « ton genou va mieux, tu dois faire un sport porté, vélo, natation ou aviron, pour mettre de la viande sur ta carcasse. » A Compiègne, il y avait un club d’aviron. Mes parents m’y ont inscrit le lendemain. Je n’en suis jamais parti. A partir de septembre, on s’est retrouvés quatre minimes et on a appris à ramer en yolette. Le temps nous a paru long jusqu’au mois d’avril pour une première régate « de quartier » à Creil. De la course elle-même, je ne souviens pas grand-chose si ce n’est qu’on a reçu une médaille alors qu’on avait fini avant-derniers ! C’était un peu comme à l’école des fans ! Je me rappelle aussi clairement que, dans ce bateau, j’étais loin d’être le meilleur. J’avais une mauvaise position. Ce qui m’a marqué en fait c’est qu’on s’appelait tous par notre prénom alors qu’au collège c’était le nom de famille. J’adorais l’ambiance et c’était pour moi la vraie motivation. Notre petit groupe a enchaîné les régates et pris d'autres bonnes raclées. Sportivement, j’étais loin de tirer notre groupe vers le haut, mais j’aimais bien ces journées. On partait à l’aventure, tôt le matin avec les juniors et les seniors qui nous donnaient un coup de main et des conseils. Nos résultats ont longtemps été moyens mais ce n’était pas grave. C’est Robert Servel qui a su me motiver en m’associant à un des gars du bateau, Benoît Decock qui était un peu mon modèle et avec lequel j’ai connu mon premier podium national en 1991. Merci à la FFSA (Yannick, Vanessa) pour nous avoir transmis ces textes et images publiés dans la revue "Ramez n°670" Bertrand Vecten • Né le 26 février 1972 • 2e aux JO d’Atlanta 1996 (quatre de pointe sans barreur) • Responsable marketing Concept2 France

  • J’ai tapé la berge ! - Daniel Fauché

    Article tiré du n° 670 du magazine "Ramer" (F.F.S.A.) « Ma première régate date d’avril 1981. A Boulogne-sur-Mer, il n’y avait pas tant de loisirs que ça. Quinze jours auparavant, j’avais accompagné un peu par hasard au club un copain qui avait des problèmes dorsaux. On nous avait mis dans des sortes de canoë nettement plus larges que des skiffs. Et on s’est débrouillés. L’E.N. Boulogne était un club de compétiteurs. On s’est retrouvés au départ d’une épreuve régionale contre les autres gros clubs du coin, Gravelines, Dunkerque, Saint-Omer. C’était sur la Liane, à Boulogne. Je me souviens qu’il faisait froid. Il y avait des courses par catégories d’âge et par niveaux. J’étais bien sûr dans celle des débutants, certains l’étant... plus que d’autres ! Je ne me souviens pas très bien de la distance, 1000 ou 1500 mètres. En revanche, je n’ai pas oublié le déroulement de la course. J’y suis allé de bon cœur à tel point que j’ai tapé deux fois dans la berge quasiment au pied de l’immeuble où résidait ma famille. Je n’arrivais pas à me remettre dans le sens de la marche. Et ma mère... était là, qui me disait « ne t’énerve pas ! ». Finalement, j’ai gagné ma manche qui réunissait cinq bateaux et signé le deuxième temps au général. Dans ma tête, même si je n’avais que quelques semaines d’aviron derrière moi, je voulais gagner. Et l’avoir fait devant pas mal de gars de mon âge était important. J’étais déjà très motivé et j’ai tout de suite su que j’allais continuer. Au club, on ramait pour la compétition, pour rien d’autre. C’était dans la culture locale. J’avais 15 ans et un coach de L’Emulation qui entraînait notamment Jean-Raymond Peltier nous a dit après cette première expérience : « Voilà deux grands, on va en faire des champions. » Ça m’a donné des ailes. Je suis passé tout de suite au skiff. C’était parti. » Merci à la FFSA (Yannick, Vanessa) pour nous avoir transmis ces textes et images publiés dans la revue "Ramez n°670" Daniel Fauché • Né le 22 décembre 1966 • 2e aux J.O. d’Atlanta 1996 (quatre de pointe sans barreur) • Champion du Monde 1993 (quatre de pointe sans barreur) • Entraîneur National

  • Le déclic en deux temps - Julien Bahain

    Article tiré du n° 670 du magazine "Ramer" (F.F.S.A) Ramer : Comment avez-vous abordé votre première régate ? Julien Bahain : « Un petit retour en arrière s’impose car pour moi on ne peut pas parler de coup de foudre avec l’aviron. A 13 ans, je faisais 1,83m pour 63 kilos.Pour me muscler le médecin m’a proposé la natation ou l’aviron. N’étant pas fan de l’eau, j’ai choisi le deuxième pour être sur l’élément liquide plutôt que dedans. C’était une totale découverte. Et j’ai mis du temps à accrocher. Je ne voyais pas l’intérêt. Ma mère me laissait devant le club sur les bords de la Maine et souvent je « séchais » pour aller me promener dans Angers ! Ramer : Qu’est ce qui vous a fait changer de point de vue ? Julien Bahain : Un coach a su me booster en me disant qu’avec mon gabarit j’avais un bon potentiel. Et le projet de monter un huit pour la régate de Bordeaux – qualificative pour les championnats de zone puis nationaux – a été évoqué. Il y avait beaucoup de gars, j’en connaissais pas mal. Je n’avais rien fait ou presque de septembre à février, mais la fibre du compétiteur a dû se révéler à ce moment. A partir de mars 2000, j’ai commencé à m’investir. On se tirait la bourre à l’entraînement en quatre, bord à bord. On était confrontés au réel. Mes parents m’avaient dit : de toute façon, tu vas au bout de cette première année, mais là ils n’avaient plus besoin de me pousser. Ramer : Quel souvenir conservez-vous de ce voyage en Gironde ? Julien Bahain : On avait quinze ans. C’était un peu une découverte. Nous étions partis en bus, on avait dormi sous des tentes. L’encadrement nous avait fixé les règles mais sans trop nous serrer la bride. Ils nous expliquaient les principes de la compétition, mais ce n’était pas l’armée ! Sur le lac, il y avait notamment nos rivaux nantais. Je me souviens que notre huit avait gagné sa série. On était tout fous. Le coach nous a recadrés. En finale, on se classe troisièmes. J’ai découvert le stress d’avant-course et surtout la confrontation directe, se battre sur chaque coup avec les bateaux à côté, rester concentré pour ne pas faire d’erreur et puis l’aspect collectif de l’engagement avec des rameurs qui, aujourd’hui encore, sont des amis. Autant de valeurs, finalement, qui ont guidé la suite de mon investissement dans l’aviron. » Merci à la FFSA (Yannick, Vanessa) pour nous avoir transmis ces textes et images publiés dans la revue "Ramez n°670" Julien Bahain • Né le 20 avril 1986 • 3e aux J.O. de Pékin 2008 (quatre de couple) • Elève Ingénieur

  • La peur de mal faire… - Nathalie Benoît

    Article tiré du n° 670 du magazine "Ramer" (F.F.S.A) « Je ne ratais jamais les épreuves d’aviron aux Jeux Olympiques, étant fascinée par l’esthétisme de l’effort des rameurs et... la beauté des athlètes. Atteinte d’une sclérose en plaques depuis 1998, j’ai dû diminuer et faire évoluer mon activité sportive et notamment abandonner le pentathlon moderne car, la partie droite de mon corps étant affaiblie, il m’arrivait de laisser tomber l’épée. Mon attirance pour l’eau et pour l’aviron m’a amenée à pratiquer d’abord en valide – mais les jambes ne suivaient pas – puis au sein de la section Handi du CA Marseille. Pendant trois saisons, j’ai concilié cette activité avec le basket fauteuil, où je jouais en équipe de France. En septembre 2008, j’ai vraiment opté pour l’aviron. Mon club a investi dans du matériel spécifique. Après des tests « ergo » corrects, j’ai suivi un stage avec l’équipe de France Handi en décembre et ma première compétition s’est déroulée en avril 2009 à Cazaubon. Nous côtoyions les valides et comme nous n’étions pas nombreuses, il était important de montrer quelque chose de pertinent. Il y avait un enjeu avec la perspective des stages d’été et du Mondial de Poznan. Nous étions deux rameuses "bras-épaules" dans la course avec une rameuse "bras-corps". Au départ, mes bras étaient tétanisés. Sans doute le stress, la peur de mal faire. Je me demandais si j’allais réussir à les bouger. C’était un grand cafouillage. J’y ai laissé de l’énergie, je me battais trop avec l’eau. Et puis après 250 mètres, ça s’est mis en place. Je me suis calmée et j’ai commencé à me sentir bien sur l’eau. Jusqu’aux trois-quarts de la régate, j’étais bord à bord avec la rameuse bras-corps. J’ai un peu cédé sur la fi n mais j’ai battu mon adversaire directe d’une trentaine de secondes. J’étais heureuse de l’avoir fait, d’avoir prouvé que j’étais une rameuse comme les autres, que je représentais une catégorie à part entière de l’aviron. » Merci à la FFSA (Yannick, Vanessa) pour nous avoir transmis ces textes et images publiés dans la revue "Rramez n°670" Nathalie Benoît • Née le 12 juin 1980 • Vice-championne du monde 2009 (skiff bras-épaules) • Enseignante au CNED

  • Coupe du Monde à Munich - 2 médailles pour 4 finalistes

    L'équipe de France olympique au complet s'est rendue à la 3ème et dernière manche de Coupe du Monde sur le plan d'eau de Munich (GER) en ce mi-juin. Il s'agissait d'un dernier test de réglage avant les jeux olympiques qui se déroulent à Londres du 29 juillet au 5 août prochain. Deux médailles ont récompensé nos rameurs plus deux équipages en finale : deux de couple poids-légers - Jérémie Azou et Stany Delayre - est second (médaille d'argent) deux sans barreur toutes catégories - Dorian Mortelette et Germain Chardin - est 3ème (médaille de bronze) quatre sans barreur poids-légers - Moreau-Solforosi-Moutton-Baroukh - se classe 4ème deux de couple toutes catégories - Bahain-Berrest - se classe 5ième quatre de couple toutes catégories - Chabannet-Androdias-Peltier-Hardy - 5ième en finale B deux skiffeurs poids-légers (Guillaume Raineau et Frédéric Dufour) s'étaient aussi déplacés et se classent respectivement 2ème et 6ème en finale A Les bateaux para-olympiques s'étaient également déplacés et ont participé aux finales A de leurs catégories respectives : ASW1x - Nathalie Benoit - se classe 4ème TAMix2x - Perle BOUGE, Stephane TARDIEU - se classent 2èmes (médaille d'argent) LTAMix4+- Stephanie MERLE, Corinne SIMON, Antoine JESEL, Remy TARANTO, Melanie LELIEVRE - sont 4ièmes. La France se classe à la 6ième place (sur 33 nations) au classement général des 3 manches de la Coupe du Monde 2012, derrière l'Angleterre, l'Allemagne, la Nouvelle-Zélande,  l'Australie et la Chine. Le 2XPL hommes partage la 1ère place avec la Nouvelle-Zélande et le Danemark. Pour en savoir plus : Le site de la FFSA, www.ffaviron.fr Les résultats complets sur le site de la FISA, http://www.worldrowing.com Retours et impressions de rameurs ci-après, ou sur le site www.ffaviron.fr : http://www.bahain-berrest.com/ http://azoujeremie.wordpress.com/ Quelques photos exclusives des équipages en stage préparatoire à Mantes-la-Jolie, cliquer ici.

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