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  • Myriam Goudet, première française à remporter Oxford-Cambridge en aviron

    (vous pouvez écouter cet article sur Spotify ici : https://open.spotify.com/episode/3h6STuIh4eMaw00JDGK1F8 ) Peux-tu nous parler de ton arrivée dans le monde de l'aviron ? Le début de carrière de Myriam sous les couleurs de son club Dijon en cadette Après avoir touché à plusieurs sports (notamment la natation synchronisée), je cherchais un nouveau sport à l’âge de 13 ans. Mes parents étaient tous les deux rameurs au club de Dijon, c’est donc naturellement qu’ils m’ont suggéré d’essayer. Dans le cadre des vacances d’été, j’ai donc effectué une semaine de découverte. J’en garde un très bon souvenir. À la rentrée de Septembre je prenais ma première licence.  De mémoire mes premiers pas à l’aviron ont été un peu laborieux. Grande pour mon âge, j’avais du mal à coordonner mes gestes et monter la cadence relevait du parcours du combattant ! Cependant, je me souviens de ma première régate : il s’agissait du Challenge Girardin au Creusot. J’avais couru en yolette. Un très grand moment…. Enfin pour la petite histoire, à l’époque le CTR de la ligue était Alexis Besançon. Je me souviens qu'il venait parfois me suivre à Dijon le mercredi après-midi. Il m’a toujours encouragé et soutenu. De manière générale, je ne dirais pas que j’ai aimé l’aviron tout de suite. Je dirais que j’ai appris à aimer l’aviron et que le plaisir a su prendre toute sa place avec le temps. Je partais de très loin. Le potentiel était là mais je manquais terriblement de maturité à tous les niveaux ! Que dirais-tu que la pratique de l'aviron, qu'elle soit en compétition ou en club, t'a apporté ? Pour tout dire, je ne sais même pas par où commencer tellement ce paragraphe est important. Je vais essayer d’organiser un peu mes pensées.  Tout d’abord, je pense que l’aviron m’a permis de me découvrir en tant que personne. Introvertie à l’adolescence, j’ai appris à verbaliser, vivre en communauté lors de stages que ce soit à la ligue ou en équipe de France. L’aviron m’a appris à connaître mes limites et ce dont j’étais capable.  De plus, l’aviron c’est plus "qu'être dans le même bateau” physiquement c’est aussi être dans le même bateau émotionnellement parlant, arriver à trouver des solutions pour résoudre les problèmes, capitaliser sur les bonnes émotions qui peuvent naître d’un équipage et tirer le meilleur de ses coéquipiers. Je trouve que construire un équipage est un très bon moyen de révéler la vraie personnalité d’une personne dans tous les sens du terme. Ces aspects me servent tous les jours dans mon travail, je me connais suffisamment pour savoir ce que je suis capable d’accepter dans ma vie personnelle et professionnelle que ce soit en termes de charge de travail, de vie en communauté où de hiérarchie.  L’aviron de haut-niveau m’a également appris l’organisation et l’anticipation. Ce dernier point je l’ai appris à mes dépends. Je me souviens d’une saison où je n’avais rien anticipé, rien planifié. Résultats des courses cela a été une catastrophe à tous les niveaux. Mon mari me dit souvent que je suis un colonel en chef  mais j’essaie toujours d’anticiper au maximum l’organisation familiale ou mon travail. Cependant, ma vie de maman a tendance à me rappeler qu’on ne peut pas tout maîtriser. La compétition m’a aussi appris à gérer mes émotions positives et négatives. Enfin, et non des moindres, je remercie le haut-niveau pour m’avoir entraîné à la fatigue. Avoir des enfants c’est tout aussi fatiguant :) Comment se sont déroulés tes premiers pas équipe de France ? Les premiers pas de Myriam en équipe de France junior, ici au 4 pour les championnats de Monde à Brandebourg en 2005 (photo FFAviron) - Coéquipières : Geneviève Bernard, Céline Egraz, Fanny Bunel Avant de commencer à raconter cette partie, je pense qu’il est important pour moi de préciser que j’ai toujours regardé la vie avec une très grande naïveté, sans jamais trop me poser de questions. Lors de mon année de cadette 1, j’ai été approchée par la DTN qui, à l’époque, avait lancé une grande campagne de détection de jeunes filles afin de les préparer au haut-niveau. De par ma taille (1m83 à 14 ans) j’avais rapidement été repérée. La DTN avait mis en place un centre de formation à Toulouse. A l’époque je venais de mon tout petit club de Dijon, je n’avais jamais fait la Coupe de France et mon meilleur résultat se cantonnait à une finale C au championnat de France en skiff cadette. Je ramais encore en pelles Mâcon. Après un week-end d’entretiens et de sélection j’intégrais le pôle de Toulouse à l’automne suivant. Après cela, tout s'est enchaîné : mes années juniores, mes premières sélections en équipe de France et les championnats du monde juniors. Je me souviens qu’à cette époque je progressais très vite. L’émulation du quotidien, de voir nos aînés ramer aux championnats du monde sénior me motivaient particulièrement. J’ai toujours été assez scolaire et sérieuse et le désir de bien faire (parfois à défaut) m’ont permis de franchir les premières portes de l'équipe de France. Cependant, la route était encore longue, nos résultats aux championnats du monde étaient loin d’être brillants! Ceci a souvent été une raison de continuer afin de montrer que nous pouvions nous améliorer. Tu t'es ensuite exilée en Grande-Bretagne. Peux-tu nous dire comment as-tu réussi à intégrer le groupe d’entrainement Oxford-Cambridge en aviron ? Mon arrivée en Grande-Bretagne a été le début d’un tout autre chapitre de ma carrière d’aviron. J’avais laissé derrière moi l'équipe de France, le pôle et l'entraînement depuis déjà plusieurs mois, déterminée à terminer mes études. Mon compagnon commençait son postdoctorat dans un laboratoire de recherche à Cambridge. Je venais de terminer mon master 2 et je cherchais une thèse quelque part en Europe. Je l’ai donc rejoint le temps de finaliser mes candidatures et à réfléchir à mon avenir. J’avais, dans le même temps, trouvé des petits boulots à droite à gauche. Chemin faisant, j’ai appris à connaître l'écosystème qu’est Cambridge. Là-bas, c’est simple, tout le monde rame ou a ramé une fois dans sa vie : des étudiants aux professeurs. J’ai donc rencontré à la fois les entraîneurs du Club de l’université de Cambridge et celui qui deviendrait par la suite mon superviseur de thèse. Ceux-ci m’ont fortement encouragé à postuler à l’université et à identifier les potentielles sources de financement. Je vous épargnerai le marathon qu’est une candidature en doctorat à Cambridge, mais j’ai finalement été acceptée en master (à nouveau) puis en doctorat. Ce qu’il faut savoir, c’est que le fonctionnement anglais n’est pas le fonctionnement américain. Il ne faut faire que très peu mention de ses ambitions sportives, mais plus mettre en valeur son parcours académique et comment intégrer cette université doit nous permettre d’atteindre nos objectifs personnels. A posteriori, je pense que ma candidature rassemblait plusieurs critères : un bon niveau académique, un professeur de l’université qui soutenait ma candidature et avec qui nous avions écrit un projet de recherche, et le soutien du club de l’université qui, entre les lignes, avait su me flécher les bourses. Cependant, à l’époque, je ne souhaitais pas nécessairement me relancer dans un projet sportif, j’avais 26 ans et j’avais arrêté l'entraînement depuis plusieurs mois. Néanmoins, étudiante immatriculée à l'université, je remplissais tous les critères d’éligibilité pour tenter ma chance pour la Boat Race Oxford Cambridge en aviron. C’est comme cela que tout a commencé, j’ai donc rejoint le club début septembre 2015 et j’étais repartie pour 12 entraînements/semaine.  Tout était organisé pour que nous puissions réaliser nos études. Entraînement à 6h du matin, 9h au laboratoire pour moi (les autres en cours), jusqu’à 17h15 et second entraînement. Ce qu’il faut savoir c’est qu’il est très difficile de ramer à Cambridge. La Cam (la rivière) est très petite et est réservée aux clubs locaux et aux collèges. Nous devions prendre le train à 5h50 pour Ely qui se trouve à une trentaine de km de Cambridge et où se trouve le club. Nous devions être sortie de l’eau à 8h pour être dans le train de 8h20 et à l’université pour 9h. Le second entraînement avait lieu en centre ville et était réservé aux loooongues séances d’ergo et de musculation. Donc pour répondre à la question, les études priment toujours mais ils savent très bien organiser l’emploi du temps pour que nous fassions toutes nos séances ! En tout, j’ai été étudiante là-bas pendant 4 ans et demi. J’ai pu faire 3 Boat Race, la dernière année et demi j’en avais assez de me lever tôt et j’étais fatiguée mentalement. J’ai donc terminé ma thèse en toute quiétude mais j’aurais pu faire une 4ème Boat Race ! Aviron/études/vie professionnelle : comment t'es tu organisée ? Aujourd’hui, je suis consultante en financement de l’innovation. Je travaille dans un cabinet de conseil. J’accompagne des start-ups, des PME ou de grandes entreprises à financer leurs projets de Recherche & Développement. En d’autres termes, j’écris des dossiers de subventions. Pour le coup, l’aviron n’a pas du tout influencé mon orientation professionnelle. Ne souhaitant pas poursuivre une carrière dans la recherche, mon défi a été d’aller adresser le monde professionnel avec un doctorat très mal reconnu en France, d’un pays étranger qui plus est.  J’ai commencé à réfléchir à mon "après carrière" sportive en deux temps. Comme expliqué précédemment, ma carrière sportive s’est déroulée en deux temps. En 2013, j’étais à un tournant dans ma vie : viser les JO 2016 ou tourner la page. J’ai choisi de tourner la page et de m’investir dans mes études et la poursuite d’un doctorat. Cette période de transition m’a permis de me tourner vers un début d’avenir professionnel, le doctorat étant une expérience professionnelle à part entière. Puis ma seconde carrière sportive a commencé. Je savais que ça ne durait qu’un temps assez court, j’ai eu le loisir pendant toute ma thèse de réfléchir à l’après. J’ai donc, au cours de mon parcours, suivi les formations afin de me tourner vers une carrière dans le secteur privé.  Penses-tu que la pratique de l’aviron a développé chez toi des qualités indispensables à la réussite ? Victoire en 2018 de Myriam en 2- aux championnats bateaux courts avec Marie Le Nepvou (crédit photo Pepée Michel) La notion de réussite pourrait être l’objet d’un long débat de mon côté ! Comment définir la réussite ? Je pense que le plus important pour moi est que l’aviron m’a enseigné l’échec, la patience, la résilience et surtout que tout passe avec le temps : il y aura toujours des jours meilleurs après des moments compliqués et inversement. Comment on dit en anglais “life moves on” ? Je dirais aussi que l’aviron m’a appris à me concentrer sur ce que je pouvais contrôler. Je ne peux pas influencer une stratégie fédérale en tant que rameur ou celle d’une entreprise, par contre je peux contrôler la qualité de mon travail, le soin que je porte à mes clients ou encore le libre choix de changer de voie si je ne suis pas heureuse, tout comme j’avais le contrôle sur la qualité de mon entraînement et ma régularité. Je dirais qu’il faut s’entourer des bonnes personnes pour arriver à concilier haut niveau et formation. Il faut montrer que nous sommes des personnes fiables et de confiance et s’entourer de gens bienveillants et prêts à aider. Je dirais que le mieux est de trouver un duo gagnant: parrain de formation et entraîneurs compréhensifs. J’ai vu des rameurs concilier études de médecine et très haut niveau. Je pense que si on sent au fond de soi qu’on est capable de concilier les deux, alors il faut se lancer. Aujourd'hui, quelle est ta relation avec avec l'aviron ? Aujourd’hui, je suis toujours licenciée, je rame très peu mais je fais très souvent de l’ergo dans mon garage ! Sinon, je fais un peu de course à pied, du circuit training et un peu de natation à l’occasion. J’essaie d’être régulière, mais c’est difficile ! Aujourd’hui, je ne suis pas investie dans mon club. P ar contre, j’ai été la dernière olympiade membre du bureau exécutif de la FFA. Depuis le mois de novembre, je suis juste responsable de la commission des relations internationales. Au cours de ma carrière sportive, j’ai eu la chance de découvrir de nombreux clubs petits et grands. Toutes ces institutions, peu importe leur taille, fonctionnent uniquement parce qu'il y a des bénévoles. Je suis très reconnaissante envers toutes les personnes de près ou de loin qui ont contribué à ma carrière sportive. M’investir de cette façon, c’est rendre un petit bout de ce qu’on m'a donné. La passage de Myriam au bureau exécutif de la FFA (photo FFAviron)  Quels conseils donnerais-tu aux jeunes rameurs qui débutent aujourd'hui l'aviron ? Un jour, ma fille de 4 ans m’a dit : “ Maman le contraire de faire des bêtises, c’est de vivre ”. Cela m’a quelque peu remuée parce qu'au fond elle avait raison. Le conseil que je donnerais aux jeunes rameurs, c’est de vivre pleinement leur passion sans se poser (trop) de questions. Lorsqu’on grandit et/ou vieillit, on peut alors regarder en arrière, peu importe les bons et les mauvais moments, et se dire qu’on aura vécu une formidable expérience.  Concernant les rameurs venant de remporter un grand succès international, il est dur pour moi de donner des conseils. Mon côté scientifique me rappelle toujours que, dans la nature, les écosystèmes cherchent en permanence leurs équilibres. Je pense que la vie est ainsi faite également : pour un très haut, il y a un très bas. Je pense qu’il faut savoir trouver le fil d’Ariane de sa vie. Personnellement, j’ai toujours aimé cette dualité, gagner une course importante et me retrouver dans mon laboratoire le lendemain sans que personne ne sache ni quoi ni qu’est-ce et me retrouver au milieu de conversations totalement banales. Le monde continue de tourner en dehors de notre bulle personnelle. Selon toi, que faudrait-il entreprendre pour l'aviron féminin en France ? As-tu un avis sur la question ? As-tu observé une différence entre la France et la Grande-Bretagne ? Vaste question !! Avant toute chose, je pense que nous n’avons rien à envier au système anglais. Pour qu’un équipage avance vite, il faut être intelligent et savoir tirer le meilleur de ce que chacun a apporté. Je dirais que pour l’aviron féminin, il faut faire pareil. En matière de haut niveau, j’ai pu voir et côtoyer des athlètes exceptionnelles en France ! En ce qui concerne les différences de traitement entre les filles et les garçons en France, je ne pourrais pas juger de la situation actuelle. J’aurais tendance à dire qu’il n’y a pas/peu/plus ? de différences de traitement. En Angleterre, il n’y en a clairement pas. Au niveau des clubs, j’aurais tendance à dire qu’il y en a de moins en moins en France et en Grande-Bretagne ! Pour moi, l’inspiration à prendre de leur côté est de rêver grand. Parfois en France, rêver grand est synonyme d’ambition mal placée. Là-bas, dire haut et fort qu’on souhaite gagner les Jeux Olympiques alors qu’on a juste fait le meilleur chrono à l’ergo de son club est bien plus respecté ! As-tu une anecdote, un apprentissage, une histoire que tu pourrais nous partager ? J’ai eu la chance de participer à trois Boat Race, en 2016, en 2017 et en 2018. Si les deux dernières années ont été victorieuses et représentent des émotions à part, ma première expérience a été un naufrage au sens propre et figuré, puisque nous avons coulé en direct à la télé. Cela a été une expérience très étrange. La particularité de la Boat Race c’est que tu gagnes ou tu perds devant des millions de téléspectateurs…. La défaite va au-delà de l’équipage, c’est également la défaite d’un club, d’un fonctionnement à réinventer, de l’université. C’est assez puissant. On ne parle pas d'échec individuel, mais collectif. J’ai ainsi pu observer les efforts incommensurables du club pour transformer ces échecs en victoires. J’ai beaucoup appris sur le pouvoir du collectif. L'énergie phénoménale qu’il faut déployer pour renverser une tendance et entretenir une dynamique le plus longtemps possible en sachant qu’elle finira inévitablement par s’inverser en faveur de l’autre club. Pour moi, la plus grande leçon ici est qu’on ne réussit jamais seul. J’ai appris qu’il faut toujours bien s’entourer pour bien rebondir. Le palmarès sportif de Myriam Goudet Myriam Goudet Championnats de France : Championne de France en deux sans barreur junior fille (JF2-) en 2005 et 2006 Médaillée de bronze aux Championnat de France bateaux courts en 2017 Championne de France en deux sans barreur séniore (F2-) en 2018 Médaillée de bronze au Championnat de France sprint avec Dijon en F4X en 2012 Equipe de France : 10ème au championnat du monde junior en W4- en 2005 5ème au championnat du monde junior en W8+ en 2006 7ème au championnat du monde -23 ans en W4X en 2007 4ème au championnat du monde -23 ans en W4- en 2009 6ème au championnat d’Europe en W8+ en 2009 5ème au championnat du monde -23 ans en W8+ en 2010 8ème au championnat d’Europe en W8+ en 2010 3ème à la régate de qualification olympique en W4X en 2012 Grande-Bretagne : Boat Race : 2016 (perdu), 2017 (gagné) et 2018 (gagné) Vainqueur de Henley women’s regatta (2013), Women’s Head of the River (2013) et plusieurs titres nationaux.

  • Marc Ventouillac tire sa révérence : l'homme qui a fait aimer l'aviron français

    (vous pouvez-écouter cet article sur Spotify ici : https://open.spotify.com/episode/6MGrVutuMpgbN3z7VSH2HG ) Après plus de trois décennies au journal L'Équipe, Marc Ventouillac range définitivement sa plume et son carnet de notes. Le journaliste aux mille voyages, reconnaissable entre tous par sa moustache emblématique, a marqué de son empreinte le journalisme sportif français, particulièrement dans le domaine de l'aviron. Marc Ventouillac, entouré de ses collègues, de sa famille et de ses amis, est honoré par l'athlète champion olympique au saut à la perche 1996, Jean Galfione. Un parcours exemplaire au service du sport Diplômé de la prestigieuse école de journalisme de Lille, Marc Ventouillac a débuté sa carrière à l'Agence centrale de presse (ACP) avant de rejoindre les rangs de L'Équipe le premier janvier 1990. Pendant 35 années, il a arpenté les stades, les bassins et les plans d'eau du monde entier, devenant une figure familière des compétitions internationales. Si l'athlétisme constituait l'un de ses domaines de prédilection, très proche de Jean Galfione, Marc avait promis au champion olympique de se raser la moustache le jour où il passerait la barre des 6 mètres en saut à la perche. C’est ainsi que le champion rasa la moustache du journaliste le 6 mars 1999, jour du premier Français à franchir la barre des six mètres), c'est véritablement dans l'aviron que Marc Ventouillac a trouvé sa seconde passion journalistique. Sa connaissance encyclopédique de l’aviron et son approche humaine du reportage ont fait de lui LA référence française en matière d'aviron. Marc Ventouillac portant sa décoration de l’ordre national du mérite et notre vice-président, Bertrand Vecten, au journal L'Équipe jeudi 5 juin lors de son départ en retraite. Le chroniqueur de l'épopée française sur l'eau L'engagement de Marc Ventouillac pour l'aviron ne s'est pas limité à la couverture des compétitions. En 2015, il a publié "Les grandes heures de l'aviron français", un ouvrage de référence de 120 pages richement illustré qui retrace l'histoire de l'aviron tricolore depuis les Jeux olympiques de Paris en 1900 jusqu'à 2015. Ce livre, fruit d'un travail minutieux en collaboration avec la Fédération française d'aviron et Charles Imbert, ancien international des années 1970, témoigne de sa passion dévorante pour cette discipline. À travers plus de 200 photos et ses récits captivants, Ventouillac a su faire revivre les exploits des géants français de l'aviron. Un témoin privilégié des succès tricolores Au fil des décennies, Marc Ventouillac a été le témoin privilégié des plus beaux moments de l'équipe de France d'aviron. Des victoires historiques aux déceptions cuisantes, il a su capturer l'essence de cette discipline exigeante et transmettre l'émotion des compétitions internationales d’aviron à ses lecteurs. Marc a également contribué à la rédaction du livre « Génération Mund » publié par l’association des internationaux d’aviron en 2024.  Très impliqué, Marc a aussi contribué à la médiatisation de l’aviron au sein de la commission Média de World Rowing. L'héritage d'un passionné Le départ de Marc Ventouillac marque la fin d'une époque pour le journalisme sportif français. Sa plume élégante, son œil expert et sa capacité à raconter les histoires humaines derrière les performances sportives ont inspiré toute une génération de journalistes. Celui qui se qualifie lui-même comme « un amoureux de l’aviron et de ceux qui le pratique » laisse derrière lui un héritage considérable : celui d'avoir su faire découvrir et aimer cette discipline auprès du grand public, d'avoir documenté son histoire et d'avoir accompagné les rameurs français dans leurs quêtes de gloire. On ne parle bien que de ce qu'on connaît … (photo L'Équipe) Une passion qui perdure Si Marc Ventouillac raccroche officiellement, nul doute que sa passion pour l'aviron et le sport en général ne s'éteindra jamais. Les bassins d'aviron ont peut-être perdu leur chroniqueur le plus fidèle, mais l'aviron français conservera à jamais la mémoire de celui qui en a si bien raconté l'histoire. Les générations de rameurs internationaux français qui se sont succédées le remercient chaleureusement pour sa fidélité et ses qualités humaines. A ce titre, l’association des internationaux d’aviron le mettra à l’honneur lors des championnats de France à Mâcon le 11 octobre 2025. Marc Ventouillac a été témoin des "années Mund". Ainsi, nous le retrouvons, à diverses occasions de cette épopée, tout au long de notre livre "Génération Mund, le long chemin qui a mené l'avion français au sommet de l'olympisme", et notamment au travers de son témoignage sur cette période faste de l'aviron français... « SANS LA PRESSION, RIEN N’EST POSSIBLE » En faisant le tri dans mes affaires voici quelques mois, j’ai retrouvé un papier plié en huit sur lequel étaient inscrits ces quelques mots : « Sans la pression, rien n’est possible ». Un message signé Eberhard Mund qu’il avait consigné lors d’un repas, un soir de championnats de France à Cazaubon. Il accompagnait sa phrase en abaissant son poing de haut en bas, mimant le geste du barman préparant une pression. Bon vivant, l’homme avait de l’humour et était un régal pour les journalistes à défaut de l’être pour les rameurs. Je l’ai vu plus d’une fois, à Vaires, Lucerne ou Cazaubon, faire pleurer des grands gaillards à qui il annonçait une décision qui ne leur convenait pas. Eberhard n’était pas un tendre, mais il était respecté par les rameurs. Quand il les félicitait, ses mots, ou ses vigoureuses tapes sur l’épaule, donnaient toute leur valeur à leur performance. En plus de 30 ans de journalisme sportif, j’ai rencontré bien des entraîneurs dans nombre de disciplines, mais je n’en ai pas rencontré plus de deux ou trois qui possédait la carrure et le charisme d’Eberhard. Mund disait ce qu’il pensait, sans prendre de gants. Lors des mondiaux de Tampere, en 1995 (deux médailles de bronze en catégorie olympique pour Andrieux/Rolland et Garcia/Gossé), il avait sorti la kalachnikov pour tirer un bilan sans concession de l’équipe de France. À tel point que Denis Masseglia, alors président de la FFSA, tint à revenir vers les journalistes pour adoucir le discours que nous avait tenu « Helmut » quelques minutes auparavant. « Tu sais, » me dit le président avec son accent marseillais, « Eberhard ne maîtrise pas toujours très bien la langue française… ». Ce qui me permit de lui répliquer : « Non, il parle très bien français. Mais d’autres maîtrisent mieux la langue de bois… ». Tel n’était pas le cas de Mund qui ne refusa jamais une interview et joua toujours le jeu. Je n’ai connu qu’une seule fois un problème avec lui. C’était à Cazaubon en 2000. J’avais écrit dans L’Équipe un papier qui mettait en question la stratégie fédérale sur je ne sais plus quel point. Cette année-là, huit rameurs avaient été dispensés des tests dans l’objectif de constituer un quatre sans barreur compétitif pour les Jeux de Sydney. De bon matin, une pige entre deux quatre sans (dont un bateau-labo) était programmée. J’avais émis le désir de la suivre sur le catamaran de la fédé avec Dominique Roudy, l’attaché de presse de la fédé, Jean-François Renault (directeur de la rédaction adjoint à L’Équipe) et Jean-Pierre Surault, le photographe de la fédération. En nous récupérant à la tour d’arrivée, André Labrosse, le batelier de la fédé, dit « Dédé », fit la grimace : « je ne sais pas si le grand va aimer ça ! », dit-il. De fait, en arrivant à mi-parcours où se préparait le bateau-labo, Mund ne semblait pas ravi de nous voir. « Messieurs, nous dit-il alors que Dédé manœuvrait, ceci est un bateau de la Direction Technique Nationale. Il n’est pas pour les journalistes. Mais je comprends que la fédération a besoin de photos, Jean-Pierre, tu peux rester. Dominique, pour la revue fédérale, c’est important que tu sois là, ne bouge pas. Jean-François, rédacteur en chef à L’Équipe, c’est bien que tu sois là… (puis il changea de ton). Mais toi, Marc, j’ai lu ton papier ! Tu descends tout de suite ! ». Inutile de dire que l’affaire fit vite le tour du parc à bateau mais cela ne nous empêcha pas, Eberhard et moi, d’écluser ensuite quelques pousse-rapière à la buvette. Je n’ai pas souvenir d’avoir beaucoup vu Eberhard manifester son émotion. Même lors des grandes heures de Roudnice ou de Sydney. Ou alors si, une fois, dans son appartement du village olympique de Banyoles, après les épreuves des Jeux de 1992. Six finalistes, mais pas de podium. Il faisait le bilan des épreuves. Je l’ai vu tendre son bras vers l’avant pour accompagner son propos : « la médaille était là, à portée de main… ». Et, à cet instant, j’ai cru, oui j’ai cru lire dans ses yeux qu’il retenait des larmes…

  • Rachel Jung, ancienne rameuse internationale reconvertie en agent de sportifs

    (vous pouvez écouter cet article sur Spotify ici : https://open.spotify.com/episode/30D8lb7Gu8zeovgriiWTpY ) Rencontre avec Rachel Jung, ancienne rameuse internationale de 2009 à 2011 en PL. Rachel accompagne aujourd'hui des athlètes de haut niveau dans leur image pour les aider à vivre sereinement leur carrière sportive. Rachel s'occupe entre autres de Claire Bové et Laura Tarantola, vice-championnes olympiques en 2021 à Tokyo en 2xSFPL. Rachel, 2ème en partant de la droite, championne de France avec l'Aviron bayonnais en 4x en 2017 Rachel, comment es-tu arrivée à l'aviron ? J’ai toujours fait du sport. Petite, je passais mon temps dehors, à courir, à construire des cabanes… Je pratiquais le tennis. Mon rêve était de faire Roland Garros, sans me demander si j’avais le niveau. Mais après un déménagement je ne voulais pas changer de club, alors j'ai arrêté. Le conjoint ( de l’époque) de ma mère m’a alors conseillé d’essayer l’aviron. Très timide, je suis arrivée un mercredi au club de Monsempron-Libos. J’y ai découvert un entraîneur passionné, Philippe Brut, une équipe et surtout une sensation unique : la glisse.  J’ai tout de suite voulu monter sur un skiff. Je me souviens encore de ma première sortie : je me suis retournée trois fois. À chaque chute, je remontais avec rage, déterminée à y parvenir. Finalement, mon entraîneur, m’a inscrite à la tête de rivière de Saint-Livrade pour terminer de longues minutes coincée dans un arbre, mais ce fut une révélation : j’ai adoré ce format, l’ambiance, le fait de démonter les bateaux, de partir avec le club, en mini-bus… Pour moi, c’était le début d’une véritable aventure. Peux-tu nous dire ce que l'aviron t'a apporté dans ta vie ? Rachel, en 4x avec l'équipe de France PL, ici à la nage en 2011 J’ai commencé l’aviron en 2005. Comme évoqué, j’étais très réservée et en grande difficulté scolaire ; je venais de redoubler ma cinquième. L’aviron m’a structurée, m’a accompagnée et m’a donné la confiance que seul le sport peut offrir à une petite fille un peu perdue et pas vraiment à l’aise dans ses baskets. Plus tard, grâce à ce sport, j’ai vécu des expériences incroyables : des stages intenses, des sélections en équipe de France, des compétitions à l’étranger… Et aujourd’hui encore, tout cela nourrit mon travail. L’aviron m’a apporté une ouverture sur le monde et sur moi-même, que je n’aurais jamais imaginée au départ. Justement, l'équipe de France, parlons-en ! Comment y es-tu arrivée ? En 2005, nous avons qualifié un quatre de couple cadette au championnat de France, une première pour le club. Nous avons terminé en finale C. Mais ce que je retiens surtout, c’est d’avoir assisté aux arrivées et aux podiums. Je me souviens des filles de Bergerac et de Bordeaux, leur joie, leur fierté… Ce jour-là, je me suis dit : un jour, je gagnerai moi aussi . Je voulais ressentir cette émotion et la fierté dans le regard des personnes sur la berge. Mon premier objectif a été la Ligue d’Aquitaine. Je suis d’abord entrée dans le bateau B avant de me battre pour gagner ma place dans le bateau A. Ensuite, j’ai découvert l’existence de l’équipe de France. C’est la paire Jessica Berra et Floriane Garcia qui m’a donné envie d’y accéder. À partir de là, c’est devenu une obsession. Chez ma mère, je m’entraînais sans relâche : je courais dans les champs, je portais des poids aux pieds pour me muscler (rire). Je n’avais qu’une idée en tête : porter le maillot bleu et les pelles bleu-blanc-rouge. Le passage par le CED de Bayonne a été décisif. José Oyarzabal a profondément cru en moi. Je me suis entraînée comme jamais, mais ma première année junior s’est soldée par une célèbre clé de 10. J’ai pleuré toute la journée. Je m’étais jurée de ne plus jamais perdre. Et c’est ce que nous avons fait, en deux sans barreur junior avec Marie Rousset. Une rencontre unique. Cette année-là, nous avions tout gagné, et c’était le début d’une aventure incroyable… près de dix ans en équipe de France. Et maintenant, que fais-tu professionnellement ? Aujourd’hui, cela fait huit ans que je travaille dans l’univers du sport et du marketing. Après être passée par un club de rugby professionnel et un club de football professionnel, en communication et marketing, j’ai lancé il y a quatre ans ma propre agence de conseil pour athlètes. J’accompagne des sportifs dans le développement de leur image et la recherche de partenariats. Je retrouve dans l’entrepreneuriat des valeurs très proches de celles de l’aviron : la ténacité, l’esprit de compétition, la satisfaction de décrocher un contrat ou de concrétiser un projet… Ce sont des émotions comparables à celles que je ressentais lorsque j’étais athlète. Sur l’année des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, j’ai accompagné treize athlètes, dont huit ont participé aux Jeux et quatre ont été médaillés. Nous avons également collaboré avec quinze marques. Quand as-tu pensé à ton après-carrière sportive et comment l’as-tu organisée ?  Cela a été très difficile. J’ai arrêté ma carrière sans accompagnement, ni de la Fédération, ni du club. Du statut de “machine”, on passe à celui de “fantôme”. Dans un premier temps, j’ai traversé une période d’excès de sport — je m’entraînais parfois trois fois par jour —, avant de connaître des troubles alimentaires. Une fracture de fatigue au pied m’a ensuite contrainte à ralentir. Il a aussi fallu s’adapter au monde du travail. Comme à l’aviron, je suis allée chercher ma place au culot, dans un milieu du sport business (football/rugby) très fermé et compétitif. Même s’adapter à une organisation a été compliqué : canaliser mon énergie, ma manière de vouloir tout faire, de prouver que je pouvais tout faire… On ne nous apprend pas à nous adapter ni à maîtriser cette force de travail. Même dans mon quotidien, j’étais en compétition : trouver toujours une solution pour atteindre l’objectif, quelle que soit la charge ou les contraintes. Cela devait être un peu effrayant pour les autres collaborateurs (rires). Mais finalement, cette mentalité de compétitrice m’a permis d’avancer, de me faire une place et de transformer mes réflexes de sportive en véritables atouts dans le monde professionnel. Quel est l'héritage de l'aviron dans ton activité professionnelle aujourd'hui ? La principale qualité que l’aviron m’a transmise, c’est de ne jamais rien lâcher. Il m’arrive de me sentir anéantie par moments, mais je finis toujours par me relever. C’est une forme de résilience, un rebond que seuls les athlètes connaissent vraiment : être programmés à perdre, à accepter, à être exigeants envers soi-même… pour finalement rebondir et gagner. L’aviron m’a aussi donné la confiance, et ça, c’est le plus important. Cela me l’a brisé aussi, à certains moments, dans ma pratique du haut niveau. Aujourd’hui, en tant qu’entrepreneure, je me retrouve souvent dans les mêmes logiques : donner le meilleur individuellement au service d’un objectif collectif, qu’il s’agisse d’une marque ou d’un athlète — un peu comme dans un double ou un quatre. Au quotidien, je suis plutôt dans un “skiff”, seule face à mes défis, prête à encaisser le fameux coup au 1000 mètres. Mais ma vraie force, c’est le finish  : trouver l’énergie pour revenir et atteindre l’objectif. 🙂 Mener de front haut niveau sportif et formation est souvent difficile en aviron. Quels sont tes conseils pour y arriver ? Mes études de droit ont été une vraie plaie (rires) ! L’organisation était difficile, mais avec le recul, c’était indispensable pour la suite. Mon premier conseil serait donc de poursuivre ses études, même si c’est compliqué au quotidien. Ne pas hésiter à demander un aménagement, mais poursuivre. C’est essentiel pour préparer l’après et ne pas se définir uniquement à travers le prisme de l’aviron et de la performance. Quelle place occupe l'aviron pour toi aujourd'hui ? Aujourd’hui, je rêve encore souvent d’aviron. Parfois, je me réveille avec l’angoisse de ne pas être au poids et la sensation que je n’y arriverai jamais (sourire). Pendant longtemps, je n’ai plus parlé d’aviron du tout. J’ai toujours gardé un lien avec mes coéquipières de l’équipe de France, grâce à notre médaille aux Championnats du monde -23. Certaines sont devenues des amies très proches. Rachel, à gauche, en 2011 avec ses coéquipières du 4xPL, U23 C’est finalement par mon travail que je me suis “réconciliée” avec ce sport. Lors des Jeux Olympiques de Tokyo, j’ai suivi la course de Claire Bové et Laura Tarantola. Je n’y croyais pas… elles sont sacrées vice-championnes olympiques ! Combien de filles ont rêvé des Jeux ? Combien a-t-il fallu de filles en France pour sortir une paire médaillée olympique ? L’interview de Claire m’a bouleversée. Et c’est elle qui a été la première athlète que j’ai accompagnée. En travaillant avec Claire Bové et Laura Tarantola, j’ai dû reparler d’aviron, et j’ai eu envie de relever ce challenge : offrir à ces athlètes et à ce sport la visibilité qu’ils méritent. Avec elles, j’ai monté des partenariats forts : la campagne avec la maison de joaillerie Mauboussin, puis des collaborations avec Petit Bateau, Yves Rocher, Decathlon… Aujourd’hui, l’aviron n’est plus pour moi un “vieux dossier”. J’ai ressorti mes médailles et j’en parle beaucoup à mon fils : des stages, des entraîneurs, des souvenirs… L’aviron fait toujours partie de moi, mais sous une autre forme. Tu travailles dans le milieu des “médias” actuellement, quels conseils donnerais-tu aux rameuses et rameurs, ou au monde de l’aviron pour que ce sport puisse plus rayonner ? Pour que l’aviron rayonne davantage, il est essentiel de développer sa présence sur les réseaux sociaux. Les athlètes devraient intégrer la gestion de leur image dans leur programme de performance : être aujourd’hui aussi rigoureux dans leur communication que dans leur entraînement s’ils souhaitent vivre un jour de leur sport. Investir dans son image, c’est se créer sa propre plateforme médiatique pour valoriser sa carrière, faire connaître l’aviron et préparer l’après-carrière. D’ailleurs, si je peux donner un conseil aux athlètes venant de remporter un succès international, ce serait de travailler leur image. Ne vous limitez pas à votre performance ! Soyez aussi un relais d’inspiration : prenez votre place sur les réseaux sociaux, devenez le meilleur média pour vous-même, votre club et votre fédération. Inspirez la jeunesse à faire du sport et, pourquoi pas, à découvrir l’aviron. Et enfin : osez. Pour réussir, il faut avoir le courage de prendre des risques et de se dépasser, au-delà de ce que l’on pense possible, mentalement et physiquement, que ce soit dans le sport ou dans la vie. As-tu eu un regret, un échec qui t'a fait rebondir durant ta carrière sportive ? Je rêvais des Jeux Olympiques. Nous étions encore loin de cet objectif, mais c’était mon rêve. Finalement, dans une carrière, les échecs sont souvent plus nombreux que les victoires — ou du moins, ce sont eux que l’on retient le plus. Et chaque échec est, à sa manière, un rebond : il nous apprend à nous relever, à progresser et à aller toujours plus loin ! Pour finir, as-tu une anecdote à nous partager de tes années rameuse ? Il y a tellement de moments qui m’ont marquée… Mais je pense que l’un des plus forts a été les Championnats de France senior, où j’ai terminé 3ᵉ, après huit mois passés au Brésil à m’entraîner avec Fabiana Beltram et Beatriz Tavares. Apprendre une langue, suivre un programme différent et être loin de ma famille a été une expérience marquante. Je me suis vraiment épanouie dans cette pratique de l’aviron, plus libérée, tout en conservant un objectif très ambitieux. Rachel lors de son séjour à Rio en 2014 Nous ne nous sommes pas qualifiées pour les Jeux de Rio avec Camille Leclerc à la régate de Lucerne, mais vivre ces championnats avec ma famille sur le podium — ma nièce, mon neveu dans mes bras, ma mère, ma sœur, mon frère, mes amis, mon club sur la berge et tout le club du Flamengo derrière moi — a été un moment incroyable. D’autres souvenirs restent également gravés : le Pôle France à Toulouse avec une génération incroyable, une génération dorée, des personnes brillantes à la fois sur l’eau mais aussi hors de l’eau (Myriam Goudet, Matthieu Androdias, William Ader, Maxime Maillet, Johan Trinquie, Thibault Collard…), mon premier Boston avec la Nautique de Bayonne, mes premières médailles internationales avec Charlotte Culty, Chloé Poumailloux, Sara Prochasson et Carmen Mulot, ou encore mes premiers titres de championne de France avec l’Aviron Bayonnais et ma première médaille en aviron de mer avec le club d’Hendaye… Chacun de ces moments a contribué à forger ma carrière et ma passion pour l’aviron. Merci Rachel d'avoir pris le temps de répondre à nos questions ! Note : Les photographies sont issues de l'album personnel de Rachel. Le palmarès sportif de Rachel Jung "Je n’avais qu’une idée en tête : porter le maillot bleu et les pelles bleu-blanc-rouge" Débuts et formation (2005-2008) 2005 : Débuts à l’aviron – Finale C  aux Championnats de France cadettes en 4X avec le club de Monsempron-Libos 2006 : Sélectionnée à la Coupe de France Ligue d’Aquitaine 2006 : Finale B aux Championnats de France cadette en 4X avec le club de Monsempron-Libos 2008 : Vice-championne de France en 4x mer (avec le club d’Hendaye) Championne de France en deux sans barreur junior (avec la SN Bayonne, avec Marie Rousset de l’Aviron Mimizan) Championne de la Coupe de France (4+ avec la Ligue d’Aquitaine) 3ᵉ aux Championnats de France en double (avec la SN Bayonne, avec Clémence Casbas) 4ᵉ aux Championnats du monde juniors en 8+ Confirmation nationale et internationale (2009-2011) 2009 : 3ᵉ aux Championnats de France (4- avec la SN Bayonne) 3ᵉ à la Coupe de France (8+ avec la ligue d’Aquitaine) 5ᵉ en finale B aux Championnats du monde U23 en skiff poids léger 2010 : Championne de la Coupe de France Vice-championne de France (4- avec la SN Bayonne) 🥉 3ᵉ aux Championnats du monde U23 (LW4x) 3ᵉ aux Championnats de France en double (avec la SN Bayonne, avec Clémence Casbas 2011 : 🥈 Vice-championne du monde U23 (LW4x) Finaliste aux Championnats du monde seniors (LW4x) Haut niveau national (2013-2014) 2013 : Vice-championne de France en double poids léger (avec l’aviron toulousain) Vice-championne de France sprint mixte (avec l’aviron toulousain) 2014 : 🥉 3ᵉ aux Championnats de France en skiff poids léger (avec l’aviron bayonnais) Expérience internationale et derniers titres (2015-2017) 2015 : 🥈 Vice-championne d’Espagne en 8+ / 🥉 en double (club de Hondarribia) Vice-championne de France sprint (4x mixte et 2x femmes) 2016 : Sélectionnée en Coupe du Monde (double poids léger – Lucerne) Championne d’Espagne en 4x femmes (club Raspas) 2017 : Championne de France en 4 de couple (Aviron bayonnais)

  • Les Rameurs Tricolores lancent leurs podcasts

    L’Association des Internationaux d’Aviron élargit son horizon avec le lancement de “ Rameurs Tricolores – le podcast ”, une nouvelle série audio disponible sur Spotify , sur YouTube et ici, notre site .
 Ce format innovant prolonge la rubrique “ Histoires vécues ”, qui fait déjà la richesse du site des Rameurs Tricolores. Des récits à écouter, pas seulement à lire Depuis plusieurs années, la rubrique “ Histoires vécues ” raconte les parcours de celles et ceux qui ont façonné l’aviron français : rameuses, rameurs, entraîneurs, dirigeants, journalistes ou passionnés.
 On y découvre des histoires de vie avant tout — des parcours de travail, de résilience et de passion, bien au-delà des podiums. Des récits à écouter, pas seulement à lire Avec le lancement du podcast, ces récits prennent une forme sonore.
 L’objectif est simple : permettre à chacun d’écouter ces histoires, où qu’il soit, sans avoir besoin de s’installer pour lire.
 Un format plus accessible, pensé pour un public plus large et pour tous ceux qui souhaitent découvrir l’aviron à travers la voix et le récit. “Nous voulons toucher aussi ceux qui n’ont pas toujours le temps de lire nos articles, mais qui aiment écouter des histoires humaines, inspirantes et vraies.” Des voix artificielles au service du contenu Les podcasts ne sont pas des interviews enregistrées avec les protagonistes, mais des adaptations audio de nos articles, racontées par des voix de synthèse.
 Ces voix IA, choisies pour leur clarté et leur tonalité naturelle, permettent de donner vie au texte sans le trahir.
Elles restituent le ton, le rythme et l’émotion des articles tout en garantissant une écoute fluide et agréable. Le podcast devient ainsi une autre manière de valoriser le patrimoine écrit du site, sans le remplacer.
 C’est une lecture sonore, fidèle à l’esprit de la rubrique “Histoires vécues”. "Marc Ventouillac tire sa révérence...", premier podcast. Chaque mois, des histoires humaines Deux premiers épisodes sont déjà en ligne : • 🎙️ Marc Ventouillac tire sa révérence : l’homme qui a fait aimer l’aviron français • 🏆 Myriam Goudet, première rameuse française à remporter Oxford-Cambridge Le 1ᵉʳ décembre, paraîtra le troisième épisode : • 💼 Rachel Jung, ancienne rameuse internationale reconvertie en agente de sportifs Ensuite, un nouvel épisode sortira chaque 1ᵉʳ du mois.
 Chaque publication mettra en lumière un parcours, une personnalité ou une aventure de l’environnement de l’équipe de France d’aviron. Une présence sur Spotify , YouTube et sur notre site Tous les épisodes sont disponibles sur Spotify et YouTube , mais aussi sur la page dédiée Podcasts des Rameurs Tricolores .
 La vidéo, présente sur YouTube, n’est qu’un support visuel : le cœur du contenu reste le son et la narration. 🎧 Rameurs Tricolores – le podcast
 : Des voix, des histoires, de la passion. 
Parce que l’aviron, ce n’est pas seulement un sport, c’est une aventure humaine.

  • Grande soirée des Rameurs Tricolores à Libourne

    Samedi 10 septembre 2022 à 19 heures L'Association des Internationaux d'Aviron organise une grande soirée conviviale à partir de 19 heures le 10 Septembre 2022 au chais du château Poinsonnet - 33126 FONSAC Un moment décontracté entre nous pour des retrouvailles entre générations : prendre des nouvelles de ceux que l'on n'a pas vu depuis un moment ; se retrouver entre nous et se remémorer des tranches de vies exceptionnelles. De joyeux convives lors de notre soirée à Aiguebelette en 2015 Nous vous proposons : un apéritif au bord de l'eau ; un buffet d'entrées, plat, dessert privilégiant les produits et plats locaux ; des témoignages et animations ; un orchestre. À 6 km du bassin des Dagueys TARIF : 30 € par personne Règlement de réservation par CB/Visa/master Card via notre partenaire HelloAsso sur une plateforme 100% sécurisée. Les dons à notre association ouvrent droit à une réduction d'impôts égale à 66% du montant des sommes versées, retenues dans la limite d'un plafond égal à 20% du revenu imposable. Cette soirée est réservée aux rameuses et rameurs tricolores et un accompagnant. Compte tenu du nombre de places limité, si vous souhaitez être accompagné(e) de plus d'une personne, merci de prendre contact avec nous. Pour tout renseignement complémentaire, écrivez-nous à : evenement@rameurs-tricolores.fr Téléchargez notre affichette en cliquant ici

  • Dîner des Rameurs Tricolores à Mâcon ce 11 octobre 2025

    La traditionnelle photo de famille des internationaux d'aviron Quel bonheur de nous retrouver à soixante-dix convives, toutes générations confondues, dans la Maison Mâconnaise des Vins pour ce dîner des Rameurs Tricolores à Mâcon ce 11 octobre 2025 ! Un lieu emblématique, chargé d’histoire pour beaucoup d’entre nous et qui a offert un cadre parfait à cette soirée de retrouvailles entre rameuses et rameurs tricolores. Le comité directeur de l’ Association des Internationaux d’Aviron (alias les Rameurs Tricolores ) souhaitait renouer avec l’esprit de fête et de convivialité qui caractérise nos rassemblements. Les championnats de France seniors 2025 à Mâcon étaient une occasion rêvée pour organiser cet événement en province, après Aiguebelette (mondiaux 2015), Libourne (Masters 2022), plusieurs soirées de remises des Gloires du Sport  à Paris, et bien d’autres moments partagés au fil des années. Ouverture de la soirée Myriam Lamolle ouvre la soirée avec Bertrand Vecten et Sylvie Matthews La présidente Myriam Lamolle  ouvrit la soirée en souhaitant la bienvenue à tous les participants. Elle rappela combien ces moments d’échanges sont essentiels pour faire vivre la mémoire collective et renforcer les liens entre générations d’internationaux. Elle souligna l’importance de la solidarité entre les anciens et les plus jeunes, ainsi que le rôle de l’association dans la transmission des valeurs de l’aviron. L’AIA nous rassemble toutes et tous qui ont vécu l’aventure du haut niveau international. Le comité directeur est un groupe de toutes générations. Et nous sommes particulièrement heureux cette année de l’arrivée d’une nouvelle génération qui s’engage comme Inène Pascal, Rémi Di Girolamo et Marie Le Nepvou.   Pour rappel, quelles sont les actions de l’AIA : Elle organise des moments de convivialité dans différents endroits en France : Aiguebelette en 2015, Paris à multiples reprises (Europe et France Indoor, Gloires du Sport, …), Libourne pour les Masters 2022, et maintenant Mâcon. C’est essentiel pour conserver le lien qui nous rassemble. Elle octroie des bourses : aide aux jeunes et double projet des plus confirmés. Ces bourses sont uniquement rendues possibles par vos adhésions et vos dons. Nous remercions d’ailleurs l’important soutien de partenaires mais aussi celui de plusieurs membres très fidèles à cette action. Elle anime un site internet et une revue de presse digitale sur l’aviron international sur les réseaux sociaux. C’est un travail brillamment mené par Patrick Bosdeveix depuis près de 20 ans, qui fait vivre la communauté des rameurs et rameuses tricolores. On peut l’applaudir. Le livre GEM qui a été un projet colossal de plusieurs années. C’est pour cela que les nouvelles adhésions et les dons seront les bien venus ce soir encore. Bertrand Vecten Pour le vice-président Bertrand Vecten qui enchaîne ,  l ’AIA s’engage au quotidien  à travers de nombreuses actions, détaillées dans le flyer que chacun d’entre vous a reçu. Je souhaite aujourd’hui mettre en lumière deux initiatives phares : 1. Une visibilité renforcée pour nos athlètes Grâce à l’implication de Patrick, notre site Internet et nos réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook, Twitter, Instagram) sont désormais des vitrines actives de l’aviron français. Sans oublier notre revue de presse digitale, qui vous permet de suivre, au quotidien, l’actualité de nos rameurs de l’équipe de France. 2. Un soutien concret aux athlètes Les  bourses sociales  et les  aides « double projet »  sont rendues possibles grâce à vos adhésions et à la générosité de nos mécènes, qui bénéficient en retour d’un Cerfa de déduction fiscale. Ces actions ont un impact réel :  15 rameurs soutenus cette année, pour un montant total de près de 14 000 € reversés . Un immense merci aux particuliers, adhérents ou pas, et aux entreprises —  Incept, Yellowboat, Fédération française d’aviron et Crédit Mutuel  — pour leur confiance et leur fidélité.   Enfin, avant de laisser la parole à Sylvie Matthews qui présentera le livre  « Génération Mund » , Bertrand tenait à saluer chaleureusement nos partenaires distributeurs. Grâce à  Mag Aviron, Incept, CrewLine, Falcon Racing, Swift Racing, SD Rowing et YellowBoat , ce livre a connu une diffusion exceptionnelle. Les bénéfices de ses ventes contribuent directement au financement du double projet de plusieurs de nos athlètes.    Merci à tous pour votre engagement à nos côtés ! Hommage à nos auteurs : Charles Imbert et Patrick Bosdeveix La seconde partie fut consacrée à honorer Charles Imbert  et Patrick Bosdeveix , co-auteurs du livre Génération Mund . Ce superbe ouvrage, publié en juin 2024, s’est déjà vendu à près de 1 000 exemplaires. Les bénéfices ont été intégralement reversés à l’AIA, et quelques exemplaires sont encore disponibles (30 €) . Sylvie Matthews Sylvie Matthews , vice-présidente, rappela le contexte dans lequel s’est lancé le projet. Nous sommes partis en 2016 d’un recueil de témoignages à offrir à Eberhard Mund de la part des rameuses et rameurs, entraîneurs, cadres et élus, bref tous ceux qui ont été à ses côtés durant cette période qui a relancé l’aviron tricolore.   Charly s’est alors proposé avec l’idée d’y ajouter : -       L’historique des décennies précédentes permettant de donner le contexte ; -       Des chapitres supplémentaires sur l’entraînement pour bien expliquer la philosophie des programmes d’Eberhard ; -       Un travail de fond où ils ont appelé aux quatre coins de France permettant de retracer un tableau aussi complet que possible de ces décennies ;   Très rapidement, Patrick l’a rejoint pour un travail gigantesque autour de la partie édition du livre ; Tous les deux ont effectué des recherches iconographiques, intégré nos suggestions, relu et encore relu, travaillé toute la mise en page, bref ils sont devenus des pros de l’édition. Charly et Patrick ont presque vu leurs vies disparaitre pendant plusieurs années et nous remercions leur entourage de les avoir soutenus jusqu’au bout : Mylène et Evelyne.   Un très grand bravo à eux.   Vous avez été nombreux à participer au projet en apportant vos témoignages et photos, nous vous en remercions. Nous remercions aussi nos partenaires qui nous ont accompagné au cours de sa diffusion.   Ce projet est un réel succès avec 950 exemplaires à ce jour. Il nous en reste seulement quelques-uns toujours disponibles à la vente. Nous sommes fiers de dire que le projet n’a pas grevé la trésorerie de l’AIA, bien au contraire les bénéfices contribuant largement au financement des aides et des bourses à destination des jeunes rameuses et rameurs. Alors, sous vos applaudissements, j’aimerais que Charly et Patrick nous rejoignent ici pour quelques mots. Bravo encore à eux ! …   Charles Imbert et Patrick Bosdeveix remercient l'AIA pour cette reconnaissance. Charles Imbert  évoqua ensuite la genèse du livre, partageant avec humour plusieurs anecdotes autour de la rédaction et l’édition du livre, et saluant les contributeurs, et notamment Christian Limpens qui fut déterminant durant les derniers mois du projet. Remerciant les participants à la soirée, il avoua son immense satisfaction de retrouver autant de membres du Pôle France de Lyon, dont de nombreux médaillés olympiques et mondiaux.   Enfin, Patrick Bosdeveix  prit la parole pour souligner les quatre années de travail laborieux puis remercier l’ensemble des personnes, contributeurs et relecteurs qui ont permis la réussite de cette aventure collective. Ils se sont vu remettre chacun un tirage d'une œuvre de l’artiste Vincent Dogna (1) financée par notre partenaire Le Crédit Mutuel de Nogent-sur-Marne Une pensée amicale pour Marc Ventouillac Marc Ventouillac honoré Ce dîner devait également être l’occasion de fêter le départ à la retraite de Marc Ventouillac , journaliste sportif du quotidien L’Équipe spécialiste, fidèle commentateur et défenseur de l’aviron depuis plus de trente ans.   Malheureusement, retenu pour raisons de santé, il n’a pas pu se joindre à nous ici à Mâcon. La célébration sera donc reportée à l’hiver prochain, à l’occasion des championnats de France indoor à Paris où nous le célébrerons à la hauteur de son histoire.   Un portrait géant de Marc a été présenté à l’assemblée avec pour objectif que chacun signe un message de sympathie au dos du document. Un beau moment de convivialité Un moment de convivialité Nous nous sommes ensuite retrouvés autour d’un dîner, savoureux et unanimement apprécié, qui permit à chacun de prolonger les discussions et de raviver de nombreux souvenirs.   Les conversations, les éclats de rire et les retrouvailles se sont poursuivis tard dans la soirée, dans une ambiance à la fois sympathique et fraternelle.   Merci à Sylvie, Catherine et Bertrand, notamment, qui ont travaillé à l'organisation et à la réussite de cette soirée. L'album photo de la soirée peut être consulté ici... Nota : Si vous avez d'autres photos, merci de nous les envoyer à notre adresse "contact" pour enrichir l'album. (1) Tirage d’art - ART et SPORT, Édition limitée, signée et numérotée au crayon par l'artiste :  https://www.artandrun.com/produit/146435/

  • 11 octobre : dîner des Rameurs Tricolores à Mâcon.

    (Inscriptions clôturées) Nous profitons des Championnats de France bateaux longs qui se déroulent à Mâcon les 11 et 12 octobre, pour organiser un nouveau repas festif des Rameurs Tricolores à la Maison Mâconnaise des vins . Samedi 11 octobre à 19h30 à la Maison Mâconnaise des vins 484 avenue Maréchal de Lattre de Tassigny à Mâcon Soirée des Trophées et dîner des Rameurs Tricolores 2025 À cette occasion, nous honorerons Marc Ventouillac  qui clôt 35 ans de reportages sur l’aviron tricolore dans le quotidien sportif L’Équipe , devenant ainsi un de ses notoires chroniqueurs. Charles Imbert et  Patrick Bosdeveix , deux autres grands experts de l’aviron seront également honorés pour l'immense travail réalisé pour publier le désormais célèbre livre Génération Mund , ceci au bénéfice de notre association. Enfin, les Trophées Rameurs Tricolores de la rameuse et du rameur de l'année 2025 seront révélés et remis aux heureux élus pendant cette cérémonie ce 11 octobre à Mâcon. Vous pouvez dès maintenant réserver votre dîner ci-après pour partager, avec nous et nos internationaux d'aviron, ce grand moment de retrouvailles.   Attention, les inscriptions sont déjà disponibles en ligne et ceci jusqu’au lundi 30 septembre . Réservez-vite votre place !! Suite à l'habituel apéritif offert par l'Association des internationaux d'Aviron , un dîner vous est proposé au tarif de 45 €  par personne, comprenant au menu une entrée, un plat et un dessert, vin de Mâcon,eau minérale et café. Nous sommes actuellement en train de choisir l'entrée, le plat et le dessert (*) avec le restaurateur et nous vous tiendrons vite au courant dès que nous en aurons connaissance. (*) Toutefois, pour situer le niveau, les propositions en discussion sont déjà appétissantes, avec : Entrée : Véritables œufs meurette ou Pâté croûte de volaille à la moutarde à l'ancienne ; Plat Risotto de gambas et pétoncles crémeux, herbes fraîches et tomates confites ou Confit de canard, jus aux cèpes ; Dessert : Idéal Mâconnais ou Soupe de fraises. Nous serons ravis d’accueillir un accompagnant. Pour réserver pour un groupe au delà de 2 personnes, vous pouvez nous contacter directement ( contact@rameurs-tricolores.fr ) .   Renseignements complémentaires par mail à contact@rameurs-tricolores.fr . (11 octobre : dîner des Rameurs Tricolores)

  • Le palmarès 2025 des Internationaux d’aviron est arrivé !

    Photo Emma Cornelis & Hezekia Péron de FFAvi ron. Nous avons le plaisir d’annoncer la mise à jour 2025 de notre palmarès international . Ce travail de mémoire est disponible sur https://www.rameurs-tricolores.fr/palmares Les championnats d’Europe de Plovdiv Fin mai 2025, les Bleus ont disputé les championnats d’Europe en Bulgarie . Une compétition relevée qui a permis de confirmer la qualité de la relève française et de maintenir la présence de nos équipages parmi l’élite européenne. Les Mondiaux de Shanghai : l’argent pour le 2- Cornelis/Péron L’un des temps forts de la saison reste la magnifique médaille d’argent remportée par Emma Cornelis & Hezekia Péron  en deux sans barreur féminin lors des championnats du monde 2025 à Shanghaï . Un podium mondial qui témoigne du dynamisme et du travail collectif mené par toute l’équipe de France en ce début d'olympiade. La jeunesse à l’honneur Le palmarès met aussi en valeur les résultats des championnats européens et mondiaux U23 et U19  disputés cet été. L’intégration de ces catégories illustre notre volonté de donner toute leur place aux générations montantes, celles qui porteront demain les couleurs tricolores au plus haut niveau. Un patrimoine sportif vivant Au-delà des résultats de l’année, cette mise à jour rappelle l’importance de conserver une mémoire commune . Chaque entrée, chaque ligne du palmarès témoigne de l’histoire de l’aviron français et de l’engagement de celles et ceux qui l’écrivent. Le palmarès 2025 confirme également que le Top 10 historique des médailles  reste stable, preuve de la solidité des générations qui ont marqué notre sport.

  • Première équipe de France juniors en 1961

    Daniel Borghi nous raconte sa première sélection en équipe de France juniors dont c'était la création pendant l'été 1961... Suite à notre résultat aux championnats de France (1 ers  avec le meilleur temps de la journée), notre 4 de la SN Perreux fut retenu dans l'effectif de cette première équipe de France juniors.   Un stage à Mâcon nous réunit pour participer au premier match des 5 nations juniors, ancêtre des championnats du monde.   1961-Stage équipe de FRANCE juniors et de nombreux rameurs devenus célèbres... Devant cette décision de derniers instants, deux contretemps : -    Notre coéquipier Philippe Batili n’a pu venir à ce stage. -    Seule l’équipe allemande participa à ce match, le réduisant à un duel France-Allemagne.   Néanmoins ce stage se déroula dans une bonne ambiance sous la direction de messieurs Jean Tarcher et René Duhamel.   Notre SN Perreux était mise à l’honneur chaque matin sur le tank à ramer. En effet, M. Tarcher nous demandait d'effectuer le premier passage afin de montre la technique du coup d'aviron à l'ensemble de l’équipe. Quelle fierté pour nous trois, lorsque l'on connaît la valeur des participants.   Malheureusement nous n’avons pas été incorporés dans un équipage, avec beaucoup de regrets car lors d'une pige contre les équipes constituées, nous avons fait jeu égal.   1961-Stage équipe de FRANCE juniors - 8+ Le vendredi dans la soirée, l'équipe allemande arrive dans un magnifique bus et tous en survêtement aux couleurs de leur pays !! Panique chez nos dirigeants qui courent les magasins pour nous trouver des survêtements identiques (bleu). De notre côté, nous arpentons les bureaux de tabac pour débusquer des écussons "France" (bleu, blanc, rouge) en feutre ; et chaque rameur s'est mis à la couture pour se présenter au match avec un survêtement bleu arborant nos couleurs.   Le match donna lieu à de véritables empoignades mais fut remporté par nos amis allemands grâce au huit qui battait le nôtre de trois petits dixièmes de seconde.   C'est ainsi que tous trois nous sommes devenus internationaux. Daniel Borghi Société Nautique du Perreux NDLR : Les rameurs suivants disputeront avec brio l' année suivante, en 1962, les premiers championnats du Monde TC à Lucerne soit : - René DUHAMEL : CHAMPION DU MONDE en double scull avec Monnereau - Jean-Pierre DRIVET et Roger CHATELAIN : MÉDAILLE D' ARGENT EN 4- avec Févret et Malivoire.

  • Les Trophées des Rameurs Tricolores reviennent en 2025

    Après le succès des éditions 2023 et 2024, l’ Association des Internationaux d’Aviron renouvelle les Trophées des Rameurs Tricolores pour l’année 2025. Les Trophées Rameurs Tricolores 2025 reviennent à Mâcon. Cette distinction met à l’honneur les rameuses et rameurs de l’équipe de France d'aviron qui se sont illustrés par leur fair-play, leur mérite, leur exemplarité ou un geste remarquable au cours de la saison. Ces trophées ne récompensent pas la performance sportive , mais visent à valoriser des qualités humaines et des comportements exemplaires, en accord avec les valeurs de l’aviron, à savoir: équité ; respect ; loyauté ; élégance ; altruisme ; fraternité ; et amitié. Qui peut être nommé ? Tout membre actuel ou ancien de l’équipe de France  ; Tout rameur ou rameuse inscrit(e) sur un pôle sans condition d’âge ni de résultats sportifs . À cette occasion, nous honorerons également Marc Ventouillac  qui clôt 35 ans de reportages sur l’aviron tricolore dans le quotidien sportif L’Équipe , devenant ainsi un de ses notoires chroniqueurs. Charles Imbert  et  Patrick Bosdeveix , deux autres grands experts de l’aviron seront également honorés pour l'immense travail réalisé pour publier le désormais célèbre livre Génération Mund , ceci au bénéfice de notre association. Quand seront ils remis ? Le samedi 11 octobre 2025 , l es lauréats 2025 seront dévoilés et mis à l’honneur à Mâcon, pendant les championnats de France, lors de l'un de nos habituels moments conviviaux qui réunira toute la grande famille de l’aviron tricolore. Nous nous retrouverons très nombreux pour cette soirée à la Maison Mâconnaise des vins (484 Avenue Maréchal de Lattre De Tassigny - 71000 - Mâcon). L'AIA offrira l'apéritif puis un diner est proposé, comprenant un menu avec 2 choix d'entrée, plat et dessert, vin de Mâcon, eau minérale et café. (pour en savoir plus, utiliser les liens de réservation ci-dessous) Vous pouvez réserver  au tarif de 45 € par personne, ceci jusqu'au 15 septembre votre diner ici sur ce lien ou le bouton ci-dessous , .

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